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Les Français mangent trop... De médicaments !

Article publié le 9 novembre 2007

Les Français "mangent" trop de médicaments, beaucoup plus que leurs homologues allemands, anglais ou néerlandais. La faute à qui ? N’y a-t-il pas matière à s’interroger sur le pourquoi d’un tel écart de prescription avec d’autre pays européens ? Nos médecins sont excellents, leurs compétences ne souffrent aucune critique alors qu’est-ce qui coince docteur ?

Les Français mangent trop... De médicaments !
  • Champions d’Europe

Les Français demeurent les plus gros consommateurs de médicaments en Europe. Ils sont aussi ceux qui utilisent les produits les plus récents et donc les plus chers, encore un record européen au niveau des dépenses annuelles : 284 euros par habitant. Soit 40 % à 80 % de dépenses en plus qu’en Allemagne ou au Royaume-Uni. En 2006, le montant total des dépenses a grimpé à 20,3 milliards d’euros.


En France, 90 % des consultations chez le généraliste donnent lieu à une ordonnance, contre 43 % aux Pays-Bas. Inutile de préciser que le Hollandais ne se porte pas plus mal pour autant.
Il convient de s’interroger sur la sacro-sainte liberté de prescription de la médecine libérale en France. Contrairement à leurs homologues anglais, les médecins français n’ont aucun compte à rendre quant à leurs choix thérapeutiques. La CNAM relève ainsi que les praticiens ont tendance à privilégier les produits les plus récents, et donc les plus chers, au détriment des molécules les plus anciennes et souvent génériquées.

  • Haute Autorité de santé (HAS)
Alors que les autres pays européens se sont dotés d’organismes et d’autorités indépendantes chargées d’édicter les "bons usages" à moindre coût, en France, la Haute Autorité de santé (HAS), a bien du mal à faire entendre sa voix face à la puissance des laboratoires pharmaceutiques.

L’Inspection générale des affaires sociales (Igas) estime que les informations délivrées aux médecins sur les médicaments au cours des visites médicales sont trop souvent biaisées. Le Ministère de la Santé a semble-t-il hésité avant de rendre ce rapport public car ses conclusions dérangent.

  • "Les visiteurs"
On y découvre que l’industrie pharmaceutique dépense chaque année 25 000 euros par médecin généraliste, soit l’équivalent de 39 % du revenu libéral moyen net d’un généraliste (64 000 euros) « pour apporter des informations » aux médecins. Un petit calcul des quatre inspecteurs de l’Igas montre que sur la base d’une consultation à 22 euros et de quatre consultations par heure, les sommes consacrées à la visite médicale sont l’équivalent pour le médecin de 285 heures d’activité !

Le nombre des "visiteurs" médicaux est en constante augmentation (23 250 visiteurs médicaux en 2005). Ils représentent les différents laboratoires pharmaceutiques et leur travaille consiste évidemment à vendre autant qu’à "informer". Les visiteurs, tout à leurs impératifs mercantiles ont une fâcheuse tendance à minimiser les risques des médicaments, ils dérapent sur les indications, ne présentent pas toujours le résumé des caractéristiques du produit (le passeport du médicament) et presque jamais l’avis de la commission de transparence sur l’amélioration du service médical rendu par le produit.

Une étude Cegedim de 2007 sur 60 000 médecins montre que 20 % d’entre eux ont reçu plus de 40 visiteurs médicaux dans le mois ! Il y a la quelque chose qui ne fonctionne pas, ni au profit de la bonne information du médecin, ni à l’intérêt de ses patients.

  • Se responsabiliser
Alors qu’on responsabilise chaque jour un peu plus les patients, quitte à les culpabiliser un peu au passage, il conviendrait sans doute de mettre l’état face à ses responsabilités. La politique de santé publique lui incombe entièrement, les laboratoires pharmaceutiques ne sont peut-être pas les plus à même de faire ce travail de service publique, les vendeurs ne sont peut-être pas meilleurs conseilleurs.

