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Les pesticides dans notre environnement

Article publié le 2 août 2007

Nous nous sentons que très peu concernés par les pesticides, d’autant moins si nous sommes des citadins loin des champs... Pourtant ils sont partout, de la rosée du matin aux pluies des villes, en passant par notre alimentation. La France est le 3e consommateur mondial de pesticides (à plus de 90% pour l’agriculture) et le 1er utilisateur en Europe en volume total. Un nombre restreint de cultures (céréales à pailles, maïs, colza et vigne), qui occupent moins de 40% de la SAU nationale, utilisent à elles seules près de 80% des pesticides vendus en France chaque année.

Les pesticides dans notre environnement

Les effets sur l’environnement

Les données disponibles au niveau de l’ensemble des réseaux de suivis existants témoignent d’une contamination probablement généralisée et récurrente, voire chronique, des eaux, de l’air et du sol dans la plupart des régions françaises. Cette contamination peut être notamment observée à des degrés divers pour tous les milieux aquatiques (eaux continentales de surface, souterraines et eaux côtières) et toutes les phases atmosphériques.

Plus de 70 000 tonnes de pesticides sont déversées en France chaque année. Les fongicides représentent 55% du volume, les herbicides 33%, les insecticides 3% et les produits divers 10% (sources UIPP). Cette répartition est très peu variable dans le temps. Il serait absurde de penser que les produits disparaissent par enchantement après leur épandage. Toutes les études menées à ce sujet concordent : la contamination est généralisée. Si elle n’est pas visible, la pollution est multiple et importante, on retrouve des pesticides jusqu’aux régions arctiques...

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Schéma issu de la Synthèse du rapport d’expertise réalisé par l’INRA et le Cemagref (2005)

Dans l’eau
D’après l’Institut Français de l’Environnement (IFEN), des résidus de pesticides sont présents dans 96% des points de mesure des eaux superficielles et 61% des eaux souterraines. Les herbicides sont les composés les plus retrouvés dans l’eau. Par ailleurs, il y a une forte probabilité qu’une contamination existe dans les eaux de captage pour la boisson. Seules 3 à 4 substances sont recherchées dans l’eau sur les 500 principes actifs commercialisés.

Dans l’atmosphère
Lors des épandages et à la suite de l’évaporation des eaux de pluie, les molécules voyagent dans l’air parcourant ainsi de longues distances. On estime que lors de la pulvérisation, 10 à 20% des quantités appliquées partent dans l’atmosphère, ce qui entraîne une contamination de l’air, des brouillards et des pluies. Une étude de l’Institut Pasteur de Lille a retrouvé près de 50 molécules différentes dans les eaux de pluie et dans l’air et estime que dans la seule région Nord-Pas-de-Calais, 300 à 2000 kg de pesticides sont réintroduits dans l’environnement par l’intermédiaire des eaux de pluie.
Le rapport de l’INRA et du Cemagref indique la présence de pesticides dans toutes les phases atmosphériques, en concentrations variables dans le temps (caractère parfois saisonnier, lien avec les périodes d’application) et l’espace (proximité des sources) ; même des composés peu volatils ou interdits (lindane par exemple) sont parfois détectés.

Dans les aliments
Les plantes cultivées étant les cibles des applications de pesticides, il est normal d’en retrouver des résidus dans les aliments (légumes, fruits, céréales). Une enquête de la direction générale Santé Consommation de l’Union Européenne (1), publiée en 2005, révèle qu’en France, plus de 50% des fruits et légumes contenaient des résidus de pesticides, 44% étaient contaminés sous les Limites Maximales en Résidus (LMR) et 6,5% à un niveau supérieur aux LMR. En Europe, la moyenne se situe respectivement à 39% et 5,6%. Parfois la dose de référence pour la toxicité aiguë est largement dépassée (plus de 6 à 17 fois la dose pour les enfants).

Les pesticides dans les organismes humains
La contamination généralisée de l’environnement et de la nourriture rend inévitable la contamination de l’être humain. Les substances retrouvées dans les organismes sont des pesticides de toutes sortes.

Les plus persistants, avec des propriétés de bioaccumulation, se retrouvent encore aujourd’hui dans l’ensemble de la population française, ce malgré leur interdiction il y a plus de... 30 ans ! C’est le cas du DDT. Plus de 150 études, menées dans 61 pays et régions du monde, ont démontré la présence de pesticides POP (Polluant Organique Persistant) dans les tissus adipeux, le cerveau, le sang, le lait maternel, le foie, le placenta, le sperme et le sang du cordon ombilical (2).

Les moins persistants contaminent également nos organismes. Plusieurs études, notamment aux Etats-Unis, en Allemagne et en Australie ont mis en évidence la présence de résidus de pesticides. Les pesticides organophosphorés se retrouvent dans les urines, toutes les personnes testées en avaient des traces dans son organisme (3). Les pyréthrinoïdes, également utilisés comme insecticide domestique, se retrouvent dans les urines d’une population urbaine non exposée, pour 65% des échantillons testés (4). Les résidus de pesticides se transmettent de la mère à l’enfant pendant la grossesse (5).

