Article publié le 16 mai 2008
Un article à faire lire d’urgence à tous les incrédules et même à son dentiste.
La carie est-elle une maladie psychosomatique ? Si vous posez la question à votre dentiste, il est probable qu’il vous réponde par un sourire entendu en vous expliquant que la carie est la conséquence de la transformation du sucre en acides par les bactéries de la bouche. S’il n’est pas question de nier le rôle du sucre, ne peut-on concevoir que d’autres facteurs, dont le stress, puissent concourir à la formation des caries ? Voilà qui pourrait nous amener à reconsidérer un problème que l’on croit bien connaître.
Invoquer des facteurs psychiques ou émotionnels pour expliquer les
atteintes carieuses prête à sourire et suscite souvent l’incrédulité.
La personne qui ose tenir un tel discours s’expose à des réactions
ironiques : “les émotions donnent des caries ! Si c’était vrai, ça se
saurait…”.
Études sur les aspects psychosomatiques de la carie
Justement, cela se sait et même depuis fort longtemps. Récemment, de nombreuses études
concluent unanimement à un lien entre caries et vécu émotionnel. En
1992, une étude menée chez des réfugiés d’Afrique du Sud montre que les
individus cumulant le plus de facteurs de stress sont aussi ceux qui
présentent le taux le plus élevé de caries. En 1991, une étude
épidémiologique conduite au Japon dans la ville de Fuji établit que des
traits de personnalité comme la dépendance, les tendances régressives,
la nervosité et l’instabilité émotionnelle sont corrélées à un taux de
caries plus important que chez les enfants ne présentant pas ces traits
de caractère. Plus intéressant encore, en 1990, une étude moscovite
portant sur des femmes enceintes révèle que le stress émotionnel de la
mère durant la période de la grossesse où se forment les dents de lait,
rend celles-ci plus vulnérable aux caries, en dépit des apports en
fluor. D’autres études (1995, 2003, 2005) établissent une corrélation
entre des conditions familiales difficiles, incluant le stress des
parents, et le taux de caries chez les enfants.
Évidence des liens entre stress et caries
Force est de se rendre à l’évidence : le dogme du sucre unique
responsable des caries a vécu. S’il en était ainsi, toutes nos dents
devraient s’abîmer en même temps, de manière régulière, plus ou moins
rapidement selon la richesse en sucres de notre alimentation. Or, tout
dentiste constate dans sa pratique quotidienne que la réalité est toute
autre. Les caries se développent sur certaines dents seulement (et non
sur toutes), à des périodes bien déterminées de la vie. Ainsi certaines
dents ne s’abîment jamais, même dans des bouches très négligées ou très
délabrées, tandis que d’autres (parfois voisines des premières) se
carient et sont très vite extraites en dépit des soins prodigués.
La vulnérabilité spécifique de certaines dents s’explique par le fait que toute dent possède une immunité naturelle contre les acides
produits par les bactéries de la bouche à partir des résidus sucrés. Ce
mécanisme protecteur a été mis en évidence par le professeur Steiman
qui a également montré qu’un stress excessif était capable de bloquer
cette protection.
Moins de fluor, plus de conscience ?
La carie est bien une maladie psychosomatique. Les acides produits par
les bactéries à partir du sucre n’agissent que sur un terrain
préalablement fragilisé. La cause première est interne (stress,
émotions, vécu) et non externe (sucre). L’étude sur les femmes
enceintes soumises à des stress montre en outre que la dent engramme
dans sa structure cristalline le vécu de la mère durant la période où
la dent se forme. Ces connaissances doivent nous conduire à porter un
nouveau regard sur la carie dentaire, maladie banale entre toutes dont
on croyait tout connaître. Si l’hygiène (dentaire et alimentaire) garde
évidemment tout son intérêt dans la prévention de la carie, ce ne sont
pas tant des quantités de fluor administrées, souvent en excès et dès
le plus jeune âge, qui pourront préserver nos dents et celles de nos
enfants de la carie, qu’un environnement harmonieux incluant
l’équilibre psycho-affectif favorisé par une ambiance familiale
valorisant l’échange et la verbalisation. Bref, la carie, une question
de conscience plus que de fluor ?
