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Les dessous d'un plan psychiatrie Santé mentale

Article publié le 12 décembre 2007

Sous l’égide du Ministère de la Santé, le plan psychiatrie Santé Mentale 2005/2007 se déroule sans accroc pour la modique somme de un milliard 150 millions d’euros. Un plan qui fait frémir même les plus aguerris. Que cache le plan, et qui cache le plan ?

 

La campagne sur la dépression qui sévit actuellement sur les ondes françaises n’est pas sortie de nulle part. J’avais déjà parlé dans un précédent article de son financement par les contribuables par le biais de l’INSEP, des contradictions qui existaient entre les mises en garde du rapport parlementaire du Docteur Zarifan sur les ententes secrètes existant entre les milieux psychiatrique et pharmaceutique et la politique française dans ce domaine, mais aujourd’hui, il me semble avoir suffisamment avancé dans ma recherche d’éléments pour présenter cette campagne sous un jour plus juste.

Cette campagne est savamment orchestrée dans le cadre d’un plan psychiatrie et santé mentale 2005/2007.

Ce plan est placé sous l’égide du ministère de la Santé et d’autres acteurs moins visibles issus des milieux psychiatrique et pharmaceutique.

Roselyne Bachelot, Ministre de la Santé, a présenté un premier bilan du plan le 9 Octobre 2007 face à l’association France-dépression.

Grâce à ce qui s’est dit ce jour-là, je pense que nous allons mieux comprendre la machination à laquelle nous avons affaire.

D’abord, après avoir appris que un Français sur cinq souffrira de dépression, il est intéressant de remarquer que le bilan présente des chiffres d’un sérieux déprimant... D’après ce bilan, les personnes déprimés présentent dix fois plus de risques de suicide que la population non-déprimée.
Outre le fait que nous sommes en face d’un truisme, on oublie de nous préciser le nombre de personnes rentrant dans cette étude qui sont déjà sous l’emprise des anti-dépresseurs, ceux-ci étant comme il a été démontré depuis longtemps, de véritables catalyseurs de pensées suicidaires à la source de nombreux cas de suicides.

Alors qu’en est-il de ces anti-dépresseurs dont la campagne d’info-dépression fait la publicité avec nos deniers ? Eh bien ils sont le coeur du plan psychiatrie-santé mentale. Pourquoi ? Le bilan présenté par Madame le Ministre répond à votre légitime question.
Je cite : "Entre 1980 et 2001, la vente d’anti-dépresseurs a été multipliée par plus de 7. 

543 millions d’euros en 2001 versus 84 millions d’euros en 1980 (en euros de 2001).

Mais les données de ces dernières années montrent un ralentissement de la progression du marché des antidépresseurs."

Vous avez-là l’objectif du plan, l’objectif de la campagne sur la dépression. Les lobbies pharmaceutique et psychiatrique doivent faire remonter la consommation d’anti-dépresseurs car leur gagne-pain est en train de diminuer.

Et qui finance leur campagne de promotion ? Encore une fois, vous. Et combien coûte le plan psychiatrie-santé mentale 2005/2007 ? Plus d’un milliard cent cinquante millions d’euros attribués par le Ministère, c’est à dire par les contribuables.

Alors que ces sommes sont ahurissantes, les psychiatres continuent de se plaindre qu’ils n’ont pas de moyens, et justifient leurs échecs par une absence de moyens qui n’existe pas, qui n’a jamais existé.

Puisque vous, en tant que contribuable, financez cette campagne, vous devez absolument savoir ce que vous payez chaque année en faveur des laboratoires pharmaceutiques. Tout d’abord, pour comprendre pourquoi les antidépresseurs ne sont pas interdits en France, alors que leurs effets dévastateurs sont connus partout dans le monde, il faut connaître ce fait : les ressources de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS), dont les études occultent les dangers décriés par les experts du monde entier, proviennent pour 83% de l’industrie pharmaceutique et pour seulement 6,4% de l’État.
En 2003, le Sénat dénonçait le risque de voir les agences devenues au fil des années "les instruments dociles de ceux qui fournissent la majorité de leurs subsides alors qu’elles n’ont pas pour seule vocation de rendre un service aux industriels".

Les antidé-presseurs ont été diagnostiqué comme étant la cause nombreux suicides en France et dans le monde entier. Les dernières études ont montré que tous les tueurs en série de ces dernières années étaient sous suivis psychiatriques et consommaient les anti-dépresseurs prescrits par leurs psychiatres. Ils n’étaient pas des tueurs en série avant leur traitement. Et ce n’est pas par "manque de moyens" qu’ils le sont devenus.

Voilà ce que le contribuable paye.

Notre Ministre de la Santé : docteur en pharmacie de formation.
Madame la Défenseure des Enfants : Ancienne directrice de la communication de Servier, numéro 1 des laboratoires pharmaceutiques Français.

Bien sûr ce plan existait avant l’actuel gouvernement. En fait, les collusions entre l’industrie pharmaceutique et la psychiatrie existent depuis bien plus longtemps. Ce n’est pas par hasard que la consommation d’antidépresseurs a été mulitipliée par 7 à partir de 1980.

Les Français peuvent encore faire entendre leur voix et écrire aux instances gouvernementales pour exprimer leur mécontentement.

Avant de vous quitter, permettez-moi de vous soumettre un autre aspect du plan psychiatrie-santé mentale tel que présenté par Madame le Ministre dans son bilan (extrait du dossier de presse du Ministère). Saviez-vous qu’en 2003, en France, soixante-six mille personnes ont été internées contre leur gré, et que pour ce faire il a suffi d’une demande d’un tiers acceptée par le directeur de l’établissement psychiatrique ? Plus d’une personne toutes les dix minutes. Qui choisiront-ils la prochaine fois ?

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commentaires
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par La Taverne des poètes (IP:xxx.xx4.117.178) le 12 décembre 2007 à 10H05

Et vous pouviez citer le nom François Sarkozy (frère du président) qui travaille depuis 2001 dans le secteur pharmaceutique et qui est vice-président de BioAlliance Pharma, un poste influent...

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par MATTHEY (IP:xxx.xx7.224.57) le 12 décembre 2007 à 10H05

Des chiffres impressionnants pour nous les contribuables. Une ordonnance pour notre insécurité sociale. En plus de ces chiffres il y a les effets secondaires. Une France dégradée, une France dénaturée, une France droguée. Dénonçons ces méthodes qui un jour ou l’autre peuvent se retourner contre nous ou nos proches.

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par Fanofcine (IP:xxx.xx8.197.128) le 12 décembre 2007 à 10H19

J’ai toujours fait le lien entre crimes sauvages et prise d’anti-dépresseur. Dernièrement j’ai appris que les personnes voulant arrêter de fumer étaient mises sous ZIPAN, un anti-depresseur dont la molécule stoppait le besoin de tabac puis certains médecins ont arrêté de prescrire ce médicament sous prétexte qu’il faisait passer à l’acte... Comprenez ceci : si une personne avait des idées suicidaires, elle tentait de se suicider. On peut donc aller plus loin et se dire que si elle avait des pulsions criminelles, elle pouvait assassiner... La chimie exacerbe les pulsions refoulées et les faits et chiffres que nous donne Eric donne sacrément à réfléchir ! Comment arrêter ce fléau sponsorisé par nos plus hautes instances ????

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par mrbienetre (IP:xxx.xx2.15.44) le 18 février 2008 à 22H05

...en prennant en main notre santé Monsieur Fanofcine, et je vous assure que cela est possible. Je vais encore citer cette phrase de M. Pilzer qui est aussi le titre de son ouvrage : "la révolution du bien être est en marche et elle passe par vous".

Au plaisir.

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par andrés fortuna (IP:xxx.xx6.89.69) le 12 décembre 2007 à 12H33

J’apprècie que le débat continue sur le sujet des antidépresseurs. je ne suis pas surpris d’apprendre le rôle de la psychiatrie dans tout cela. Mais je suis choqué d’apprendre celui du ministre de la santé.C’est trahir la confiance du public et c’est tout simplement inacceptable. Maintenant ce n’est pas elle le point important. Le point important est d’examiner précisément le travail des psychiatres. Quelle est cette profession d’individus qui sont d’abord des médecins mais qui ne guérissent pas, qui "drogue" à tour de bras leurs patients, qui se livrent à quantité d’électrochocs( je sais que chaque jour ils sont pratiqués dans les hôpitaux psychiatriques en France) etc, etc... ? Il est temps me semble-t-il de regarder cela véritablement, d’ouvrir les HP et de vérifier honnêtemnt leurs "résultats", de faire des audits et de dresser un véritable bilan de cette activité.

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par gilvk (IP:xxx.xx3.87.222) le 12 décembre 2007 à 13H37

L’article d’Eric Roux reflète hélas une triste réalité. Faire consommer plus pour gagner plus d’argent. En ce moment on aggrandit ou construit de nouvelles unités psychiatriques. Un psychotrope ne peut qu’altérer la santé mentale des individus dont les plus faibles tombent dans la case inférieure qui est l’hospitalisation psychiatrique. Voilà comment se fabrique la rente pharmaceutique et psychiatrique qui n’est que la face visible de la destruction de notre société. Les êtres les plus malfaisants sont ceux qui détruisent les autres en leur faisant croire qu’ils les aident ; le résultat de ces gens ? Plus de chaos, de désordre, de détresse. Jugez par vous-même.

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(IP:xxx.xx7.213.249) le 12 décembre 2007 à 19H26

test.........................

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(IP:xxx.xx9.36.19) le 12 décembre 2007 à 14H10

C’est la déferlante néoconservatrice qui arrive en France. Les méthodes sont éprouvées aux USA. Dans certains états des questionnaires sont passés aux jeunes ado avec des questions du genre : "Avez vous déjà pensé au suicide ?" "Vous arrive t’il de vous énerver à l’encontre de vos amis ?" "Avez vous beaucoup d’amis ?"

A la sortie mauvaise réponse=prise obligatoire de coktail médicamenteux quelque soit l’avis des parents Vaut mieux pas être de nature rebelle ou très actif ou même un peu dyslexique !

Aux USA les protestataires sont des terroristes, de ce côté ci de l’atlantique ils sont fous ! La pente devient plus que visqueuse !

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par shanxia (IP:xxx.xx2.219.33) le 12 décembre 2007 à 14H55

Waou !!! ça fait mal. C’est flippant, je suis hyper choquée de voir mes pensées écrites sur internet. Oui, je suis d’accord avec vous Eric, qui sera le prochain ? Des diagnostics rapides sont fait, pour un oui ou pour un non, on vous mets sous antidépresseur, c’est d’un commun, c’est ça le danger. Savez vous que dans le milieu médicale par exemple quand une personne va se faire opéré, pour par exemple une greffe de donneur vivant, si cette personne est stressée, qui ne le serait pas d’ailleurs, on lui prescrit un antidepresseur pour éviter ce stress ou pourrait ton dire pour éviter de penser à ce challenge de sauver une vie. C’est dingue n’est-ce pas et bien c’est comme ça que les choses sont résolus le plus souvent dans les hôpitaux français et d’ailleurs peut être...

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par teddy1205 (IP:xxx.xx1.178.200) le 12 décembre 2007 à 16H52

Nous vivons dans une société qui exige de plus en plus de nous que nous soyions tous des clowns (et même des clônes) ou au minimum d’en arborer le "happy face".

Le moindre état d’âme doit être dénoncé à la police des humeurs qui a charge de veiller sur le moral de la troupe d’humains que nous sommes devenus.

Nous devrions nous en inquiéter dès maintenant.

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par manjika (IP:xxx.xx0.76.249) le 12 décembre 2007 à 18H21

Bon , je ne voulais pas reagir et puis si pourquoi pas .. Alors voilà une vision d’une professionnelle en santé mentale depuis 25 ans ..Je suis donc inf en psychiatrie adulte depuis toutes ces années et cet article m’a interressé parce que je suis contre leur plan " depression" ..il y aurait beaucoup à dire ..et je vous conseille de lire certains professionnels du psy qui s’opposent aussi à cette façon systematique de vouloir traité le trouble psy et/ou la tristesse ( referance à Jacques Alain Miller et son association de psychanalystes ). Mais je reviens à l’article : autant je suis d’accord qu’il y a trop d’antidepresseurs prescrits , autant j’aurais voulu qu’il soit precisé qu’ils sont prioritairement prescrits par les generalistes et sans precision d’utilité de psychothérapies , qu’ils le sont aussi sans durée determinée du traitement ( un anti- depresseurs doit etre prescrit pour environ 6 mois à un an apres qu’on ait constate son " bon effet" puis progressivement diminué pour etre arreté !!! ) Je travaille en CMP ( centre medico-psychologique ) et on voit bien trop de patients arrivés apres des 5 - 10 ans d’anti-depresseurs sans temps de parole proposé !!!