Une étude américaine de 2005 a cependant montré qu’une consommation d’aliments issus de l’agriculture biologique faisait disparaître les résidus de pesticides organophosphorés de l’organisme des enfants (6).

Une évaluation insuffisante
Les atteintes chroniques dues aux pesticides sont dénoncées par de nombreux scientifiques. Pourtant les études de risque sont insuffisantes.
Pour chaque substance est établie une Dose Journalière Admissible (DJA). Son calcul découle d’expérimentations animales réalisées avec une seule substance. Ce qui ne garantit pas l’innocuité pour l’homme. Le Pr de Jonckheere précise dans son rapport sur la présence de pesticides dans les fruits et légumes : « Il faut signaler que les valeurs de DJA ne sont pas des valeurs exactes mais bien des estimations basées sur les données toxicologiques expérimentales concernant un pesticide. Cette approche ne tient pas compte de la possibilité d’effets synergiques qui peuvent survenir lorsque deux (ou davantage) de pesticides sont ingérés simultanément. »

Les tests pour l’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) et les évaluations des matières actives des pesticides ont de nombreuses lacunes. Les tests spécifiques au système endocrinien n’existent pas et ceux d’immunotoxicité ne sont pas systématiquement requis. Les organismes les plus sensibles, notamment les enfants, ne sont pas pris en compte dans l’évaluation des pesticides. Les effets de synergie sont souvent ignorés. Pourtant plusieurs études indiquent la nette augmentation des effets toxiques des pesticides (7), allant de 150 à 1600 fois plus importants que les effets des pesticides pris isolément et que la toxicité du produit pouvait devenir supérieure à sa matière active (8).

Un lien avec les OGM ?

71% des plantes OGM sont prévues pour supporter des traitements herbicides et 28% pour sécréter leur propre insecticide. Ainsi, 99% des plantes OGM sont des plantes à pesticide...

Présentées comme solution à la faim dans le monde et aux problèmes de pollution phytosanitaire en réduisant leur utilisation, les plantes OGM se révèlent être, finalement, un gouffre à pesticides. Tolérantes à un herbicide particulier, celui-ci connaîtra une hausse de ses ventes, afin de préserver les plantes de toutes « mauvaises herbes ». Bien souvent, les firmes qui produisent ces OGM sont celles qui vendent également l’herbicide concerné. Cependant, elles deviennent à leur tour de mauvaises herbes en se propageant dans la nature. Résistantes aux herbicides, il faut utiliser des produits encore plus toxiques afin d’en venir à bout...


Source :




Réf. :
(1) Monitoring of Pesticide Residues in Products of Plant Origin in the European Union, Norway , Iceland and Liechtenstein , DG SANCO, 2005
(2) Chemical Trespass, a toxic Legacy. WWF-UK. July 1999.
(3) “National Report on Human Exposure to Environmental Chemicals.” Center for Disease Control and Prevention, National Center for Environmental Health, Division of Laboratory Sciences. Atlanta, Georgia. Mars 2001. (http://www.cdc.gov/)
(4) “Metabolites of Pyrethroïd Insecticides in an Urin Specimen : current exposure in an urban population in Germany.” U.Hendorf and J. Angerer. Env. Health. Perspectives. Vol 109. n°3. mars 2001.
(5) “Environmental pollutants in meconium in Townsville”, Australia. Deuble L, Whitehall JF, Bolisetty S, Patole SK, Ostrea EM* and Whitehall JS. Department of Neonatology, Kirwan Hospital for Women, Townsville. (* : Department of Pediatrics, Wayne State University, Michigan.)
Whyatt, RM, Barr, DB. Measurement of organophosphate metabolites in postpartum meconium as a potential biomarker of prenatal exposure : a validation study. Env. Health Perspectives : 2001, 109(4), 417-420.
C.L Hughes, W.Foster, , Cedars-Sinai Medical Center, « Man made chemicals in the amniotic fluid of unborn babies ». Communication, 14th june 1999.
(6) Organic Diets Significantly Lower Children’s Dietary Exposure to Organophosphorus Pesticides Chensheng Lu, Kathryn Toepel, Rene Irish,Richard A. Fenske, Dana B. Barr, and Roberto Bravo Environmental Health Perspectives, 2005
(7) Richard S, Moslemi S, Sipahutar H, Benachour N, Seralini GE. 2005. “Differential effects of glyphosate and Roundup on human placental cells and aromatase” Environ Health Perspect : doi:10.1289/ehp.7728
(8) Arnold et al. “Synergistic activation of estrogen receptor with combinations of environmental chemicals.” Science 272. 1489-1492.
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commentaires
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par damien (IP:xxx.xx0.194.127) le 2 août 2007 à 13H49

Pourquoi 100 % des agriculteurs n’utilisent pas de l’eau désionnisée et réacidifiée afin de diviser par 3 la consommation des phytosanitaires foliaires ?

Pourquoi des demandes d’essais OGM résistantes aux champignons et donc moins consommatrices de fongicides (cf la pomme de terre) ont elles été refusées ?

