NaturaVox : partager pour préserver
ConsoSociétéAlimentationSantéBiodiversitéClimatÉnergies
La nouvelle Querelle des Anciens et des Modernes

Article publié le 31 octobre 2007

La polémique née autour du principe de précaution est particulièrement symptomatique des débats qui agitent notre société autour de l’environnement. Par bien des aspects, elle n’est pas sans rappeler la querelle des Anciens et des Modernes qui agita la France du 17ème siècle. Alors, Croissance libre ou Croissance Verte ?

La nouvelle Querelle des Anciens et des Modernes

D’un côté, nous trouvons les partisans d’une croissance centrée sur l’équilibre naturel des forces du marché, sur une foi inébranlable dans le progrès technologique et la capacité de l’homme à modeler et maîtriser son environnement. Une conception de la croissance qui a fait ses preuves ? C’est en tous cas celle que semble défendre Monsieur Jacques Attali dans ses recommandations pour "libérer la croissance".

ef712e64410b9f82232d57c2fb0ce951.jpg De l’autre, nous avons les partisans d’une redéfinition de la croissance, qui placerait l’environnement au coeur de ses préoccupations. Sans renier les forces du marché ou l’innovation technologique, cette approche s’impose comme premier défi de changer des comportements. C’est la thèse défendue par le Pacte Ecologique de Nicolas Hulot, son représentant le plus médiatique, mais développée et argumentée initialement par des chercheurs comme Dominique Bourg.

Le terrain d’opposition entre ces deux visions s’est cristallisé récemment sur la nécessité de conserver ou non le principe de précaution. Ce principe est aujourd’hui définit ainsi par la loi  : « l’absence de certitudes, compte tenu des connaissances scientifiques et techniques du moment, ne doit pas retarder l’adoption de mesures effectives et proportionnées visant à prévenir un risque de dommages graves et irréversibles [..] à un coût économiquement acceptable ». Ce principe, qui n’est pourtant pas né hier, a été intégré dans la Charte de l’Environnement en 2005. La commission Attali vient d’en proposer la suppression.

b8cc0230c5be16c8661b6f895d9f3cf5.jpgSi, du point de vue des partisans de la croissance « classique », on peut comprendre que le principe de précaution apparaisse comme « une notion farfelue », on a du mal à croire que tout le monde le considère comme une « ânerie ». Ce raccourci , qui ne fait pas honneur à l’honnêteté intellectuelle de son auteur, démontre encore une fois l’anachronisme qui sclérose une conception tournée vers le passé. L’opposition « à tout prix  » à l’application du principe de précaution est symptomatique d’une incompréhension : les règles de l’ancien système sont aujourd’hui dépassées. D’ailleurs, quand bien même on accepterait une croissance du « toujours plus », le principe de précaution resterait au pire un frein, au mieux une assurance. Comment alors comprendre que l’ancien grand patron d’AXA, Claude Bébéar, s’élève contre un principe dont il a fait son métier ? A notre connaissance, les prime d’assurances ne sont pas payées une fois que la catastrophe est arrivée…

Pour les partisans d’une croissance « moderne », une croissance du « toujours mieux », le principe de précaution prend tout son sens. Il ne sert pas à freiner mais à orienter. « Ce n’est pas un principe d’inaction ». Certes, transposé sur l’histoire des sciences, le principe de précaution peut apparaître contradictoire avec les découvertes. A une petit détail près : jamais l’Homme n’a eu autant de moyens à sa disposition de détruire son environnement et de mettre en péril sa propre existence. Les succès d’hier n’ont rien à voir avec les risques potentiels d’aujourd’hui que font peser sur l’humanité entière les nanotechnologies, le nucléaire ou les OGM. Ce n’est pas un problème de nature mais de degré. Les conséquences d’une innovation sont aujourd’hui démultipliées dans un monde désormais largement ouvert et interdépendant.

e03f3075378ed38438cb096cafacf81a.jpg Schématisons. Le principe de précaution, c’est de regarder à gauche puis à droite avant de traverser la route. Il ne s’agit évidemment pas de rester où l’on est. Si celui qui traverse tout de suite a des chances d’arriver un tout petit peu plus tôt, il risque plus sérieusement de se faire écraser. Or, en matière de sécurité routière, on le sait, la vitesse est le premier facteur d’aggravation des accidents. Dans un contexte d’accélération rapide du progrès technique, sans remettre en cause son bien fondé, il paraît pertinent de se préserver de l’accident dont la violence nous dépasserait.

