Article publié le 4 juin 2008
C’est un des gros problèmes que rencontre la santé publique : on a beau parler de surpoids et d’obésité, les parents sous-estiment le surpoids ou l’obésité de leur enfant, et de fait, vont consulter bien trop tard, et pour un "dégât collatéral" de l’obésité comme disent les Américains (mal au genou, essoufflement...).
Pour les adolescents, c’est pareil : une équipe canadienne a étudié plus de 3500 élèves de 9 ans, plus de 1000 de 13 ans et plus plus de 1200 de 16 ans. Elle avait construit un système de score d’erreur de perception du poids corporel, calculé à partir du poids annoncé par l’enfant et le poids réel, ainsi que sur les données de l’IMC (indice de masse corporelle).
L’étude a montré qu’alors que 14 % des élèves étaient en surpoids et 9 % obèses, seuls 1,6 % d’entre eux estimaient avoir un excès de poids !
Edifiant, non ?
Ceci remet en cause toutes les grandes discussions à propos d’obésité, puisque les seules personnes qui vont se sentir visées seront celles qui auront déjà été diagnostiquées.... et qui sont donc déjà prises en charge !
Non : l’obésité est un problème que l’on n’a pas encore compris.
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