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Le monde selon Monsanto : notre petit compte rendu

Article publié le 14 mars 2008

Le monde selon Monsanto : notre petit compte rendu

Monsanto - On entend beaucoup parler de cette grosse multinationale au sujet des OGM mais le documentaire, revenait plus largement sur l’ensemble des activités et des produits, développés par le passé par cette entreprise. Car Monsanto, ce n’est pas simplement le Round up (herbicide le plus vendu au monde pourtant hautement toxique) ou le maïs OGM Mon 810 (récemment interdit de culture, en France, par la clause de sauvegarde), c’est aussi le pyralène et l’agent orange… Rien que ça.

Il convient de parler de l’historique de cette entreprise pour avoir un bon éclairage sur ce qu’elle dit et vend aujourd’hui et sur ses ambitions commerciales.

Les PCB vous connaissez ? C’est Monsanto

Les PCB, (ou PolyChloroBiphényles) sont des dérivés chimiques chlorés plus connus en France sous le nom de pyralènes. Ce sont des molécules hautement toxiques et très stables, autrefois utilisées notamment comme lubrifiant dans les transformateurs (cf Wikipedia).

Ces molécules étant très peu biodégradables et très solubles dans les huiles et graisses végétales ou animales, leur rejet diffus dans l’environnement a entraîné des phénomènes de bioaccumulation préoccupants pour la faune sauvage, d’élevage et pour la santé humaine.

De ce fait, elles comptent parmi les polluants organiques persistants, dont la production est interdite dans la Convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants. (source Wikipedia)

Les PCB ont été l’un des produits phares commercialisé par Monsanto à l’époque et on apprend que leur toxicité a été très tôt connue par l’entreprise qui s’est bien gardée de diffuser l’information. Tant que ça rapporte, allons-y gaiement !

Le documentaire s’intéresse plus particulièrement à Anniston, petite ville de l’Alabama aux États-Unis, où se trouvait l’une des usines de Monsanto. En 2002, plusieurs milliers d’habitants de la ville ont porté plainte contre Monsanto en raison de la forte contamination du sol et de l’eau par les PCB. En effet, 32 000 tonnes de ces déchets contaminés ont été déposés dans une décharge à ciel ouvert, située sur le site même, au cœur de la communauté noire de la ville. A l’issue de ce procès Monsanto a été jugée coupable d’avoir pollué « le territoire d’Anniston et le sang de sa population avec les PCB » et condamnée à payer 700 millions de dollars de dommages et intérêts.

Les taux de cancer dans cette ville sont impressionnants. La contamination a déjà tuée plusieurs milliers de personnes… D’après l’un des chercheurs interviewés dans le reportage, la contamination par les PCB est planétaire et on en retrouve des traces jusque sur la banquise… Merci qui ?

L’agent Orange, vous vous rappelez ? C’est Monsanto

L’Agent orange est le surnom donné au plus utilisé des herbicides employés par l’armée des États-Unis lors de la guerre du Viêt-Nam, en particulier entre 1961 et 1971. Notamment en raison de la présence de dioxine, ce défoliant chimique est responsable de plusieurs maladies chez les personnes ayant eu affaire à cet herbicide. En raison de la stabilité de la dioxine, les générations suivantes au Viêt-Nam vivent encore en présence de ce produit cancérigène et tératogène, occasionnant des maladies diverses, des cancers et des malformations à la naissance. (source Wikipédia)

L‘agent orange a été créé par la multinationale Monsanto…

Round up et OGM, pour une agriculture de qualité, compétitive et durable ?

“Une agriculture de qualité, compétitive et durable”, c’est en effet la phrase d’entête que l’on trouve sur le site de Monsanto. Il n’y a pas de raison qu’une aussi florissante entreprise ne fasse pas de développement durable, non ?

Le Round-up

Il n’y a pas si longtemps d’ailleurs, on trouvait sur les bouteilles de Round-up, herbicide bien connu de tous les jardiniers, les mentions :

  • 100% biodégradable ou biodégradable
  • propre
  • respecte l’environnement
  • Efficacité et sécurité pour l’environnement
  • Utilisé selon le mode d’emploi RoundUp ne présente pas de danger particulier pour l’homme et les animaux domestiques.

Sur l’étiquette était à la fois inscrit : « respecte l’environnement » et R51/53 : toxique pour les organismes aquatiques.”

En janvier 2007, le tribunal de Lyon a condamné Monsanto pour publicité mensongère du fait de ces mentions jugées trompeuses…

Robert Bellé, professeur au CNRS et à l’université Pierre et Marie Curie, et spécialiste de la division des cellules, a démontré les effets cancérigène du Round-up en travaillant sur l’oursin. Notons que lorsqu’il a voulu alerter l’opinion, ses résultats ont été dénigrés et ses budgets de recherche ont été coupés… comme Christian Vélot, lanceur d’alerte lui aussi à propos des OGM.