  • Le rôle des approches alternatives

Il me semble que les techniques alternatives du bien-être auront un rôle majeur à jouer (au même titre que l’écologie aujourd’hui) dans un avenir ou l’économie sera au centre de la santé, où le pétrole et l’industrie chimique devront être utilisée d’une façon rationalisée pour palier à la baisse de la ressource.
Ces méthodes (réflexologie, shiatsu, MTC, etc.) permettent de régler bien des problèmes, de réguler l’organisme sans recours à des mollécules chimiques. Ce sont des méthodes écologiques, efficaces, humaines, simples à utiliser. Les mettre en avant comme on met aujourd’hui en avant l’énergie solaire ou éolienne, les agro-carburants, les maisons en bois, est une nécessité.

Nous y viendront, c’est évident. Je rêve que médecins et praticiens de ces techniques alternatives puissent travailler ensemble, sans animosité ou rancoeur, dans l’intérêt des utilisateurs.

Sources :
www.lefigaro.fr/sciences/...
http://www.reflex-vital.com

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Médicaments

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35 votes
commentaires
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(IP:xxx.xx8.162.15) le 9 novembre 2007 à 14H44

Autour de moi, les médicaments qui sont pris sont uniquement ceux qui sont prescrits par les médecins. Je ne connais personne qui achète des antibiotiques pour le plaisir. Alors j’en ai marre de lire des choses telles que "Les Français mangent trop de médicaments". Si vraiment il y a problême, désignez les vrais coupables et écrivez "Les médecins français prescrivent trop de médicaments".

C’est d’ailleurs écrit en filigrane dans l’article, mais pourquoi ne le titrez-vous pas clairement ? Ils sont si intouchables que ça les médecins ?

Am.

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par ch. le bec-troadec, réflexologue (Paris) (IP:xxx.xx7.54.44) le 9 novembre 2007 à 15H19

Je vous remercie de votre commentaire. Je tiens à préciser que si vous relisez ce texte, vous y lirez que nous avons en France une excellente médecine (c’est précisé dans le chapeau de l’article).

Ce que je dis, ce que montrent les dernières études comparatives avec les autres pays, c’est que le système en France est ainsi pensé que les médecins sont poussés, encouragés dans cette logique de prescription par les labos (visiteurs médicaux) ainsi que par la quasi absence des services de l’Etat dans le conseil aux médecins sur l’utilisation de ces médicaments.

Je vais être plus personnel pour vous convaincre de ma bonne fois vis à vis de la médecine et des médecins. Il se trouve que je suis atteint d’une maladie rare, touchant une personne sur 1 000 000, une maladie qui vous laisse (mais ce ne sont que des statistiques, un malade est une personne unique) 60% de chance de survie à 5 ans. C’est le travail (excellent) des médecins : le généraliste, puis le spécialiste, puis plus tard le service des urgences, puis le service de pneumologie ou j’ai été admis qui m’ont sauvé la vie. Je suis donc parfaitement à même d’apprécier la rigueur de leur organisation, leur persévérence, leur savoir faire. Je sais tout cela, je respecte infiniment leur travail.

Il n’empêche que le débat sur la place que l’on fait au médicament, sur le rôle des labos dans le conseil aux médecins est a mener en France.

Cordialement, Ch. Le Bec-Troadec http://agoravox.fr/smileys/sourire.png

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par mr-bienetre (IP:xxx.xx2.15.44) le 21 février 2008 à 21H38

Monsieur, vous êtes ici sur le site : Natura...vox ! Que l’on pourrait traduire par "la voix de la nature" par exemple !

Aussi ne vous étonnez pas de lire des articles pronnant davantage les médecines naturelles ou des commentaires faisant la critique des médicaments et autres produits chimiques.

Nul ne vous empèche de vous inscrire sur les forums des sites sur la médecine alopathique, la ligue contre le cancer ou autres...

On accepte les gens de tout bord et de tout opinion mais il faut quand même essayer de comprendre dans quel monde on vit et ne pas être naïf !

Pourquoi croyez-vous que les gens se tournent de plus en plus vers les médecines et les produits naturels ? Parce qu’on éprouve le besoin de revenir vers des conditions de vie plus saines ! C’est cyclique.

Quand aux médecins, ils sont effectivement trop souvent intouchables à tors !