En conclusion, rappelons que le principe même de précaution est aujourd’hui sous observation. La querelle des Anciens et des Modernes du 17ème siècle se focalisait sur la forme plus que sur le fond. La nouvelle querelle qui nous occupe se focalise bien plus sur le fond que sur la forme. Pourtant, et c’est la conviction de Croissance Verte, il apparaît nécessaire d’arrêter de s’interroger systématiquement sur le rapport de force entre écologie et économie. L’opposition de l’un contre l’autre ne pourra faire que des perdants, et ne permet plus d’analyser la situation de notre planète dans sa globalité. C’est une erreur aujourd’hui de demander à une commission de plancher sur la croissance sans inclure dans son cahier des charges la dimension environnementale. C’est un succès d’intégrer toutes les parties prenantes, y compris économique, dans une concertation nationale sur l’environnement. La croissance verte reste à définir, à préciser, à concrétiser. Il y a toute une planète à réparer  ! C’est un fabuleux défi dont le succès est conditionné par la réconciliation de l’écologie et de l’économie autour de ce qui aurait dû rester leur préoccupation première : l’Homme.

Croissance Verte 

Bookmark and Share
41 votes

commentaires
votez :
(IP:xxx.xx7.219.231) le 31 octobre 2007 à 13H12

C’est fâcheux : à vous lire, on n’a le choix qu’entre une croissance traditionnelle et une croissance repensée. Vous auriez au moins pu mentionner que des solutions se passant de croissance sont proposées, sans les approfondir.

Là, on a l’impression que vous porter des œillères et que vous voulez imposer ces œillères à vos lecteurs.

votez :
par Croissance Verte (IP:xxx.xx3.126.157) le 31 octobre 2007 à 17H35

Votre remarque est tout à fait juste. Il y a d’autres conceptions qui envisagent de se passer de la croissance. Je citerai entre autre la décroissance et le très bon livre de Serge Latouche sur le sujet : "le pari de la décroissance" - Fayard (11 octobre 2006)

Il m’a semblé néanmoins que le débat autour du principe de précaution se focalisait avant tout entre deux visions de la croissance. Les partisans d’autres solutions se faisaient moins entendre sur le sujet. Le débat qui les préoccupe est plus "quelle alternative à la croissance ?". Je me suis fixé d’écrire un jour sur ce sujet.

Dans tous les cas, je ne souhaitais pas imposer une vision restrictive mais rapporter une querelle dans laquelle je n’hésite pas à prendre clairement parti pour une croissance repensée et à en expliquer les raisons.

votez :
par Atlantis (IP:xxx.xx3.70.22) le 31 octobre 2007 à 18H44

La proposition d’abolition du principe de précaution est surtout un leurre. Attali sait très bien que ça peut pas passer. Je doute même que ça soit d’en dessous que la proposition a été faite. Ce genre de discussion/débats stériles menés dans les médias est bien trop cadencé, noyant sous le flot tout ce qui est réellement ordonnancé, signé ou voté.

votez :
par Dominique Kuster (IP:xxx.xx3.135.225) le 1er novembre 2007 à 02H08

"Schématisons. Le principe de précaution, c’est de regarder à gauche puis à droite avant de traverser la route. Il ne s’agit évidemment pas de rester où l’on est."

Et pourquoi pas ? Ca s’appelle un moratoire.

A part ça, je vois mal comment on peut concilier croissance et réparation de la planète, à moins que les manipulations génétiques nous transforment en arbres...

votez :
par Yoann Gontier (IP:xxx.xx9.73.46) le 1er novembre 2007 à 19H56

@ Croissance verte Bravo pour cet article qui replace, de façon intelligente, le débat autour du principe de précaution. Un lien est accessible depuis mon blog vers cet article.

votez :
par léonard (IP:xxx.xx6.181.119) le 2 novembre 2007 à 07H24

Je ne sais pourquoi il y a encore des débats autour de croissance, décroissance, développement durable et bien entendu...principe de précaution. Cela fait trente ans que la sonnette d’alarme est tirée, cela fait vingt ans que j’ai commencé à écrire sur de nombreux sujets et tout particuliérement sur notre attitude absurbe quant à la relation-gestion de notre planète.

