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Le contenu psychique de la sexualité, l'Animus chez la Femme, l'Anima chez l'homme

Article publié le 9 mai 2008

Une subtilité de l’âme à mieux connaitre et à développer.

Le contenu psychique de la sexualité, l'Animus chez la Femme, l'Anima chez l'homme

Une petite incursion dans le monde de l’invisible, celui qui effraye certains, qui exalte la curiosité des autres, mais qui jamais ne nous abandonne. Quoique nous fassions il s’impose à nous. Dans l’ombre de notre conscience il règne sans partage. Il se fait plus pressant si nous le négligeons, plus dangereux si nous l’oublions, destructeur si nous le nions. Grâce à l’exploitation des rêves, la psychologie des profondeurs et la psychanalyse, nous cernons sa vitalité, nous mesurons la puissance de son activité.

A mi-chemin entre le volcan rouge qui crache le feu au rythme pendulaire de ses entrailles, et le volcan gris qui sommeille dangereusement dans un temps universel oublié des hommes, notre inconscient s’enracine et légifère au cœur de notre vie.

Là, bien lové, il développe un stratagème subtil, une alchimie d’éternité, l’édification de l’idéal féminin chez l’homme, appelé Anima par C.G. Jung. Notre compagne n’est pas en reste, chez elle, il se nome Animus.

Les images de l’âme, voici bien des contrastes constatés, une opposition des plus marquée de notre psychisme. Le problème engendré par cet aspect de la nature, s’étudie et s’éclaire dans notre vie quotidienne et dans notre vie intérieure, s’envisage sous l’angle de la conscience et de l’inconscient. La polarité fondamentale masculine-féminine, se révèle de multiples formes au cours de la vie. En apparence, cette dualité ne crée pas de difficulté, deux êtres se plaisent, s’accouplent, procréent. Cette union s’accomplit dans une compensation inconsciente. La vie du couple est réglé selon les lois biologiques et sociales. Est-ce l’effet de l’évolution des mœurs, la libération des consciences, la soif de vivre pour faire échec aux violences du monde, « la révolte de la créature », mais pour beaucoup d’êtres humains l’amour est le problème central de la vie.

La volonté et le raisonnement ne font rien à l’affaire, quand on est pris on est pris. Comme un lion qui frappe les barreaux de sa cage en rugissant, des femmes et des hommes se débattent dans des situations qui leur tombent dessus comme le filet du chasseur sur l’animal qui pourtant vaquait librement à l’instant. Tout est tellement soudain.

Depuis la nuit des temps, les effets de la passion amoureuse sont connus mais ses véritables causes nous échappent souvent. Certes, deux êtres s’attirent. Dans un désir de simplification et pour mieux servir ma réflexion, disons l’homme et la femme.

Cette attraction est d’ordre sexuel, la beauté attire, mais le contraire aussi. On peut avoir de l’admiration pour l’aisance de la parole, la beauté du geste, l’inflexion galbée de la grâce, l’intellectuel brillant, l’artiste créatif, l’effacement, la discrétion ont leurs adorateurs.

Jung, parmi une foule de spécialistes, développe abondamment sa conception de l’image de l’âme. Selon lui, elle naît chez l’homme de l’image de la mère, la première impression de la femme, son premier grand amour. Chez la femme, le père porte cette image. Les rencontres ultérieures, dans l’enfance et l’adolescence modifient ces images idéales, mais elles sont préformées dans notre inconscient par le miroir des expériences ancestrales inhérentes à chacun de nous. Notre édifice psychique remonte à la nuit des temps, il est rythmé par l’évolution de l’espèce humaine. Nos archétypes prennent vie dans cette mouvance immémoriale. L’image de l’âme occupe les lieux à notre insu.

Mais alors qu’elle est son rôle, comment vit-elle, que fait-elle ?

Comme le volcan gris, elle sommeille, comme lui, vivante et invisible, elle s’enflamme soudain... Une personne portant des traits essentiellement analogues à cette image nous apparaît. Quel que soit la nature du sentiment, la relation sera violente, irrésistible, magique. Cela peut engendrer plusieurs réactions et comportements.