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par Atlantis (IP:xxx.xx3.70.22) le 9 novembre 2007 à 17H34

Molière est intemporel : "Ce qui est dangereux, ce n’est pas d’être malade, c’est d’être soigné"

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par ch. le bec-troadec, réflexologue (Paris) (IP:xxx.xx7.54.44) le 9 novembre 2007 à 18H04

La vie est une maladie dont finit par mourir dans 100% des cas !

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par Marie-Odile BRUS (IP:xxx.xx6.17.177) le 9 novembre 2007 à 20H12

Je ne saurais trop adhérer à cet article qui a le courage de mentionner également des approches complémentaires. mais le chemin est long pour remettre les médicaments à leur juste place, et d’ailleurs notre propre responsibilité également à sa place.

Sur un article récent (Expression des gènes : intention et modification de l’ADN), je me suis fait incendier par quelqu’un qui disait (je copie tel quel) : "si on peut modifier ses genes, on peu surement les ameliorer et donc guerir une maladie genetique, et donc se passer de medicaments, la vous devenez dangereuse !

La peur tient bien des gens qui oublient que la santé existait avant les médicaments... ils peuvent être utile, mais notre organisme peut dans bien des cas produire les mêmes substances de meilleure qualité et sans effets secondaires... Il est clair que c’est le lobby pharmaceutique qui est - légitimement- visé dans votre article, pas les médecins qui pour beaucoup déplorent cet état de fait, les conditions de leur pratique, la demande d’écoute exhorbitante des patients... et une formation non holistique ! merci donc ! ;-)

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par ch. le bec-troadec, réflexologue (Paris) (IP:xxx.xx7.54.44) le 9 novembre 2007 à 20H31

J’avoue ne pas être du tout hostile aux médicaments. Je suis même totalement pour, mais il me semble qu’ils sont utilisés un peu trop souvent ou à des dosages trop fort. C’est d’ailleurs pour garantir leur efficacité qu’il me paraît important de les utiliser en ayant recours aux dosages les plus faibles possible.

Dans cette logique, je trouve important que les praticiens de techniques alternatives de bien-être travaillent le plus possible en rapport avec les médecins. Dans ma pratique personnelle de la réflexologie, je souhaite de tout mon coeur que mon travail puisse être évalué, validé ou non évalué par la médecine, qu’on puisse mesurer l’intérêt de l’apport de ses techniques. Cela est important pour moi, rassurant pour les personnes qui viennent me voir, important également pour les médecins qui pourraient avoir une idée plus juste, plus personnelle de ces pratiques qu’ils connaissent assez peu dans l’ensemble.

Cordialement, C. Le Bec-Troadec

www.reflex-vital.com

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par wibil (IP:xxx.xx5.254.224) le 10 novembre 2007 à 07H04

Permettez-moi de rebondir sur votre adage avec cette citation d’André Malraux :

"La vie ne vaut rien mais rien ne vaut la vie" ;-) ...

Vous posez le problème (crucial, en effet) de l’information, ou la "mésinformation" des médecins. Tout comme vous, je les respecte et leur suis reconnaissante de leur savoir et de leurs compétences.

Bien sûr que la logique économique et mercantile de l’industrie pharmaceutique est le noeud du problème et que d’autres solutions sont souvent possibles !

Je pense aussi que le patient a sa part de responsabilité : combien de gens attendent de leur médecin une ordonnance avant toute chose ! Quand le patient se comporte en consommateur, il crée cette dynamique économique infernale !

Il me semble qu’il y a aussi un problème d’information ; les campagnes, qui existent pourtant, semblent passablement inefficaces...

L’Homme s’est pris à avoir tellement foi en la médecine et ses miracles que son vieux rêve d’immortalité a refait surface et le patient est devenu le meilleur promoteur des fabricants. Du coup, le médecin se trouve, bon gré mal gré, prisonnier et contraint de prescrire un minimum de produits s’il ne veut pas perdre la confiance de son patient !

D’autres solutions existent, vous en apportez la preuve, mais cela implique que l’individu se prenne un peu en charge et cesse d’être totalement dépendant et passif dans l’attente d’un miracle !

