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Nouvelle réglementation nutritionnelle

Article publié le 23 avril 2007

Nouvelle réglementation nutritionnelle



Le PNNS 2006-2010 est le 2ème Programme National Nutrition Santé. Son but est de mettre en exergue le rôle de l’alimentation dans notre santé en divulguant des conseils nutritionnels pour notre quotidien. Dès 2001, pour le premier programme, les maladies cardiovasculaires, l’obésité, le diabète, l’ostéoporose et les cancers avaient été repérés comme témoins d’une alimentation mal adaptée. Pour l’améliorer, il faudrait augmenter la consommation de fruits et légumes, de glucides à index glycémique bas, de laitages (pour le calcium) et réduire les graisses saturées, les sucres à index glycémique élevé, le sel et l’alcool. C’est alors que le ministère de la santé a commencé son programme pour développer l’information/éducation nutritionnelle et sensibiliser le personnel de santé et l’industrie agroalimentaire aux troubles liés à l’alimentation. Le premier programme n’oubliait pas non plus les cas spécifiques (allergies, dénutrition des personnes âgées etc).

Guides, CD rom, spots télévisés, site Internet, structures spécialisées, actions dans les écoles, interventions au niveau des menus des cantines scolaires, mise en place de consultations diététiques gratuites, livret d’évaluation nutritionnelle, diffusion d’information diététique auprès des médecins, étaient les objectifs d’actions du programme entre 2001 et 2005. Mais les résultats sont insuffisants.

Le deuxième programme (résumé des objectifs prioritaires ici) donne la prépondérance à la prévention et la prise en charge précoce des maladies liées à l’alimentation. Les premiers objectifs (comme réduire de 20% la prévalence du surpoids et de 25% les petits consommateurs de fruits et légumes) du PNNS 2 sont renforcés par une décision de suivi dans l’évaluation nutritionnelle.

Les efforts du premier programme de l’INPES sur la nutrition sont dorénavant accrus. L’activité physique (en se liant aux collectivités locales et aux associations sportives) et l’augmentation de la consommation de fruits et légumes (en utilisant les fruits et légumes, retirés du marché à cause de la régularisation des prix, pour l’aide alimentaire) sont tout particulièrement visés. Des campagnes de communication rappellent l’importance des fruits et légumes dans l’alimentation.

Sont attendus de l’INRA pour l’été 2007, les résultats d’une expertise sur les raisons de la trop pauvre consommation de fruits et légumes. Ces résultats permettront de mieux cibler et adapter les messages de communication.

Concrètement, l’Etat demande aux industries agroalimentaires et aux sociétés de restauration collective de s’engager officiellement à respecter la composition nutritionnelle des aliments/repas recommandée par l’OMS. Grâce à un observatoire de la qualité alimentaire, les produits alimentaires seront suivis (un rapport annuel est prévu). De même, l’étiquetage nutritionnelle sera plus lisible et compréhensible à la demande de l’AFSSA.

Par ailleurs, le PNNS 2 implique les PMI, les médecins scolaires et les médecins de ville dans le dépistage et la prévention du surpoids afin de prendre en charge l’obésité le plus tôt possible dans des unités équipées et formées (des formations continues en nutrition sont offertes aux personnels de santé).

Le PNNS 2 prend également acte des personnes les plus touchées par les problèmes nutritionnels : les populations défavorisées. Prises en charge par des services sociaux formés, ces personnes seront informées par des outils modernes et ludiques.

Voici les messages obligatoires depuis mars 2007 à noter sur les publicités de produits alimentaires pour lutter contre l’obésité :

  • "Pour votre santé, pratiquez une activité physique régulière"
  • "Pour votre santé, mangez au moins cinq fruits et légumes par jour"
  • "Pour votre santé, évitez de grignoter entre les repas"
  • "Apprenez à votre enfant à ne pas grignoter entre les repas"
  • "Bouger, jouer est indispensable au développement de votre enfant"
  • "En plus du lait, l’eau est la seule boisson indispensable"
  • "Pour votre santé, évitez de manger trop gras, trop sucré, trop salé"

Ces messages doivent être complétés par l’adresse web http://www.MangerBouger.fr

Tous ces agissements sont très évidemment limités par les contraintes économiques du monde civilisé, lui-même responsable de ces problèmes nutritionnels. On ne peut, cependant pas enlever à l’Etat la volonté d’agir. Certes, encore une fois, les enjeux économiques (frais de santé) sont peut-être (sûrement ?) à l’origine de ces actions. Mais personnellement, je préfère rester sur une note positive et soutenir les efforts. Je me joins donc à ces actions.

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commentaires
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par simon ferniot (IP:xxx.xx7.60.115) le 9 mai 2007 à 16H06

Il est important de reconnaitre au PNNS le mérite de chercher à informer en matière de nutrition. Il faut cependant noter les recommandations parfois dénuées de sens et contradictions majeures dans ce plan. Pour ne citer qu’un exemple, consommer plus de laitages tout en recommandant de diminuer les graisses saturées. On sait que les laitages représentent la première source de ces gras. Les laitages comme source de calcium ne sont par ailleurs pas une référence (le calcium végétal est bien mieux absorbé par notre organisme) et les apports en calcium dans notre population sont déjà suffisants voir excessifs. Garder son sens de la critique, PNNS : Peut mieu faire ! ;-)

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par Diétimiam (IP:xxx.xx4.24.195) le 9 mai 2007 à 16H28

Tout d’abord, merci de votre intervention :). Bien sûr, y’a encore à revoir, je suis d’accord avec vous. Mais bon, il était temps que l’Etat se bouge un peu. C’est un bon début. Après, c’est plus une question de précision. Si les laitages étaient les seuls apports de graisses saturées, déjà ça serait mieux !

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par ISO 9001 (IP:xxx.xx1.210.218) le 20 septembre 2008 à 09H51

Cet article est tres interessant et apporte des bases de travail coherentes et importantes pour la santé du consomateur. Cependant il existe encore ,sur certains produits alimentaires,des informations contradictoires en relation avec les informations nutritionelles,et plus precisement l’energie contenue dans ces produits : ou l’amalgame est fait entre les "petites calories" et la calorie (4.18.. J)(proche du systeme SI). à mon sens c’est une source de confusion pour le consomateur car ,le facteur "K"(Cal) (1000 ; 10 puissance 3)restera indeniablement ,à chaque fois,lors de la resolution de l’equation : xxx "petites calories" = xxx KCal . à savoir :-l’affichage nutrition est reglementé -les unités de mesure sont normalisées Le consomateur connait-t’il la difference entre reglement et norme ? l’ecriture des nombres à unité SI est egalement normalisée :xxxx suivi immediatement de l’unité. Sur un produit alimentaire de renom internationnal ,j’ai pu mettre en evidence,la production d’informations contradictoires nutritionelles soit les calories "dites petites"( Cf.expert nutrition de la dite societé) et KCal sans differenciation,justification,explications... A savoir egalement que la calorie ne fait pas partie intregrante directe su systeme SI ,alors on parle de l’equivalent en "travail" (J (joule,KJoule)= energie necessaire pour effectuer un "deplacement de masse" ;"elevation de temprature".Il n’existe pas de "petits joules",alors pourquoi y-a t’il des petites calories et des calories , ex 1 Euro est t’il egal à 1 Keur ? une des actions nouvelles du PNNS 2006/2010 :
- associer le logo PNNS à des valeurs de qualité et de rigeur scientifique


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