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Pourquoi les lapins mangent-ils des carottes ?

La monodiète de carottes

Article publié le 21 février 2008

La carotte présente des propriétés dépurative, tonique, reminéralisante, diurétique. C’est un véritable cocktail de santé et un excellent tonique matinal.

Rafraîchissante, apéritive et diurétique, la carotte devrait avoir une des meilleures places dans notre alimentation, en raison de ses vertus multiples et de sa saveur agréable. C’est l’amie du foie et du métabolisme hépato-biliaire.

La carotte est constituée d’une richesse exceptionnelle en vitamine A et provitamine A (carotène), en vitamines B1, B2 B3 (PP), B5, B6, B9 (acide folique), C et E, ainsi qu’en minéraux : fer (Fe), cuivre (Cu), sodium (Na), calcium (Ca), phosphore (P), brome (Br), iode (I), zinc (Zn), manganèse (Mn) et magnésium (Mg). Elle contient des sucres simples (lévulose et dextrose) directement assimilable et recommandés aux diabéti­ques.

Laxative et diurétique, elle est utile aussi bien dans les cas de constipation que de diarrhée (régulatrice du transit intestinal). Cicatrisante et désinfectante de la muqueuse intestinale, l’estomac bénéficiera aussi de son action cicatrisante et antiputride. Elle fluidifie la bile et tonifie le foie. Anti-anémique, elle intervient dans le processus de croissance, le rachitisme et la déminéralisa­tion. Elle augmente le taux des globules rouges, participe au rajeunissement tissulaire et cutané, active la cicatrisation des plaies et améliore l’acuité visuelle. Elle favorise la baisse du taux de cholestérol, intervient dans le bon état de la peau et des muqueuses. La carotte contribue également à l’équilibre acido-basique.

La carotte en hiver

En cette période hivernale où notre peau est soumise à de brusques variations de température qui accélè­rent les déperditions hydriques et provoquent un affaiblisse­ment de la régénération tissulaire, la carotte vient à notre secours en nous apportant son aide et tonifier notre épiderme malmené, grâce à son exceptionnelle richesse en vitamine A et son carotène.

Profitons donc de ses vertus pour réaliser, à domi­cile, la plus spectaculaire des cures de beauté. A la sortie de l’hiver, notre peau nous remerciera d’avoir pris soin d’elle. Cette cure est à retenir plus particulièrement par période de teint brouillé, soit par des excès alimentaires, soit par une fatigue provoquée par un manque d’oxygénation à force de rester confiné de la maison au bureau, en passant par les transports en commun. L’élimination se fait alors au ralenti, et le manque de tonicité de notre moral et de notre physique se fait redoutablement sentir. Le moyen le plus sûr et le plus simple consiste en la pratique d’une cure de carottes : le résultat est garanti !

La monodiète de carottes

Il est important de n’utiliser que des carottes issues de l’agriculture biologique, les carottes en provenance de l’agriculture industrialisée sont hautement toxiques pour l’organisme humain. La précieuse peau qui contient toutes ses richesses est envahie par des engrais et pesticides de toutes sortes, sans compter sur la mode nouvelle qui consiste à irradier certains de nos légumes, pour notre plus grande déchéance.

Déroulement de la cure

Durée  : un week-end, ou deux jours consécutifs de repos dans la semaine, et chaque fois que le besoin s’en fait ressentir.

Remplacer le repas du vendredi soir ou de la veille des deux jours réservés à la cure, par un grand verre de jus de carottes fraîche­ment extrait (ou par du jus de carottes biologiques acheté en magasins diététiques), que vous dégusterez à petites gorgées. Râpez quelques carottes et arrosez les d’une cuillerée à soupe d’huile d’olives de première pression à froid et biologiques.

Le lendemain matin et durant les deux jours.

A jeun

Un grand verre de jus de carottes fraîchement extrait.

Petit déjeuner

Un grand verre de jus de carottes.

Matinée

Un grand verre de jus de carottes.

Déjeuner

Un grand verre de jus de carottes et quelques carottes râpées. Au moment de les manger, les arroser d’une cuillerée à soupe d’huile d’olive (ou d’huile de tournesol, pour les personnes qui trouvent le goût de l’huile d’olive trop prononcé).

Après-midi

Un grand verre de jus de carottes.

Dîner

Un grand verre de jus de carottes et quelques carottes râpées. Au moment de les manger, les arroser d’une cuillerée à soupe d’huile d’olive (ou d’huile de tournesol).