Attali est une vieux con( oh ! l’abus je vais être sanctionné), imbu de sa personne, méprisant. A ses yeux l’écologie n’est qu’une occupation secondaire pour demeurés qui ne sont donc pas passé par l’ENS. Occupation stérile par rapport au débat tel que comment soutenir le développement des pays du Sud, comment leur apporter le confort matériel dont nous jouissons nous-même sans que nous soyons contraint à réduire notre train de vie. L’avenir de la planète passe pour lui dans la croissance des services et de biens.

Alors assez ergoter sur ses propositions. Ce type qui s’est fait mettre à la porte par Mitterand sous la pression des Européen( car ce type méprisable nommé président de la banque européenne pour le développement investissait dans le marbre et les notes de frais tel un nabab) ne peut avoir aucune crédibilité en matière d’analyse du futur de l’homme et de sa planète.

Je vous le donne en mille : Ou habite Attali ? La banlieu nord de Paris ou de Marseille, dans un hameau perdu ? A ST CLOUD. Conclusion : si vous voulez connaître vraiment les positions d’Attali allez à St cloud chez les friqués et les dépensiers. Je suis sûr qu’il a un 4X4 caché dans son garage comme Baroso le chantre d’une Europe de la croissance débridée devenant dans quelque temps un vaste puits de consommation. Je dis assez de ces discours qui ne proposent que des versions édulcorées d’un mode de vie déraisonnable dans la durée.

léonard

votez :
par lerma (IP:xxx.xx1.72.26) le 2 novembre 2007 à 13H17

La réthorique de Nicolas Hulot est identique dans son contenu à celle de la vision marxiste de Chevenement et de son courant CERES (marxiste) au début PS.(début années 70)

En relisant de vieilles revues on peut lire les réthoriques de l’anti-croissance économique développées par ce courant de pensée au sein du PS qui considérait la croissance comme déstructrice.

Aujourd’hui,avec la mort de l’idéologie,la marxisme à été remplacé par le mot écologisme.

La même manière d’etre aussi affirmatif sur des problèmes de sociétés et d’avoir la science infuse et de ne pas accepter la contradiction

Mais personne ne parle curieusement de ce qui s’est passé en Allemagne à partir de 1983 et qu’on lisait dans le Monde Diplomatique de l’époque et qui concernait l’intégration dans le système économique du développement durable (et donc de l’écologie)

votez :
par Oncle Archibald (IP:xxx.xx1.94.132) le 3 novembre 2007 à 11H05

La querelle des anciens et des modernes est arbitrée par les industriels et les financiers qui ne pensent qu’en termes de profit. Ils s’en moquent bien de la qualité de notre environnement ceux qui fabriquent les éoliennes et nous vendent des isolants ! Ils sont aux avants postes de la vertu pour obtenir des gouvernements un système subventionné qui leur permettra de vendre leur matériel et puis advienne que pourra. Et c’est si vrai que sur les premiers sites éoliens de mon département (l’Aude) on voit des machines ayant perdu leurs pales, ou simplement en panne et laissées à l’abandon (site de Lastours, près de la sinistre usine de Salsigne)... A quand la prochaine subvention européenne pour démembrer ces vieilles machines et en payer d’autres, comme on a payé je ne sais plus combien de fois avec des fonds publics la dépollution des anciennes mines d’or de Salsigne pourries par l’arsenic. Même problématique pour les productions agricoles, dont le prix est fait par les multinationales en intégrant toutes les subventions et au mépris de l’agriculteur, simple pion dans leur système.

Actuellement le "vert écolo" est vendeur... voila bien ce qui les intéresse tous ces affamés de bénéfices mirobolants qui vont donc investir dans l’industrie soi disant verte et forcer la marche en avant. Alors oui, il faut bien s’occuper de moins gaspiller l’énergie, mais c’est plus une question de bons sens que l’affaire des lobbies. Regardez nos vieilles maisons, bien orientées, bien protéges du vent. Leurs constructeurs étaient-ils les architectes géniaux, précurseurs des "écolos professionnels" ou bien le maçon du coin et le Maître d’Ouvrage qui le commandait avaient-ils simplement à cœur de réfléchir avant de construire. Regardez les maisons de lotissement vendues par les pavillonneurs : plein vent, plein Nord. La porte ? il faut souvent la chercher sur la façade arrière, plan type oblige... Je me marre ! La maison est posée sur le terrain dans le sens où elle peut y rentrer, point barre ! Le terrain est en pente ? qu’importe mon bon Monsieur, on va le rendre plat d’un coup de bulldozer. Ce ne sont pas des maisons qu’ils vendent, c’est n’importe quoi au prix que le Maître d’Ouvrage peut payer ! Et ils vont s’engouffrer dans le marché "écologique" sans broncher ! Marchands de laine de verre, normateurs de Bruxelles et marchands de maisons même combat, celui des banquiers !