Travaux sur l’immunité de la dent : origines psychosomatiques de la carie
Bibliographie : supports psychosomatiques de la carie dentaire
Thèmes
"la dent engramme dans sa structure cristalline le vécu de la mère"
Ben tiens donc ! Vous direz bien le bonjour de ma part à feu Ron Hubbard. La scientologie aussi c’est une maladie psychosomatique ?
Là, franchement, je ne vois pas le rapport. Il s’agit de la formulation d’une hypothèse tenant compte à la fois de l’étude citée dans l’article et de mes connaissances sur la structure cristalline de la dent. Outre qu’elle est désobligeante, votre remarque traduit un esprit qui est hélas, lui, bien sectaire.
Il va falloir remplacer la roulette par des balles anti-stress alors ?
Il me semble assez peu surprenant qu’on puisse trouver un effet de la psychée sur les caries (comme sur tout) mais que signifie quantitativement la "cause première" ? Au final, stress ou pas, si on mange du sucre on a des caries, si on n’en mange pas on n’en a pas, non ? Est-ce que les études tiennent compte du fait que quand on est stressé on mange potentiellement plus de sucre ?
Qu’il y ait des variations sur l’apparition des caries ne prouve pas que ce soit psychosomatique, il existe un nombre incommensurable d’autres causes potentielles, chimiques, physiologiques...
J’espère que ces études sont sérieuses et ne servent pas uniquement à justifier sous couvert de science une idéologie du type prévalence de la psychée et du vécu, new age, etc... Ces idéologies sont assez confortables à l’esprit, use souvent d’études scientifiques biaisées mais ne résistent pas souvent, malheureusement, à un examen rationnel.
Non parce qu’à force on risque d’en arriver là : http://www.sciencepresse.qc.ca/node...
Que d’amalgames !
Ai-je dis que la prière guérissait les caries ? Incroyable, ces confusions dès qu’on parle de psychisme. À croire que ce mot est tabou.
Pour répondre plus précisément à votre question : "si on mange du sucre on a des caries, si on n’en mange pas on n’en a pas, non ?" Je vous réponds : faux. Quantité de personnes mangent du sucre et ne se brossent jamais les dents et pourtant ne développent pas de caries. Votre raisonnement est basé sur des croyances infondées. En déduiriez-vous que le sucre n’est pas cariogène ?
"il existe un nombre incommensurable d’autres causes potentielles, chimiques, physiologiques..."
Mais je vous parle de physiologie, justement ! Les travaux du professeur Steinman (cités dans l’article) montrent que le stress a une incidence directe sur la physiologie de la dent et sur son "comportement" vis à vis des acides bactériens auxquels elle est exposée : http://www.holodent.com/article-193...
Je ne vous parle pas de théories irrationnelles mais de mécanismes bien identifiés qui montrent que oui, la dent réagit aux stress et aux états émotionnels. Curieux, tout de même comme certaines études scientifiques sont vite qualifiées de "biaisées" quand le sujet dérange. Pour information, ces travaux font partie de l’enseignement de la chirurgie dentaire. Dommage que bien peu de dentistes en intègrent la portée.
Il est vrai que le mot psychisme fait peur. Je vous rassure : si le psychisme peut détruire la dent (par le biais du mécanisme identifié par le Pr Steinman), il ne peut en aucun la réparer car la dent n’a pas les moyens biologiques de se régénérer seule pour de multiples raisons qu’il serait trop long d’exposer ici.
