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Le Top Ten des sites mondiaux les plus pollués…

Article publié le 21 septembre 2007

Pour la seconde année consécutive, le Top Ten des sites mondiaux les plus pollués vient de sortir. Réalisé par l’Institut Blacksmith (New-York), sa lecture est des plus édifiante quant aux conditions de la mondialisation, à l’état de la planète et la santé de ses habitants.

Le Top Ten des sites mondiaux les plus pollués…

En un an, les conditions se sont encore détériorées. Pour cette seconde édition, les critères d’évaluation ont étaient renforcés. L’enquête a porté sur plus de 400 sites industriels à travers le monde. Les origines des sources de pollutions sont clairement identifiées : les exploitations minières, les pollutions métalliques, pétrochimiques, nucléaires, les armements, les complexes industriels, les différents polluants lourds, les déchets urbains, la pollution de l’air et autres sources de pollutions.

Six sites déjà classés l’an dernier sont encore présents : Linfen (Chine), La Oroya (Pérou), Dzerzhinsk et Norilsk (Russie), Tchernobyl (Ukraine) et Kabwe (Zambie). Deux nouveaux sites rejoignent le Top Ten, en raison d’un affinement des critères : Sumgavit (Azerbaijan) et Vapi (Inde).

Deux sites entrent directement au Top Ten en raison des risques qu’encourent les populations : Tianying (Chine) et Sukinda (Orissa, Inde).
L’arrivée de 6 nouveaux hot-spots, par rapport à 2006, fait descendre dans le classement du Top Ten les sites de Haina (République Dominaicaine), Ranipet (Inde) Mailuu-Suu (Kirghizstan) et Rudnaya Pristan (Russie).

Dans le rapport, chaque site est passé au crible, avec une présentation synthétique des populations concernées, les types de pollutions et les sources des émissions. Dans chaque fiche, une analyse des sources et les impacts sur la santé est ensuite rapidement réalisée, accompagnée d’un état des lieux en matières de solutions en cours de réalisation, ainsi que les sources d’informations.

À la lecture de ce rapport, si l’on ne considère que le Top Ten, on s’aperçoit qu’il concerne 12.145.000 personnes vivent et respirent du plomb, du cadmium, des produits radioactifs dont le Césium-137 et le Strontium (à Tchernobyl et sa région), de la dioxyde de soufre, des métaux lourds comme le nickel, le cuivre, le cobalt, le zinc, le sélénium, des phénols, de l’hydrogène sulfuré, du Sarin, du gaz VX, du chrome Hexavalent, du monoxyde de carbone, de l’arsenic, … sans oublier les différentes poussières et les autres composés volatils.

Voir le rapport complet en anglais :
http://www.blacksmithinstitute.org/...

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commentaires
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par alberto (IP:xxx.xx9.246.58) le 21 septembre 2007 à 12H57

Merci, Jeff pour l’info.

Mais si tu me le permets, dans la foulée de cet article, il y aurait-il, dans le cadre de l’OMS, par exemple, une cartes les maladies pour causes environnementales : cancer du reins ici, de la thyroïde là-bas, cécité ailleurs...

Bien à toi.

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par Jeff (IP:xxx.xx6.129.223) le 21 septembre 2007 à 15H44

Cher Alberto,

Voilà une bonne question qui demande à être étudiée. L’OMS, malheureusement, semble pour l’instant particulièrement surchargée de travail avec bon nombre "d’autres" problématiques, toutes aussi importantes les unes que les autres. Ce n’est pas que les maladies liées aux pollution ne soient pas importantes, mais ce qui manque, toujours, ce sont les fonds. Et, en dehors de crises aigues, l’OMS ne semble pas disposer de tels informations, du moins accessibles au public. Sans compter que si de pareilles statistiques existaient, elles seraient très rapidement contre attaquées par une série de détracteurs, car comment - malheureusement - arriver à prouver que tel sujet est atteint d’une maladie engendrée directement par une pollution. Ormis quelques cas, ce sont là des diagnostics particulièrement difficiles à poser, surtout dans des pays où le suivi médical, les antécédents des patients est compliqué à obtenir. Et j’en sais quelque chose, ne serait-ce que par rapport aux cancers (leucémies, cancers du foie, des poumons, ...) qui peuvent atteindre 850% à 1 200% dans certaines zones d’après guerres, comme en Irak ou en Palestine, après un usage massif d’armements à base d’uranium appauvri et qu’aucune communauté scientifique médicale internationale ne veut et ne souhaite reconnaître, malgré de nombreuses et très sérieuses études indépendantes... Alors ! Pour ce qui concerne les pollutions industrielles... Amitiés.

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par alberto (IP:xxx.xx5.205.173) le 22 septembre 2007 à 13H27

Merci, Jeff pour ces précisions.

Je craignais un peu ce genre de réponse : tout comme en France, les organismes dits "officiels" ne se précipitent pas pour mener des études épidémiologiques pour mesurer l’impact des résidus industriels sur la santé des populations qui y sont exposées.

Etant donné que ceux qui financent ces études sont ceux qui ont des sous, que ceux qui ont les sous sont souvent ceux qui polluent : il ne faudra donc pas attendre de révélations tant que les bénéfices financiers des pollueurs ne seront pas menacés par les excès de leurs pollutions sur les populations qui en fin de comptes sont leurs premiers clients !

Bien à vous.


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