Je reagirais aussi au dernier paragraphe de l’article qui ferait état d’enormement d’abus d’hospitalisations ( HDT ) à la demande d’un tiers ..C’est un peu excessif d’ecrire cela ..Bien sur et hélas cela existe encore , mais pas autant qu’il est suggeré là . Le probleme de la psychiatrie publique actuelle serait plutot que puisqu’on est dans une ère d’economie excessive , on ferme des lits , on reduit le personnel et donc les hospitalisations se reduisent à quelques jours trop insuffisants pour que se créer un espace de confiance et de lien entre soignants et soignés et on laisse donc sortir des gens qui ne sont pas assez stabilisés et à qui donc on donne des pillules pour remplacer la relation therapeutique ..

bon , bin voilà en substance ma reaction , vu que je connais pas trop le site , je ne sais si je suis la seule professionnelle à avoir reagi :-)

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(IP:xxx.xx0.253.162) le 12 décembre 2007 à 19H24

Ca c’est une réaction comme on aimerait en lire plus souvent ! Pour son contenu, bien sûr, mais aussi pour l’expérience dont vous pouvez témoigner. Merci !

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par cliquez sur le lien (IP:xxx.xx6.230.200) le 13 décembre 2007 à 04H08

Madame le psychiatre qui défend sa mangeoire,

Vos pilules magiques ont rendu ma soeur débile, ont tué un de mes potes et j’ai failli y passer et j’entends sans cesse des histoires de vies foutues en l’air par vos pratiques barbares. Des milliers de vies détruites par ceux qui prétendent faire leur bonheur contre leur gré mais y voient surtout leurs petits interêts personnels.

Alors vos salades...

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par fabien (IP:xxx.xx3.112.131) le 12 décembre 2007 à 19H47

Pour avoir cotoyé l’univers de la psychiatrie l’année dernière, j’ai été témoin de pratiques douteuses et de jugements hatifs qui n’ont fait qu’augmenter ma méfiance envers cette corporation médicale.

Une fois entré dans le milieu psychiatrique, le patient est soumis au bon vouloir des médecins. Sans l’aval du psychiatre responsable, pas de sortie, pas de salut. En tant que proche d’un patient, j’ai pu voir combien la psychiatrie était défaillante quant à la communication avec la famille et l’explication des soins apportés.

Les médicaments sont donnés en grand nombre, les explications au compte goutte. La famille est mise de côté pour le traitement mais fortement culpabilisée dans la cause de la maladie, sans que, dans mon cas, un relativisme sain ne vienne tempérer ces "accusations".

Là encore, pas d’explications sur la méthode, pas non plus d’explication sur le traitement : tout est au bon vouloir du psychiatre ( le notre était jeune, savant et peu psychologue... d’autres savent certainement mieux répondre aux questions d’une famille dont on enlève un membre "parce qu’il est fou" sans lui expliquer en quoi consiste sa folie, si elle va guérir et comment) les consultations étaient laissées au bon vouloir des patients (sic) (il s’agissait d’un centre pour jeunes) dont la plupart étaient en dépression.

L’absurdité de tout cela dissimulé derrière l’autorité du psychiatre nous sautait tout de même aux yeux.

Des médicaments à foison, des soins au compte goutte, voilà mon maigre et désolant témoignage sur l’univers psychiatrique perçu par la famille....

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par Pticlair (IP:xxx.xx3.122.127) le 12 décembre 2007 à 21H16

J’ai une certitude totale sur le fait que l’on ne doive pas employer les mots : soins, thérapeutique... dans le domaine de la psychiatrie. Les résultats sont tellement inexistants (à part si l’on considère que "stabiliser" est une autre définition pour "transformation en légumes") et pourtant si bien justifiés que tout le monde n’y voit que du feu. L’Etat est en train de participer au remake de Vol au-dessus d’un nid de coucou, version biochimique. Dire que les électrochocs étaient à l’origine destinés à faciliter l’égorgement des cochons à l’abattoir. Dans quel trip diabolique en est-on arrivé pour le considérer comme un soin, il faut avoir de la merde dans les yeux, ou être très malveillant. Et je pense qu’il faut vraiment le voir en face et ne pas se dérober. L’électrochoc, le pic à glace ou la lobotomie pourtant toujours en pratique ne sont plus très à la mode, mais les pillules elles, sont la relève et à moindre coût s’il vous plait. Comment les médecins, les assurances, la sécurité sociale, l’Etat peuvent encore croire qu’une pillule peut redonner moral, fierté, intégrité, éthique, honnêteté. Réveillez-vous, on est en train de se moquer de vous et d’engranger des sommes incalculables sur votre dos, en inventant des maladies qui auraient fait ricaner les enfants en début de siècle dernier.

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par Maud (IP:xxx.xx5.154.241) le 13 décembre 2007 à 00H22

Merci pour tous ces chiffres très intéressants qui montrent qu’il y a vraiment quelque chose à faire pour changer cela ! On ne peut pas laisser des choses comme cela se passer dans notre pays qui prône la liberté...

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par moga (IP:xxx.xx4.87.164) le 13 décembre 2007 à 01H07

felicitation pour dénoncer ce que peu de gens connaissent vraiment ou peuvent observer par eux mêmes ; j’ai fait un stage en hopital psy et j’ai été effrayée de constater que les gens n’arrivent jamais dans l’état dans lequel ils sont au bout de plusieurs hospitalisations et de sur medicamentation... J’ai réalisé que cet état de "fou" ou "dangereux" est crée de l’intérieur et entretenu afin de justifier du soutien de la part du gouvernement ou autre. Mais il a fallu être à l’intérieur pour le voir et le croire ; cette campagne médiatique sur la dépression est tellement mensongère qu’il faut sensibiliser les gens à regarder la vérité et bravo Eric pour le faire. a suivre moga

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par isa93 (IP:xxx.xx9.79.170) le 13 décembre 2007 à 15H19

Merci pour tout ces commentaires de personnes qui vont bien qui ne connaissent ni la dépression ni l’anxiété. Et quand on ne va pas bien on fait comment, on se tape une bouteille de whisky. Merci de ne pas répondre par des commentaires à la con du genre "il faut se bouger", car autrement cela se voit que vous n’avez jamais été malades !!

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par mrbienetre (IP:xxx.xx2.15.44) le 18 février 2008 à 21H48

Et une dépression aïgue que j’ai contracté il y a 4 ans, ça vous suffit Isa comme "maladie" ? Ah, au fait, au risque de vous déplaire, savez-vous comment je m’en suis sorti ? EN ME BOUGEANT !!! Et je n’ai pas eus besoin d’avoir recours au whisky ! ça vous intéresse de savoir comment ou vous préférez rester malade ?

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(IP:xxx.xx9.149.180) le 13 décembre 2007 à 20H35

"de véritables catalyseurs de pensées suicidaires à la source de nombreux cas de suicides." Il est dommage qu’ici il soient mélangé tous les types d’anti-dépresseurs. En effet, certains médicaments ont un effet inhibiteur, qui font "passer à l’acte". Mais ca n’est pas le cas de tous.

Le fait de donner trop et trop facilement sans controle les anti-dépresseurs est effectivement un problème. Mais de la a les diaboliser et a diaboliser la communication faite sur la dépression !

Certes, ne le nions pas, cette communication a une intérêt pour les laboratoires. C’est un fait, on peut pas le nier. Mais il serait bien bête aussi de ne s’arrêter qu’a ca. Combien de personnes vont très mal ? combien ignore comment s’en sortir ? Combien sont même persuadé que c’est leur vie, c’est tout ? Combien ont peur des jugements (à juste titre peut-etre ?) ? Combien ont simplement peur déjà d’en parler ? Combien sont jugé par leurs proches ? Combien s’entendent dire jour après jour "bouge toi" ?

Contrairement à ce que vous semblez penser pour la plupart, cette communication ne sert pas QU’A faire du fric. Cette communication permet aux gens qui font mal d’en prendre conscience et de prendre conscience du fait qu’il y peuvent quelques choses, que ca peut changer. Ca peut permettre aux malades d’être mieu compris par leurs proches, moins jugés (et c’est très important).

Alors certes, y a des mauvais psy. Certes, y a des mauvaises pratiques. Certes, on donne parfois des anti dépresseurs sans qu’il y ai de réelles raisons. Mais est-ce que ca signifie pour autant que les personnes qui vont mal feraient mieux de rester cloitré chez eux (parce que c’est ce qui arrive quand on va très mal !), de rester mal, d’être jugé par des personnes ne comprenant pas leur mal être ?

Avant de condamner une communication, peut-etre faudrait il prendre en compte tous ces aspects. Ici, vous faites remarquer que "oh les méchants veulent vendre plus de médocs". Alors oui, ne le nions pas, les entreprises pharmaceutiques y ont evidement penser. Mais vous oubliez le positif que cela peut apporter dans la vie des personnes qui vont mal...

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par Eric Roux (IP:xxx.xx5.27.133) le 14 décembre 2007 à 00H24

Je ne pense absolument pas que les gens dépressifs doivent rester cloitrés chez eux. Par contre, il est évident que je ne vois rien de positif dans le fait de prendre des antidépresseurs qui ne sont ni plus ni moins que des drogues dangereuses pour la santé. Je ne suis pas adepte de la langue de bois. Ces "médicaments" sont tous dangereux. Bien sûr, on dit toujours que les "anciens " étaient mauvais, mais que les nouveaux sont mieux. C’est juste une technique pour continuer à faire du profit. Aucun anti-dépresseur n’a jamais guéri quelqu’un de la dépression. Et prétendre qu’ils permettent de mieux la supporter revient à dire qu’un petit fixe d’héroine peut aider à mieux supporter la vie. Sauf qu’en fait les anti-dépresseurs caussent des dégats mentaux et physiques qui sont bien plus néfastes que le fait de rester chez soi.

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par Eric Roux (IP:xxx.xx5.27.133) le 14 décembre 2007 à 00H32

Cher Monsieur, mon jugement sur la psychiatrie aurait besoin de beaucoup plus pour être révisé. Après avoir été témoin de nombreux internements abusifs, après avoir vu des personnes totalement démolies après ces internement et les chocs médicamenteux qui leur avaient été infligés, après avoir rencontré des psychiatres qui pratiquaient la sismothérapie pour guérir tout et n’importe quoi (et le jour ou j’ai rencontré ce "respectable" psychiatre qui rentrait d’Afrique après avoir administré 3000 électrochocs à des enfants sans une once de remords n’est pas le jour le plus heureux de ma vie), après beaucoup d’expériences qui m’ont permis de voir que l’exception dans la psychiatrie, ce sont les psychiatres humains (et en général ceux-ci sont eux-même en guerre contre la psychiatrie institutionnelle), je n’ai pas l’intention de modérer mon jugement, qui pour rester juste ne doit pas être modéré.

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par mrbienetre (IP:xxx.xx2.15.44) le 18 février 2008 à 21H58

Merci pour votre témoignage Eric.

J’ai moi-même étais victime d’un internement abusif et je m’en suis sorti uniquement grâce à la ténacité d’une personne de ma famille sans quoi, je me trouverai aujourd’hui soit mort soit dans le même état létargique qui était le mien en sortant du centre psychiatrique où je séjournais.

Et depuis, comme par hasard, je m’en suis sorti grâce à un "traitement" naturel !

Si vous le souhaitez je rentrerai en contact avec vous pour échanger certains points de vue et peut-être, pour travailler ensemble sur un projet, pourquoi pas...

Cordialement.