Je souscris complètement à votre analyse, simplement, je ne crois pas qu’une solution purement politique (au sens étymologique) puisse suffire si chacun ne prend pas conscience de sa dépendance psychologique et donc de sa responsabilité..

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(IP:xxx.xx8.162.15) le 10 novembre 2007 à 08H55

"Du coup, le médecin se trouve, bon gré mal gré, prisonnier et contraint de prescrire un minimum de produits s’il ne veut pas perdre la confiance de son patient !"

Ce n’est pas vrai. En règle générale le patient n’est pas aussi con que ça et le médecin n’est pas prisonnier du patient.

"Il me semble qu’il y a aussi un problème d’information ; les campagnes, qui existent pourtant, semblent passablement inefficaces..."

Ouvrez donc les yeux, c’est normal, ça devrait vous faire réfléchir, elles ne s’adressent pas aux véritables responsables qui sont les médecins.

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par ch. le bec-troadec, réflexologue (Paris) (IP:xxx.xx7.54.44) le 10 novembre 2007 à 09H06

@ wibil : entièrement d’accord avec votre remarque. La responsabilité du patient n’est pas à négliger. Je le dis d’ailleurs : il faut se responsabiliser vis à vis de sa santé. Rester au lit deux jours pour faire passer une petite crève est le meilleur des remèdes, celui qui laisse à notre corps la charge de se défendre lui-même, de cette bataille il sort plus fort pour faire face au prochain épisode grippal

@ am : il y a un rapport étrange entre patient et médecin. Je ne suis reparti de chez un médecin sans ordonnance qu’une seule fois au cours de ma vie (43 ans) ! A l’époque je n’étais pas du tout sensible aux approches alternatives, ni même à la santé tout court. Je m’étais senti alors "volé" par mon médecin. J’avais payé et j’étais reparti sans ordonnance ! J’étais malade, et c’était comme si il m’infligeait que je n’avais rien, ou que je simulais !

Aujourd’hui, je réagirais très différement face à cette même situation. Il y a donc bien un problème d’éducation des patients.

Cordialement

Ch. Le Bec-Troadec

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(IP:xxx.xx8.162.15) le 10 novembre 2007 à 08H57

J’ai oublié de signer :

Am.

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par wibil (IP:xxx.xx7.181.146) le 10 novembre 2007 à 10H48

cela voudrait-il dire que si j’ai une indigestion, la faute ne m’en revient pas d’avoir mangé plus que de raison, mais au commerçant qui m’a laissée acheter tant de victuailles ???? :-p

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(IP:xxx.xx8.162.15) le 11 novembre 2007 à 10H36

Vous avez la liberté d’acheter des victuailles, vous ne pouvez acheter que les médicaments prescris par un médecin. La différence est de taille.

Am.

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par wibil (IP:xxx.xx5.126.55) le 11 novembre 2007 à 18H17

on peut discuter avec son médecin ! J’ai eu une vilaine maladie dans ma jeunesse, on m’avait assurée que j’aurai un traitement à vie ; au bout de 2 ans j’ai décidé d’essayer de m’en passer. Le médecin m’a aidée à surveiller et ça fait des décennies que ça dure ! Je n’aurais pas demandé cet essai, je serais toujours sous traitement. Si le médecin sent que le patient a besoin de se rassurer avec des pilules, il les prescrira comme un moindre mal.

Je ne veux évidemment pas dire que le traitement était inutile : il a été crucial pour surmonter et permettre à l’organisme à retrouver sa capacité à utiliser ses défenses naturelles .

Mais vous avez sans doute, comme moi, entendu des gens commenter une ordonnance courte : "il t’a donné que ça ? alors t’es pas bien malade"....

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par yala (IP:xxx.xx6.236.192) le 10 novembre 2007 à 11H34

Nous avons qu’a faire comme dans les pays anglo saxons qui vendent le nombre de medicament pour le traitement et non des boites entieres . Si vous avez besoins de quatres pillule, nul n’est besoins d’acheter une boite de 20. Sauf si l’on continue de croire a la manne doree de la securite sociale riche ! Faisons le grenelle de la sante, vous verrez que des economies se traduirez par dizaines de millions d’euro !!! Mais le bonheur des uns et les malheurs des autre ?????? Lobbiing pharmaceutique oblige. enfin !!!!!!!!!!!

