Article publié le 17 avril 2007
Les recherches sur le génome humain ouvrent une voie nouvelle à la compréhension du lien entre l’alimentation et santé, via nos gènes. Cette science explique pourquoi chaque individu réagit différemment aux nutriments ou aux régimes alimentaires.
De nombreux exemples montrent comment des individus réagissent différemment à un même régime alimentaire. Par exemple, les besoins en vitamines et en minéraux varient selon les individus et leur âge. Les effets protecteurs et bénéfiques pour la santé des substances actives naturellement présentes dans les plantes, telles que les isoflavones, les flavonoïdes et le resveratrol, sont différents d’une personne à l’autre. Le sodium augmente la tension artérielle chez certains mais pas chez d’autres ; la capacité des fibres alimentaires à réduire le taux de cholestérol est aussi soumise à des influences génomiques.
Tout se passe comme si les composants des aliments - nutriments ou composés divers - agissaient directement sur le génome, comme des signaux donneurs d’ordre. Certains signaux sont bénéfiques et ouvrent la voie à des effets positifs pour la santé quand d’autres sont délétères.
Ainsi, la consommation de graisses saturées agit directement sur le génome des cellules cardiaques et peut avoir un effet délétère important.
Mais plus que ça, certains composants biologiquement actifs sont susceptibles d’améliorer la santé et de réduire les risques de maladies. Ces aliments pourraient aider à neutraliser les effets de certains gènes, et même retarder le développement de certaines maladies chroniques ou de certains troubles de la santé. L’un des domaines les plus prometteurs est la recherche scientifique sur le vieillissement. Des chercheurs ont découvert qu’une diminution de la quantité de calories absorbées pouvait augmenter la durée de vie de certains animaux de 30 à 40 %. Le mécanisme exact restent encore ignoré.
La
recherche sur les gènes (le génome humain) peut permettre d’identifier
et de concevoir des aliments spécifiques pour chaque individu, afin
d’avoir, pour chacun, des aliments qui soient bénéfiques.
Il sera
bientôt possible d’utiliser les tests génomiques pour dépister chez les
individus la présence de gènes liés à certaines maladies ou affections
et déterminer alors le régime alimentaire idéal pour préserver ou
améliorer sa santé.
A suivre donc !
C’est une vraie nouvelle ! Mais pourquoi devrions-nous fabriquer des aliments (encore des aliments qu’on va devoir manipuler ??) en fonction de chaque individu et non pas former chaque individu à s’alimenter de telle manière qui serait nutrigénomiquement adaptée ?
Alors formons les consommateurs au coca cola ou au poisson pané...
QUI de l’oeuf ou de la poule aura le dernier mot ?
Si l’on tient compte de la nutrigénomique pour conseiller les gens, on verra moins de pathologie nutritionnelle. C’est tout simplement le progrès, quand la science fait avancer l’humanité. On peut aussi génétiquement modifier les hommes pour qu’ils sont moins sensibles à tous les ’junk foods’ qu’ils ont en rayon, mais c’est un peu plus long ! Allez : bon appétit !
Euh oui oui, je faisais juste référence au fait "de concevoir des aliments spécifiques pour chaque individu, afin d’avoir, pour chacun, des aliments qui soient bénéfiques." MA question ne portait que sur ça. N’y a t-il pas de danger, a t-on vraiment les connaissances pour manipuler les aliments alors qu’on doute beaucoup les OGM ? Ou alors est-ce une autre forme de manipulation ? C’est une vraie question. Je ne souhaite pas la querelle ni avoir le dernier mot :)
Mais non : il s’agit déjà, très simplement, de pouvoir conseiller tel ou tel aliment ou famille d’aliments, et déconseiller telle ou telle catégorie d’aliments. On ne modifie rien aux aliments eux mêmes.
Je trouve votre article intéressant, on aurait envie d’en savoir plus sur les sources scientifiques qui corroborent la thèse d’une action sélective de certains ingrédients en fonction du genome de chacun. avez vous des références de publications à poster ?? Merci
Mais oui : voici quelques publi récentes Sutton KH ; Nutrigenomics New Zealand. Considerations for the successful development and launch of personalised nutrigenomic foods. Mutat Res. 2007 Mar 12 ;
2 : Kaput J, Perlina A, Hatipoglu B, Bartholomew A, Nikolsky Y. Nutrigenomics : concepts and applications to pharmacogenomics and clinical medicine. Pharmacogenomics. 2007 Apr ;8(4):369-390.
3 : Kaput J Nutrigenomics—2006 update. Clin Chem Lab Med. 2007 ;45(3):279-87.
Il est en effet utile que nous réagissons tous différemment. D’ailleurs, les scientifiques ne seraient capables de comprendre les intéractions que de 3 molécules au maximum ! Alors les intéractions de tout un repas plus ou moins bourrés de cochonneries au niveau de l’estomac...
De plus en plus de scientifiques considèrent également que ces histoires de gènes sont une énorme fumisterie qui détourne l’argent de la recherche... Ce qui est sûr, c’est que nous sommes loins des progrès annoncés !!!
Des aliments optimisés à chaque individus après, j’imagine quelques examens médicaux bien poussés ? Passons directement aux médicaments, ce sera plus rapide !
Franchement, comme le dit Diétimiam, il vaudrait mieux apprendre aux français (en commençant par les enfants) à s’alimenter correctement avec des produits sains, non raffinées, le plus bio et complet possible !
Car avant de soigner avec des aliments, il vaudrait faire en sorte que l’on ne tombe pas malade avec les aliments !
Voir à ce sujet la section Aliment’Action du site du mendiant.
Cordialement,
Le Mendiant
Le site du Mendiant : www.lemendiant.fr/ Le conte à rebours du système...
Le blog du Mendiant : http://lemendiant.over-blog.com/ Un scandale par jour !