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par jacques (IP:xxx.xx4.30.163) le 13 décembre 2007 à 22H02

Même réaction que dans mon post de votre article précédent, du 3/12. Vous avez mille fois raison, en vous référant au professeur Zarifan, de dénoncer la pression de l’industrie pharmaceutique. Pour le reste votre présentation des informations financières est complètement erronée et doit être rectifiée. Je passe rapidement sur le fait que 3 anti-dépresseurs sur 5 sont prescrits par le médecin généraliste et que les psychiatres n’en sont pas corresponsables. Vous vous référez au document Premier bilan "Plan psychiatrie-Santé mentale 2005-2008", disponible sur "www.sante-jeunesse-sports.go...". Voilà ce qui y est écrit : Sur le total de 1 150 000 KF que vous rapportez 750 millions sont pour la rénovation de vieux bâtiments, ou des nouveaux, le mobilier en plus - financement de 50 % par l’état. 287 millions de crédits de fonctionnement, çàd pour payer des personnels, les dépenses pour la vie courante, etc... 188 millions pour des crédits pour des opérations permettant d’améliorer la formation des professionnels, le suivi des dossiers médicaux et les statistiques médicales. Egalement de menr une action auprès du public. Là entrent les crédits que vous pointez du doigt, programmés initialement à 7 millions d’euros pour la campagne INPES. Il n’y a donc que ces 7 millions d’euros qui concernent directement la dépression. On est loin du milliard dont vous parlez. D’ailleurs les autres dépenses, c’est des augmentations normales, dans le cadre de dispositifs qui existent depuis longtemps et qui s’appliquent à toutes les formes d’ghospitalisation, pas seulement la psychiatrie. Je rappelle quelques chiffres ( voir SAE 2004 - document poublic : - 1 051 036 patients adultes pris en charge en 2003 en ambulatoire, çàd en consultations ou en dispensaire, sans hospitalisation (seulement 597 123 en 1991) + 116 299 hospitalisés la journée + 310 000 en hospitalisation complète, plusieurs jours de suite. - pour les enfants 464 105 enfants ont été suivis au moins une fois en 2003 ( 254 679 en 1991)

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par jacques (IP:xxx.xx4.30.163) le 13 décembre 2007 à 22H24

Votre mot de la fin est proprement inacceptable. Le nombre d’internements sous la forme de l’hospitalisation à la demande d’un tiers, soit soixante six mille, n’a ABSOLUMENT rien à voir avec le plan. Il s’agit hélas de la vie de tous les jours, si j’ose dire. Ces internements, si vous ne le saviez pas, se font d’après une loi de 1838, tellement bonne qu’elle a été maintenue telle quelle sans changement jusqu’en 1990. Elle va être améliorée après évaluation - c’est le seul rapport avec le Plan, qui prévoit cette mise au point. Votre "il suffit" est touchant de naïveté ou d’ignorance. Sauf en cas d’urgence, il faut 2 certificats ( voir tout cela dans le code de la santé publique, Troisième partie - Livre II - Lutte contre les maladies mentales). Ensuite un médecin thésé doit voir le patient dès son arrivée à l’hôpital. Le lendemain matin au plus tard, il est vu par un psychiatre, qui peut décider qu’il n’est pas assez malade pour le garder contre son gré. Le malade décide alors de rester - la plupart du temps en hospitalisation libre. Quant au directeur, dont j’étais, il vérifie à l’admission que la procédure est en règle, et aussi la demande d’hospitalisation par un tiers. Dites-moi en quoi cela est scandaleux. Vous voulez que le malade reste chez lui à s’enfoncer dans sa maladie à petit feu ? A continuer à taper sur sa famille ? A s’exhiber ou crier dans la rue ? A mettre le feu à l’immeuble ? A ne pas se laver et ne pas manger ? Ou à finir par se suicider ? Quand le malade n’a pas de famille, il arrive que le directeur de garde aux urgences de l’hôpital général fait la demande et pour cela il voit le malade. C’est dommage que vous n’étiez pas à mes côtés, chaque fois que je l’ai fait. Vous réviseriez votre jugement sur la psychiatrie.

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par Eric Roux (IP:xxx.xx5.27.133) le 14 décembre 2007 à 00H34

Cher Monsieur, mon jugement sur la psychiatrie aurait besoin de beaucoup plus pour être révisé. Après avoir été témoin de nombreux internements abusifs, après avoir vu des personnes totalement démolies après ces internement et les chocs médicamenteux qui leur avaient été infligés, après avoir rencontré des psychiatres qui pratiquaient la sismothérapie pour guérir tout et n’importe quoi (et le jour ou j’ai rencontré ce "respectable" psychiatre qui rentrait d’Afrique après avoir administré 3000 électrochocs à des enfants sans une once de remords n’est pas le jour le plus heureux de ma vie), après beaucoup d’expériences qui m’ont permis de voir que l’exception dans la psychiatrie, ce sont les psychiatres humains (et en général ceux-ci sont eux-même en guerre contre la psychiatrie institutionnelle), je n’ai pas l’intention de modérer mon jugement, qui pour rester juste ne doit pas être modéré.

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par thomas7 (IP:xxx.xx4.214.4) le 14 décembre 2007 à 00H42

Monsieur Jacques, vous pouvez etre sur que mon point de vue personnel sur la psychiatrie ne changera pas et cela malgré ce que vous affirmez.j’imagine que l’auteur de ce tres bonne article connait bien le sujet !moi,j’ai vue ce qu’il se passe en H.P et cela est bien moins beau et glorieux que vos propos. electrochoques,choc d’insuline,camisole de force,gavage de psychotropes ou de somnifères ! et j’en passe. moi meme qui ai etudié la psychiatrie je me demande comment quelqu’un peut encor croire en elle ! c’est une méthode barbare et désuète qui ne vaut pas plus que celle du maitre qui casse les pattes de son chien apres lui avoir mis un cachet dans sa pattée pour que celui ci arrêtte d’aboyer.La seule vraie différence serait le chiffre d’affairs.

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par passe (IP:xxx.xx7.59.63) le 2 août 2008 à 17H33

triste petit discours propsy ;) tout ceci est faux mais c est bien de votre part de defendre le systeme qui vous nourrit

clap clap clap

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par Eeer (IP:xxx.xx3.213.11) le 14 décembre 2007 à 09H58

Je rejoins tout à fait Isa là-dessus. Ok, ne pas employer les AD à tout va, ok ne pas droguer les gens, ok tout ce que vous voulez mais qui parmi vous connaît vraiment la dépression ? Qui l’a vécue ? Qui a vécu avec l’angoisse au ventre toute la journée, l’envie de rien et la difficulté de respirer ? Votre article et vos commentaires témoignent d’une totale ignorance d’une réalité pourtant toute simple : la dépression est une malade. Et pour se soigner, il y a entre autres les médicaments. Je vous trouve bien intolérant face à des gens qui luttent tous les jours pour rester en vie...

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par Eric Roux (IP:xxx.xx5.27.133) le 15 décembre 2007 à 19H43

Le problème que vous évoquez est tronqué... Les antidépresseurs n’ont jamais soigné quelqu’un de la dépression, mais au contraire détruisent lentement ou rapidement les chances de s’en sortir. Avec des effets secondaires désastreux, connus et dénoncés dans tous les pays, avec le temps que cela prend de s’opposer au lobby pharmaceutique. Il existe beaucoup d’autres moyens d’aider quelqu’un à sortir d’une dépression. Alimentation et résolution des carences nutritionnelles, sport, changement d’environnement, résolution de conflits, vérification de toute maladie physique non détectée, et bien d’autres choses qui doivent être adaptés en fonction de la personne. Prétendre qu’il n’existe pas d’autres solutions que la dégradation par la prise d’antidépresseur est pour le moins de la paresse, voire de la malveillance.

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par COCOJOJO (IP:xxx.xx7.12.89) le 14 décembre 2007 à 19H02

encore un article très intéressant sur les anti-dépresseurs et la psychiâtrie. Pour répondre aux questions des gens qui demandent comment se sortir d’une dépression sans les "médocs" j’ai reçu des témoignages de personnes qui m’ont dit s’être sortis de la dépression grâce à un cours de gym où elles ont repris goût à la vie, trouvé des amis, ont travaillé leur corps... et également une esthéticienne qui m’a affirmé avoir libéré des gens de la dépression simplement par des UVs, en effet, les personnes se trouvant plus belles après les UVs ont repris confiance en elles, etc...il y a aussi le livre de David Servan-Schreiber "GUERIR" où il est question d’omégas 3, d’exercice régulier et surtout d’amour ! on pourrait proposer un débat où des personnes donnent des témoignages pour aller mieux mentalement avec des méthodes simples, douces et efficaces ( qui si elles ne donnent pas de miracles, en tous cas ne sont pas dangereuses comme le sont les anti-dépresseurs avec leurs batteries d’effets secondaires graves et ruineuses pour la sécu et le budget de tous les français). On devrait aussi exiger des résultats sans aucun effet secondaire nocif auprès des chercheurs en traitements de santé !

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par jacques1 (IP:xxx.xx1.222.13) le 14 décembre 2007 à 22H22

@ thomas7 - je respecte votre témoignage. Mais moi j’ai fait une autre expérience. Dans le nord est de la France, il n’y a plus qu’un hôpital psychiatrique sur 5 qui pratique les électrochocs, pour des cas très rares. Justement quand les médicaments n’agissent pas suffisament. Et avec l’accord du patient, conformément aux droits des malades.

Pour la camisole de force, j’apelle cela la contention, ou plus bêtement le patient attaché et immobilisé, je ne l’ai connu que dans les cas d’urgence, quand on ne pouvait pas faire autrement. Soit le patient qui arrive, avant qu’il ne soit sédaté (= piqure qui l’endort et le détend).

Le "ficeler" sur son lit dans la durée, je ne l’ai plus connu. Car il y a la chambre d’isolement. Pas de meubles, pas d’aspérités, murs capitonnés, pour que le patient ne se fasse pas mal en se cognant la tête. On n’y va que sur ordre du médecin.

Ceux qui crachent sur les médicaments ne se rendent pas compte que les neuroleptiques (une des 3 familles de psychotropes) ont changé la vie dans les "asiles". Avant certains malades criaient et s’agitaient toute la journée, s’automutilaient. Il fallait donc bien les immobiliser. Depuis ils sont en général libres de leur allée et venue dans le service, voire dans l’hôpital. Tout çà pour élargir le débat.

Le plus important, une minorité seulement est hospitalisée, et de ceux-ci 1 à 2 sur 5 contre leur gré pendant une certaine période (internement). Les autres sont suivis, souvent toute leur vie, en consultation, en journée. Sans ces fameux psychotropes tout cela n’existerait pas. Mais la psychiatrie française à l’honneur de faire de la psychothérapie, et de ne pas se contenter de distribuer des médicaments.

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par jacques1 (IP:xxx.xx1.222.13) le 14 décembre 2007 à 22H45

@ encore un mot sur les internements abusifs 1) il arrive à peu près une fois sur 30 à 50 que le psychiatre, spécialiste, considère que le patient amené contre son gré à l’hôpital n’a pas une pathologie qui nécessite son internement - les médecins non spécialistes qui ont établi le certificat médical se sont "trompés" ; le patient est convaincu de rester pour se faire soigner et reste. 2) en plus, une fois sur 15 même si les médecins d’avant l’hospitalisation ne se sont pas trompés, le patient, qui a réfléchi les premières heures de son "embarquement" prend conscience qu’il est malade et accepte de se faire soigner. Là aussi hospitalisation libre, comme à l’hôpital général. 3) Tous les 15 jours, le psychiatre doit confirmer qu’il doitrester interné. 4) La personne qui a demandé l’hospitalisation sous contrainte peut à tout moment revenir sur sa décision et, sauf s’il y a un danger réel, le malade peut refuser les soins et repartir (il est vrai que je ne l’ai jamais vu) 5) Outre les validations médicales déjà décrites, le patient peut écrire au juge, au président de la république. Tous les six mois, un juge passe. Tous les malades peuvent le voir et se plaindre de leur internement. A un autre moment de l’année, une commission indépendante passe de même et reçoit les doléances. Ces deux cas concernent bien sûr les patients hospitalisés longtemps. 6) Un patient pas content peut demander réparation après son élargissement devant le tribunal administratif, pour internement arbitraire. Cela arrive. Hélas, les patients paranoïaques ne reconnaissent parfois pas qu’ils sont malades et croient donc mordicus qu’il n’était pas nécessaire de les hospitaliser. 7) Enfin il peut arriver qu’un ami ne se rende pas vraiment compte de la gravité d’une pathologie, qu’il vaut mieux soigner dès son apparition, et penser à tort que l’hospitalisation forcée pouvait être évitée. Ceci dit, nul n’est parfait. Mais il y a tellement de garde-fous que si quelqun vous dit qu’il a été interné abusivement, il faut s’y reprendre à deux fois pour le croire. En général tous les hôpitaux sont pleins à craquer, et on est content de pouvoir libérer une place. Ceci n’incite pas à garder les gens plus longtemps que prévu. Au contraire il est fréquent de devoir demander à un patient volontaire pour un nouveau séjour de reporter son arrivée de quelques jours, par manque de place. Voilà la réalité.

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par jacques1 (IP:xxx.xx1.222.13) le 14 décembre 2007 à 23H04

@ gilvk - quand vous vous scandalisez qu’on construise de nouvelles unités psychiatriques, vous ne savez pas de quoi vous parlez. En dix ans on a fermé le quart des lits existants.

Résultat : aimeriez-vous être accueilli dans une chambre à 3, voire 4 lits, avec juste un lavabo (ou pire des collectifs à l’étage ?), avec une armoire pour vos effets dans le couloir ?

Accepteriez-vous qu’on vous demande de changer de chambre, car il faut répartir l’effectif en fonction du sexe et les nouveaux arrivants ne correspondent pas aux places encore libres ?

Accepteriez-vous d’être dans des services mal conçus, avec d’anciens dortoirs boxés, bruyants, carrelés ?

Quand vous avez une visite, accepteriez-vous de la recevoir dans la chambre, avec un collègue patient à vos côtés, sans chaise pour les asseoir par manque de place ? OK, là j’ai décrit des situations limites, mais pas exceptionnelles.

Par contre, quand vous arrivez dans une ambulance à 22 heures, accepteriez-vous d’attendre encore deux heures avant de dormir, le temps qu’on négocie de vous trouver provisoirement un lit dans un service où vous irez provisoirement, quitte à rejoindre votre service et l’équipe qui vous soignera dans quelques jours ?

Accepteriez-vous, alors que vous habitez à 10 kms de l’hôpital, de repartir de cet hôpital en ambulance en pleine nuit, pour aller dans un autre hôpital, à 50, voire 100 km de votre domicile, par manque temporaire de place ?

Si oui, alors vous avez raison de trouver scandaleux qu’on construise de nouvelles unités ( une fois sur deux on démolit d’ailleurs l’ancienne, trop vétuste, car datant du 19°siècle).

