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Pesticides & dépendance

Article publié le 24 juillet 2009

Pesticides & dépendance

Une dépendance aux pesticides ?

Destinés à lutter contre les vecteurs de maladies humaines ou animales, et contre les ennemis des plantes ou des récoltes, les pesticides ont pris une importance majeure dans le monde moderne. Sans eux certaines contrées demeureraient difficilement habitables et nombre de denrées alimentaires ne pourraient être produites économiquement et parfois même plus produites du tout. D’après des estimations récentes de l’OMS et de la FAO leur suppression entrainerait aux Etats-Unis une diminution de 50% en ce qui concerne la production de pommes de terre, des fruits et du coton et d’au moins 25% en ce qui concerne la viande, la laine et le lait. Cette nécessité de posséder des produits doués d’une très grande activité antiparasitaire est d’autant plus évidente, que plus des 2/3 de la population totale du globe sont encore sous alimentés.

Nous sommes donc tous très dépendants aux pesticides.... alors comment s’en sevrer sans s’affamer ? Car l’ intensification d’usage est maintenant préoccupante !

La France avec 80 000 à 100 000 tonnes d’herbicides, fongicides et insecticides répandues chaque année dans l’Hexagone, est au 1er rang des consommateurs d’Europe et au 4 ème rang mondial, derrière les USA, le Japon et le Brésil.
En cinquante ans, les pesticides sont devenus omniprésents dans l’environnement mais également dans notre organisme. De nombreuses études ont montré que certains pesticides pouvaient être responsables de certains effets toxiques, effets à la fois aigus (brûlures chimiques au niveau des yeux, lésions cutanées, effets neurologiques, troubles hépatiques…) et chroniques. Depuis plus de vingt ans, les effets chroniques des pesticides sont essentiellement étudiés dans les populations professionnellement exposées. Ces études ont montré un lien entre l’utilisation professionnelle de pesticides et certaines pathologies telles que divers cancers, des troubles de la reproduction (infertilité masculine, avortement spontané et mortinatalité), des effets neurotoxiques (dépressions, maladie de Parkinson…) ou encore des troubles des systèmes immunitaire et endocrinien. Toutefois, les mécanismes d’action des pesticides sur l’organisme restent très mal connus.

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Santé Pesticides

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commentaires
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par zygomar (IP:xxx.xx4.27.212) le 24 juillet 2009 à 16H57

Ces études ont montré un lien entre l’utilisation professionnelle de pesticides et certaines pathologies telles que divers cancers, des troubles de la reproduction (infertilité masculine, avortement spontané et mortinatalité), des effets neurotoxiques (dépressions, maladie de Parkinson…) ou encore des troubles des systèmes immunitaire et endocrinien.

La situation n’est pas aussi tranchée que vous voulez bien le laisser entendre. Si des "liens" existent avec certaines des pathologies que vous citez, elles ne sont pas établies avec LES pesticides mais avec certains d’entre eux. La généralisation n’est pas de mise.

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par zygomar (IP:xxx.xx4.27.212) le 24 juillet 2009 à 17H50

Si des "liens" existent avec certaines des pathologies que vous citez, elles ne sont pas établies

CORRECTION :

Si des "liens" existent..... ils ..... établis

Désolé !

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par Ma Cantine Bio (IP:xxx.xx5.163.55) le 28 juillet 2009 à 22H27

La FAO a montré également que l’agriculture biologique pouvait nourrir la planète. Alors cessons de radoter les mêmes conneries concernant les pesticides. Quoique l’on dise il faudra arrêter d’empoisonner les sols si l’on veut préserver la bio-diversité et l’avenir de la vie sur terre. Alors arrêtons de tergiverser et passons aux actes. Pour en savoir plus : http://macantinebio.wordpress.com/

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par zygomar (IP:xxx.xx4.38.87) le 29 juillet 2009 à 10H08

La FAO a montré également que l’agriculture biologique pouvait nourrir la planète

>> C’est faux. Cette déclaration a été faussement attribuée à la FAO par des groupes de militants écologistes. Le Secrétaire général de la FAO a été obligé de se fendre d’un démenti qui, comme par hasard, a été occulté par les écolos et par les médias complaisants.

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par zygomar (IP:xxx.xx7.138.218) le 30 juillet 2009 à 15H59

L’agriculture biologique peut contribuer à la lutte contre la faim, mais il faut utiliser des engrais chimiques pour nourrir le monde 10 décembre 2007, Rome –

Le Directeur général de la FAO, M. Jacques Diouf, a déclaré aujourd’hui que la FAO n’avait aucune raison de croire que l’agriculture biologique puisse remplacer les systèmes agricoles traditionnels pour garantir la sécurité alimentaire mondiale.