C’est dans un profond changement d’échelle et de système que je mets l’espoir, dans un marché où les marchands seraient moins forts, où la loi de l’offre et de la demande serait celle qui fixe le prix des biens en assurant la rémunération de ceux qui produisent vraiment les richesses de base, pas de ceux qui achètent et revendent aux mépris aussi bien du producteur que du consommateur. Les exemples ne manquent pas non plus dans les biens de consommation "ordinaires". Les ordinateurs personnels et les logiciels de base tels que Excel, Word, et un navigateur internet sont utilisés à même pas 10% de leurs possibilités par 99% de leurs utilisateurs. Ils pourraient rendre les services que l’on attend d’eux pendant des années voire des dizaines d’années.... mais ces Messieurs de la finance ont décidé que nous devrions en changer au moins tous les quatre ou cinq ans.. Alors ils se débrouillent pour que la nouvelle version du système ne soit pas compatible avec l’ancienne version du logiciel et l’affaire est faite. Il devient incontournable de renouveler matériel et logiciel si l’on veut continuer à pouvoir échanger des fichiers avec les utilisateurs qui viennent de s’équiper alors que les anciennes versions étaient déjà largement suffisantes et sous employées... Ah oui mais.. la maison verte ne reculant devant aucun sacrifice et mettant bien en évidence sa "vertu" va reprendre notre ancien matériel pour le recycler... Non, non, et non à ce type de "progrès" fut-ce au prix d’une croissance ralentie ou même d’une décroissance (la belle affaire, elle ne nuira qu’à nos banquiers) !

Si le pétrole est cher reconstruisons des bateaux de pêche qui naviguent à voile et que ce soient les pêcheurs qui fixent leur prix de vente, au lieu de piller les mers avec des équipements déments. Les bateaux de grande pêche au thon en Méditerranée sont épaulés par des hélicoptères pour le repérage des bancs de poisson, ces grands navires et leurs "satellites" coûtent des fortunes et ne pêchent que quelques mois par an. Pourtant ils sont rentables. A qui appartiennent-ils ? A qui profite cette pêche destinée au marché japonais ? Combien de personnes en retirent les juteux bénéfices ? Pendant le même temps, les pêcheurs artisans n’arrivent pas à obtenir un revenu décent et sur les étals de nos marchés, à 15 km de la mer, le thon, quand il y en a, est hors de prix. C’est devenu un poisson "de luxe".

Nous avons tous les outils qu’il faut pour produire bien, en quantité et proprement pour nos besoins et ceux de tous les habitants de la planète. Le fabuleux défi à relever n’est pas sans cesse de produire plus mais de remettre l’Homme à sa place au milieu d’un marché surabondant et dont la gestion lui échappe. Ne nous laissons pas réduire en esclavage par les financiers, ne rechignons pas sur le progrès mais ne cherchons pas la croissance à tout prix. Tout ira bien mieux et ca fera du bien à la couche d’ozone. Finalement je souris en constatant que je suis presque d’accord avec les auteurs de l’article, bien que restant très méfiant à l’égard du lobbie écolo !

votez :
par Oncle Archibald (IP:xxx.xx1.94.132) le 3 novembre 2007 à 11H45

heuuu.. Lerma votre manie de voir un monde coupé en deux... les bons gentils tout comme il faut qui votent à droite et vont travailler d’un coté, les vilains jaloux qui ne foutent rien et veulent les piller, et de plus votent à gauche, avec les écolos, de l’autre ... est un peu ringarde me semble-t-il.