Les OGM

90 % des OGM cultivées dans le monde proviennent de semences vendues par Monsanto. Parmi ces OGM, 70 % sont dites “Round-up ready”, c’est à dire qu’elles sont résistantes au Round-up. Pour faire simple : vous plantez du soja “Round-up ready”, vous arrosez bien comme il faut avec du Round-up et tout crève sauf le soja. Il ne reste plus qu’à manger le soja plein de Round-up (puisqu’il pénètre inéluctablement dans les fibres de la plante…).

Heureusement, tout le monde sait que les OGM sont censés être une réponse miracle pour limiter l’utilisation de pesticides…

Les 30% d’OGM restant sont des plantes Bt. Pour celles là effectivement, l’idée a été de créer une plante naturellement résistante à certaines maladies ce qui permet donc en théorie de ne plus utiliser de pesticide pour protéger les plantes de ces maladies. Sur le terrain, il s’avère cependant que les organismes responsables des maladies deviennent petit à petit résistants et que d’autres maladies se développent également. (Le Monde, 08/02/2008 - Un insecte parvient à resister aux OGM censé l’éradiquer)

Monsanto au service des pays du Sud et de l’autosuffisance alimentaire ?

“Dans les pays en voie de développement, Monsanto engage une politique de partage des connaissances et de savoir-faire sur toutes les formes d’agricultures, avec pour objectifs la satisfaction de la demande alimentaire et la protection de l’environnement.”

Voilà ce qu’on peut lire dans la Charte de Monsanto. Pour vendre ses semences dans les Pays du Sud, Monsanto les brade effectivement de telle sorte qu’elles soient moins chères que les semences ancestrales utilisées localement. Les paysans les achètent mais se retrouvent vite pris dans une spirale d’endettement inexorable car leur production leur est achetée à des prix dérisoires et que les semences soit disant miraculeuses de Monsanto ne tiennent pas toujours leurs promesses dans les champs. En Inde par exemple, comme l’explique le documentaire, les suicides parmi les petits paysans augmentent de façon inquiétante et de nombreuses associations et personnalités comme Vandana Shiva (prix Nobel alternatif 1993), s’alarment de la perte de biodiversité en ce qui concerne les variétés plantes traditionnellement cultivées. Cette dernière précise même que lorsque Monsanto aura pris le contrôle de l’alimentation mondiale, elle aura le droit de vie et de mort sur tout le monde.

La contamination des cultures traditionnelles par les OGM, tant redoutée par les protecteurs de l’environnement, n’est également plus seulement une crainte mais déjà bien une réalité. Dans un article publié dans la très renommée revue scientifique Nature, des scientifiques ont montré que l’on retrouvait des gènes provenant de cultures OGM dans des variétés traditionnelles cultivées au Mexique. Les populations locales s’inquiètent et se retrouvent démunies face à une menace contre laquelle ils ne savent pas comment lutter. Le documentaire a été l’occasion de voir quelques monstres génétiques issus d’hybridation bien mal maîtrisée comme l’explique le généticien Christian Vélot dans le débat qui fait suite.

Monsanto : un lobby puissant

Sous Reagan et Clinton, plusieurs anciens responsables politiques reconnaissent avoir subis des “pressions” pour être plus “souples” sur les tests concernant les OGM. Le documentaire montre également que de nombreuses personnalités politiques, au niveau de la Maison Blanche, d’organisations publiques chargées de la protection de l’environnement ou de la Food and Drug Administration, ont également été des employés de Monsanto à un moment ou à un autre. Il faut dire que Monsanto a les moyens d’arroser largement pour obtenir ce qu’elle veut.

Quant aux idées défendues par Monsanto, elles se retrouvent largement dans la réglementation américaine concernant les OGM. Cette réglementation repose notamment sur un principe appelé Principe d’équivalence en substance. Pour faire simple, ce principe considère qu’une plante OGM donnée est équivalente à son homologue non OGM. On y a réalisé une modification au niveau de l’ADN, certes, mais après tout l’ADN n’est “que” de l’ADN, on en mange, il n’y a donc pas de problème, c’est la même chose…

C‘est au nom de ce principe que les aliments contenant des OGM n’ont pas besoin d’être étiquetés de façon particulière aux États-Unis. En effet, les OGM étant l’équivalent des non OGM, pas besoin alors de le signaler au consommateur. 70 % des aliments américains contiennent des OGM…

Dans quelques semaines, le texte sur les OGM voté par les sénateurs (cf article d’actu-environnement) passera devant les parlementaires. Cette seule phrase « la liberté de consommer et de produire avec ou sans organisme génétiquement modifié  », même en ajoutant « dans le respect des prescriptions communautaires  » risque de sacrifier notre agriculture. Merci qui ?

