Suite à la lecture du dernier billet de Samantdi, voici une petite remarque sur les méthodes qui permettent d’arrêter de fumer. Enfin surtout sur une méthode, qui recueille les suffrages des plus braves : la volonté. On la présente parfois comme la seule vraie solution, les patchs et autres solutions médicales étant reléguées au rang de paliatifs sans efficacité si la personne, dit-on, n’a pas une vraie volonté d’arrêter.
Thèmes
Pikipoki >
Ton billet m’interpelle à plusieurs titres. D’abord parce que j’avais commenté le billet de Samantdi, à qui j’expliquais succinctement pourquoi une seule taf suffit à replonger, même des années après l’arrêt. Il est exceptionnel qu’après une taf le cerveau ne commande pas une autre taf. Comme tu le pointes la volonté n’a rien à voir là-dedans.
Pour une démonstration de l’ INUTILITÉ de la volonté pour cesser de fumer, je t’invite à lire l’ouvrage du Pr Molimard : La Fume (Sides, 2003) en vente dans les bonnes librairies. La volonté marche parfois, mais alors au prix de souffrances se traduisant le plus souvent par +10 kg sur la balance. Cette prise de poids est tout à fait évitable si l’on évite d’avoir recours à la volonté. Ce qui est bien entendu possible !
Je publiais, c’est la deuxième raison de ce commentaire, un billet sur cette question de la motivation dans mon billet de vendredi dernier : Désir et arrêt : sésame mais fausse clé http://unairneuf.blogs.psychologies...
Tu as en partie raison sur l’importance des motivations. Malheureusement celles que tu cites ne me semblent pas les bonnes ! Il est préférable de s’en passer, comme de la volonté. Avis aux amateurs !
Les élements de motivation qui marchent, je les tiens de l’ouvrage de Gregory Bateson ’Vers une écologie de l’esprit’, tome II. Bateson n’est pas facile à lire, mais c’est un génie. Son exemple parle du sevrage de l’alcoolisme, mais il est transposable au tabagisme.
Les motivations qui sont seules utiles sont celles qui perdurent après l’arrêt : un meilleur souffle, la fierté d’avoir réussi à se sortir du piège, etc... Contrairement à ce que tu dis, la peur des dangers pour la santé n’est pas opérationnelle. J’en ai pour preuve que malheureusement les personnes déjà atteintes aux poumons ont peu de chances de pouvoir s’arrêter (et c’est terrible, c’est une psychothérapie lourde qu’il convient alors d’entreprendre). Heureusement fumer n’est pas une maladie en soi : la plupart des fumeurs s’en sortent (et ce fut mon cas).
Dans mes prestations, je précise quelles motivations marchent : couvert par le secret commercial. Mais ce n’est pas évident de les identifier. Par contre je suis capable de les valider, sans même les connaitre ni les comprendre. Ce qui fait sens pour un individu peut s’apprécier sans compréhension logique... Bien sûr il y a quelques astuces derrière tout ça, et beaucoup de recherches en psychologie. Retiens juste que les bonnes motivations ne sont pas d’ordre cognitif (du genre "cela va faire plaisir à ma copine").
Pour résumer : ni la volonté ni les motivations les plus évidentes (coût & santé) ne sont des aides à l’arrêt. C’est ce qui fait que les gens trébuchent. Mais quand on a les ’bonnes’ motivations, cesser de fumer peut être serein et sans symptômes de manque. Je répète : sans symptomes de manque. Car le manque de tabac ne fait mal nul part, contrairement à ce que les vendeurs de patchs et autres prétendues ’aides médicamenteuses’ prétendent.
Mon blog unairneuf.org montre les chiffres : c’est sans aide pharmacologique que l’on a les meilleures chances de succès. Quoi qu’en dise la Faculté, outrageusement liée aux intérêts de l’industrie pharmaceutique.
Désir d’arréter et motivations pour, sont de bons "starters".... mais l’expèrience montre que l’efficacité est plutôt liée à la cause de la tabagie. Une dépendance est toujours liée à un manque... et pas de la substance au départ !
Il va donc s’agir de comprendre les motivations... de fumer et non pas de ne pas fumer, si l’on veut aller vers la résolution du problème. Nous sommes ici dans le domaine des émotions , de ces émotions toxiques qui nous lient à notre problème que ce soit alcool, chocolat, travail ou sexe... ou si nous sommes des junkies de l’affectif. De bons outils de libération émotionnelle et de gestion du stress (sophrologie + EFT par exemple)orientés dans cette direction peuvent alors permettre de vrais et durables (définitifs mêmes) arrêt de la pratique compulsive. Arréter est possible, et même s’autoriser une cigarette plaisir une ou deux fois par an, si l’on est au clair avec les émotions qui nourrissaient l’addiction !
Désir et motivation // arrêter de fumer = insufisant pour ancrer dans le long terme... mais le principal est que les solutions existent ;-) !