Pris dans ce vertige incompréhensible, l’homme, de nature plus cartésien que la femme prend la fuite, blessant son amante, et court se réfugier dans les bras d’une femme objet qu’il n’aime pas, il choisit de protéger sa mâle autonomie, niant l’état amoureux.

D’autres, ne surmontant pas d’être abandonnés projettent leur amour sur un, ou une autre, comme cela toute la vie sans jamais trouver la paix. Une espèce de fuite en avant.

La projection de l’Anima ou de l’Animus est une source de bonheur mais aussi une source de malentendus. La particularité de la projection inconsciente est que l’on voit dans l’objet aimé une partie de soi même et non pas l’être que l’on croit aimer.

Cela se nome la fusion, elle voile un temps plus ou moins long une profonde déconvenue. C’est la source vive des grandes épreuves destructrices.

L’intensité de l’échec est proportionnel à la distance qui sépare la vie réelle et matérielle des fantasmes romanesques qui sont le pur produit d’un imaginaire exalté.

Il est tout aussi inconfortable, pour l’être aimé, de se maintenir dans la parure d’une fée moderne, top modèle ou célèbre égérie, que pour le responsable de ce débordement, de découvrir qu’il a rencontré une nymphe de ruisseau, une Vénus de barrière, à moins qu’il se nome G. Brassens ou qu’il s’abandonne naturellement à la poésie.

La magie jaillissant de l’image de l’âme peut largement submerger la logique, les valeurs convenues et les autres, les bonnes intentions, les traditions et le bon sens...

D’ailleurs le bon et le « mauvais » sens populaire ne se trompent pas, « je l’ai dans la peau, c’est plus que ma vie, je suis fou d’elle, sans lui je n’existe plus », etc. Mon Dieu...

L’analyse des rêves peut révéler le caractère psychologique des projections, permettant de dissocier la projection de l’être réel porteur de l’image.

Notre bisexualité s’expliquant naturellement par nos origines maternelles et paternelles, l’un des deux pôles agit en nous d’une manière consciente et l’autre d’une manière inconsciente... « choisis ton camp, quoi que... »

La partie invisible, donc inconsciente, est particulièrement active. Chez l’homme , l’Anima représente sa féminité inconsciente, incontrôlée, d’où l’éros capricieux bien connu.

Chez la femme, l’ Animus se révèle comme une intellectualité percutante.

Dans l’homosexualité, Anima et Animus permutent avec le naturel. L’ homme devient capricieux, sentimental, fantaisiste, doué dans le domaine de l’art.

La femme, dans ce cas développe une intelligence plus logique, une énergie étonnante, elle entreprend et rivalise dans les postes de commandement avec l’homme.

Qui n’a pas connu l’effondrement causé par une disparition, la souffrance d’une séparation, l’ébranlement d’un équilibre et de toute une vie quand l’autre nous quitte. C’est en terme de métamorphose que l’on pratique un revirement complet, un transfert de libido.

La situation devient Dantesque, ou Cornélienne, selon nos sources. Il est urgent alors de trouver un nouveau modus vivendi qui offre une nouvelle base à la compréhension des deux âmes et non plus sur l’illusion.

Dans l’irrémédiable déchirure, l’être concerné par la solitude tentera de construire une vie indépendante pendant quelques temps. Si les forces ne le quittent pas, il trouvera dans l’introspection le moyen de ranimer les forces détruites ou cachées. L’action, les projets, le regard sur les autres et sur le monde maintiendront l’éternelle Idole en réserve afin qu’un jour, un matin de printemps, dans le regard d’une femme ou la voie chaude et rassurante d’un homme, elle renaisse de ses cendres.

lien image : http://images.google.fr/...


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commentaires
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par Aspiral (IP:xxx.xx0.132.226) le 9 mai 2008 à 11H57

Tout cela est bien beau, mais comment faire le lien avec la guerre des sexes qui sévit actuellement ? Voilà une piste : http://www.aspirale.be/Textes/Mascu...