Si votre enfant devait être hospitalisé, vous plairait-il qu’il le soit à deux cent kilomètres de chez vous ?

Etes-vous favorable à ce qui s’est passé en Italie dans les années 60 - ce qu’admire un internaute dans le premier article - fermeture des hôpitaux psychiatriques, une partie des patients se retrouvant SDF dans les halls de gare ?

... J’ai l’impression de me faire l’avocat des malades....

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par jacques1 (IP:xxx.xx1.222.13) le 14 décembre 2007 à 23H55

@ Eric Roux - encore un mot sur la défenseure des enfants - juste pour signaler que Mme Versini à été chez Servie de 1991 à 1995 ; ensuite directrice du samu social de Paris de 1995 à 2002.

Mme Versini dans son Rapport thématique 2007 (consultable sur site gouvernemental) intitulé Adolescents en souffrance : plaidoyer pour une prise en charge".

Résumé partiel : Tentatives de suicide, consommation de psychotropes, troubles de l’alimentation et du sommeil... 15 % des 11-18 ans, soit 900 000 adolescents, sont estimés en grande souffrance. Pour 40 000 d’entre eux, cette souffrance s’exprime par une tentative de suicide, un "appel à l’aide" plus fréquent chez les filles que ches les garçons... Des dispositifs existent, mais ils sont insuffisants...18 maisons de l’adolescence à ce jour dans toute la France... Les demandes de soins en pédopsychiatrie ont augmenté de 70 % en quinze ans (28 enfants pour 1000 habitants pris en charge).

Le rapport propose un plan national pour régler la crise des centres médico-psychologiques et la pénurie des lits d’hospitalistion ; la création dans chaque département de "relais" pour l’après-hospitalisation ; l’augmentation du nombre de pédo-psychiatres".

Note : il y en a dans dix ans 40% de moins qu’il y a dix ans, si rien n’est fait.

Un autre rapport, de 2003, remarquait que les troubles mentaux sont les motifs de con sultation les plus nombreux entre 25 et 65 ans. Ils ont pu être méconnus ou non traités dans l’enfance ou l’adolescence. Or le mal-être de l’adulte et le taux important de suicides au-delà de 20 ans témoignent d’une reconnaissance et d’une prise en charge insuffisante des difficultés rencontrées en amont.

Pour les troubles mentaux, plus vite on les détecte, plus on a des chances de les soigner et de permettre à l’enfant de devenir un adulte "normal". Voilà pourquoi Mme Versini fait des propositions. Mais c’est bien sûr avant tout pour que les laboratoires vendent plus de psychotropes.

Et nos contempteurs de la psychiatrie soigneraient bien sûr ces troubles avec de la poudre de perlin-pinpin. En tout cas, ils sont contre les psychotropes, mais ils n’ont pas dit par quoi ils les remplaceraient.

Ils se trompent de cible, car il y en a, en premier plus d’internes en pédo-psychiatrie, qui dans vingt ans prescriraient moins de psychotropes, et à bon escient, et dans le cadre du service public. Mieux en tout cas que les généralistes en libéral qui feront le boulot.

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(IP:xxx.xx4.211.63) le 18 décembre 2007 à 05H30

jacques, vos explications ne tiennent pas debout ! j’ai l’impression que vous ne démentez pas vraiment mais que vous essayez de minimiser les choses. pas beaucoup d’electrochoques,peu de camisoles de forces, peu de çi de ça... ca veut dire quoi ? que ces méthodes sont bonnes et qu’elles marchent ? j’ai vue des gens sous psychotropes dans des etats presque indéfinissables ! j’ai parlé avec des gens drogué qui me disaient que la drogue les aidaient a aller mieux, a créé, a s’accepter. les 2 ou 3 fois ou j’ai parlé avec des personnes sous psychotrope (qui defendaient leurs pillules) j’avais le meme discour ! exactement la meme chose. comment pouvez vous prôner le fait que ces pillules aident en calmant ces "maladies" alors qu’il n’existe aucun test prouvant que ces maladie existent ? dailleur comment se fait il que vous n’avez aucun test prouvant vos maladies ? comment ce fait il que les choses ne vont pas mieux alors que des millions de gens sont sous psychotrope ? comment ce fait il qu’un bon nombre de criminels prennent des psychotropes et restent quand meme des criminels ? comment ce fait il qu’il y ai tant de témoiniages contre la psychiatrie ? comment ce fait il que beaucoup de gens on vécu l’enfer en H.P ? comment ce fait il que des personnes se suicident sous psychotrope ? tant de questions dont je connais deja la réponse. j’ai lu un message s’adressant à l’auteur et à nous ,qui sommes daccor avec lui "pour qui vous prenez vous ?" je n’ai pas de réponse vraiment, mais je vous retourne la question parcontre.pour qui vous prenez vous ? en prétendant aider et sauver des gens en leurs donnant des pillules en leurs faisant des electrochoques, des choc d’insuline etc. la vie est là depuis bien longtemps et personne ne vous a attendu, ni vous ni vos méthodes pour sortir du gouffre quand la vie etait dur.je rejoins l’auteur quant il dit qu’il existe d’autres méthodes et des vrais pour se sortir d’une dépression.je dirais meme plus, elles marchent !et comme vous pouvez le voire je ne suis pas le seul a confirmer ça ici.parcontre elles ne rapportent pas d’argent a qui que ce soit.

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par thomas7 (IP:xxx.xx4.211.63) le 18 décembre 2007 à 06H22

Mr Jacques, j’ai l’impression que vous essayez de minimiser les choses. peu d’éléctrochoques,peut de personnes en H.P contre leurs grés peu de çi peu de ça... cela ne veut pas dire que ce sont de bonnes méthodes. pour l’instant aucun tests physique ne prouve q’une maladie mentale existe et pourtant il y a des nouvelles (maladies) chaque années livrées avec leurs "remèdes". l’homme n’a pas attendu les psys pour sortir du gouffre quant la vie etait dur.il n’a pas attendu vos médocs pour se ressaisir non plus.comme certain l’ont dit il existe d’autres méthodes pour sortir d’une dépression ! et elles marchent contrairement aux psychotropes.

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par sery (IP:xxx.xx1.93.124) le 26 décembre 2007 à 11H51

Le sneuroleptiques ou psychotropes ne sont en HP pas administrés exclusivement administrés aux patients qui"hurlent, s’agitent ou s’automutilent)Leur prescription va vous le savez tres bien jusqu’au delit simple de facies. Sans parler du petit confort douillet du personnel soignant (lire le journal demande une concentrtaion que peu d’infirmier(e)s sont capables ausii qd un patient ne bave pas parterre comme les autres cela trouble les attentionnés soignants

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par mélodie (IP:xxx.xx4.77.12) le 14 décembre 2007 à 23H27

Bonjour, je suis tout simplement lassée quand je vois ce genre d’aticle et ce genre de commentaires...

Deja, quand on se prétend journaliste, on ne fait pas de fautes d’othographe. Ensuite, on cite ses sources. Enfin, la dépression est une maladie qui mérite d’être soignée à juste titre.

Vous semblés indignés de cette campagne, certes trop coûteuse, par contre personne ne s’indigne de voir les milliards d’euros que nous, contribuables, payons pour ces chers alcooliques, fumeurs... qui ont eux une réelle responsabilité dans les pathologies dont ils souffrent...

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par Joy1 (IP:xxx.xx9.197.240) le 28 décembre 2007 à 19H19

Eh bien il faudrait commencer par ne pas faire de fautes d’orthographe vous-même car vos réponse en est truffée .... Blague à part, heureusement que ce genre de rédacteur nous montre la triste réalité.

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par mr-bienetre (IP:xxx.xx2.15.44) le 24 février 2008 à 10H38

Chère Mélodie,

Déjà, pour commencer la dépression n’est pas une maladie mais un état de mal-être dans lequel entre l’individu, après avoir subit et très mal réagit à un événement qui va profondément le marquer et qui provoquera chez lui un choc émotionnel.

D’où le dérèglement neurologique que ce problème entraîne ; résultat : le cerveau émotionel (émotivité) n’est plus en relation et en phase avec le cerveaux cognitif (cartésien)...et les concéquences (sympthômes) sur les plans émotionnel, somatique et physiologique que cela implique.

Aussi, et afin de ne pas payer pour les autres, commencez par prendre en main votre propre santé !

d’autre part, et si vous souhaitez avoir des bonnes sources, je vous renvoie sur un site web où mon témoignage d’ancien grave dépressif figure et sur le traitement naturel que j’ai suivi pour m’en sortir.

A bon entendeur...

Pierre-David B. (phytothérapeute)

P.S : j’espère n’avoir pas fait trop de fautes !

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par jacques1 (IP:xxx.xx1.222.13) le 15 décembre 2007 à 09H11

@ manjhika - c’est comme vous le faitres qu’il faut aborder le problème. A quelles pathologies et quelle gravité mettre en oeuvre les anti-dépresseurs ? Quelles alternatives, bien sûr la psychothérapie, la réhabilitation, la cure analytique. Pour cette dernière il faut avoir du pognon.

C’est pourquoi il faut être prudent. Tout le monde n’a pas l’argent pour se payer de sa poche des séances suffisantes auprès d’un psychanalyste, voire à un moindre degré, d’une psychologue.

En malades hospitalisés, il y aussi des cas très lourds, qu’on ne peut pas "tenir" sans neuroleptiques. Vous le savez bien. Dans les unités de soins où le médecin prescrit peu, il y aussi parfois des crises de malades incontrôlés, avec des agressions du personnel. Bref un tas de situations que nos critiques ignorent, et qui devraient moduler leurs jugements à l’emporte pièce.

Les critiqueurs devraient aussi savoir que le marché est à partager, et que certains discours de psychanalystes sont dans les faits dirigés contre la concurrence. Il y a aussi des échecs en psychanalyse.

Il y a aussi des psychologues qui ont une bonne rente avec certains patients. Bref il n’y a pas des anges d’un côté et des démons de l’autre. Les bons psychologues, psychanalystes, et autres thérapeutes et les mauvais psychiatres.

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par jacques1 (IP:xxx.xx1.222.13) le 15 décembre 2007 à 09H14

@ manjhika - c’est comme vous le faitres qu’il faut aborder le problme. A quelles pathologies et quelle gravit mettre en oeuvre les anti-dpresseurs ? Quelles alternatives, bien sr la psychothrapie, la rhabilitation, la cure analytique. Pour cette dernire il faut avoir du pognon.

C’est pourquoi il faut tre prudent. Tout le monde n’a pas l’argent pour se payer de sa poche des sances suffisantes auprs d’un psychanalyste, voire un moindre degr, d’une psychologue.

En malades hospitaliss, il y aussi des cas trs lourds, qu’on ne peut pas "tenir" sans neuroleptiques. Vous le savez bien. Dans les units de soins o le mdecin prescrit peu, il y aussi parfois des crises de malades incontrls, avec des agressions du personnel. Bref un tas de situations que nos critiques ignorent, et qui devraient moduler leurs jugements l’emporte pice.

Les critiqueurs devraient aussi savoir que le march est partager, et que certains discours de psychanalystes sont dans les faits dirigs contre la concurrence. Il y a aussi des checs en psychanalyse. Il y a aussi des psychologues ( et autyres thrapeutes) qui ont une bonne rente avec certains patients. Bref il n’y a pas des anges d’un côté et des démons de l’autre.

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par jacques1 (IP:xxx.xx1.222.13) le 15 décembre 2007 à 09H46

@ andrés fortuna - vous demandez la transparence de ce qui se fait dans les établissements.

Dans les articles professionnels, sur des sites de psychiatres ou de psychologues, facilement accessibles, il y a déjà de l’information.

Pour chaque établissement, il y a eu des audits de réalisés par une commission extérieure. Vous trouverez celui de l’établissement le plus proche de chez vous en allant sur www.has-sante.fr, puis, dans la rubrique Grand public, dans "Certification des établissements de santé". dans les autres rubriques, il y aussi des pages concernant les bonnes pratiques médicales.

Vous avez aussi les statistiques d’activité annuelle des établissements. C’est technique, mais précis. Il faut demander "SAE-2003" ou "SAE-2004", etc, sur le site sante.gouv.fr - rubrique "Etudes recherches et statistiques".

Après cela, j’espère que vous nuancerez vos propos.

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par jacques1 (IP:xxx.xx1.222.13) le 15 décembre 2007 à 09H59

@ Eric Roux - dernière intervention et je pars chez mes enfants

Vous écriviez le 6/12 à 00H 13 : "la psychiatrie s’est octroyé au fil des siècles un monopole de la "guérison mentale"".

Je suis obligé de donner 3 précisions.

1)"au fil des siècles" - L’émergence de la discipline date de 1789 - élargissement libératoire des fous dans des hôpitaux parisiens - et le terme lui-même date de 1810. C’est donc très récent et nous avons à peine deux siècles derrière nous.

2) la psychiatrie ne prétend pas avoir le monopole. Un psychologue ne se reconnaït pas psychiatre - voir leur statut dans la fonction publique - définition du métier - autonomes, ils collaborent avec le psychiatre.