Pourquoi Bacillus T est-il un moyen de lutte biologique tout en étant décrié par les écolos quand son gène est introduit dans le maïs ?

Rappelons que la lutte biologique contre la pyrale via les trichogrammes coute 2 fois moins cher à l’agriculteur que le surcout de la semence OGM.

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par alberto (IP:xxx.xx2.180.250) le 2 août 2007 à 13H49

Super article !

Tu aurais pu aussi en remettre une couche en citant le bouquin de Fabrice Nicolino et François Villerette, mais c’est vraiment très bien : Encore félicitations !

Et pendant ce temps, les chiffres d’atteintes de cancers s’envolent, les professeurs tentent d’alerter l’opinion sur les dangers des polluants, mais rien n’y fait : les industriels continuent imperturbablement de fournir leur soupe à leurs paysans de clients...qui en sont, au passage, les premières victimes !

Et nous, les consommateurs, on doit au final incurgiter tous ces bons produits sur lesquels un petit supplément de "conservateur" aura été rajouté pour tenir plus longtemps en rayons...

Mais c’est vrai aussi que le Bio n’incite pas à la croissance de "l’Economie" : alors, mes frères, au nom de la sacro-sainte croissance de "l’Economie", empoisonnons-nous, d’autant que ça fera des clients supplémentaires pour les industriels de la Santé.

Bien à Toi.

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par Kilroy (IP:xxx.xx6.63.175) le 2 août 2007 à 14H11

Excellent article synthétique et complet à la fois. Comme l’indique Alberto, le livre "Pesticides, révélations sur un scandale français" est le complément idéal pour en savoir plus, tout comme le site de la MDRGF

Ce me frappe toujours de voir annoncés des grands plans de "luttre contre le cancer" sans que jamais on n’évoque les probables causes environnementales de ce type de maladie...

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par cza93 (IP:xxx.xx6.68.220) le 2 août 2007 à 15H16

Excellent article, je confirme également ! ;-)

Source documentaire intéressante à consulter également (sujet transversal) : rapport 2007 de la FAO sur l’agriculture bio ; où on y apprend que ce mode d’agriculture plus respectueux de l’environnement et de notre santé, permettrait de couvrir l’ensemble des besoins alimentaires de l’humanité ... sans pollution chimique !!! Bien sûr ce n’est pas trop ébruité, lobbying des industries chimiques, pétrolières, mécaniques, et semenciers type Limagrain ou Monsanto oblige ....

On peut accéder à un résumé de ce rapport sur le site du MDRGF, sur http://www.fao.org/organicag/ofs/do... ; il est également commenté sur le site de KOKOPELLI (Dominique Guillet), autre site de "résistance"

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par colombo_35 (IP:xxx.xx3.231.254) le 2 août 2007 à 15H16

L’un des coauteur sité dans un message était venu présenté son ouvrage lors d’une conférence organisée par eaux et rivières de Bretagne à Rennes. L’amphi était bien garni, la présentation et le débat qui avait suivi forts intéressants.

J’ai l’impression que le mot "endocrinien" va malheureusement bientot devenir à la mode.

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par cza93 (IP:xxx.xx6.68.220) le 2 août 2007 à 15H29

en tout cas les endocrinologues ne choment déjà pas : je ne sais pas si la situation est la même partout en France, mais en région parisienne il faut compter plus de 3 mois pour obtenir un RV !!!! on ne compte plus les problèmes de thyroïde (dixit ces spécialistes), mais étrangement on en parle très peu ; toute la comm. se fait uniquement sur les cas de cancer qui se multiplient ... Pourtant quand on sait à quel point cette petite glande en forme de papillon est importante pour le bon fonctionnement de notre organisme ... De plus le dépistage est facile (prise de sang, échographie, voir biopsie si nécessaire) ; par contre, pour le traitement, en ce qui me concerne tout au moins, le protocole semble simple (déjà pour commencer : les traitements sont à vie !) mais les résultats pas évidents : difficultés à stabiliser les taux d’hormones durablement ... donc suivi à vie (jolie rente pour le corps médical encore une fois !!! ;-))

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par melanie (IP:xxx.xx8.176.163) le 2 août 2007 à 15H17

A lire l’exellent livre de François Veillerette " Pesticides , un scandale français" et le site spécialisé d’études et de vigilance sur les pesticides dont il est l’instigateur www.mdrgf.fr .

Sachez que les preuves scientifiques de la toxicité permanente des pesticides s’accumulent : Lien se correlation très forte, avec la maladie de Parkinson, avec l’Autisme, et les lymphomes non hodckiniens .

Traces persistantes dans l’écosystème, dans les graisses sous cutanées des bélugas - dans le nord artique ", traces dans les poissons de consommation courante et dans le lait et le beurre et les desserts lactés ....

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par melanie (IP:xxx.xx8.176.163) le 2 août 2007 à 15H25

Désolée pour la redite des commentaires plus haut....je vous avais malencontreusement pas lu.....

On a manifestement les mêmes sources !!!!!