Monsanto : dialogue, transparence, respect, partage, utilité ?

  • Monsanto a refusé toute interview lors de la réalisation du documentaire “Le monde selon Monsanto” jugeant que la société ne serait pas montrée sous un angle “positif” pour elle

  • Il a été prouvé qu’a plusieurs reprises, Monsanto a caché des informations concernant la toxicité de certains de ses produits (PCB, dioxine…) ou a “falsifié” des résultats de recherches.

  • Monsanto est également à l’origine de l’asparthame dont les effets sur notre santé sont de plus en plus controversés, et de l’hormone recombinée de croissance bovine, dont l’utilisation est interdite dans de nombreux pays.

  • Extraits du site de Monsanto concernant les OGM :

“Du fait d’une réglementation rigoureuse qui régit la mise sur le marché des plantes transgéniques, il n’y a eu jusqu’à aujourd’hui (depuis près de 20 années d’essais) aucun incident signalé. La consommation d’aliments transgéniques est historiquement sans problème de sécurité.”

[…]

“La question de l’étiquetage est importante car c’est le premier moyen d’informer le consommateur sur ce qu’il consomme. Monsanto considère, comme le font les experts scientifiques des agences réglementaires, que les plantes transgéniques et les produits alimentaires dérivés de celles-ci sont équivalents aux autres plantes et aliments semblables et que ces produits alimentaires sont sûrs. De fait, Monsanto pense que si l’étiquetage constitue un moyen d’information sur le procédé de fabrication pour les produits alimentaires dérivés de cette technologie, mais il ne doit en aucun cas constituer la base d’un critère de sécurité alimentaire.”

  • Dialogue, transparence, respect, partage et utilité sont les 5 mots clés que l’on trouve en tête de la Charte de Monsanto.
  • Franchement après tout ça peut-on vraiment croire à l’honnêteté de cette société ? Peut
    - on vraiment laisser l’avenir de notre alimentation dans les mains d’une si puissante entreprise ? Comment se fait-il qu’une multinationale qui a commis tant de dégâts sur la planète par le passé soit encore en droit de continuer son commerce comme si de rien était ?
  • Le documentaire souligne le fait qu’il faut s’inquiéter de l’hégémonie progressive que Monsanto exerce dans le domaine de l’agroalimentaire, rachetant de nombreux semenciers et imposant progressivement ses semences dans tous les pays du monde au Nord, comme au Sud. Car au delà des effets sur la santé et sur l’environnement de ces produits, c’est la sécurité alimentaire et l’autonomie de certains pays qui pourrait être compromise. Détenir la maîtrise des cultures et des semences à une échelle mondiale est en effet un très puissant moyen de pression. Au delà de la recherche de profit, ne peut-on soupçonner Monsanto (ou les États-Unis à travers elle), de vouloir détenir une véritable arme alimentaire ?
  • 80% des français sont contre les OGM alors que 80% des parlementaires sont pour. N’y aurait-il pas comme un décalage :-) ? Combien nos politiques reçoivent-ils pour leur approbation, et pour faire taire les lanceurs d’alertes ?

Informations complémentaires

  • Le blog de Marie-Monique Robin, journaliste et réalisatrice de “Le monde selon Monsanto”
  • Le monde selon Monsantole livre - Le monde selon Monsanto : de la dioxine aux OGM, une multinationale qui vous veut du bien

M.- M.Robin. -Editions La Découverte, 2008. - 370p.

Image : http://www.radinrue.com/IMG/arton39...
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commentaires
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par sobriquet (IP:xxx.xx8.39.24) le 14 mars 2008 à 12H33

J’ai relevé quelques inexactitudes dans ce documentaire, très bon par ailleurs.

- Le pyralène n’est pas le PCB, mais un produit contenant du PCB, utilisé dans les transformateurs électriques. Bon, ça, c’est vraiment un détail.

- Dans le passage qui se déroule au Mexique, les gens disent qu’il faut arracher les pieds de maïs mutants, pour éviter qu’ils se reproduisent et que toutes les cultures deviennent monstrueuses. Je ne crois pas que ce soit le risque le plus important, entre autres parce qu’il me semble peu probable que ces monstres puissent subsister face à la sélection naturelle. Je crois que la principale menace est que le gène breveté se propage dans les cultures, et qu’ainsi, dans quelques années, Monsanto se retrouve en droit de réclamer des royalties sur les productions de ces paysans. Ce risque me semble bien plus tangible.

Pour ceux qui l’auraient manqué, il est disponibles quelques jours sur le site d’Arte (jusqu’à mardi je crois) :
- Le film en streaming : http://plus7.arte.tv/fr/detailPage/...
- Le débat : http://plus7.arte.tv/fr/detailPage/...

