Deuxième cause de mortalité chez les adolescents après les accidents de la route, le suicide des jeunes peut être prévenu par une bonne prise en charge psychologique avec une bonne psychothérapie et donc pas forcément avec des antidépresseurs.
Selon une étude de l’INSERM, 8% des filles et 5% des garçons font une tentative de suicide à l’adolescence qui aboutissent à un décès pour 80 tentatives soit près 1 000 décès par an.
Les tentatives de suicide sont trois plus nombreuses chez les filles que les garçons avec des causes assez multiples. Déceptions amoureuses répétées, échec scolaire ou conflits familiaux. Troubles d’autant plus importants qu’ils surviennent dans des familles monoparentales…
On retrouve une grande proportion de troubles graves chez les parents de ces adolescents, comme les troubles bipolaires, avec des enfants qui seraient dans ces cas six fois plus exposés à un accès dépressif avec risque suicidaire que d’autres enfants. 30 % de ceux qui ont été confrontés à une dépression majeure avant l’âge de 18 ans inaugurent en fait un trouble bipolaire encore appelé maniaco-dépressif.
La thérapie interpersonnelle ou TIP, à raison d’une quinzaine de séances est reconnue comme la plus efficace pour prévenir le suicide chez l’adulte mais aussi chez l’adolescent. Mais malheureusement pas plus de 5 % de l’ensemble des pédopsychiatres n’y ont recours, faute de formation adéquate en France.
Il y a donc un champs à explorer...
Donc pas de scoop, mais c’est bon de rappeler certaines évidences comme l’inefficacité des médicaments qui ne devraient être prescrits qu’en seconde intention, et qu’après une psychothérapie infructueuse.
Les antidépresseurs de première génération ou tricycliques chez l’enfant ou l’adolescent, sont non seulement inefficaces (inefficacité démontrée à l’occasion de d’études différentes versus placebo) mais peuvent en plus selon les spécialistes provoquer des cas de morts subites (par fibrillation ventriculaire) et ce même à dose thérapeutique !
Pas besoin d’aller fouiner au fin fond de la génétique pour trouver des remèdes au suicide. Une bonne prise en charge psychologique et des moyens (pas forcément financiers) bien déployés devraient permettre de répondre avec efficacité à ce problème de société tout en réduisant la facture médicamenteuse.
S’il faut dépenser de l’argent autant en dépenser pour former et faire travailler des psychothérapeutes ou des psychologues plutôt que d’engraisser des laboratoires pharmaceutiques qui n’ont d’autres but que d’imbiber nos jeunes de produits chimiques dont ils seront sans aucun doute un jour ou l’autre dépendant... s’ils ne s’en servent pas un jour pour se suicider !