J’en rajoute : Site d’actu environnement, de notre planète info, et du journal de l’environnement ...sur le net

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par alberto (IP:xxx.xx2.180.250) le 2 août 2007 à 15H47

Mais où sont passés les thuriféraires des OGM, Voltaire, Dr. Oury, et les autres : où êtes vous ?

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par Forest Ent (IP:xxx.xx0.45.205) le 2 août 2007 à 16H20

Bon article. Et "le scandale français" est une référence obligée.

A mon avis, le principal scandale français est l’absence d’une structure forte d’épidémiologie indépendante, que nous déplorons à chaque article touchant à la santé publique.

Personne ne veut connaitre la corrélation entre nitrates ou pesticides et pathologies ? Allez savoir pourquoi !

Que ce soit pour le phytosanitaire ou la pharmacie, l’AMM est une procédure plus qu’insuffisante, puisqu’elle ne tient pas compte du réel, c’est à dire l’utilisation opérationnelle. Elle n’a de sens que comme prélude à un suivi plus vaste ... qui n’existe pas.

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par mélanie (IP:xxx.xx8.176.163) le 4 août 2007 à 21H56

Reste un espoir :

REACH qui "devrait" obliger les Industriels à prouver l’inocuité de leurs produits avant commercialisation , pour les gros tonnages , or les pestices sont de gos tonnages .

Déjà un fongicide - par lutte insistante de labos indépendants - vient d’être interdit de commercialisation. Ce n’est qu’un début.....

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par krokodilo (IP:xxx.xx0.68.2) le 2 août 2007 à 17H14

Excellent article, sur un sujet qui est peut-être, après le sang contaminé et l’amiante, la prochaine bombe médico-politico-industrielle qui va nous péter à la figure. A la différence des deux autres, le lien direct est plus difficile à mettre en évidence, même si les données animales sont de plus en plus nombreuses et concordantes ;

N’oublions pas non plus qu’une bonne part (je crois 10%) de la conso provient en France de l’usage domestique : à chacun de nous de diminuer ou d’arrêter l’utilisation des pesticides domestiques, soi-disant peu toxiques... cinq ou six villes en france ont déjà commencé à jardiner autrement pour l’netretine de leurs espaces verts.

N’oublions pas non plus que les industriels de la chimie font depuis longtmeps un lobbying insensé pour freiner toute étude et toute prise d ecosncience écologique. Seuls comptent leurs bénéfices. Et ils corrompent (pardon : invitent à dîner) larga manu. Même les organismes officiels comme l’INRA ont longtemps rejetté ses scientifiques qui étaient trop fouineurs (détails dans le livre cité par deux commentaires), ça semble changer actuellement. De même que les industriels et les scientifiques qui ont soutenu pendant un siècle (!) l’inocuité ou le faible danger de l’amiante coulent une retraite paisible et fortunée...

Et plus il y aura de surfaces à OGM, plus il y aura de pesticides, plus on reculera notre réflexion sur un changement de nos habitudes alimentaires.

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par Ryuujin (IP:xxx.xx1.118.8) le 2 août 2007 à 19H23

Citation : témoignent d’une contamination probablement généralisée et récurrente, voire chronique, des eaux, de l’air et du sol dans la plupart des régions françaises. Cette contamination peut être notamment observée à des degrés divers pour tous les milieux aquatiques (eaux continentales de surface, souterraines et eaux côtières) et toutes les phases atmosphériques.

affirmations non supportées par les références.

Citation : Il serait absurde de penser que les produits disparaissent par enchantement après leur épandage.

sophisme : tous les pesticides ont une demie-vie, courte pour certains. Donc non, pas par magie, mais ça ne les empêche pas de disparaitre quand même : la plupart sont dégradés. Certains, comme le DDT ( plus utilisé ) ou le cuivre ( très utilisé en bio ) sont ont par contre une durée de vie très très longue.

Citation : Par ailleurs, il y a une forte probabilité qu’une contamination existe dans les eaux de captage pour la boisson.

Lesquelles ?

Tout le long de l’article, on nous parle de "contamination" sans même évoquer les doses en question.

Pour rappel, on parle de contamination lorsqu’on atteint des doses néfastes, ce qui n’est pourtant pas le cas que la plupart des exemples cités dans l’article.

Citation : Les atteintes chroniques dues aux pesticides sont dénoncées par de nombreux scientifiques. Pourtant les études de risque sont insuffisantes.

Aucune valeur d’argument. Un scientifique n’est pas un militant : il n’est pas là pour dénoncer, mais pour démontrer. Citer un scientifique qui n’a rien démontré n’a pas plus de valeur que de citer l’avis de son plombier.

Pour ce qui est de l’insuffisance des études de risques, pourquoi donc serait-elles insuffisantes ? qui a décrété qu’elles le sont ? pourquoi ?

Citation : Son calcul découle d’expérimentations animales réalisées avec une seule substance. Ce qui ne garantit pas l’innocuité pour l’homme.

A ce tarif là, il faut interdire la nourriture. Pour rappel, toutes les plantes produisent elles même des pesticides.

Citation : Les effets de synergie sont souvent ignorés. Pourtant plusieurs études indiquent la nette augmentation des effets toxiques des pesticides (7), allant de 150 à 1600 fois plus importants que les effets des pesticides pris isolément et que la toxicité du produit pouvait devenir supérieure à sa matière active (8).