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par jack mandon (IP:xxx.xx0.83.195) le 9 mai 2008 à 13H58

@ Aspiral

Certes, c’est une base de réflexion, que mon article, quant à votre article, c’est une vision des choses tout à fait réaliste et très intéressante.

Si la guerre des sexes existe, et d’une certaine manière elle existe, c’est un malentendu, une erreur.

La vision jungienne met en lumière la grande proximité psychique et physique entre les deux protagonistes de la Genèse. Ce peut être utile.

La guerre existe, ou se déclare bien vite, quand on projette sur l’autre nos espérances. Plus simplement, on attend de l’autre la copie conforme de ce que nous sommes. Ce n’est pas respectueux de sa différence.

C’est normal, bien humain, mais c’est la première erreur d’appréciation, elle peut être fatale si elle n’est pas suivie d’un désir d’écoute, d’une reconnaissance de ce qui fait l’originalité, la singularité et l’unicité de l’autre. Ce n’est d’ailleurs pas un problème de sexe, c’est un problème plus général de communication entre les êtres humains. L’attirance physique qui est à l’origine d’une relation amoureuse, doit se prolonger d’un intérêt plus général et plus complet de l’autre qui a besoin de se sentir comme nous aimé, entendu, vu, senti.

Idéalement, même si nous sommes différents les uns des autres, il est souhaitable, pour la durée du partage, qu’il existe de bonnes affinités au sein du couple.

Beaucoup à dire, vous me faite recommencer mon article...farceur.

Merci pour votre intervention. Jack Mandon

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par Idyllique (IP:xxx.xx6.100.232) le 3 juin 2008 à 23H27

Waouh quelle prise de tête cette article !

Différents ? Pas tant que ça au départ... mais voilà le moule sociétal va faire de vous une femme soumise conditionnée pour pondre une descendance à tout prix ... ou un homme guerrier et dominateur ! Heureusement, certains êtres échappent à ces imprégnations conditionnées et si stéréotypées. Dans les sociétés totalitaires, ceux qui ne rentrent pas dans le moule, sont exterminés, dans les autres (libertaires), ils arrivent à vivre relativement confortablement, les lois d’une démocratie, l’évolution des moeurs les protégeant.

Tout cela pour dire qu’en chaque femme il y a une part de masculin et que chaque homme à sa part de féminité, nous sommes complémentaires.

Les femmes ne viennent pas de Vénus et les hommes certainement pas de Mars !

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par Idyllique (IP:xxx.xx6.100.232) le 3 juin 2008 à 23H28

Waouh quelle prise de tête cette article ;-) !

Différents ? Pas tant que ça au départ... mais voilà le moule sociétal va faire de vous une femme soumise conditionnée pour pondre une descendance à tout prix ... ou un homme guerrier et dominateur ! Heureusement, certains êtres échappent à ces imprégnations conditionnées et si stéréotypées. Dans les sociétés totalitaires, ceux qui ne rentrent pas dans le moule, sont exterminés, dans les autres (libertaires), ils arrivent à vivre relativement confortablement, les lois d’une démocratie, l’évolution des moeurs les protégeant.

Tout cela pour dire qu’en chaque femme il y a une part de masculin et que chaque homme à sa part de féminité, nous sommes complémentaires.

Les femmes ne viennent pas de Vénus et les hommes certainement pas de Mars !

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(IP:xxx.xx4.15.11) le 9 mai 2008 à 18H14

Merci beaucoup ...et votre article m’a entrainé vraiment entrainé ...vers ce que peut être notre Âme. Et aussi une autre question m’est arrivée quand vous écrivez : " Notre édifice psychique remonte à la nuit des temps, il est rythmé par l’évolution de l’espèce humaine." ...et si c’était notre propre Âme qui parcourait tout ce temps ? C’est bien l’Eglise qui a nié la réincarnation mais à un moment particulier pour elle...elle avait à l’époque des domaines à défendre ...mais où suis-je ? ...cette éventualité vous a peut être déjà effleurée ?..???? En tout cas, je peux vous affirmer que l’on peut être attiré par une personne rien qu’en sortant d’un magasin en pensant à tout autre chose ...curieux comme impression ...un coup de foudre certainement.Comme la morale devait également diriger cette personne ...des excuses ’ mutuelles !’ pour avoir oser s’arreter sur place environ 1 seconde et pas plus...mais intense et ..la vie continue.