Au coucher

Boire, à petites gorgées, un grand bol d’aubier de tilleul sauvage, excellent dépuratif, qui aidera, pendant la phase nocturne de repos allongé, à éliminer les toxines drainées au cours de la journée.

Dans l’intervalle, boire la même tisane d’aubier de tilleul sau­vage, à raison d’un litre réparti dans la journée.

Variante

Il existe une variante à cette monodiète de carottes, à faire sur 21 jours minimum (quatre semaines seront plus profita­bles) ; elle consiste à boire, tous les matins, à jeun de préfé­rence, un grand verre de jus de carottes, et un autre verre au début du repas de midi. Pour les adeptes des sports d’hiver et de neige, il est particulièrement recommandé d’effectuer cette cure longue durée en prévoyant de la commencer quinze jours avant le départ en vacances, et de la proroger pendant la durée des vacances : la peau ne souffrira ni des variations de température ni des phases d’ensoleillement puissant et direct.

Profitez d’effectuer cette cure interne pour régénérer également votre peau : râper finement une carotte avec sa peau et l’appliquer sur tout te visage : conserver 1/4 d’heure et retirer avec de l’eau minérale. Imprégner un coton avec du jus frais et le passer sur tout le visage : vous obtiendrez des traits reposés et assouplirez votre peau.

Références :

Régine DURBEC, Les cures des 4 saisons, Éditions Jouvence. ISBN2-88353-012-2

Cours de Nutrithérapie du Dr. Jean-Claude Rodet Vol. 11 Les légumes.

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commentaires
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par mr-bienetre (IP:xxx.xx2.15.44) le 21 février 2008 à 16H18

La lecure de votre article me fait penser à une petite anecdote que je ne puis m’empêcher de vous raconter, mon cher Gérard, qui est arrivée à ma femme, quelques jours après sa venue en France :

Un jour, un médecin, l’ayant reçu dans son cabinet pour un classique bilan de santé, c’était risqué à dire à Nataliya, élevée dans ses cheres pleines d’Ukraine toujours au contact de la nature et dans une famille très branchée "bio", que la carotte provoquait la constipation !!

"évitez ce genre de légume, car vous sachant stressée Mademoiselle (le mal du pays à l’époque sans doute !), cela pourrait provoquer chez vous une constipation..." (véridique)

Qu’elle ne fut pas sa réponse : "Mais bien sur Docteur, posez donc la question aux lapins Ukrainiens...ou Français d’ailleurs, ne serait-ce pas plutôt le contraire ?". Celle-ci connaissant plutôt les propriétés durétiques de la carotte que vous décrivez très justement.

Inutile de préciser l’opinion qu’elle s’est faite alors de la médecine (conventionnelle) Française !

Depuis c’est moi qui la "soigne"...cela dit, elle dispose de très bons gènes !

Amitié.

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par Gérard Piquemal n.d (IP:xxx.xx9.78.221) le 21 février 2008 à 17H14

Bonjour Pierre-David,

Je vois avec plaisir que les lapins Ukrainiens connaissent aussi les bienfait de ce légumes dont le pays d’origine semblerait être la Gaule, même si pour certains auteurs, la carotte viendrait d’Asie Mineure où elle poussait à l’état sauvage il y a plus de 3000 ans.

Alors pour tous les lapins du monde et les médecins mal informés, voici quelques informations tirées du volume "Les légumes" du cours de nutrithérapie de mon gourou en alimentation, le Dr. Jean-Claude Rodet.

Qualités alimentaires et vertus thérapeutiques :

