Article publié le 14 mars 2008
Une étude menée par la Harvard Medical School de l’université de Harvard montre que ceux avec un diplôme de l’éducation supérieure peuvent s’attendre à vivre 7 ans de plus que leurs concitoyens moins éduqués. Cet écart n’a cessé de s’accroître ces 20 dernières années.
Les Américains aiment penser que lorsque la santé du pays s’améliore tout le monde en profite. Mais d’après David Cutler co-auteur de l’étude publiée par l’université d’Harvard : "nous avons trouvé qu’une vague peut ne soulever que la moitié du bateau et ceux qui sont portés vers une vie plus longue sont aussi ceux qui sont déjà les mieux lotis en matière d’éducation et de niveau de vie".
Pour prédire les espérances de vie, Cutler et Ellen Meara, professeur assistant en politique de sécurité sociale à la Harvard Medical School, ont combiné les données fournies par les certificats de décès avec les statistiques de recensement et les études sur la mortalité aux USA de 1981 à 1988 et de 1990 à 2000. Les chercheurs se sont penchés uniquement sur les populations noires et blanches non-hispaniques pour limiter l’impact de l’immigration sur les estimations.
L’étude publiée dans l’édition Mars/Avril du journal Health Affairs a trouvé qu’entre les années 1980 et 2000, l’espérance de vie a augmenté quasi-uniquement dans les groupes de population ayant bénéficié d’une éducation supérieure. De 1980 à 1990, les individus hautement éduqués ont vu leur espérance de vie croître d’un an et demi quand celle des individus moins éduqués a progressé de moins de 6 mois. L’écart s’est creusé encore davantage pendant la décennie suivante, quand les plus éduqués ont gagné 20 mois de vie alors que on ne note pas de progression pour le reste de la population. En 2000, le groupe des individus les mieux éduqués pouvait espérer vivre jusqu’à 82 ans contre 75 pour leurs concitoyens. Un homme blanc issu de l’éducation supérieur vivait en moyenne 7,8 ans de plus qu’un homme moins éduqué. Cette différence s’était accrue de 2 ans depuis 1990. Pour les hommes noirs l’écart était de 8,4 ans en 2000 soit 1,3 ans de plus qu’en 1990. Quant aux femmes blanches passées par l’éducation supérieure elles pouvaient, en 2000, espérer vivre 5 ans de plus que celles qui n’ont pas terminé leurs études secondaires.
D’après les chercheurs, ces écarts de longévité peuvent s’expliquer par un meilleur accès à l’information sur les maladies et les avancés médicales. "L’information concernant les méthodes pour vivre plus longtemps, en meilleur santé devient accessible et les technologies deviennent disponibles pour vous aider à arrêter de fumer ou pour mener une vie moins sédentaire", a déclaré Meara à l’AFP. "Mais nous n’avons réussi à transmettre ces informations qu’à certaines parties de la population".
La cigarette est une autre cause principale de l’écart d’après l’étude qui cite le fait que tandis que la consommation de cigarettes a été divisée par 2 aux USA depuis 1964, la plus grosse partie du déclin est imputable au groupe le plus éduqué. Par exemple, le cancer du poumon et les troubles pulmonaires chroniques représentent, d’après l’étude, un quart de l’écart pour les femmes âgées de 45 ans et plus, tandis que cette différence est plus faible chez les hommes.
"Ces données renforcent le paradoxe selon lequel une prévention accrue peut augmenter les disparités en matière de santé entre des groupes de population séparés par leur éducation et leurs moyens financiers", affirme l’étude.
Le papier note aussi que l’obésité est plus commune chez les personnes moins éduquées ce qui est d’autant plus inquiétant que de récentes études ont démontré que le sur-poids contribue à presque autant de décès que le tabac.
Les auteurs concluent que "des interventions plus larges et mieux ciblées sur les groupes d’individus les moins éduqués en matière de prévention santé" sont nécessaires pour réduire l’écart de longévité causé par les différences d’éducation.
S’il fallait une étude scientifique pour démontrer l’évidence, mais je m’excuse humblement, il est vrai que je peux prétendre appartenir au groupe de ceux qui ont pu faire des études supérieures, donc les plus riches, les mieux informés, ceux qui savent.... Mais est-il vraiment nécessaire d’avoir fait des études pour sentir que l’on nous ment et nous mènes en bâteau à longueur de temps ? Je n’ai pas besoin de savants calculS pour savoir que la cigarette va me tuer, c’est à présent écrit dessus en France, que les produits industriels du commerce sont enrichis en graisses, sucres et sel pour qu’après, on nous vende d’autres produits issus des mêmes firmes (c’est écrit dessus) pour combattre l’xcès de poids, les maladies cardio-vasculaires liées au tabac et à l’obésité et la pub pour les vêtements pour les gros afin de les décompléxés, les tailles américaines qui envahissent les étalages s, m, l, xl, xxl, xxxl, qui ne donnent plus les indications des tailles européennes du 34 au 60 on savait alors s’y retrouver !! La désinformation des chaines de télé qui essaient de nous faire prendre des vessies pour des lanternes, à ce rythme là, les grands groupes du CAC 40 et les autres les leaders mondiaux qui vivent de notre ignorance auront déposés leur bilan depuis longtemps. Internet est passé par là, l’information, la vraie, comme celle que vous donnez souvent, je le reconnais pourra faire son chemin dans la tête des gens qui n’ont pas eu accès aux études supérieures mais qui sont loin d’être de parfaits imbéciles !! Certes, une ou deux générations vont être sacrifiées sur cet autel et il y a encore du chemin à faire, mais une révolution est en marche, la communication mondiale du WWW, une révolution que plus rien n’arrêtera et c’est tant mieux. la plupart des bloggeurs sont des gens honnêtes qui ne cherchent pas à s’enrichir et qui vérifie les informations qu’ils donnent.