3) les psychanalystes s’occupent aussi de cette maladie. Pour l’être il faut avoir fait une cure analytique auprès d’un psychanalyste. On peut donc être psychanalyste sans être médecin. Et on peut être médecin non psychiatre, par exemple généraliste et psychanalyste.

4) autant que je sache, ni le psychiatre, ni le psychologue, ni le psychanalyste ne parlent jamais de "guérir". Mais de soins et de prise en charge. Ce n’est pas innocent. On soulage, fait acceoter, plus souvent qu’on ne guérit.

Toutes ces précisions pour les internautes sérieux, qui ne se contentent pas d’à peu près sur un sujet aussi sensible et douloureux pour les patients et leur entourage.

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par Eric Roux (IP:xxx.xx5.27.133) le 15 décembre 2007 à 10H29

Effectivement deux siècles. Effectivement deux siècles sans aucune guérison. Des fonds dépassants tout ce qui se fait dans le domaine. Une manière d’accompagner historiquement indéfendanble. Les immobilisations forcées pendant des mois. Les trempages dans l’eau glacée, la lobotomie (faite au pic à glace dans les années 50, afin de soigner parfois les migraines !!!). Les chocs à l’insuline, les électrochocs encore largement utilisés, l’utilisation de drogues psychotropes pour "accompagner" les "malades", sauf que nombre d’entre eux le sont devenus après les traitements. Je n’ai pas de complaisance à cet égard.

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par enola (IP:xxx.xx0.165.206) le 16 décembre 2007 à 20H58

Mais franchement vous vous prenez pour qui ??? Savez vous au moins ce qu’est la dépression ??? Je ne crois pas au vu des propos que vous tenez. Moi qui suis personnellement dépressive depuis deux ans alors que je n’ai que 20 ans, j’ai été très touchée de voir ce spot télé. Il est très bien fait et reflète très bien la société d’aujourd hui et ce que vive les dépressifs. Il est couteux certes mais pas plus que les spot préventifs contre sida, alcool, cigarettes ou autres... alors svp arrêter d’avoir d’aussi petites pensées étriqués, ne parler pas d’un sujet dont vous ne comprenez même pas la partie immergée de l’ice berg. En tout cas vos propos me conforte dans l’idée que le français moyen est vraiment très con et ne voit plus loin que le bout de son nez !!! Une jeune fille qui a vécu des choses qui n’auraient jamais du arrivé !!! d’ailleur dans beaucoup de cas, c’est la société qui est responsable des dépression tellement elle est pourri

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par offsgot (IP:xxx.xx3.128.6) le 21 décembre 2007 à 18H59

Sache enola que je soutiens ton commentaire, certaines personnes qui sont probablement mieux dotées en terme de capacités émotionelles que les autres (mais ont un défaut d’empathie) pensent tout connaitre à partir de savoirs dogmatiques. Bon courage à toi pour ta dépression, et ne t’inquiète pas les antidépresseurs ne te feront pas de mal au cerveau.

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par Eric Roux (IP:xxx.xx1.45.127) le 21 décembre 2007 à 22H08

Demandez à ce que l’on ne drogue pas les gens et que l’on ne les "soigne" pas en les détruisant ne dénote pas un "manque d’empathie", mais une réelle attention envers les gens dépressifs. Les dealers manquent d’empathie, ça oui !

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par passe (IP:xxx.xx7.59.63) le 2 août 2008 à 17H57

lolllllllllllllllllllllll

vs auriez du signer : " 1 jeune fille qui a manqué l ecole "

j espere que vs ne pensez pas comme vous ecrivez :)

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par jacques1 (IP:xxx.xx3.180.244) le 17 décembre 2007 à 12H25

@ eric roux @ enola - comme enola vous le suggère après moi, vous n’avez pas une juste idée de ce qu’est la maladie mentale. Ce n’est pas la faute aux médecins.

J’ai une position médiane et je pense qu’il y a à la fois un fond biologique (il y a des paathologies héréditaires dans certaines familles) et l’histoire personnelle de la personne (petite enfance, notamment relation mère-enfant, environnement familial et social défavorable). Il y a donc un terrain et un déclenchement.

Ensuite il ne faut pas mettre tout dans le même sac. Je ne suis pas médecin, mais on ne peut pass parler pareil de la dépression, ou de la schizophrénie, de la bouffée délirante, des psychopathes. Quant à l’histoire, nous devrions être fiers.

Le sort des malades enfermés s’est brusquement amélioré après la révolution. Il est vrai que la suite est plus mitigée : la loi de 1838 est un sacré garde-fou juridique, le fou est reconnu comme un malade et si on l’enferme, c’est dans le but de le soigner. Avec des méthodes plus ou moins musclées.

Vous devriez prendre connaissance de ce qui s’est passé après la seconde guerre mondiale. Pendant la guerre des milliers de malades sont morts de faim dans les hôpitaux psychiatriques. Cela a scandalisé quelques grands psychiatres, qui éteient aussi souvent communistes et résistants. Après la guerre ils se sont battus pour qu’on soigne autrement les malades. Dans sa forme extrême, c’est l’anti-psychiatrie (il faut laisser au fou vivre sa folie), dans sa forme modérée, c’est la psychothérapie, l’idée qu’il faut que le séjour à l’hôpital doit être de la plus courte durée possible, qu’il faut permettre au malade de vivre "dehors", en continuant à l’accompagner.

A titre d’exemple, allez sur l’excellent site "www.ch-rouffach.fr", dans le haut-rhin. Il y avait 1600 malades dans les années 60, contrre 700 aujourd’hui. La manière dont sont assurés les soins est bien expliquée. Les 900 malades qui vivent actuellement "dehors", probablement que des internautes en ont rencontré, et en ont conclu qu’ils ont été démolis par les psychiatres. Mais sans les psychotropes de la classe des neuroleptiques, ils resteraient enfermés toute leur vie, car ils ne pourraient avoir l’autonomie qu’ils ont. Je recommande aussi le site du service de psychiatrie pour les détenus alsaciens, à Strasbourg : adresse = ch-epsan.fr. Vous changerez peut-être votre regard sur la psychiatrie.

Rien n’y est parfait, et vous dénoncez avec raison des excés. Mais il faut remettre les choses à leur place, et ce qui a été fait pour les patients dans les années 70 et 80 est à l’honneur de la France.

Malheureusement, pour diverses raisons, en grande partie évoquées dans mes interventions à propos de votre article, les choses stagnent et même régressent : moins d’argent pour la psychiatrie, moins de psychiatres, moins de psychiatres psychothérapeutes. C’est pour cela que je suis intervenu un peu brutalement. A ne pas voir tous les aspects de la question, on ne fait pas de tort aux psychiatres, mais aux patients. Surtout les plus défavorisés, qui bénéficient d’un service public gratuit.

Comme vous le voyez, la pratique médicale a beaucoup évolué ces cinquante dernière années - grâce à la volonté de psychiatres issus de la résistance et aux neuroleptiques. Vous ne devez donc pas rester sur des pratiques "négatives" qui n’ont pratiquement plus court.

S’agissant de la dépression, c’est comme un puits dans lequel on s’enfonce. Plus vite on en ressort, en acceptant de se faire soigner rapidement, plus rapide est la guérison (oui, là on guérit, avec des risques de rechute si on y est disposé biologiquement). Si on a un emploi, l’arrêt de travail est moins long, eet c’est mieux vis à vis de l’employeur. Lire votre position sur les psychotropes n’incite donc pas à voir un médecin rapidement, aggrave la maladie, nécessite un traitement plus fort, plus couteux, plus long. C’est tout bénéfice pour l’industrie pharmaceutique.

NB : les labos Servier ne sont pas présents à mon sens dans les psychotropes (seuls 6 % du chiffre d’affaires dans le "système nerveux central" - je ne suis pas allé voir quel type de médicament). Voir leur site. Ceci dit ils ne sont pas nets sur un certains nombre de points. Mais Mme Versini a aussi pu les quitter parce qu’elle n’était pas d’accord avec. On ne le saura pas, mais il fallait en parler.

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par sery (IP:xxx.xx1.93.124) le 26 décembre 2007 à 12H55

Bonjour, les deux sites internet d’HP que vous mentionnez sont l’un introuvable et l’autre visiblement d’acces restreint.EEncore un bel exemple de transparence Les progres en matiere de medicalisation des troubles mentaux sont en effet notables.Il n’en est pas de meme de l’image, la perceprion de ces troubles par le corps social qui va régressant Les patients non hospitalises (tt comme d’ailleurs certains qui le sont) ne sont ni A. PERKINS, ni H.LEKTOR et ne s’amusent pas à distribuer des bonbons aux sorties d’ecole en impermeable Comme ltend a le croire une grande partie de l’opinion.Leur bonne reinsertion sociale passe par une information large, et realiste de leur situation aupres du grand public Ce a quoi votre profession ne contribue pas, loin de la, trop contente de garder ce creneau, ce segment (reposant sur la terreur de l’inconnu)qui depasse pourtant largement ses competences et ses prerogatives Sentiments distingues

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par jacques1 (IP:xxx.xx3.180.244) le 17 décembre 2007 à 13H30

@ eric roux - ma femme me signale l’article et les commentaires sur le non-lieu dans l’affaire du double meurtre de Pau et les carences de la psychiatries". Sur le site du journal Le Monde.

On y trouvera des informations et des appréciations complémentaires aux miennes. Sauf exception, elles ne contredisent pas mes positions.

Le noeud de la question, c’est bien l’insuffisance de financement, le désintérêt de l’opinion publique, les excès des psychiatres et psychanalystes partisans de l’anti-psychiatrie.

Encore une fois, ce n’est pas pour cela que tous les psychiatres sont excellents ou des anges. On voit aussi qu’il n’y a, du point de vue des patients, que des cas particuliers. A des témoignages, ici, sur les médicaments qui assomment et réduisent en légume, on en rencontre d’autres où seul le médicament - intelligement administré - a permis une amélioration/"guérison".

Donc sur un tel sujet, prudence prudence, et évitons les généralisations. Bien à vous.

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par Elo (IP:xxx.xx5.120.61) le 17 décembre 2007 à 13H43

Il ne suffit pas de répéter que les anti-dépresseurs ne sont pas dangereux pour en faire une vérité. Quant aux données sur la psychiatrie, cette vidéo sur Daily Motion est édifiante : http://www.dailymotion.com/video/x3...

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par offsgot (IP:xxx.xx6.194.230) le 22 décembre 2007 à 13H51

C’est assez drôle de voir que c’est la scientologie qui fustige les pratiques de manipulations... En tout cas ce reportage est un ramassi d’amalgames nuisibles même si ce n’est pas faux. Il est assez simple de faire de la désinformation en utilisant des bouts de vérité, c’est bien connu dans le monde de la communication, ça s’appel de la mise en scène. Tiens, çe ne serait pas justement une forme de manipulation ?

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par jacques1 (IP:xxx.xx4.152.224) le 18 décembre 2007 à 12H12

@ eric roux-cocojojo-thomas7 - la difficulté vient de ce que nous ne parlons pas de la même chose, il y a un grand éventail dans les dépressions et dans les autres maladies mentales.

Entre la dépression légère et la dépression sévère, c’est le jour et la nuit. Je vous invite à lire, même si c’est hard, les "Recommandations aux médecins généralistes recevant en consultation une personne dépressive". Le document est téléchargeable sur "www.has-sante.fr", puis la rubrique Professionnel de santé/Recommandations professionnelles. Tapez "épisode dépressif". Vous lires en page 6 : "En cas d’épisode dépressif léger, une psychothérapie est proposée en première intention ...sinon les antidépresseurs peuvent être proposés".

Donc ok pour tous les témoignages de personnes qui s’en sortent à ce stade. Mais une dépression sévère, la maladie elle-même c’est qu’on n’a plus le ressort, l’énergie pour s’en sortir. Donc nos différents points de vue ne sont pas opposés.

Il y a une large variété de maladies mentales. Voir sur Wikipedia les articles "neuroleptiques - psychose - schizophrénie". D’abord ne pas confondre psychose et névrose. Nous avons beaucoup un plus ou moins grand symptôme névrotique. Nous vivons avec ou pouvons le soigner chez le psychologue ou le psychiatre, ou tout autre thérapeute.

Les schizophrénies (1,2 % de la population !) - je cite maintenant Wikipedia - "sont des pathologies psychiatriques d’évolution chronique"..."Les accès aigus (de la schizophrénie dysthymique) ont la particularité d’être accompagnés de symptômes dépressifs, avec risque suicidaire". Il est probable que vous ayez rencontré des personnes affectées de cette maladie.

Je continue mes citations : " Les neuroleptiques ... ne guérissent pas la maladie, ils contribuent à la soigner, et en atténuent quelques symptômes. Le traitement est un processus long et difficile". Fin de citation. Remarque : "traitement", pas guérison.

Dans l’absolu, on peut réver d’accompagnements complémentaires à cas malades, autres que chimiques. Mais notre société occidentale n’a pas les moyens ni la capacité, à la différence des sociétés africaines traditionnelles (voir la fin de l’article de W sur la schizophrénie). Dès lors un médecin, de ville ou d’hôpital, qui peut être tenu pour responsable en cas d’échec et de suicide de son patient, il va bien falloir qu’il prescrive.

