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 Médicaments anti-cholestérol, ou comment se déculpabiliser de la malbouffe et de la fainéantise...

Article publié le 31 janvier 2007

La dérive est clairement pointée par l’AFFSSAPS, l’INPES et la CNAM, et elle peut se transformer en véritable danger pour les enfants... Pour lutter contre le cholestérol, il ne suffit pas de gober des pilules miracles, ou de manger du beurre marketing remboursé par des mutuelles complaisantes. Il faut manger bien, bouger ses fesses, arrêter de fumer ou avoir tenté au préalable toutes ces solutions, avant de prétendre aux médicaments contre le cholestérol (statines, fibrates)...

 Médicaments anti-cholestérol, ou comment se déculpabiliser de la malbouffe et de la fainéantise...

Comme cela a été le cas au moment où une société opportuniste a tenté de commercialiser un produit anti-alcoolémie qui permettait d’être saoûl et d’être négatif après avoir soufflé dans le ballon, les médicaments anti-cholestérol, ou statines ou hypolipédiants, posent un vrai problème éthique.


Cinq millions de Français, chiffre qui augmente de 20% par an, se sont fait prescrire en toute régularité ces médicaments, en première intention pour les 2/3 d’entre-eux. Concrètement, cela signifie que le médecin n’a pas cherché à faire suivre à son patient les règles élémentaires pour diminuer le taux de cholestérol : une véritable dérive qui est dénoncée par l’AFFSSAPS (sécurité sanitaire des aliments), l’INPES (prévention santé) et la CNAM (remboursement de ces médicaments).

Pourtant les choses sont évidentes et de bon sens : les médicaments contre le cholestérol (statines) :

1) ne dispensent pas d’avoir un comportement sain

2) ne doivent être prescrits que si un problème demeure après un régime alimentaire et physique adapté, et seulement en cas de risque cardio-vasculaire élevé

3) dans le cas contraire, se révélent au mieux inefficaces, et au pire dangereux, notamment car ils sont parfois administrés aux enfants par leurs parents - via des beurres anti-cholestérol.

Prescrire des statines en première intention, et souvent à des doses trop élevées, ou faire rembourser par une mutuelle un beurre anticholestérol revient donc à déculpabiliser -voire à leur donner un blanc-seing - les :

> afficionados des fast-foods, des "grandes bouffes" et des aliments "à bannir" (alcool fort, abats, charcuterie, fromage riche en matières grasses, lait entier, beurre...)

> fumeurs invétérés

> allergiques des activités physiques et sportives (sédentarité).

Mais le "french paradox" a la vie dure :

> les statines et les fibrates sont banalisés et représentent le premier poste de dépenses médicamenteuses

> il n’y a pour l’instant sur le marché qu’un seul générique disponible alors qu’il permettrait, s’il était prescrit systématiquement, une économie de près de 70 millions d’euros par an...

Donc, rappelons-le, à nouveau :

> le cholestérol n’est pas mauvais en soi, surtout pour les enfants : c’est l’excès de LDL-cholestérol (au-dessus d’un gramme par litre de sang) qui est facteur de risque cardiovasculaire (mais pas seulement : le diabète, l’hypertension et le tabagisme le sont aussi)

> les médicaments anti-cholestérol ne sont pas une solution miracle, et ne doivent être prescrits qu’en deuxième intention après 3 mois d’un régime alimentaire et physique qui permet le plus souvent la disparition totale et à vie du problème de cholestérol.

Illustrations : Mauvaisesprit, libres de droit 

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commentaires
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par Jeg (IP:xxx.xx3.98.123) le 21 mars 2007 à 15H31

Tour est dit - tout reste à faire C’est lutter contre la nature humaine que de vouloir changer cet état de fait. Dans le même esprit j’émets une analyse qui peut se résumer ainsi : "l’abondance fait le gaspillage" et se en parlant des ressources comme l’eau le pétrole...

Ce qui parait être une bonne chose au départ (médicaments contre le colestérole)n’en n’est rien s’il l’on ne prend pas en compte dans sa distribution "la nature humaine". Le médicament est vite détourné des ses fonctions premières (qui est de recouvrer la santé) pour continuer un pmeu plus longtemps à avoir un comportement nuisible à sa santé. les quelques personnes à qui j’ai pu faire cette remarque m’ont invaraiblement fait une réponse similaire et très révélatrice de l’Homme et ou de l’époque : Oui mais c’est mon plaisir à moi que de "bien "vivre, ou il faut bien mourir de quelque chose et encore que les moralisateurs alimentaires n’avait qu’a s’occuper d’eux même. En substance (comme pour la cigarette) le modèle de réponse est basé sur la protection de la liberté individuelle (notament de manger comme l’on souhaite). A la limite près que l’apporvisionnement de la CPAM en liquidité est l’affaire de tous.