M. Diouf commentait des informations parues récemment dans la presse et les médias indiquant que la FAO approuvait l’agriculture biologique en tant que solution à la faim dans le monde.

“Nous devons recourir à l’agriculture biologique et l’encourager”, a déclaré M. Diouf. “Elle produit des aliments sains et nutritifs et représente une source croissante de revenus, pour les pays développés comme pour les pays en développement.

Mais il n’est pas possible de nourrir aujourd’hui six milliards de personnes, et neuf milliards en 2050, sans une utilisation judicieuse d’engrais chimiques”.

En règle générale, l’agriculture biologique interdit l’utilisation de tout produit chimique. Près de 31 millions d’hectares, soit environ deux pour cent des terres agricoles mondiales, ont été cultivées en agriculture biologique en 2005, produisant des ventes qui, en 2006, se chiffraient à environ 24 milliards de dollars EU, dans l’Union européenne, aux États-Unis, au Canada et en Asie.

En mai de cette année, la FAO a accueilli une Conférence internationale sur l’agriculture biologique. Selon l’un des documents présentés à cette occasion – mais il ne s’agissait pas d’un document de la FAO – l’agriculture biologique devrait pouvoir produire suffisamment d’aliments pour nourrir la population mondiale actuelle.

Potentiel insuffisant

Il n’empêche que, selon la FAO, compte tenu des données et des modèles concernant la productivité de l’agriculture biologique par comparaison à l’agriculture traditionnelle, le potentiel de l’agriculture biologique n’est pas suffisant, loin s’en faut, pour nourrir le monde.

Par ailleurs, si les produits biologiques se vendent en général à des prix plus élevés que les produits traditionnels et peuvent donc constituer une bonne source de revenu pour les agriculteurs, ces produits doivent toutefois répondre à certaines normes plus rigoureuses.

Ils exigent aussi un bon niveau technique des producteurs, des investissements importants et une organisation efficace de toute la filière de production et de commercialisation, ce qui les place hors d’atteinte de la plupart des agriculteurs des pays en développement qui sont dotés de faibles ressources.

Utilisation judicieuse

Une utilisation judicieuse d’intrants chimiques, notamment d’engrais, permettrait d’accroître sensiblement la production vivrière en Afrique subsaharienne où les agriculteurs utilisent moins d’un dixième des engrais appliqués par leurs collègues asiatiques, a déclaré M. Diouf. Une bonne partie des sols africains, qui souffrent de problèmes tels que l’acidité et la baisse de fertilité, ont grandement besoin d’amendements et d’éléments nutritifs.

Dans son rapport annuel sur le développement dans le monde, la Banque mondiale notait cette année que “le faible taux d’utilisation d’engrais est l’un des principaux obstacles à l’augmentation de la productivité agricole en Afrique subsaharienne”.

Récemment, le Malawi, qui a reçu pendant des années une aide alimentaire, a accru fortement sa production de maïs après avoir adopté une politique visant à fournir des semences et des engrais aux petits agriculteurs.

“Les intrants agricoles doivent, toutefois, être utilisés avec prudence”, a ajouté M. Diouf. “Il faut choisir les bons intrants et le bon dosage, les appliquer selon les règles et au moment voulu”. Il a ajouté qu’il était possible d’augmenter la productivité en réduisant les intrants grâce à des systèmes comme la lutte biologique intégrée et l’agriculture de conservation.

La lutte biologique intégrée permet de réduire l’utilisation de pesticides de 50 pour cent dans le cas du coton et de la production maraîchère et jusqu’à 100 pour cent dans le cas du riz.

L’agriculture de conservation et le labour zéro réduisent les besoins en main-d’oeuvre en éliminant le labourage et permettent d’employer 30 pour cent d’engrais et 20 pour cent de pesticides en moins.

Les principaux éléments nécessaires pour nourrir le monde aujourd’hui et à l’avenir sont les suivants : une augmentation des investissements publics et privés dans l’agriculture, le bon choix des politiques et des technologies et le renforcement des connaissances et des capacités, dans le cadre d’une gestion rationnelle des écosystèmes. Il n’y a pas de solution unique au problème de l’alimentation des victimes de la faim et des pauvres de la planète”, a conclu M. Diouf.

Des dirigeants mondiaux, des personnalités internationales et d’éminents chercheurs et universitaires examineront ces questions l’an prochain lorsque la FAO accueillera une réunion de haut niveau sur le thème “Nourrir le monde en 2050”.

Contact : Christopher Matthews Relations médias, FAO christopher.matthews@fao.org (+39) 06 570 53762 Contact :

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