Encore une suggestion : sur le site canadien, d’excellents documents à destination du public, par exemple pour une famille ayant un schizophrène parmi ses membres". Adresse : "www.phac-aspc.gc.ca".

J’espère que ces liens vous aideront à mieux comprendre les différentes facettes de la maladie mentale. Dont on n’a pas de tests, mais des "preuves" par les symptômes. Qu’après avoir lu tout cela, vous persistiez à croire qu’il y a des solutions alternatives, plus douces, que les labos profitent de ces maladies, pourquoi pas, mais aux marges.

Le vrai problème, c’est la place faite au malade mental dans notre société, et l’argent consacré à ce service public. Qu’il est inconscient de dénigrer, car vous faites le jeu des politiques qui trouvent qu’on en fait déjà de trop. Alors que c’est encore un des seuls services absolument gratuit, et qu’il s’adresse en priorité à toute la population défavorisée, qui ne peuvent se payer un psychologue ou un psychanalyste, voire un excellent pyschiatre pratiquant alors le dépassement d’honoraires.

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par jacques1 (IP:xxx.xx4.152.224) le 18 décembre 2007 à 12H32

insulinothérapie sur internet On lit par exemple : "www.serpsy.org/piste_recherc... " : "L’insulinothérapie...est aujourd’hui abandonnée... ce traitement...a été aisément remplacé par les médicaments neuroleptiques".

Sur "www.atoute.org/n/forum/showt... - 115k" - sur ce forum, témoignages émouvants par malades ou leurs parents.

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par sery (IP:xxx.xx1.93.124) le 26 décembre 2007 à 13H24

Service public (facon de parler) mais GRATUIT Quand on se fait amener la clientele par la police il ne manquerait que vous rackettiez le patient Sentiments distingues

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par jacques1 (IP:xxx.xx4.152.224) le 18 décembre 2007 à 18H47

à ceux qui veulent en savoir plus, des documents validés au niveau national, résumant l’état de l’art en la matière.

Pour la dépression : " Prise en charge des complications évolutives d’un épisode dépressif caractérisé de l’adulte" sur "HAS-sante.fr", rubrique Recommandations professionnelles/Santé mentale.

Pour les médicaments : sur le site de l’"afssaps.sante.fr" - taper "antidépresseurs" et vous avez accès à deux dossiers PDF très documentés sur la dépression et les anti-dépresseurs. Ils confirment par des experts mon point de vue. On pourra toujours douter de l’indépendance de ces experts, dont les noms figurent en fin de document.

Chacun se fera une raison. La majorité j’espère, pour ne plus prendre pour argent comptant certaines affirmations irresponsables de sites contre la psychiatrie (qui disent ce qu’il ne faut pas faire, mais sans conseiller sur ce qu’il faut faire - dans le cas de dépressions sévères bien entendu).

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par thomas7 (IP:xxx.xx4.211.63) le 19 décembre 2007 à 06H09

jacques, nous parlons de faits ici ! d’electrochoques ,de chocs a l’insulline ,de gavages de psychotropes, de camisoles de force !de lobotomise faites a l’aide de pics a glace ! je ne vais pas une fois de plus vous citer tout ce qui a ete dit et vue. vous parlez de livres, des differents niveaux de dépressions de liens pour s’informer etc.nous,nous parlons de faits !des faits que nous avons vues. vous pensez etre le seul a connaitre la psychologie et la psychiatrie ? et bien je vous rassure monsieur j’ai longtemps etudié ces sujets et rencontrer des personnes "malades" comme vous dites et je ne suis pas le seul ici. SVP si vous me repondez donnez des arguments valables sur ces traitements dont tout les temoins ont parlé (moi inclus).

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par mrbienetre (IP:xxx.xx2.15.44) le 12 février 2008 à 07H49

Ayant était frappé par la dépression sévère, ou aïgue, je veux bien vous conseiller et vous dire ce qu’il ne faut pas faire mais également se qu’il convient de faire pour s’en sortir... Je pense être quand même bien placé pour cela ! Aussi, si vous en faites la demande, je vous expliquerai le type de traitement que j’ai suivi et sachez déjà qu’il s’agit bel et bien d’un traitement naturel. J’envisage de toute façon de faire part de mon parcours et de laisser mon témoignage sur ce site. Amitié.

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par jacques1 (IP:xxx.xx9.164.50) le 19 décembre 2007 à 13H55

@ thomas7 - je ne voulais pas continuer à monopoliser le débat, mais puisque vous me relancez, j’y répond volontiers.

Je répète : tout le monde il n’est pas gentil, et il y a de mauvais psychiatres ; il y en a surtout eu et ils avaient beaucoup les main-libres jusqu’en 1958, où ils étaient médecin-directeur ; et jusqu’en 1968, où ils ont perdu leur statut spécial, qui les rendaient intouchables.

Comme pour mon premier point, on n’y comprend rien si on ne se place pas d’un point de vue historique. La lobotomie, l’insulinothérapie et les électro-chocs étaient un moment donné les seuls moyens dont ont disposait vis à vis de certaines formes de la maladie.

Comme dit, tout a changé avec l’apparition des premiers neuroleptiques (découverte française de Laborit en 1950). Les malades violents et contenus (camisole de force) pouvaient désormais être "calmés", quitte à ce qu’une partie se transforme en "légumes".

De nouveaux neuroleptiques et le développement de la psychothérapie (relation au malde par la parole et des actions qu’on fait avec lui - sport, ergothérapie...) ont permis de progresser. Mais pas en un seul jour. N’oublions pas qu’un vieux médecin ne renonçait pas immédiatement à des formes de soins qu’il pratiquait plus jeune.

Donc, oui, il y a eu une période qui vous semble scandaleuse. Mais on ne pouvait faire autrement. Je vous rappelle qu’après les milliers de malades morts de faim entre 39 et 44, avec les trente glorieuses, tout ce que voulait la population, c’est qu’on expédie le fou à l’hôpital et qu’on ne le revoie plus. D’où le surrencombrement. Dans beaucoup d’hôpitaux, on mettait des matelas dans les couloirs la nuit, pour que tout le monde puisse s’allonger pour dormir. Et il y avait des dortoirs collectifs, jusqu’à 15 malades. Avec un seul infirmier - en général un homme costaud pas vraiment formé à la subtilité de la maladie mentale - il apprenait sur le tas - pour assurer la surveillance. Dans cette situation, que croyez-vous qu’on faisait quand un malade devenait incontrôlable ?

Ces pratiques se sont résorbées. Il y a eu des retards, en particulier dans les hôpitaux très éloignés des villes, où on était infirmier de père en fils. Et c’est exact qu’on couvrait systématiquement la maltraitance, surtout des malades chroniques, présents à vie.

Moi je plaide pour la situation actuelle. Elle n’a jamais été meilleure qu’il y a cinq-dix ans. Mais depuis il y a un risque de régression. Le rapport soignants/soignés diminue insidieusement. Une part des patients hospitalisés sont de nouveau plus violents qu’il y a vingt ans. Parce que la société l’est plus, notamment des jeunes sans éducation valable et sans repères, qui s’étaient drogués et qui développent une schizophrénie. Et les infirmiers sont moins longtemps formés à la psychiatrie, d’où plus d"erreurs" avec les malades, qui font monter la tension dans les services.

Egalemen parce que comme les places manquent en hospitalisation, les malades ne reviennent qu’en cas de crise grave (voir l’affaire de Pau), alors qu’il y a dix ans certains revenaient volontairement en sentant les choses se dérégler. Vous avez donc tous les jours 3,4 malades nouveaux qui arrivent dans une unité de 20-25 lits et dont il faut s’occuper intensément. Alors que dans les années 70, vous aviez un tiers des malades présents qui étaient en fin de séjour, plus quelques alcooliques qui restaient deux à trois mois et qui rendaient bien des services.

Donc si vous témoignez de constats récents, je ne peux que vous suivre. Je persiste à penser que c’est l’exception et que nous avons toujours un des meilleurs services publics du monde en la matière.

Encore une fois, vous pouvez actuellement rencontrer des grands malades dehors, qui vous paraissent avoir été démolis, mais que vous n’auriez pas vu il y a vingt-trente ans, car leur vie, c’était en institution.

N’oublions pas que chaque malade mental est un individu, avec sa maladie, combinaison de plusieurs facteurs. Tout psychiatre vous dira qu’il n’y a pas de progrès dans la diminution de la maladie. Les psychotropes calment l’état de crise, ils ne guérissent pas, la rechute est possible dans la plupart des cas. Voilà pourquoi le Plan que critique ER prévoit de relancer un peu la recherche en santé mentale.

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par thomas7 (IP:xxx.xx4.211.63) le 20 décembre 2007 à 05H27

merci jacques d’avoir ete plus clair. parlons donc du present et concrètement. pourquoi parlez vous des electrochoques au passé ?cela ce fait encor aujourd’hui. pourquoi les maladies psychosomatiques (acompagnées de leurs pillules) augmentent chaque année ? pourquoi un pays comme l’Italie est un model pour l’O.M.S alors qu’il n’y a pas d’H.P la bas ? sans parler que la psychiatrie et la psychologie sont bien moins présentes que chez nous. encor une fois, pourquoi tant de témoiniages contre les antidépresseus ou les H.P ? vous dites que les psys ne sont pas tous bon ! et bien vue le nombre de témoiniages, il doit y en avoir un sacré paquet de mauvais. vous admetez que les techniques psychiatriques du passé ont pu etre mauvaises.je pense que quant les bases sont mauvaises la suite ne risque pas d’etre bonne. vous avez aussi justifié la prise de psychotropes pour certaine personne qui ne peuvent pas s’habiller, manger et vivre .je vous trouve unpeu démago sur le coup. premièrement parceque beaucoup de personnes n’etant pas dans cet état critique en prennent quand meme (c’est dailleur ces personnes là qui font ce si gros chiffre d’affairs). deuxièmement parceque vous (psychiatres) ditent qu’un milliard de personnes seraient susceptibles d’avoir une maladie psychosomatique donc, susceptibles de prendre des psychotropes.et cela m’etonnerai beaucoup qu’un milliard de personnes ne soient pas capables de manger. troisièmement, j’ai vue des hommes et des femmes extremement déprimés par une séparation ou pire,la mort d’un proche et rester déprimer pendant des années en prenant des psychotropes tout les jours.j’ai aussi vue des gens faire l’experience des choses les plus atroces ! (je n’oserai meme pas ecrire les exemples ici) et pourtant ces gens ont réussi à surmonter ces obstacles sans prendre UN cachet et ils réussissent tres bien dans la vie. combien de personnes (avec de tres lourds problèmes) consultent un psy et se mettent au cachets pendant plusieurs années sans que les problemes ne disparaissent ? et combien de personnes décident d’affronter tout ça, de se battres et d’y arriver ? la vie est la vie et tout ce qu’elle inclut. aucun de vos traitements chimiques ne l’aidera a mieux se passer, au contraire.si pour vous,il est bon de prendre une substance chimique pour oublier les soucis quelques heures, pour etre heureux quelques heures,pour planner quelques heures et retomber juste apres (tout le monde connait la suite) et bien cher monsieur, pourquoi ne pas reccomander de la drogue ? si ce n’est pas ce que vous faites deja avec ces pilules miracle.

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par jacques1 (IP:xxx.xx1.92.98) le 20 décembre 2007 à 13H53

@ thomas7_ nous nous rapprochons_ Je ne suis pas médecin, mais j’étais directeur ou directeur adjoint en hôpital psychiatrique (4 établissements successifs), pendant 30 ans. Vous avez raison de pointer des personnes qui prennent des médicaments pendant longtemps, sans que çà n’améliore. Je dirai qu’un psychiatre honnête aurait dû dire à ce patient, va trouver un autre, avec moi la relation ne marche pas. Ou alors il y avait autre chose qu’une dépression classique. C’est encore plus anormal de la part d’un généraliste. Mais là il y a des personnes qui ne veulent pas entrer dans la catégorie des malades mentaux. Vous avez raison aussi, il y en a qui s’en sortent autrement, par leurs amis, ou leur foi, ou leur volonté de vivre.

Que nous consommions en France beaucoup plus de psychotropes que dans les autres pays, OK. Je pense qu’il y a une corresponsabilité du médecin qui prescrit et du patient qui demande. Effectivement, pourquoi pas une campagne de santé publique pour diminuer cette consommation ? Là je suis d’accord avec vous, il y a collusion entre les autorités, qui laissent courir et les médecins.

Je ne suis juste pas d’accord avec vous sur l’Italie. Vous devriez y voir de plus prêt. On doit trouver des articles sur le net, par exemple au mot antipsychiatrie, pour la France ; mot complémentaire "italie". Le mouvement était très généreux, sortir les malades de leur enfermement. Avec une solution beaucoup plus radicale qu’en France. On ferme l’hopital.