Si le monde reste coupé en deux, marxisme ou pas, la césure n’a jamais changé de place et reste bien entre les exploitants et les exploités. Ceux qui produisent, qu’ils soient des ouvriers, des agriculteurs, des artisans, des salariés, des cadres ou même (j’ose à peine l’écrire) des fonctionnaires, seront toujours la proie facile de ceux qui ne gèrent que l’argent et la production des autres.

Et le grand commerce n’est rien d’autre que cela. Peu importe la qualité de ce que l’on vend et son prix. Ce qui importe c’est que ca se vende (et on peut "forcer" la vente par une publicité bien faite), et que se soit encaissé avant d’être vendu (et faites confiance aux directeurs de grandes surfaces pour obliger leurs fournisseurs à accepter des paiements à 90 jours fin de mois minimum).

Il est loin le temps ou l’agriculteur disait aujourd’hui j’ai 20 Kg de salades à 5 francs le kilo, qui n’en veut ? Maintenant c’est le vendeur qui fait la loi et s’adresse à l’agriculteur en disant ; je veux dix tonnes de salade par mois, 12 mois sur 12, à 0,25 Euros le kilo, est ce que tu peux les produire ? L’agriculteur est devenu un OS de l’industrie agro-alimentaire qui rapporte gros aux financiers et aux distributeurs en lui permettant à peine de vivre.

L’idéologie marxiste est bien morte, parce qu’elle ne laissait pas assez de place à l’individu, à sa liberté et au mérite personnel, mais elle n’a pas été remplacée par l’écologie comme vous le prétendez. L’idéologie du sacro-saint pognon, que le marxisme prétendait combattre, reste bien la depuis toujours et aujourd’hui plus que jamais.... et elle non plus ne laisse pas beaucoup de place à l’individu (voir plus haut !).

votez :
par Marie-Odile BRUS (IP:xxx.xx9.122.159) le 5 novembre 2007 à 12H48

J’avais bien aimé le concept développé par Attali dans son livre // le labyrinthe... une bonne anticipation du développement de notre monde. J’ai été choquée par les propos suggèrant de lâcher le principe de précaution...

Une première remarque, le pauvre Atali a donné son nom à la commission, mais n’est pas forcément responsable de ses trouvailles. Donc pas d’hallali surt Attali... en tout cas, un principe de précaution doit s’appliquer avanr de le condamner, non ? Ceci dit, abandonner le principe de précaution revient à laisser l’humain se comporter comme un enfant : faire des expèriences et en tirer des conséquences... pour la survie de l’humanité a été prévu heureusement le PARENT. Le parent est là pour donner des limites à cette exploration sauvage du monde et de ses possibilités. Il s’appuie sur la sagesse née de l’expèrience et des précédentes erreurs... Le cerveau fonctionne également ainsi... et les espèces qui n’ont pu s’adapter aux contraintes de l’environnement n’existent tout simplement plus. Donc on en revient à une remarque que je me fais souvent : quand on parle de protection de l’environnement, il est bon d’arrêter de vouloir sauver la planète (elle n’a pas besoin de nous pour cela, si nous continuons elle nous éliminera "naturellement" sans le moindre état d’âme comme on le fait d’un parasite teigneux et agressif qui menace la survie) mais il est urgent de nous sauver nous.

C’est nous qui sommes en danger, pas la planète terre ! c’est nous qui programmons notre disparition, détruisons les moyens de notre survie à long terme, comme de sales gosses qui n’en font qu’à leur tête. Nous cassons nos jouets, laissons pourrir notre casse-croûte, jouons avec le feu.

Des sales gosses, vous dis-je ! Alors le principe de précaution est un MINIMUM !!! :-p

votez :
par Marie-Odile BRUS (IP:xxx.xx9.122.159) le 5 novembre 2007 à 13H03

Dites Tonton Archibald...

Et si la cèsure n’était pas entre exploitants et exploités (tous recherchant à amasser, les uns le faisant, les autres n’en pouvant mais...) mais entre conscience de l’abondance et conscience du manque. Les extrêmistes du capitalisme partagent finalement cette peur du manque, du "pas assez" avec ceux qui n’ont pas grand chose.

Je crois à une cèsure des consciences et à un renouveau possible par la prise de conscience. Si nous cessons d’avoir sans cesse peur, tout le paradigme s’en trouve changé. L’abondance est un état d’esprit, comme la peur, le manque... et tout cela est lié à un système de croyance. Ce qui empêche le plus le pauvre de s’en sortir, est-ce le riche ou la certitude que celui-ci lui impose de l’évidence de leur différence ?