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par jack mandon (IP:xxx.xx0.224.49) le 9 mai 2008 à 21H02

@ Plaisante inconnue,

Votre sensibilité vous offre la chance, d’entendre, de voir et de sentir par delà les mots, le temps et les époques.

L’intuition féminine, mais aussi simplement l’intuition permet de voyager dans un temps hors du temps.

Poussez vous l’expérience jusqu’à une absence d’incarnation qui vous prive d’un nom, prénom ou pseudo...j’en serais désolé.

Néanmoins, je vous remercie pour la fraicheur et l’intensité de vos propos.

La femme est capable de pareille prouesse...semer la poésie sur la terre aride du quotidien, et cela en toute innocence...femmes je vous aime...

Bien à votre écoute

Jack Mandon

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par alexia (IP:xxx.xx0.57.220) le 9 mai 2008 à 23H22

Le contenu de l’article est très intéressant. On pourrait y ajouter, dans un souci d’approfondissement, que l’animus de la femme peut également se construire sur la base de celui de sa mère, et pas seulement sur celle de sa relation au père, et que l’anima de l’homme peut également comprendre des composantes de l’anima de son propre père. Cet élément souvent occulté permettrait souvent s’il ne l’était pas, d’éviter certains écueils, notamment au cours des psychothérapies. Par ailleurs, ne serait-il pas possible que les articles soient relus, et l’orthographe et la grammaire corrigées, cela leur donnerait d’autant plus de crédibilité...

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par jack mandon (IP:xxx.xx6.58.114) le 10 mai 2008 à 03H30

@ Alexia

Votre remarque est tout à fait pertinente et fort intéressante.

Cependant, cela semble logique que l’héritage inconscient, anima-animus, nous parvienne dans toutes ses subtilités...c’est judicieux de le rappeler.

Vous êtes un peu dure pour la forme orthographique et grammaticale, l’émotion ou autre carence en ce qui me concerne...vous êtes enseignante ?

Votre composante masculine, est sans doute assez forte. Quant à moi, la composante féminine est importante, une dyslexie également m’entraine dans des formulations peu traditionnelles.

Votre intervention est abrupte mais tout à fait constructive

Merci

Jack Mandon

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par Emile (IP:xxx.xx5.22.85) le 10 mai 2008 à 09H36

Hello !

Merci pour cet intéressant article, comme vous le dites : "Chez la femme, le père porte cette image. Les rencontres ultérieures, dans l’enfance et l’adolescence modifient ces images idéales, mais elles sont préformées dans notre inconscient par le miroir des expériences ancestrales inhérentes à chacun de nous." j’essaie d’avoir avec mes trois filles un comportement de douceur et de légèreté (humour, gaité) et effectivement je sens que de plus en plus ce sont les garçons tendres et sensibles qui attirent mes filles... Basta les machos !

En ce qui concerne ma petite personne c’est sans doute l’amour inconscient de ma mère qui m’a incité à me marier avec une femme comme elle... hélas, trois fois hélas, aujourd’hui je me sépare et je me libère de l’emprise de ma mère. Je n’aime pas ce que représente ma mère et sa génération, une vie totalement aveugle à ne pas voir que l’homme occidental nous mène au chaos ! Si j’ai tué le père (psychologiquement j’entends ;-), c’est que celui-ci a participé et participe encore à détruire l’écosystème. Si je tue la mère c’est que je souhaite vivre avec une femme clairvoyante et lucide. Une femme qui sait que : "Croire en quelque chose et ne pas le vivre c’est malhonnête ! " Dans ce changement radical de vie, je sens une énorme envie de tomber amoureux, l’amour me permettra de me dépasser pour aller vers une vie d’homme responsable, libre et heureux !