Il faudrait faire le bilan, et rectifier. Peut-etre que les Italiens en sont revenus partiellement, ce qui leur vaudrait la bonne appréciation de l’OMS. Beaucoup dépend de la tolérance de la population d’accueil. J’ai participé à cette sortie de malades. Les premiers étaient tous contents. Les derniers, il fallait les pousser dehors, et en tout cas les suivre à l’extérieur en permanence, toute leur vie. Où est le bon équilibre ?

Une partie des SDF a des problèmes psychiatriques. Sont-ils mieux comme ils sont, dans la rue ? Il y a cent ans, ils auraient passé toute leur vie à l’hôpital (avec du plus et du moins - un minimum de groupe social stable où ils étaient quelqun - mais le travail obligatoire).

Votre intervention a le mérite de montrer, y compris à moi, que tout n’est pas définitivement réglé, qu’il y a des catégories de malades à vie dont la société ne s’occupe pas correctement (certains se retrouvent aussi en prison). Bien à vous.

NB _ voir à UNAFAM.org _= association de parents de malades. Chaque année il y a une semaine de la santé mentale. on peut y rencontrer des professionnels de la santé mentale (pas que des psychiatres),, c’est ouvert à tout public et dans beaucoup de lieux, pour informer et dédramatiser En 2008, du 17 au 23 mars.

Le thème " Malades psychiques et isolement". Nous sommes en plein dans nos préoccupations.

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par thomas7 (IP:xxx.xx4.211.63) le 22 décembre 2007 à 05H49

Jacques, j’ai vue bien plus de personnes heureuses en sortant d’un H.P que le contraire.j’ai vue des parents pleurer de chagrin voyant leurs enfants internés sans pouvoir y faire quelque chose légalement.j’ai vue des gens normaux etre mis en H.P de force et en ressortir comme des légumes. mais passons sur les H.P. notre point de vue diffère sur l’aide que peuvent apporter ces medicaments.vous pensez que bien préscrit, les résultats sont positif.je pense que ces médicaments ne marchent tout simplement pas.certainement parceque je ne vois pas l’homme comme vous le voyez. j’ai etudié la psychologie et ces fondements (comme vous j’imagine). malgré les nombreux sujets que j’ai etudié dans ma vie, je n’en ai jamais vue un avec autant d’incertitudes, avec autant de subjéctivité, avec autant de théories non prouvées et avec un regard si triste et mauvais sur l’homme. c’est un sujet fort en théorie, en théorie seulement. dailleur les examens en psycho sont simplement théoriques. on ne demande pas a un etudiant en psychologie de soigner quelqu’un, d’aider quelqu’un, d’aider quelqu’un "psychologiquement".c’est pourtant le futur rôle de ces étudiants.c’est étrange vous ne trouvez pas ? je veux dire, un boulanger doit savoir faire du pain avant d’etre boulanger ! un musicien doit etre capable de jouer d’un instrument avant d’etre musicien ! un généraliste doit etre capable de soigner quelqu’un avant d’etre généraliste ! cela va de soi ! pareil avec tout les autres metiers du monde ! sauf celui là. etre capable de citer par coeur les théories de Wundt, de Ribot, de freud etc... ne guérira et n’aidera jamais personne (sans parler du fait que ces personnes n’ont jamais aidé ou guéri qui que ce soit).personne n’apprendra jamais a etre musicien en étudiant l’oeuvre de Mozart ! et je ne compare à aucun instant mozart avec ces gens là etant donné que lui a reelement aidé et aide toujours les gens aujourd’hui grâce à la beautée de son oeuvre et à l’immensitée de son génie musical qui traverse et qui traversera les âges.quand j’ai étudié la psychologie une des première chose qui m’ai sauté aux yeux est la définition meme du terme psychologie "l’étude de l’âme" ces mots là ne vont pas du tout avec cette "science" etant donné qu’en psychologie l’homme est un corp avec un cerveau, l’homme (pour eux) n’est pas une âme ou n’a pas d’âme ! la psychiatrie existe maintenant depuis plus de 200 ans et aucun vrais résultats !toujours de nouveaux traitements qui amènent d’autre traitements qui ne marchent pas.cela part de la lobotomie préfrontal (qui consiste a planter deux pics a glace dans le cerveau d’une personne et de les bouger de gauche a droite) jusqu’a la prise de psychotropes d’aujourd’hui (qui consite a creer une réaction chimique dans le cerveau).biensur cela parrait moin barbare, il n’empeche que cela affecte le cerveau chimiquement.dailleur cela m’amène a une nouvelle question.si la psychiatrie est capable de créé un medicament pouvant situé précisment une zone qui ne va pas bien dans le cerveau pour ensuite agir sur elle, pourquoi n’est elle pas capable de prouver de manière concrète (radio ou autre) qu’une maladie mental existe ? imaginez des docteurs donnant des médicaments pour soigner ou apaisé la douleur d’un cancer a quelqu’un alors que personne n’est capable de prouver concrètement que cette personne ai un cancer.

vous parlez de vos anciennes méthodes et des erreurs du passé avec beaucoup de légèreté.mais des gens ont vraiment souffert, corps et âme a cause de ces erreurs monsieur !et d’autres souffrent encor aujourd’hui et des gens continueront a souffir pour la simple raison que les fondements de la psychologie et de la psychiatrie ne sont pas bon ! de plus en plus de gens s’en aperçoivent.

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par michigan84 (IP:xxx.xx3.82.140) le 22 décembre 2007 à 22H10

Votre article ne laisse pas indifférent ! 3 points méritent leur commentaire.

1- Vous attaquez la campagne de sensibilisation à la dépression en la soupçonnant d’être motivée par de méchants instincts mercantiles de nos ministres de la santé qui se sont succédés et des labos pharmaceutiques.

Viendrait il à l’idée du citoyen que vous êtes d’attaquer une campagne anti Sida qui nous invitent à ne pas accuser injustement ceux qui en sont atteints ? Tout le monde ou presque l’accepte car ces gens atteint par le sida ou contaminé par le HIV doivent être aidés et respectés. Eviter l’ostracisme !

Eh bien cette campagne de sensibilisation à la dépression peut aussi être considérée comme une invitation à aider ceux qui en sont atteints. Autrement dit d’un mal que beaucoup de malades n’arrivent même pas à qualifier et qui reste encore entaché de tant de stéréotypes : "on ne se prend pas en mains" ; "on n’est pas courageux" ; "on s’écoute ...". Tous ces péjugés sont tenaces. Les déprimés n’osent pas avouer leur mal-être alors qu’ils sont en grand danger. Si à l’instar des campagnes anti-sida, cette campagne de sensibilisation peut faire évoluer les mentalités, alors ne la boudons pas !

2- Vous évoquez le nombre toujours croissant des HDT (hospitalisation à la demande d’un tiers) comme étant la preuve de l’acharnement psychiatrique.

Eh bien je vais vous faire plaisir en vous révélant mon cas personnel. Mon blog en parle amplement. Je vous invite à le lire http://nosuicide.blogspot.com/ En quelques mots, mon compagnon s’est suicidé. Tout indiquait qu’il allait le faire. Je n’ai pas trouvé un seul psychiatre pour accepter de le protéger temporairement. Nous l’aimions tous et je peux vous dire qu’on pleure aujourd’hui ce manque d’acharnement psychiatrique.

3- Vous liez beaucoup de suicides à la prise d’anti-dépresseurs.

Je n’ai guère de connaissances sur le sujet. En avez vous plus ? Avez vous été sous anti dépresseur ? Avez vous connu quelqu’un de proche sous anti depresseur ?

Je ne peux que vous lister les anti depresseurs qui ont été prescrits à mon compagnon et qu’il n’a malhuereusement jamais réussi à prendre consciencieusement : Nafranine ; Norset ; ...

Moi je suis sous seroplex 10 mg depuis son décès. Je le prends 2 fois par jour. Et ceci avec le soutien de mon psychiatre qui n’a pas voulu baisser la dose à 2 X 5 mg car la période des fêtes n’est pas heureuses pour des gens comme moi, dans le deuil et la tristesse.

Si vous avez des conseils à prodiguer, n’hésitez pas. Je suis prêt à les suivre pour peu qu’ils soient fondés.

Sachez par ailleurs que mon objectif n’est pas le médicament pour le médicament.

Voici briêvement et à chaud mes réactions.

Dans ce domaine, je vous invite à être moins caricatural. Votre énergie pourrait être mieux orienter pour améliorer à la fois l’écoute des malades et de leur entourage, et le suivi psychiatrique... là il y a baucoup à redire. Voir mon blog. Notre combat doit être d’éviter la solitude, d’être à l’écoute ...., d’accompagner avec le coeur.

Cette campagne que vous condamnez n’est selon moi en rien coupable des maux dont vous la qualifiez.

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par thomas7 (IP:xxx.xx7.33.170) le 27 décembre 2007 à 05H16

michigan84, je vous conceille de lire les commentaires deja écrit sur cet article. vous trouverez les reponses a vos questions,des témoiniages et des explications.

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par Jonas (IP:xxx.xx0.166.85) le 30 décembre 2007 à 02H35

Un bon roman sur la vie en hôpital psychiatrique : "En route vers le clochard" http://riwoal.blogspot.com

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par Hub (IP:xxx.xx0.103.69) le 2 janvier 2008 à 19H01

Bon pour ma part travaillant dans le milieu paramedical, ayant effectué des stages en milieu psychiatrique je peux eventuellement apporter un temoignage qui ne plaira peut etre pas à tout le monde car dénué de fantasmes (enfin je crois). Déjà une chose les antidepresseurs presentent un risque de suicide certe mais limité au debut de traitement car ils levent l’inhibition d’où l’interêt d’un suivi par un psychiatre et d’une stricte observance du traitement. Ensuite nombre de malades profitent de ces therapies médicamenteuses qui accompagnent les autres (psychotherapies, psychanalyses etc). D’autre part le but de la psychiatrie aujourd’hui est de sortir les malades des hopitaux, d’où l’intérêt des CMP qui permettent de renvoyer les patients chez eux et de les suivre dans la vie quotidienne. Mais ce retour vers la société n’a été possible que par la decouverte des nouveaux neuroleptiques. De nombreux patients sont stabilisés par des injection retard de neuroleptiques leur permettant de se resociabiliser et de mieux vivre leurs pathologies. Le monde n’est pas tout blanc ou tout noir. Comparer la psychiatrie d’aujourd’hui au vol au dessus d’un nid de coucou est très grossierement exagéré. Derniere précision , les modalités d’entrée en milieu psychiatrique sont l’hospitalisation libre, à la demande d’un tiers ou l’hospitalisation d’office. Elles sont tres encadrées et protegent mieux les patients.

Hub

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par paracelse (IP:xxx.xx3.153.42) le 2 janvier 2008 à 23H51

Ce sont des mots et malheureusement rien que des mots. Visblement le milieu psychiatrique tient à faire passer l’idée que "c’est moins pire qu’avant". La réalité est tout autre. Les patients ne sont pas "protégés". Il y a peu de temps j’ai été témoin d’une hospitalisation d’office. La jeune fille avait été récupérée saoule par la police qui avait demandé à Saint-Anne si ils voulaient faire quelque chose. Les psychiatres ont hospitalisé la fille et ne l’ont pas laissé sortir le lendemain, ni le jour suivant, en fait pendant une semaine. Lorsqu’elle est sortie elle venait de faire une semaine de traitements avec des neuroleptiques super puissants, et elle se plaint encore des séquelles. Ma grand-mère avait de meilleurs remèdes. Les cas sont très nombreux et le "c’est moins pire qu’avant" fait froid dans le dos. Les électrochocs sont encore employés sans aucune justification médicale. On dirait que face à leur impuissance à résoudre les problèmes psychologiques des gens, tout ce qu’ils ont trouvé à faire c’est d’en faire des légumes. Je pleure...http://agoravox.fr/smileys/en_colere.png

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par mrbienetre (IP:xxx.xx2.15.44) le 18 février 2008 à 21H36

Décidément "Hub", vous ne faites vraiment pas l’unanimité sur ce forum ! Les temps sont durs pour les psychiatres et cela sera de pire en pire, le navire prends l’eau de toute part car la révolution du bien-être est en marche...alos laissez moi tomber vos antidéprésseur, antibiotique, anti-inflammatoire...anti vie quoi ! Et intéressez-vous plutôt aux médecines naturelles qui elles sont d’avenir.

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(IP:xxx.xx0.103.69) le 3 janvier 2008 à 18H48

Les patients ne seraient pas proteger mais votre exemple demontre l’inverse, valait il mieux que cette jeune fille decede sur la voie publique ?

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par paracelse (IP:xxx.xx3.153.42) le 4 janvier 2008 à 00H51

Belle justification... Non, il eût mieux fallu qu’elle soit raccompagnée chez elle par les services de police, qu’elle dorme une bonne nuit et se réveille avec une bonne gueule de bois, et qu’elle échappe aux traitements barbares de ceux qui lui ont administré n’importe quoi en toute connaissance de cause.