Affirmation non supportée par les références. La référence 7 porte sur des doses de pesticides très importantes, sans commune mesure avec les doses réelles. Elle ne peut donc pas être utilisée dans ce contexte.

La référence 8 date de 96, est très controversée et à été réfutée. Il est donc malhonnète de la citer sans la replacer dans sa controverse. cf "The Endocrine and Reproductive System : Adverse Effects of Hormonally Active Substances ?", Helmut A. Greim, MD, (2004).

Citation : 71% des plantes OGM sont prévues pour supporter des traitements herbicides et 28% pour sécréter leur propre insecticide. Ainsi, 99% des plantes OGM sont des plantes à pesticide...

"argument" mensonger : comme si tous les pesticides se vallaient !!! C’est bien pour ça que l’odieux BT des OGM BT est massivement utilisé en bio.

Alors quant il est utilisé en bio, c’est naturel, c’est pas un pesticide, mais alors s’il est utilisé en OGM, tout ce suite, on oublie que c’est du BT pour se contenter de parler d’un "pesticide"...

Et la conclusion, qui est un véritable feu d’artifice :

Citation : Cependant, elles deviennent à leur tour de mauvaises herbes en se propageant dans la nature. Résistantes aux herbicides, il faut utiliser des produits encore plus toxiques afin d’en venir à bout.

A propos des OGM RR bien entendu.

Source ? aucune. Normal : ceci n’est jamais arrivé, et est tout droit tiré de l’imagination de l’auteur.

Cet article n’est pas de la science, mais de la science-fiction.

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par aurelien (IP:xxx.xx0.132.203) le 2 août 2007 à 22H19

Tiens ? Ryuujin...

Une pub vivante pour les OGM tout droit sortie des labos de l’INRA et des forums Futura sciences...

Pas de renouvellement de fond à ce que je vois :-))

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(IP:xxx.xx8.176.163) le 3 août 2007 à 23H34

@ Ryuujin

Vous vous trompez et vous le savez :

Dans le livre précédent de Jean-Marc Veillerette toutes les études et leurs protocoles étaient cités . Sans compter que des études tous azimut commencent à surgir...et ce n’est que le début.

Par ailleurs - Je viens de l’Industrie du Médicament - , la notion d’effet-dose donc d’effet qui se manifesterait à partir une certaine dose n’a aucun sens lorsqu’il s’agit - comme c’est le cas des Pesticides - de molécules oestrogéno-mimétiques qui agissent comme des leurres pour les recepteurs cellulaires hormonaux chez l’insecte comme chez l’Homme. Ces molécules agissent comme une clé dans une serrure et dès que la serrure est bloquée par la clé , rien ne sert de rajouter du Pesticide en plus DONC :

La notion de dose maximale admissible ne fonctionne pas dans ce cas puisqu’une quantité dérisoire suffit : Le reste s’accumule .

Si vous avez quelque notion de biologie ou de médecine, allez voir le site du Pr Belpomme cancerologue et son association ARTAC.

Et arrêter de dire des bétises .

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par Selda Prey (IP:xxx.xx2.128.150) le 2 août 2007 à 19H55

Je ne pense pouvoir trouver de plus mauvaise foi... Les sources semblaient être citées, je n’ai rien inventé et rien ne sort de ma pauvre imagination...

- > Affirmation non supportée par les références Est-ce que l’INRA est une référence et/ou une source suffisamment crédible pour vous ? Car précisémment cette affirmation est tiré de leur rapport.

- > Parler de demi-vie des pesticides quand des études montrent qu’ils perdurent des années après... N’est-ce pas un peu risible ? Maintenant, peut-être faut-il que l’on s’accorde sur la durée de la vie d’un pesticide...

- > Quant aux contaminations. Veuillez m’excuser de n’avoir fait qu’un article et non pas tout un dossier. Cet article faisait suite à un précédent concernant la qualité de l’eau sur Agoravox. Je veux bien répéter les DJA, mais est-ce bien utile et qu’est-ce que cela apportera de plus ? Les DJA sont parfois dépassées et bien largement.

- > L’INRA dans son rapport qui fait plus de 500 pages, consacre toute une partie à l’économie des pesticides. Lisez-le et voyez leur conclusion. La dimension éthique et "philosophique" est écartée, il y a conscience tant au niveau politique que scientifique qu’il y a contamination (j’insiste) et qu’elle est néfaste à la santé publique. Seulement il faut prendre en compte le côté "pertes/bénéfices"...

- > Les scientifiques ne sont pas des politiques. Ils font des études, émettent des avis, apportent les données pour la rédaction des rapports. Ils peuvent tirer la sonnette d’alarme, il y en a encore qui ont une certaine éthique, chose rare de nos jours... Mais ils ne peuvent pas plus aujourd’hui.

- > À ce tarif là, nous ne savons pas ce que nous ingurgitons aujourd’hui et que seront les effets d’ici quelques années et surtout à plus long termes pour nos enfants... Mais après tout on s’en fout, on ne sera plus concerné, n’est-ce-pas...

