Microsoft a lancé la semaine dernière un nouveau site en version bêta destiné aux particuliers qui souhaiteraient gérer et stocker leur dossier médical personnel en ligne.
Baptisé HealthVault, le service proposé par la firme de Redmond est gratuit, Microsoft comptant sur une rémunération via des publicités ciblées. Outre un espace de stockage de toutes les données médicales, il inclut un moteur de recherche spécialisé sur la santé et des outils permettant de surveiller son poids ou l’évolution d’une maladie par exemple.
Le site affirme que seul l’utilisateur peut décider de qui peut consulter ses données et s’engage à ne pas utiliser ces informations médicales dans un cadre commercial sans autorisation de l’internaute.
"Le transfert de données vers l’extérieur ne sera possible qu’avec le consentement explicite de l’intéressé, et les annonceurs publicitaires s’engageront à protéger toute information", déclare Deborah Peel, fondatrice de la Fondation pour les données privées des patients, dans le communiqué de presse de Microsoft.
Avec ce site, Microsoft devance dans le domaine de la santé en ligne un autre géant de l’internet, Google, qui prépare lui aussi un service similaire qui sort dans quelques jours nommé Google Health.
Bon, histoire de foncer un peu plus dans le mur d’un système de santé qui ne gère que la maladie et non pas l’être humain, nous faisons un pas de plus avec Micromou ! Gérer sur ordinateur son "dossier médical" est-il le plus sûr moyen de rendre chacun conscient de la responsabilité qu’il/elle a de sa santé... ou au contraire de gérer des informations extèrieures, notamment à son propre corps, ce qui bien sûr ne risque pas de reconnecter l’être humain à lui même...
Les infos réelles de notre santé sont inscrites dans notre corps, dans notre mode vie, de pensée, de croyances ; inscrit dans la manière dont nous gérons les émotions, les expèriences de la vie, l’air que nous respirons et la nourriture que nous ingérons. Et le seul ordinateur qui gère cela (autant qu’il le peut...)est notre cerveau ! A moins que ce ne soient nos tripes ("second cerveau")ou notre tissu conjonctif (autre sujet sousestimé par la médecine moderne)... ou plutôt les trois ensemble ?
Un petit pas de plus donc dans la mauvaise direction, mieux vaut en rire... mais on en pleurerait presque si l’on ne se souvenait que le rire est un facteur de bonne santé ! :-p
Il s’agit bien entendu d’une opération commerciale. Il est bien précisé dans l’article que les hébergeurs (Google et Microsoft) ciblent les publicités pour les personnes utilisant ce service. Par rapport au DMP où les français seront fichés, on se demande quel est l’intérêt de mettre son dossier médical en ligne en dehors du système de santé officiel. La réponse se trouve dans la recrudescence des d’informations médicales en ligne qui suggèrent "des options" pour différents cas cliniques. Cette dérive du comportement indivuel signe peut être une adaptation du public aux restrictions réglementaires de notre propre système de santé. Comme d’habitude, on contourne le problème en offrant des services non cadrés dans le seul but de satisfaire la curiosité des demandeurs.