Posons nous aussi la question suivante : Pourquoi les Médecins prescripteurs (devanture officieuse des laboratoires pharmaceutiques ?) éprouvent-il le besoin dans 2/3 des cas de donner le médicament plustôt que des conseils pour adapter son style de vie ? Est ce plus rémunénateur ? Moins conflictuel dans la relation avec le patient (ne devrais-je pas dire client aujourd’hui ?). Si toute la responsabilité ne leur incombe pas, il est évident qu’ils restent une des clé au problème.

Merci pour votre article

Jeg

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par Diétimiam (IP:xxx.xx2.106.139) le 18 avril 2007 à 10H46

Oh que je suis d’accord ! J’ai fait un article sur les alicaments (http://dietimiam.over-blog.com/arti...) qui va dans le même sens. Vous touchez le problème au fond. Merci !!

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(IP:xxx.xx8.227.73) le 4 juin 2007 à 21H58

Hormis les médecins peu consciencieux qui préfèrent sciemment prescrire un traitement hypo-cholestérolémiant sans même informer son patient des règles hygéno-diététiques nécéssaires à la régulation du cholestérol, quel est le médecin qui n’a pas tenté de dissuader son patient de faire des excès en tout genre ? Le rôle du médecin n’est pas de forcer son patient à faire ce qu’il ne veut ou ne peut pas faire. Il est là pour évaluer une situation physique, psychique et/ou sociale et adopter une conduite thérapeutique adaptée à chaque patient non ? peut-il laisser un patient sans soins sous prétexte qu’il n’a qu’à faire un régime, du sport et arrêter de fumer ? Concernant les personnes qui en 1ère intention ont un traitement hypo-cholestérolémiant ET des conseils hygéno-diététiques : Je vois bien ma grand-mère de 80 ans arrêter de manger du beurre, du lait entier, le gras du poulet et aller faire un footing tous les jours pendant 3 mois... Le "y’a qu’à...faut qu’on" a ses limites. D’autant plus que ce n’est pas un problème uniquement individuel mais bien un problème de société qui touche une population de plus en plus jeune. A force de conditionner le public à la sur-consommation à coup de pub casi-mensongères et de super offres promotionnelles (cf le beurre dont vous parlez par exemple), à force de vivre dans des conditions peu épanouissantes faisant rechercher des exutoires en tout genre (tabac, alcool,nourriture etc.. en excès), à force de culpabiliser les personnes sur ce qu’elles devraient faire plutôt que de les responsabiliser, il ne faut pas s’étonner de constater que peu de personnes arrivent à surmonter les difficultés pour faire ce qu’il y a de bon pour leur santé. peut-être devrions nous nous attacher à rechercher une action de santé publique qui puisse faire barrage aux lobbies de la sur-consommation (les distributeurs de pommes plutôt que de snickers dans les lycées n’ont pas marché...)plutôt que de reprocher à ces personnes de faire perdre de l’argent à la sécu ? Ne trouvez-vous pas hypocrite de voir les pub McDo ("i’m lovin it") prôner l’équilibre alimentaire à la toute fin de leur slogan alors qu’ils viennent de nous rabattre les oreilles avec leur "fat food" ? Sans un environnement et un accompagnement adéquat, je ne pense pas qu’il y ait de réelles solutions. S’éduquer à un régime à vie (car 3 mois n’est que le début...)n’est franchement pas évident, demandez aux diabétiques ! Sinon, je suis tout à fait d’accord avec vous pour dire que la prescription d’un générique est de la responsabilité du médecin autant que du pharmacien et du patient qui peut en avoir une représentation erronée. Et je suis soucieuse de préserver un service public de qualité garantissant à chacun le droit aux soins et dans ce cadre là je vous rejoint pour dire qu’il y a des solutions à trouver...sans pour autant braquer les patients.

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par mrbienetre (IP:xxx.xx2.15.44) le 11 février 2008 à 15H54

Vous voulez une bonne recette pour lutter contre le cholestérole ? En dehors d’une alimentation seine et équilibréequ’il faudrait bien sur toujours avoir associé avec un peu d’exercice physique, vous prenez un gèl d’aloès stabilisé naturellement, des oméga 3 et 9 ainsi que certains minéraux marins comme la spiruline par exemple. Vous allez voir que vous serez surpris du résultat !


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