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par ch. le bec-troadec, réflexologue (Paris) (IP:xxx.xx7.54.44) le 10 novembre 2007 à 11H56

Très juste Yala : la question est, est-ce que les patients et les médecins sont prêts à ce changement de mentalité. Dans cette histoire, les uns et les autres (au profit du seul l’intérêt des labos) ont l’impression de perdre leur libre arbitre et d’être fliqué par l’Etat.

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(IP:xxx.xx8.162.15) le 11 novembre 2007 à 10H39

Tout à fait et pour ça aussi, il est complètement contre-productif de culpabiliser les patients.

Am.

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par wibil (IP:xxx.xx7.181.146) le 10 novembre 2007 à 12H28

Excellente idée Yala, un grenelle de la santé : je vote pour !

* Les médicaments à l’unité : moins d’emballage, moins de gaspillage, plus de boites périmées à jeter dans les pharmacies de Mr tout le monde..

* les génériques a priori et non sur demande !

J’irai même jusqu’à dire : chaque fois qu’un produit existe en générique , pas de remboursement pour les médicaments de marque :

1/ économie pour la sécu

2/ moins d’impact psychologique sur le patient qui tend à associer un degré de gravité de maladie ou de symptôme à un nom de produit.

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par léonard (IP:xxx.xx3.116.94) le 11 novembre 2007 à 08H43

J’ai survolé l’article et j’ai bien fait car le satisfaci donné à la médecine française est rabâché tellement( de peur qu’on oublie de louer les médecins)que cela devient suspect. Alors, s’il y a trop de médicaments vendus ce ne serait pas la faute de la plupart des médecins, ni celles, complice, des patients, mais à cause des labos. Même discours que : si les parents donnent à bouffer des matières grasses et des sucreries à leurs gamins pour qu’ils deviennent obèses et pré-diabétique plus vite c’est de la faute de Danone et de Mac-Donald. Et bien non ! Je connais des médecins qui s’offusqueraient d’une telle déclaration. Je connais beaucoup trop de médecins qui n’ont aucune connaissance véritable en biologie-biochimie-voies métaboliques pour juger du bien fondé de tel ou tel traitement. Alors ils se livrent poings e pieds liés aux labos qui les dorlotent car ce sont leur tiroirs caisse. L’auteur parle de maladies rares et/ou orphelines, une de celles dont il est atteint. Je comprends parfaitement qu’ils mettent en valeur les qualités professionnelles et techniques du milieu hospitalier qui le suit. L’auteur ne sait pas que le nombre de décès ou d’intoxication par erreur de traitement est en constante augmentation et que des malades non correctement diagnostiqués meurent prématurément dû à l’incompétance notoire de certains médecins. Je suis bien placé pour le dire car ma compagne qui est atteinte d’une maladie génètique, a pu être enfin soigné après avoir vu 5 médecins différents dont quatre incompétents et méprisants, quatre cons qui exercent toujours et qui bourrent leurs patients de médicaments pensant que la chimie est l’arme absolue.De nombreux patients atteints de cette maladie(hémochromatose) sont morts parce que des médecins trouvant trop de fer dans leur analyse et un dysfonctionnement du foie les ont traité d’alcooliques, leur donnant des anti-inflammatoires en pagaille pour atténuer les douleurs articulaires. Alors que l’on arrête de nous faire tout un plat sur les extraordinaires qualités d’analyse et de démarche scientifique des médecins( ne serait-ce pas normal après 9 à 12 années d’étude comme les vrais scientifiques ?)que la plupart ne possédent pas et que certains grands médecins possédent. Bien entendu le monde de la santé est un monde de complicité tacite entre médecins, labos pharmaceutiques, laboratoires d’analyse car chacun sait qu’il lui faut un relais pour promouvoir son activité(doux euphèmisme pour ne pas parler de chiffre d’affaire). Bien entendu à force de faire croire"aux esprits simples" que le médecin ne peut se tromper , est par ses études longues, coûteuses, forcément compétent, est intelligent par profession, est rationnel dans ses prescription( ma pauvre mère à 82 ans était bourrée de médicaments pour faiblesses cardiaques et respiratoires - 6 différents par jour- L’apprenant j’ai discuté avec le médecin qui aprés notre entretien est passé de 6 médicaments à 2 par jour sans dégradation de la santé de ma mère. IL ne sait jamais poser la question pourquoi deux médicaments étaient aussi efficace que six ) on aboutit à cette déculpabilisation du médecin et donc à le déresponsabiliser. Alors oui la médecine est un art difficile, une activité contraignante, une confrontation parfois ou souvent avec des patients exigeants voire même agressifs( surtout ceux qui ne paient rien). Oui il y a de bons médecins de bons spécialistes, mais une majorité ne font ce métier que pour l’aura qu’il représente, le pouvoir qu’il donne et l’argent qu’il rapporte.