La puissance du couple est fondamental dans la vie d’un humain, à chaque grande transition on éprouve le besoin d’amour... et le 21ème siècle en aura un grand besoin... Le vingt et unième siècle sera amoureux ou ne sera pas ;-)

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par jack mandon (IP:xxx.xx0.236.225) le 10 mai 2008 à 10H43

@ Emile

Votre commentaire me touche et me surprend en même temps.

J’ai essuyé, sur d’autres articles, raillerie, injure, pour moi incompréhensibles.

Les sujets impliquant attisent plus facilement le déni et la violence verbale, je suis peut être d’une autre époque...un peu comme un père, et l’on essaye de me faire crever de temps en temps, je le ressens comme tel.

Beaucoup de gens avancent masqués, et, comme dans un jeu vidéo, en ignorant la part humaine de leur personnalité, ils bricolent des manettes et appuient sur des boutons, avec une cruelle aisance.

Je l’ai déjà exprimé, je n’ai rien à vendre, mais une vie et une expérience sensible à partager, pour le plaisir.

J’ai une demande à vous faire, si vous avez le temps et l’intérêt, j’aimerais que vous me fassiez part de vos impressions et commentaires pour les autres articles, culture, environnement, santé, pour résumer.

J’ai l’impression d’avoir rencontré un extra terrestre, je serais très curieux de voir comment vous réagissez sur ces articles.

Bien entendu, sentez vous libre de passer à autre chose après notre échange, sinon c’est avec curiosité et plaisir que j’entendrai vos argumentations.

Merci

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par herbe (IP:xxx.xx5.18.120) le 10 mai 2008 à 11H28

merci pour votre réflexion enrichissante.

dans le domaine des rapport H/F j’avais beaucoup aimé ce texte :

http://www.planetpositive.ch/versio...

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par Emile (IP:xxx.xx5.22.85) le 10 mai 2008 à 11H33

Hello !

Ce que j’aime dans votre discours c’est le principe de responsabilité : être adulte qu’est ce donc ? En cela l’homme occidental peut -doit- évoluer, bien évidement les principes chrétiens de ne sont pas à jeter. Mais ceux-ci doivent être contextualisées, si l’antiquité a combattu puis adhéré aux valeurs chrétiennes c’est que certaines idées sont -sans doute- intrinsèques à l’homme.

Voilà une citation qui résume ma pensée : "Si l’homme n’a pas de nature, c’est que sa nature c’est son éthique". La nature de l’homme est dans son éthique, l’homme occidental le sait mais il oublie que l’homme n’est pas au dessus de la nature, il en fait parti... là était la conscience de beaucoup de peuples "traditionnels". L’ homme occidental qui souhaite tant le progrès est sourd à la phrase d’Hannah Arendt "Le rendement du progrès est devenu négatif". L’homme occidental, met de part son mode de vie toute l’humanité en danger !

Donc l’éthique première est une éthique écologique. "Tu ne tueras point ton ecosystème" donc tu t’interdiras beaucoup de "confort" occidental...

Au plaisir de vous lire

Emile

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par Diane (IP:xxx.xx1.48.21) le 11 mai 2008 à 20H43

J’aime votre article qui me plonge au coeur de ma propre âme.En lisant votre texte, je ressens une certaine nostalgie et j’ai le sentiment , à travers vos mots, que vous êtes un être tendre et plein de souffrances enfouies au plus profond de votre âme..Veuillez pardonner ma franchise mais je reçois tant d’émotion à vous lire.Si je réagis de la sorte, c’est simplement que je suis touchée de plein fouet par ce sujet. Merci de votre compréhension. Diane.