- > Expertise contre expertise, à produits équivalents... Inutile d’être scientifique pour suspecter cette synergie. Que faites vous des agriculteurs qui manipulent ces produits ? Ah oui... Ils ont leur EPI n’est-ce pas.

- > Ne mélangez pas non plus tous les arguments, en prenant ceux qui vous arrangent.

- > Les sources sont juste en-dessous de l’article. Faites un effort de lecture et vous trouverez. De mémoire, ceci s’est passé en amérique du sud, si vraiment vous n’arrivez pas à trouver la référence, je ferai peut-être l’effort de chercher.

Les pesticides aujourd’hui sont utilisés à plus faible doses qu’avant. Il y a une nette dimension ! Certes ! Alors, lorsque vous parlez de dose en comparant les études, précisez également que les produits aujourd’hui sont aussi plus toxiques ! Une quantité moindre est alors nécessaire...

En matière de science-fiction, il va peut-être falloir en sortir et regarder la réalité en face. Si nous n’en sommes pas encore arrivé au suicide collectif en ingurgitant ces produits, il est également inutile de nier ses effets !

Prétendre que ces produits sont inoffensifs ne fait que vous décrédibiliser, alors qu’il y a certainement de l’eau à mettre dans le vin. Mais ce n’est pas ainsi, qu’on y arrivera.

J’ai eu une mauvaise journée... ça se voit ? :-p

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par Entalpie (IP:xxx.xx8.179.24) le 2 août 2007 à 22H34

Oups

c’est moi qui est mis l’article sur le forum futura sciences.

http://forums.futura-sciences.com/t...

Parce que je m’évertuais à dire qu’il y a peut être un danger à utiliser les phyto... mais Ryuujin me cassait à chaque fois car je n’avais pas de sources scientifiques et que je ne comprenais pas le pourquoi du comment.. il me semblait que cet article en avait, mais vous avez vu sa réponse....

bonne nuit Entalpie (Ecila sur futura sciences)

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par Luciole (IP:xxx.xx8.211.178) le 10 août 2007 à 14H13

Bonjour,

Je suis bien consciente de la gravité de la situation concernant les pesticides, et c’est pourquoi je mange à 95% des produits bio.

J’essaye aussi de faire prendre conscience à mon entourage du problème, mais je suis sidérée de me heurter à un rejet assez violent de la part de certaines personnes sur cette question.

Dès qu’on leur parle du bio, elles prennent des mines ecoeurées, prétendent que c’est de l’arnaque même quand je leur démontre exactement le contraire et ont une répugnance totale à se comporter de façon morale et responsable, comme si cela était de nature à leur nuire gravement.

J’ai le sentiment que tout ce qu’elles ne font pas exclusivement dans leur intérêt personnel leur paraît immonde et une atteinte grave à leurs droits fondamentaux.

Il y a des jours où je suis vraiment découragée.

Bon, mais quand je vois l’affluence dans les magasins bio, je me dis que tout n’est quand même pas perdu.

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par Ryuujin (IP:xxx.xx4.0.155) le 26 janvier 2008 à 09H18

"Je suis bien consciente de la gravité de la situation concernant les pesticides, et c’est pourquoi je mange à 95% des produits bio."

C’est amusant ; en bio aussi il y a des pesticides. D’ailleurs, on est sur le point d’en interdire un (la roténone) : il était trop toxique...

"Dans le livre précédent de Jean-Marc Veillerette toutes les études et leurs protocoles étaient cités . Sans compter que des études tous azimut commencent à surgir...et ce n’est que le début."

Bah voyons, tu peux m’en citer rien qu’une qui supporte ta thèse ? Quant au bouquin de Veillerette, je vais éviter de dire ce que les gens en pensent à l’INRA... C’est du journalisme à sensation, rien de plus. Quant on veux de l’info précise, on va la chercher à la source, pas dans un bouquin écrit par deux militants. Si vous trouvez des références qui appuyent vraiment les propos de Veillerette, citez-les donc directement. Bon courage.

"Par ailleurs - Je viens de l’Industrie du Médicament - , la notion d’effet-dose donc d’effet qui se manifesterait à partir une certaine dose n’a aucun sens lorsqu’il s’agit - comme c’est le cas des Pesticides - de molécules oestrogéno-mimétiques qui agissent comme des leurres pour les recepteurs cellulaires hormonaux chez l’insecte comme chez l’Homme. Ces molécules agissent comme une clé dans une serrure et dès que la serrure est bloquée par la clé , rien ne sert de rajouter du Pesticide en plus La notion de dose maximale admissible ne fonctionne pas dans ce cas puisqu’une quantité dérisoire suffit : Le reste s’accumule ."

Très amusant là aussi. Je rappelle qu’on parle du glyphosate et de la toxine BT, seuls pesticides "typiquement OGM". Savez-vous comment ils fonctionnent ? avez vous pris la peine de vous renseigner ?