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(IP:xxx.xx0.103.69) le 4 janvier 2008 à 16H10

En le relisant quelque chose ne colle pas dans votre exemple, une hospitalisation d’office n’est prononcé que par le prefet... S’agit il d’une hospitalisation d’office ? "qu’elle échappe aux traitements barbares de ceux qui lui ont administré n’importe quoi en toute connaissance de cause." Très bien on en revient aux mechants medecins qui vont faire une injection - en general en se mettant à plusieurs car les coups reçus sont nombreux - juste pour torturer les patients et les garder dans des services surpeuplés et surtout pas pour le proteger ou proteger les autres... Je comprend que le monde hospitalier, de la psychiatrie paraisse effrayant mais il ne faut pas considerer les choses d’un seul angle.

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par sophie (IP:xxx.xx4.100.6) le 4 janvier 2008 à 18H36

Pouvez-vous citer des sources fiables (articles scientifiques serieux) pour etayer vos propos sur la dangerosité des antidepresseurs ? Je travaille dans le milieu scientifique et médical, la première chose est de verifier ces sources, vous avez peut-être raison (bien que je ne sois pas d’accord avec votre article), mais votre article ne vaut rien sans references serieuses. Merci

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par thomas7 (IP:xxx.xx7.99.120) le 15 janvier 2008 à 03H20

vous n’avez pas assé avec tout ces témoiniages ? une source vaut elle plus que des faits ? avez vous pris le temps de lire ce qui a été écrit ici ? avez vous un opinion valable sur la psychiatrie et sur ses traitements ? savez vous quel sont ces traitements ? avez vous seulement etudié la psychiatrie ? cette article est loin de ne rien valoir, votre message parcontre...

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par sophie (IP:xxx.xx9.32.6) le 24 janvier 2008 à 18H47

Je ne suis pas psychiatre, je suis pharmacien et chercheur à l’inserm (je ne travaille pas pour l’industrie pharmaceutique...). Je connais la depression et ces traitements et j’ai lu avec beaucoup d’interet l’article et les differents temoignages. Je m’interroge juste sur la dangerosite des antideprsseurs dont il est question ici. Et oui je pense qu’il faut une source fiable pour pretendre cela, et pas seulement des temoignages anonymes sur un forum. Si c’est vrai, cet information ne sort pas de nulle part et il doit exister une etude menée selon des criteres scientifiques serieux pour le prouver. Voila ce que j’attends. Merci

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par thomas7 (IP:xxx.xx7.33.217) le 29 janvier 2008 à 04H35

vous avez besoin d’une preuve scientifique qui prouve que ça ne marche pas. parcontre vous n’avez besoin d’aucune preuve scientifique qui prouve que ça marche ! étrange. la psychiatrie n’a jamais rien prouvé scientifiquement.ont ils deja prouvé que les éléctrochoques aident une personne a guérir d’une maladie mentale qui elle meme n’est pas prouvé scientifiquement.vous qui voulez des preuves scientifiques...

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par thomas7 (IP:xxx.xx7.33.217) le 29 janvier 2008 à 22H32

ceci pourrait repondre a vos attentes.

http://www.naturavox.fr/article.php...

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par Pierre (IP:xxx.xx3.235.86) le 4 février 2008 à 08H20

Bonjour à toutes et à tous, j’ignore qui est Eric Roux, mais peu m’importe, cette personne ou une autre ne peut aborder un sujet comme il le met en ligne : Les dessous d’un plan psychiatrie Santé mentale d’une telle façon représente un véritable danger du fait qu’un certain nombre de personnes y adhère. Dans ce « post » ? « article » ?.... ?

Les éléments que vous amenez ne reposent sur rien, sur aucune source que celle que vous voulez véhiculer et ce que vous véhiculer est de la désinformation tout simplement. Et pour info j’ai travaillé en partenariat avec France Dépression.

En première analyse, quand vous évoquer qu’un français sur 5 souffre de dépression, 2 points sont à raisonner, qu’elle est la source de ce nombre, et qu’est-ce que la dépression ? Et nous ne retrouvons, nous lecteurs, aucune argumentation de votre part, ce qui serait la moindre des choses pour vous, journaliste.

IL est impossible en France de donner un nombre exact de personnes souffrant de dépression, car les personnes en thérapie individuelle n’y sont pas répertoriées.

Définition de la dépression : C’est une maladie mentale caractérisée par une modification profonde de l’état thymique, de l’humeur dans le sens de la tristesse, de la souffrance morale et du ralentissement psychomoteur. La dépression s’accompagne généralement d’anxiété, et entretient chez le patient une impression douloureuse d’impuissance, de fatalité désespérante, de ruminations à thème de culpabilité, d’indignité, d’auto dépréciation... Tout cela peut le conduire à envisager le suicide et parfois à le réaliser.

Il existe plusieurs formes de dépression Distinction entre "endogène", "exogène" et "dépression narcissique"

C’est dans la forme mélancolique, dite "endogène", que la douleur morale est la plus intense. La perte de l’estime de soi et le désir de disparaître peuvent entraîner des idées suicidaires que seule l’inhibition empêche alors de mettre en acte. Certains traitements antidépresseurs présentent justement le danger de lever cette inhibition avant d’agir sur l’état thymique. La forme mélancolique, qui est un des versants de la psychose maniaco dépressive, peut s’accompagner de troubles neuro végétatifs et somatiques comme l’anorexie, les troubles du sommeil...

L’autre forme de dépression, la dépression névrotique ou "exogène" revêt des aspects cliniques variés mais dont l’intensité est relativement moins grande. Les idées de suicide y sont cependant fréquentes, présentant l’aspect d’une quête affective inassouvie ou d’un sentiment d’échec. L’anxiété, l’asthénie ou la fatigue générale sont parfois la seule manifestation symptomatique.

Notons aussi pour information un type particulier de dépression, sans interdits ni sans culpabilité, spécifique à la psychopathie. C’est la dépression narcissique du psychopathe. Je ne me dirigerais pas plus loin dans ce sujet et n’aborderais donc pas la pathologie psychiatrique : enfant, adulte, la thérapie psychiatrique : enfant, adulte, la théorie et thérapie, la névrose adulte, la psychose adulte…..etc….

Je n’aurais jamais pensé qu’Agoravox pouvait cautionner des propos de cette sorte…

Je rejoins donc fermement les écrits d’autres personnes : > Les dessous d’un plan psychiatrie Santé mentale (IP:xxx.x24.211.63) le 18 décembre 2007 à 05H30 > Les dessous d’un plan psychiatrie Santé mentale par thomas7 (IP:xxx.x24.211.63) le 18 décembre 2007 à 06H22 > Les dessous d’un plan psychiatrie Santé mentale par mélodie (IP:xxx.x94.77.12) le 14 décembre 2007 �� 23H27 > Les dessous d’un plan psychiatrie Santé mentale par Joy1 (IP:xxx.x9.197.240) le 28 décembre 2007 à 19H19 > Les dessous d’un plan psychiatrie Santé mentale par enola (IP:xxx.x0.165.206) le 16 décembre 2007 �� 20H58 > Les dessous d’un plan psychiatrie Santé mentale par michigan84 (IP:xxx.x23.82.140) le 22 décembre 2007 �� 22H10 > Les dessous d’un plan psychiatrie Santé mentale par sophie (IP:xxx.x4.100.6) le 4 janvier 2008 �� 18H36 > Les dessous d’un plan psychiatrie Santé mentale par sophie (IP:xxx.x49.32.6) le 24 janvier 2008 à 18H47

Merci de votre lecture, de votre compréhension et de votre temps.

Cordialement

Pierre DASSIGNY

Président de NALPA

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par thomas7 (IP:xxx.xx4.215.233) le 5 février 2008 à 21H25

encor un long message pour ne rien dire, ni plus ni moins. remarquez Mr Dassigny que la majoritée des personnes ici sont d’accord avec l’auteur et pas avec vous.donc je ne vois pas pourquoi un tel article ne devrait pas exister sur natura vox. si cet article ne repose sur rien et bien je vous conceil de le relire tout simplement,vous avez du sauter quelques lignes.

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par mr-bienetre (IP:xxx.xx2.15.44) le 24 février 2008 à 11H16

Entièrement d’accord avec vous Thomas, Je crois que certains individus sur ce site, comme ce Monsieur Pierre Dassigny, passent leur temps à parler pour parler, sans pouvoir faire de commentaires constructifs puisq’ils ne s’appuis sur aucune expériance, aucun fait avéré ou vécu personnel, risquant ainsi, de mettre le doute dans la tête des gens.

Heureusement, d’autres personnes, et à commencer par l’auteur de cet article (Monieur Eric Roux), s’appuient elles, sur des faits rééls et ont une expériance du terrain étant ou ayant été confrontés eux-même directement à un problème ou indirectement, ayant ressentis la souffrance des proches dans leur entourage.

Je suis moi-même, hélas, bien placé pour savoir ce qu’est la dépréssion et les lacunes catastrophiques présentées par la psychiatrie dans leur approche des "pathologies" mentales et les affreux traitements que les psychiatres utilisent.

Bien cordialement.

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par mario (IP:xxx.xx9.70.46) le 9 mars 2008 à 19H07

Bonjour.En lisant les différents commentaires je suis vraiment très heureux de constater qu’une prise de conscience collective concernant la psychiatrie est en train de surgir après des années d’obscurantismes. La psychiatrie se contente de nous servir des définitions descriptives des différents troubles mentaux pour "expliquer",sans jamais prouver scientifiquement les causes des différents troubles. Quand je regarde les traitements imposés a l’homme par la psy,j’y vois plus des punitions que des soins(punitions électrique,punitions toxique,punition physique)En quoi électriser un être humain est thérapeutique ?Faut vraiment être fou pour avancer et croire ce genre de chose.C’est comme si pour réparer votre voiture vous la brancher sur le 110 ou 220 volt et, miracle de la science et du hasard ,elle est maintenant réparé,et si ce n’est pas le cas on recommence de plus en plus souvent et de plus en plus fort jusqu’à ce que la voiture grille,auquel cas on prend une nouvelle voiture et on récidive jusqu’à ce qu’un jour le miracle puisse se produire ,et d’exiber victorieusement une voiture qui n’a pas complétement brulée en oubliant bien sur les millions de voitures irrémédiablement détruites. Tout bon chirurgien ou ingénieur regarde,observe,répare,et produit un résultat incontestable et visible au même titre que n’importe quelle activité scientifique.Alors pourquoi la psy soit disant scientifique n’est pas capable de produire un quelconque résultat malgrés les milliard de dollars engloutis dans la pseudo-recherche. La seule avancée de la psy est de fournir des lits propres.C’est une avancée considérable au regard des sommes escroquée au gouvernement, n’est ce pas ? Donner force détails sur un sujet pour faire croire que l’on maitrise la situation est une tromperie destinée a duper les malades,les parents des malades,la société,les politiques et toutes personnes s’intéressant au sujet.La déscription alambiquée des différentes sorte de "dépressions" et de "maladies" est censée noyer le poisson et faire dire au néophite:c’est trop compliqué pour moi. Et ainsi abandonner toutes recherches et obsevations personnelle sur le bien fondé de toutes ces complications servis comme explications scientifiques par la clique psy. La psy ne se reméttra pas en question toute seule.Elle ne sert pas les intérets des patients qu’elle prétend soigner.On ne peut nuire à ce point à l’individu et à la société sans que ce soit intentionnel et voulu, pour, et uniquement pour le profit. Je peux paraitre virulent dans mes propos ,mais je suis vraiment mesuré si on regarde objectivement le tort considérable que la psy commet sur nos fréres humains qui viennent chercher de l’aide et trouve une fantastique trahison.Regarder le mal en face demande une certaine confrontation qui n’est pas donné à tout le monde.Ce qui peut expliquer pourquoi certain psy sont dupent et peut-être pas vraiment complices.On peut aussi s’enfermer dans l’illusion et le mensonge par peur de la terrible vérité de cette pseudo-science-psy.Ceux qui servent la psy sont les laquais d’une monstruosité.Est ce que ça en fait des monstres ?certainement. Sont’ils dupes ou complices ?surement une de ces deux choses.Quelles sera leurs excuses ? :L’ignorance,la peur d’admettre leurs torts,trops fiers pour faire marche arrière ?Trop arroguants,ils continuent, et essayent de nous embrouiller un petit peu plus chaque jours.La supercherie est tellement évidente que j’ai du mal à comprendre comment on en est arrivé là !Bon courage pour continer de divulguer la vérité insoutenable sur la trahison psychiatrique.

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par passe (IP:xxx.xx7.59.63) le 2 août 2008 à 18H52

voilà qui est bien dit mario et sans ambages ouf ... enfin un discours net

en effet il faut fustiger et denoncer la langue de bois des psychiatres et de certains de leurs " clones " ( cad non’psy mais convertis à ce mensonge parce qu étant des gens peux critiques ou en un moment de faiblesse )

remarquons pourtant que parmi les pro-psychiatrie il est beaucoup de personnes interessées par ,et soumises à ,ce systeme :)

( qu il s agisse de pros ( et on ne crache pas ds la soupe ) ou de non-pros mais " addictés " (lol )à ce systeme )

et pensons qu il n est pas impertinent de douter de l objectivité de ces personnes

 :)


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