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par zygomar (IP:xxx.xx0.114.245) le 28 mars 2008 à 19H55

"L‘agent orange a été créé par la multinationale Monsanto…"

"L’agent orange" était un, mélange 50/50 de deux herbicides dont la famille chimique est apparentée aux hormones végétales, le 2,4-D et le 2,4,5-T. Il doit son surnom d’agent orange à la bande de couleur orange qui était utilisée pour identifier les fûts le contenant et non à sa propre couleur.

Contrairement à ce qui est raconté, çà n’est pas Monsanto qui a découvert et développé ces molécules du moins le 2,46D qui a été "inventé" simultanément aux USA par Amchem et au Royaume Uni par Zeneca. Pour le 2,4,5-T je ne me souviens plus et je n’ai pas le temps de rechercher maintenant mais ses propriétés herbicides ont été décrites dans la littérature en 1944 et il y a des chances pour que çà ne soit pas Monsanto mais plutôt Zeneca qui l’ait mis au point (sous réserve de vérification).

En outre, il n’y avait pas que Monsanto qui fabriquait "l’agent orange" et le fournissait à l’armée américaine !!

"ce défoliant chimique est responsable de plusieurs maladies chez les personnes ayant eu affaire à cet herbicide"

Ce ne sont pas les deux molécules qui composent le produit qui sont responsables des diverses maladies en question mais une des dioxines qui le contamine. Il s’agit de la 2,3,7,8-TCDD (c’est la dioxine de Seveso).

Le 2,4-D était encore sur le marché en France (et ailleurs) au début des années 2000 et je pense qu’il l’est encore, notamment associé aux engrais gazon désherbants (sous réserve de vérification).

Roundup "100% biodégradable ou biodégradable

En janvier 2007, le tribunal de Lyon a condamné Monsanto pour publicité mensongère du fait de ces mentions jugées trompeuses…

Le glyphosate , matière active du Roundup, est effectivement biodégradable mais les tests exigés par la législation française sont "universellement" appliqués sur toutes les molécules, sans tenir compte de leurs propriétés particulières et dans ces tests le glyphosate est effectivement peu biodégradable ; si on utilise des test plus appropriés tenant compte des particularités de la molécule de glyphosate, on s’aperçoit qu’il est effectivement biodégradable.

"Robert Bellé, professeur au CNRS et à l’université Pierre et Marie Curie, et spécialiste de la division des cellules, a démontré les effets cancérigène du Round-up en travaillant sur l’oursin"

==Complètement faux. Le test de Bellé sur l’oursin (non reconnu par la communauté scientifique internationale et les autorités compétentes dans aucun pays du monde comme test de cancérogénicité, le test de Bellé ne fait que montrer que dans certaines conditions non représentatives des conditions d’exposition humaine, le Roundup et non pas sa matière active, entraîne une perturbation des premiers stades de la division cellulaire. un point c’est tout. Il n’ a jamais été démontré, surtout pas par Bellé que cette perturbation était responsable de l’apparition de tissus cancéreux chez les oursins... Par contre, les embryons d’oursins traités se développent tout à fait normalemnt sans induire de malformations... Bellé tire des conclusions que ses résultats ne lui permettent pas de tirer. Il existe des études de cancérogénicité, des vraies celles-à reconnues et analysées par toutes les autorités nationales et internationales, faites sur l’animal entier à des doses extrêmement élevées pendant la plus grande partie de la vie des animaux (protocoles OCDE) et ces études n’ont jamais montré l’apparition de tumeurs chez les animaux traités. Ces résultats ont été "épluchés" en détails par les experts qualifiés compétents et indépendants de tous les pays développés que ce soit Japon, Australie, Russie, Union européenne et sont tous arrivés à la même conclusion conernant le glyphosate.

Pour revenir aux travaux de Bellé,il a été démontré et çà a été publié dans la littérature scientifique avant que Bellé ne publie ses résultats, il ne peut par conséquent pas les ignorer, que les effets observés par lui étaient dus à la présence de surfactants dans la formulation Roundup. Il a été démontré que le glyphosate seul ne produit pas ces effets sur la division cellulaire tels que décrits par Bellé, que les surfactants seuls, sans glyphosate produisent nettement ces effets, et que le Roundup produits également ces effets. Conclusion logique (pour tout le monde mais pas pour Bellé), ce sont bien les surfactants qui entraînent des perturbations sur les stades précoces de la division cellulaire. A noter pour information que ces mêmes surfactants sont retrouvés dans la composition de nombreux produits usuels tels que par exemple shampooings, produits vaisselle,etc............

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par Fab (IP:xxx.xx0.117.65) le 15 mars 2008 à 10H34

Très bon résumé de cet excellent reportage !


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