Parceque mine de rien, ils n’ont absolument RIEN à voir avec des molécules oestrogéno-mimétiques qui agissent comme des leurres pour les recepteurs cellulaires hormonaux. Le glyphosate, j’en parle pas ; tu comprendras pour quoi tu es complètement à coté en ce qui le concerne. La toxine BT performe la parois du mésentéron de certains insectes. Rien à voir avec un leurre pour des récepteurs cellulaires hormonaux.

Donc bon, tu es plutôt à coté du sujet, quand bien même tu aurais bossé en pharma...

"Si vous avez quelque notion de biologie ou de médecine, allez voir le site du Pr Belpomme cancerologue et son association ARTAC."

XPLDR ! Si j’ai besoin de notions de biologie, ce n’est surement pas l’endroit où j’irais en chercher... La science se trouve dans les publications scientifique. Pas dans les torchons des militants.

"> Affirmation non supportée par les références Est-ce que l’INRA est une référence et/ou une source suffisamment crédible pour vous ? Car précisémment cette affirmation est tiré de leur rapport."

Bah voyons... Cites moi donc les lignes en question ? Ah, bien entendu, je veux retrouver le "généralisé", ainsi que le "réccurent", et le "chronique"...

"> Parler de demi-vie des pesticides quand des études montrent qu’ils perdurent des années après... N’est-ce pas un peu risible ? Maintenant, peut-être faut-il que l’on s’accorde sur la durée de la vie d’un pesticide..."

C’est vous qui êtes plutôt risible pour le coups. Vous savez ce que c’est qu’une demie-vie ?!? C’est la durée à partir de laquelle il reste moins de 50% du produit en question, l’autre moitié ayant été dégradée.

Puisqu’on parle d’OGM, vous avez une idée de la demi-vie, et de la résidence du BT ?!? La demi-vie n’excède pas quelques jours, et la toxine devient indétectable passé 3 à 4 semaines.

Oui, il y a des pesticides qui ont une durée de vie très très longue. Par exemple, le DDT a une demi-vie de l’ordre de 15 ans. Pire : le cuivre, massivement utilisé en bio a une durée de vie tout simplement infinie ; c’est un métal lourd. Il s’accumule irrémédiablement dans les horizons superficiels du sol, jusqu’à finir par le stériliser. D’où d’ailleurs la nouvelle règlementation sur le cuivre qui met pas mal d’agriculteurs bio dans un sacré pétrin, et qui sera encore renforcée l’an prochain...

Ceci dit, il y a également des pesticides qui ont une durée de vie très très courte. De l’ordre d’une poignée de semaines pour le BT par exemple. Ou de quelques jours pour la roténone.

Donc bon, tes petites généralisations, tu comprens qu’elles n’ont vraiment aucun sens...

"Les DJA sont parfois dépassées et bien largement."

Certes, mais alors évoquez donc ces cas précisément au lieu de lancer des affirmations vagues, et de parler de cas de pollution là où il n’y a PAS de dépassement des DJA. Vous confondez présence, et pollution tout le long de l’article.

"L’INRA dans son rapport qui fait plus de 500 pages, consacre toute une partie à l’économie des pesticides. Lisez-le et voyez leur conclusion.[...]Les scientifiques ne sont pas des politiques. Ils font des études, émettent des avis, apportent les données pour la rédaction des rapports. Ils peuvent tirer la sonnette d’alarme"

Dans ce cas, citez donc ces études et les conclusions en question au lieu de dire que "de nombreux scientifiques dénoncent", où qu’ils "tirent la sonnette d’alarme". Les scientifiques ne sont pas des politiques : ils ne dénoncent pas. Ils analysent et ils concluent. Ils n’ont pas même à tirer une quelconque sonnette d’alarme : c’est un acte politique, et non scientifique. Nous n’avons pas le droit en tant que scientifique de tirer la moindre "sonnette d’alarme". Nous pouvons le faire en tant que simple citoyens, mais sans mettre en avant ni notre poste, ni notre employeur. Sinon, cela devient un argument d’autorité.

"> À ce tarif là, nous ne savons pas ce que nous ingurgitons aujourd’hui et que seront les effets d’ici quelques années et surtout à plus long termes pour nos enfants... Mais après tout on s’en fout, on ne sera plus concerné, n’est-ce-pas..."

En effet, nous ne le savons pas. Et ce ne sont pas les produits les plus récents qui sont les plus sujets à cautions, mais au contraire les plus rustiques.

On a deux cas graves de variétés toxiques commercialisées. L’une était une variété rustique de patate, commercialisées depuis plus de 50 ans quant elle a été retirée du marché pour cause de toxicité. L’autre était un croisement entre une variété classique, et une variété rustique résistante à des insectes ; elle a carrément envoyé dans le coma son premier consommateur.

On ne connait vraiment que ce que l’on a testé. La croyance populaire autours du "naturel", et du "traditionnel" forcément plus sûrs est tout simplement une énorme bétise. N’est vraiment sûr que ce qui a été testé. et ce n’est pas d’autant plus sûr que c’est "naturel" : c’est d’autant plus sûr que les tests sont puissants.