Ou pire... et là je risque de me faire mal comprendre, qu’importe ! Et si ce qui empêche le pauvre de s’en sortir était sa propre croyance que son état ne saurait changer ? Sa croyance de faire partie des opprimés, des victimes, des... pauvres, quoi !

Choquant ? Certains s’en sortent.. que s’est-il passé ? Ce hasard auquel je ne crois guère ? Facile ! Et parmi les "riches", combien de dépressifs, de malades, de morts prématurée, de malheurs divers ? Sont-ils si riches que cela ?

Il y a peut-être les vivants d’un côté et les survivants de l’autre.

Ensuite, la richesse matèrielle se répartit selon des systèmes de croyance, comme la santé ou la maladie, l’estime de soi, l’altruisme, la déprime, la légéreté ou l’impuissance !

Avis perso comme d’hab’ !  :-))

ps : allez, je vais même aller plus loin ! Et si certaines personnes de gauche aux entreprises débordantes d’humanité et de bonnes intentions ne "ramaient" fiancièrement que par cette culpabilité qui fait que les riches sont "à droite", et que donc rèussir fiancièrement est presque "criminel" ? Ceux "d’en face" ne peuvent être responsables de nos malheurs à 100%. Comme dans toute relation, il y a 50% de responsabilité de chaque côté... et un grand nettoyage à faire dans nos croyances négatives, polluantes...etc

Je me suis encore lâchée, là !

votez :
par oncle archibald (IP:xxx.xx1.94.132) le 5 novembre 2007 à 20H57

Merci pour ce "message personnel" très sympathique, qui me laisse cependant penser que vous n’avez peut être jamais été confrontée à un manque réel d’argent, et c’est tant mieux ... la "peur du manque" est parfois très "tangible", et d’autres fois moins. Faites moi la grâce, avant de lire ce qui suit, de croire que je n’écris pas par jalousie. Moi aussi je vais me lâcher.

Je suis parfaitement conscient qu’il y a des "pauvres" qui sont aussi "avares et accapareurs" voire plus, que des "riches".. C’est la façon dont on gagne l’argent, beaucoup ou peu, qui est à mes yeux plus ou moins "morale" et donc, encore une opinion très personnelle, "acceptable". Je n’accepterait personnellement jamais que le produit du capital soit sans commune mesure avec le produit du travail. Tout est question de dosage, mais actuellement la part de ceux qui travaillent est à mes yeux immoralement petite par rapport à celle de ceux qui se contentent de faire fructifier leur capital.

Puisque vous parlez d’acquis parental, je cite mon père qui méprisait l’argent en tant que "valeur" et disait qu’il était à la portée de n’importe qui d’en gagner à condition de s’en donner la peine. Il en gagnait beaucoup "sans le faire exprès" juste parce que les médecins gagnent bien leur vie, et il aurait pu en gagner beaucoup plus en renonçant à la "médecine publique" qui lui plaisait tant et en "capitalisant" ses revenus, mais ce n’était ni ses idées ni les miennes vous l’aurez compris.

Je suis très satisfait d’avoir gagné un "train de vie" tout à fait correct et suffisant, même si ce fut parfois rude. Je ne jalouse personne qui possède plus que moi. Je trouve simplement immorale la course effrénée à l’argent, l’argent produit par l’argent, et encore davantage les hypocrisies qui font que certains, parmi ceux qui "détestent les riches" paient l’impôt sur la fortune et se donnent bonne conscience avec un bulletin de vote de gauche comme certaines il y a quelques temps qui tricotaient des chaussettes pour les pauvres assises sur un sac d’or ! Mais vous le dénoncez aussi.. encore une fois nous sommes d’accord !

Donner c’est relativement facile, partager c’est tout autre chose !


Un message, un commentaire ?
  • (Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)

Qui êtes-vous ? (optionnel)
  • [Se connecter]

Les Auteurs deSanté
BelleAuNaturel.net - 29 articles
Gautier_Girard - 3 articles
Sylvie Simon - 40 articles
Béatrice de Reynal - 182 articles
Denis Lebioda - 21 articles
insaecula - 6 articles
Marc Girard - 17 articles
Gérard Piquemal n.d - 17 articles