léonard

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par ch. le bec-troadec, réflexologue (Paris) (IP:xxx.xx7.54.44) le 11 novembre 2007 à 10H46

Bonjour Léonard, merci pour ce long commentaire bien documenté. Etrangement, je ne dis pas autre chose que vous. Simplement, l’intensité "électrique" que nous apportons est différente.

Tout d’abord, je pense qu’il est préférable de ne pas penser à la place de l’auteur. Je ne méconnais pas du tout le danger du médicament. Vous trouverez sur mon blog pro ( http://www.reflex-vital.com ) plusieurs articles sur le sujet. Je ne connais plus le chiffre exact des morts dont l’origine est médicamenteuse (le chiffre est sur le blog) mais il est très important.

Pour ce qui est de la responsabilité des uns et des autres, le "mythe" de la pomme, du serpent, Adam et Eve, tout cela n’est pas nouveau. La responsabilité de l’industrie dans la santé est particulièrement importante. Les cigarettiers qui rajoutent des substances "fidélisants" le clients, les industriels matraquant de pub les enfants, les centres commerciaux favorisant toujours les plus grosses portions familiales, Mac Do organisant pour vous les goûters d’anniversaire afin de "fidéliser" leurs futurs clients, les labos pharmaceutiques manipulant l’info sur le médicament : tout cela me parait très choquant et très grave en matière de santé publique.

Cordialement, Ch. Le Bec-Troadec

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(IP:xxx.xx3.65.100) le 11 novembre 2007 à 11H35

Une petite histoire personnelle illustrant une approche alternative largement sous-estimée.

Lundi je trébuche, atterris à terre en me tordant le poignet gauche. Mardi matin, je ne peux plus serrer la main en question. J’entoure donc mon poignet avec un morceau d’emplâtre Américain comme l’aurait fait mon arrière grand-mère, et je vais au boulot, où mes collègues me demandent, surpris, pourquoi je ne vais pas voir mon médecin.

Cinq jour après, je n’ai pratiquement plus mal. Coût 2 €, moins que le litre et demi de gazole que j’aurais consommé pour aller au cabinet médical.

J’aurais très bien pu aller voir mon médecin référent. Il m’aurait prescrit une radio, des antalgiques, des anti-inflammatoires, m’aurait demandé de revenir le voir en me proposant un ou deux petits jours d’arrêt.

Où en serais-je aujourd’hui ? Au mieux au même stade, au pire avec l’estomac en l’air à cause des anti-inflammatoires.

Ne serait-il pas en matière de bobologie, urgent d’attendre avant d’aller voir son médecin et son pharmacien ?

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par ch. le bec-troadec, réflexologue (Paris) (IP:xxx.xx7.54.44) le 11 novembre 2007 à 17H50

Merci de votre participation à cette discussion. Il me semble qu’il n’y a que très rarement les très méchants d’un côté et les agneaux de l’autre. La vérité est (presque) toujours entre les deux...

Cordialement, Ch. Le Bec-Troadec

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par fafou0 (IP:xxx.xx1.136.237) le 11 novembre 2007 à 17H21

De ce que je peux lire sur le figaro c’est le titre : "les visiteurs médicaux épinglés par l’Igas" ainsi que l’apologie faîte sur ces visiteurs.

Vous en faîtes une extrapolation toute personnelle en laissant entendre en plus, qu’il faudrait un peu "culpabiliser" les malades alors que je trouve pour ma part que les médecins ont nettement mis un frein sur la consommation de leurs clients.