"> Expertise contre expertise, à produits équivalents... Inutile d’être scientifique pour suspecter cette synergie. Que faites vous des agriculteurs qui manipulent ces produits ? Ah oui... Ils ont leur EPI n’est-ce pas."

Non, il n’est pas question de contre-expertise. La première étude citée ne dit tout simplement pas ce qu’on lui fait dire dans l’article. La seconde est réfutée. Ce n’est pas une "contre-expertise" : c’est une démonstration par A+B qu’elle contenait une erreur.

Quant un prof de math trouve une erreur et la corrige dans ta copie, tu ne lui dis pas "expertise contre expertise" : tu as faux, point. Et bien c’est pareil : l’étude que tu cites est fausse. Ca a été prouvé par A+B il y a 3 ans. As tu au moins fait l’effort de lire la publication que j’ai cité ?

"Ne mélangez pas non plus tous les arguments, en prenant ceux qui vous arrangent."

ah bah faudrait savoir : ils sont vrais, ou faux vos arguments ? s’il sont vrais, il n’y a pas besoin de les prendre dans l’ordre, ou tous ensembles... Le fait est qu’une bonne partie de vos arguments sont faux. Je signale les erreurs, point.

"Les sources sont juste en-dessous de l’article. Faites un effort de lecture et vous trouverez. De mémoire, ceci s’est passé en amérique du sud, si vraiment vous n’arrivez pas à trouver la référence, je ferai peut-être l’effort de chercher."

La dernière source est la source 8, qui n’a rien à voir avec ceci. Il n’y a aucun revoi, aucune référence. Ceci dit, je vous taquine, je sais pertinemment à quoi vous faites référence ; le fait est qu’i s’agit d’un hoax... Je vous laisse rechercher vos sources.

"Les pesticides aujourd’hui sont utilisés à plus faible doses qu’avant. Il y a une nette dimension ! Certes ! Alors, lorsque vous parlez de dose en comparant les études, précisez également que les produits aujourd’hui sont aussi plus toxiques ! Une quantité moindre est alors nécessaire..."

Non : précisément, ils le sont moins. Ceci parcequ’ils sont plus sélectifs, moins rémanents, et qu’on a éliminé proggressivement tous les pesticides qui posaient de gros problèmes de santé.

Je te mets au défi de trouver un seul pesticide autorisé à la vente actuellement en France qui pose le moindre problème de santé avéré aux doses usuelles.

Et si tu veux t’amuser un peu, tu peux comparer les pesticides qu’on utilise actuellement en France, et tous ceux qu’on a interdits, revendus en masse en Afrique et en Amérique Latine, tu verras lesquels sont les plus toxiques...

Quant à dire qu’une quantité moindre est nécéssaire, et que donc forcément c’est plus toxiques, c’est tout simplement ridicule. 1) c’est généralement pas le cas ; les quantités réellement nécessaires n’ont pas changé. Ce sont les gaspillages qui ont diminués : aujourd’hui, on épands plus préventivement toutes les semaines, on épands plus les jours de vent, les jours de pluie probable etc...etc... L’essenciel de la baisse de l’usage de pesticide est du à l’arrivée de pratiques plus intelligentes.

2) ce qui est plus toxique pour des plantes, ou pour des insectes n’est pas nécessairement aussi plus toxique pour l’homme. Exemple type : je préfère bouffer de pleine cuillères de BT que d’absorber une goutte de roténone...

"En matière de science-fiction, il va peut-être falloir en sortir et regarder la réalité en face. Si nous n’en sommes pas encore arrivé au suicide collectif en ingurgitant ces produits, il est également inutile de nier ses effets !"

Et bien justement, je vous invite à sortir un peu de chez vous, de votre patelin,e t de faire un peu connaissance avec l’agriculture Francaise, puis au passage, l’agriculture d’Afrique du Nord et de l’Est.

Pour info, pas très loin de chez nous, il y a des régions qui n’ont pas accès aux phytosanitaires. Un vrai paradi pour vous ! je vous invite à aller y faire un tour pour voir un peu les miracles de la culture sans intrants de synthèse. Avec un peu de chance, vous tomberez en pleine disette faute de traitements contre les sauterelles ou les chenilles légionnaires : il y en a tous les deux ans au Burundi par exemple.

Bien sûr que les pesticides présentent des risques, tout comme les médicaments etc... Mais ces risques sont très variables, ce qui rend ridicule votre façon de tous les mettre dans le même sac, et surtout, avant de parler ainsi à tord et à travers des risques, je vous invite à prendre connaissance des bénéfices qu’on en tire. Pendant que vous vous plaignez de prendre un risque de quelques pourcents supplémentaires de contracter un cancer passé 60 ans, la moitié des agriculteurs du monde crèvent avant 50 ans faute de n’avoir jamais pu obtenir deux bonnes récoltes de suite.

On ne détruit pas une digue sous prétexte qu’elle gâche le paysage.

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par tristan du 25 (IP:xxx.xx5.1.242) le 13 mars 2009 à 09H28

je pense qu’il faudrat arrèté de dire a la poppulation que c’est les agriculteurs qui pollu car les personne entretenant leur cour avec des produit antimousse pollu bien plus que nous agriculteur


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