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par jack mandon (IP:xxx.xx6.32.34) le 12 mai 2008 à 13H17

@ Diane

Vous êtes intuitive, mais n’oubliez pas que nous sommes sur les "ondes" et que des âmes peut être malveillantes n’auraient pas le même respect. En fait, si je joue un jeu ouvert, c’est qu’il m’est donné quelquefois de capter l’interlocuteur, surtout dans son anonymat. Merci pour votre accueil Jack Mandon

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par ninive (IP:xxx.xx0.142.48) le 1er juillet 2008 à 17H20

Vertigineux....aussi , je me permets d’ajouter que ces propos me conduisent à dire que si c’est l’Âme qui parcourt notre déplacement de vie en vie terrestre...on retrouve alors les descriptions de nos anciens livres . Nous serions donc notre Âme et notre évolution nous amènerait à considérer qu’à un certain moment elle prend le commandement de notre corps physique et ceci ne peut se faire que grâce à un corps qualifié souvent d’éthérique dans les livres : le fameux corps qui a tant géné la délégation de professeurs de médecine des usa invitée très officiellement dans les années 1973 en Chine et que je viens de relire....le seul petit problème, notre égalité entre nous : elle serait pour le futur et au mérite ! ...comment pouvez-vous me mettre si rapidement dans de telles idées ? et il doit y avoir pas mal de vrai si j’en crois mon ressenti. ET..mais alors, si l’Âme aussi est "perfectible" (ou non stable) elle a aussi son "Âme" ...ce serait enfin l’explication aux innombrables livres sur l’Esprit ?...Corps physique, Âme, ET Esprit ! la triplicité ? et à un moment, ce sera l’Esprit qui prendra le commandement ; et alors, plus de sexualité ? l’accouplement se ferait avec ceux du Haut et non avec nos semblables-complémentaires , enfin quand j’écris " accouplement" ...il faut bien mettre un nom ! Alors, si je suis encore ’sur terre’, il y aurait deux sortes d’anima-animus , une qui dépend de l’inconscient de notre monde mental et l’autre qui dépend du monde de notre Âme ? ET.....et tant que j’y suis...il doit bien y avoir une puissance, une énergie ou un autre mot pour désigner le fait qu’en parcourant un texte...on reçoit des info qui ne correspondent pas pile poil au texte même. Les mots sont présents et il y a des idées qui viennent sans trop de rapport avec ces ensemble de mots ...ceci me fait repenser un peu aux textes que nous lisions durant la guerre froide et qui provenaient d’URSS et à l’histoire du sous marin avec les deux frères jumeaux ...la télépathie ici ...il faudrait savoir si durant la période d’écriture de votre texte vous avez eu des idées semblables aux commentaires que vous avez reçus. Vous seriez un " télépathe" ?

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par jack mandon (IP:xxx.xx2.170.39) le 3 juillet 2008 à 10H11

@ ninive Votre pseudo à consonance biblique de l’ancien testament vous prédispose aux recherches lointaines. Chez les hébreux de l’ancien testament,et cela pour faire court, le corps est animé, c’est à dire vivant, l’âme vivante. A la mort, il devient un cadavre, de la poussière, la mort...l’espérance s’inscrit en Dieu, dans l’esprit qui lui est de toute éternité, divin. Chez les Grecs, chez Platon, repris plus tard dans son concept par le dogme catholique, le corps est dissocié de l’âme à la mort, c’est d’ailleurs pour cela que l’inquisition se permettait de maltraiter, de martyriser le corps avant de le brûler, pour, paraît il, libérer l’âme. Pratique ô combien funeste et barbare qui conduisit aux pires monstruosités mais aussi au mépris du corps, source de notre intelligence, de nos plaisirs et nos dépassements. La doctrine catholique conduit tout simplement au déséquilibre, à la névrose, à la folie...à la misère ! D’ailleurs il en va de même pour la plupart des religions, c’est un ancien théologien qui vous parle. La vision défendue par Carl Gustave Jung est humaniste, subtile et ouverte aux potentialités créatives...continuez, cela fait 50 ans que j’y réfléchis, courage ! Merci pour votre intervention.


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