Seuls, les lobbys pharmaceutiques sont coupables... le français moyen en a assez d’entendre à toutes les sauces le couplet sur la culpabilité...

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par léonard (IP:xxx.xx6.181.1) le 12 novembre 2007 à 08H21

Merci à l’auteur de m’avoir répondu.

Sur le dernier commentaire : sommes-nous tous responsables mais surtout pas coupables ? Sommes-nous oui ou non dans une société dont le mécanisme de base de fonctionnement est de consommer pour donner du travail aux travailleurs-consommateurs et permettre aux entreprises et à leurs actionnaires d’engranger des bénéfices ?

L’organisation médicale n’échappe pas à ce modèle. La complicité tacite entre labos et médecins est un fait.La complicité d’une majorité de patients à accepter la prescription médicale comme le communiant accepte l’ostie du curé est un fait(je suis d’accord avec l’un des commentaires sur le fait que dans un certain nombre de circonstances nous pouvons nous passer de médecin pour nous soigner et guérir et donc ne pas avoir recours à tout un processus de pompage d’argent via la vieille grand-mère sécu qui bientôt par la force des choses va se retrouver sur le trottoir avec sa vieille valise pour insolvabilité.

Le patient que l’on a habitué à s’affoler à la moindre égratignure, le médecin qui ne veut en aucun cas être accusé de laxisme ,et donc utilise tous les outils mis à sa disposition , le radiologue qui attend le client avec impatience pour rentabiliser son matériel, les fabricants de scanners, d’analyseurs sondeurs de nos corps afin de nous faire devenir des hypochondriaques,et bien entendu nos gentils vendeurs de médicaments-bonbons miracle sont tous des acteurs d’un même scénario : celui d’une socièté d’aisance, de confort de profit, de gâchis et de refus de se prendre en charge. Loin est mon idée de ne pas profiter des avancées de la science médicale et d’offrir aux plus démunis physiquement et aux plus atteints les soins les plus consistants. Mais que diable , que les autres refusent cette supermédicalisation de chaque instant, de pseudo sécurité absolue dans ses moindres geste, une attitude irresponsable qui permet aux labos de se frotter les mains. Comme tout un chacun j’ai de multiples exemples qui prouvent cette complicité entre patients, prescripteurs et donc labos.

Je suis sûr(enfin presque) que les labos avec leurs nouveaux bonbons anti-cholestérol remercie tout les jours les Mc-Donald et consors d’utiliser autant de graisses saturées et de sucres dans sa bouffe dégueulasse et d’habituer ainsi les gosses dont les parents n’ont aucune "education alimentaire"dès le plus jeune âge à se baffrer de sucres et de lipides de mauvaises qualités biologiques avec en compléments alimentaires une grande panoplie d’édulcorants, de colorants chimiques, etc...

Mascarade, dégradation sanitaire de la population, empoisonnement des corps avec la complicité active de tous nos protecteurs( l’ensemble des professions tournées vers la sécurité et la prise en charge de nos pauvres corps) pour combien de temps encore ?

bonjour, à tous et à l’auteur

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par lisa SION (IP:xxx.xx1.28.167) le 16 novembre 2007 à 02H01

Bonjour,

samedi, je suis allé danser en boite de nuit. à mon grand étonnement, j’ai encore entendu ce tube chanté par un africain depuis quatre ou cinq ans, qui dit texto ceci :

"Qu’est ce que c’est que cette saloperie de médicament... !!!

Depuis cinq ans, l’Afrique dénonce les "dealers médicaux", qui exportent les boites usagées qu’on nous a encouragé à ramener à la pharmacie.

Si les cordonniers étaient les plus mal chaussés, les médecins, eux, ne sont jamais malades, pire, ces "dealers légaux" représentent le pire danger pour tous les shootés qui conduisent défoncés, ces empoisonneurs, ayant pignon sur rue, participent au suicide mental de millions de victimes inconscientes, dont certains vont en boite de nuit le samedi soir, écouter notre artiste...

Mais pour comprendre, entendre, sa chanson, il faut être à jeun et en ascètisme médicamental...


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