- La carotte est un vrai cocktail de santé, un excellent toniqe matinal.
- Elle est laxative et diurétique. Pourtant elle est utile aussi bien dans les cas de constipation que de diarrhée (elle régularise le transit intestinal), cicatrise et désinfecte la muqueuse intestinale et stomacale.
- La vitamine A facilite la reproduction et le développement des cellules.
- Carlier lui attribue des vertus vermifuges. Elle favorise la baisse du taux de cholestérol.
- Elle contient de la docraïne, un vasodilatateur coronarien. Elle intervient dans le bon état de la peau et des muqueuses.
- La carotte contribue à l’équilibre acido-basique. Elle est également tonique, reminéralisante, favorise l’hémoglobine (transporteur de l’oxygène). Certains la considèrent comme un léger stimulant sexuel pour la femme et calmant pour l’homme.
- La graine de carotte est carminative, stimulante, apéritive, diurétique, emménagogue et galactogogue (en infusion).
- En usage externe elle est cicatrisante. États et troubles de santé pouvant bénéficier de la carotte :
- Anémie, asthénie et troubles de la croissance et de la convalescence.
- Hépatisme : avec l’artichaut, elle constitue le remède par excellence du foie et des tempéraments bilieux et s’emploie pour combattre la jaunisse.
- Irritation gastro-hépatique, excès d’acidité de l’estomac.
- Allaitement : autrefois, les médecins de famille lui accordaient la propriété de favoriser la lactation ; ainsi elle a toujours été recommandée pour les nourrices.
- Catarrhe nasal, sinusite, toux, laryngite.
- Rougeole. Varicelle. Coqueluche.
- Eczéma, dartres, acné.
- Déficience de la vision crépusculaire et des couleurs (grâce à sa forte concentration en provitamine A et B9 caroténoïdes).
- Photophobie (hypersensibilité à la lumière) et héméralopie (perte de la vision en lumière peu intense).
- Faiblesse du système immunitaire (augmentation de la synthèse des lymphocytes T et de l’interféron).
- Ballonnements, flatulence : décoction de feuilles.
- Diarrhée du nourrisson.
- Poussée dentaire : "bâton" de carotte pour la période de sortie des dents.
- Miction insuffisante.
- Cystite : décoction de feuilles (3 tasses par jour).
- Athérosclérose.
- Hypercholestérolémie.
- Cancer du poumon.
- Hémorragies gastro-intestinales.
- Ulcération stomacale et duodénale.
- Ascaris des jeunes enfants : consommer les carottes en jus, purée, râpée, à volonté pendant trois jours minimum.
- Décoction : en gargarisme pour les aphtes, abcès de la bouche.
- Bains : contre les engelures, les gerçures.
- Jus : contre les amygdalites enfantines et les polypes, la gravelle, la goutte, le rhumatisme, l’arthrite, la tuberculose pulmonaire et également contre les brûlures et en cas d’empoisonnement. Pour les soins du cou et du visage (en lotion répétée).
- Cataplasme de fanes entières : sur brûlures, abcès, dartres.
- Feuilles broyées : application sur les ulcères et plaies purulentes.
- Pulpe : application pour soulager les brûlures, les ulcères, l’eczéma (les hémorragies, les douleurs et pour faciliter la cicatrisation dans les ulcérations).
- Graines : l’infusion de graines de carotte (1 c.c. pour 1 tasse d’eau bouillante) est stimulante, diurétique, apéritive, emménagogue et lactogène.

Modes de consommation :

- Ne pas peler les carottes (la peau est la partie la plus riche en vitamines).
- Pour nettoyer les carottes, utiliser une petite brosse végétale.
- Cet excellent légume peut être consommé en toutes saisons.
- Pour assimiler le carotène des légumes et bénéficier des vertus de la vitamine A, il est nécessaire d’y ajouter de l’huile pressée à froid dans laquelle le carotène est soluble.
- Cuite, la carotte accompagne bien les viandes.
- Éplucher et râper les carottes à l’avance favorise la destruction de la vitamine C. Il est toujours préférable de préparer les carottes râpées peu de temps avant leur consommation.
- Agrémenter les carottes râpées avec des pommes râpées, des olives, de l’ail, du fenouil, des champignons, du gingembre râpé, du jus d’orange, des herbes variées.
- Les fanes, riches en sels minéraux produisent de bons potages, les parties tendres peuvent s’utiliser dans les salades.
- Les bâtonnets de carottes trempés dans une sauce de roquefort ou de guacamole (purée d’avocat citronée) sont un délice.

Voilà, maintenant vous savez tout, tout tout sur... LA CAROTTE

amicalement vôtre

Gérard

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par mr-bienetre (IP:xxx.xx2.15.44) le 21 février 2008 à 21H11

Merci beaucoup Gérard pour cette large réponse et ses nouvelles précisions sur la carotte qui viennent compléter votre article déjà très pertinant. Je vais m’empresser de les noter dans ma botanique !

P.S : j’adore votre nouvelle photo à la Don Johnson !

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par alberto (IP:xxx.xx5.142.169) le 22 février 2008 à 10H35

Je suis bien d’accord avec ce que j’ai pu lire sur ce fil, mais... il existe encore en France auprès des personnes qui ont connu la période de 1940 à disons 1950, quelques préventions à propos de la carotte qui dans leur esprit reste associée (avec le fameux rutabaga) aux années de restrictions alimentaires que l’on connait.

Il y a d’ailleurs une plat (rarement) proposé dans les restaurants sous le libellé de "carottes Vichy" pour rappeler la place de ce légume durant cette période !

Bien à vous, et merci à Gérard Piquemeal pour toutes ses infos.


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