Ouf, détendez-vous ! La prière n’est pas près de remplacer la roulette. Il y en a qui vont être déçus…
Le lien que vous m’avez envoyé me semble assez peu rationnel, permettez moi d’être sceptique, non pas parce que le sujet dérange ou que la psychée me fait peur, mais plutôt par soucis de la vérité :
- En quoi des variations suivant les dents ou les périodes de la vie excluent que le sucre soit la seule cause des caries ? L’alimentation varie au cours des différentes périodes de la vie.
- Le stress n’explique pas des variations sur différentes dents. Si le stress était un facteur toutes les dents devraient à priori être impactées également. On a donc évidemment d’autres facteurs, qui peuvent être des différences physiologiques des dents de la machoire et de la bouche, à cause génétiques, ou encore une répartition différente du sucre lors de la mastication.
- On parle de "flux dentinaire" sans préciser un flux de quoi. Aucune référence à un "flux dentinaire" ailleurs sur le web, à moins de retomber sur la même source. Je sens venir le flux énergétique... Toutes ces choses sont purement spéculative.
- Quelles études mettent en évidence de manière scientifiquement rigoureuses 1. l’existence d’un flux 2. ses capacités de protéger la dent et 3. le lien entre ce flux et l’hypotallamus ? Est-ce reconnu par la communauté scientifique ?
- Surtout : on évoque ensuite des causes psychologiques précises (réaction de fermeture intérieure pour se protéger, ou encore blocage émotionnel) sans plus de références. De stress à blocage émotionnel, il y a quand même une sacré différence. C’est une affirmation purement gratuite.
Je n’ai franchement pas peur de la psychée, croyez moi. Mais je pense qu’il est assez confortable de croire que tout provient de la psychée, que c’est très facile de trouver des "liens" mais que c’est parfois une illusion, et qu’il ne faut jamais oublier de vérifier rationnellement si l’on n’est pas dans l’illusion.
Personnellement je ne suis pas du tout stressé mais j’ai plein de carie. Au passage je ne me lave pas très régulièrement les dents...
Génétique ! Bien sûr, si ce n’est psychique, c’est génétique, c’est évident ! Comment n’y avoir pas songé plus tôt. La génétique est un vaste fourre-tout où sont entassées pêle-mêle toutes les énigmes de la médecine. Désolée, en étiquetant "génétique", vous ne démontrez rien. Si ce n’est que le terme est infiniment plus rassurant que "psychique". Quoique le psychisme arrange bien aussi parfois… mais c’est un autre sujet.
Et puis, ça fait tout de même plus scientifique, n’est-ce pas ?
"La répartition différente du sucre lors de la mastication", dites-vous. Quand deux dents sont en contact et que l’une s’abîme et l’autre pas, il faudrait qu’on m’explique.
Pour ce qui est des travaux du Pr Steiman, voyez dans la base Pub Med (initiales du prénom RR). Ce n’est pas parce que le web n’en parle pas que cela n’existe pas. Pour info (je me répète) cela m’a été enseigné en faculté. Mais c’est bien connu qu’on enseigne n’importe quoi en faculté et qu’ayant vous-même suivi un cursus de chirurgie-dentaire, vous êtes à même de réfuter d’emblée la pertinence de l’information.
Le stress va se porter électivement sur l’une ou l’autre dent, de la même manière qu’au niveau du corps certains font sous l’effet du stress un ulcère tandis que d’autres font un infarctus du myocarde. Et ne me répondez pas que c’est génétique.
Il est facile de tout nier en bloc avec des arguments en apparence rationnels (imparable, la génétique !). En revanche, il est moins confortable d’explorer d’autres voies.
Dans ma vie, j’ai vu beaucoup de gens qui ne se lavaient jamais les dents et avaient des montagnes de tartre, une haleine à tuer, mais aucune carie. Votre dernier argument n’en n’est pas un.
En revanche, il pose question. Si vous êtes certain que le sucre est mathématiquement responsable des caries à 100%, pourquoi ne vous lavez-vous pas les dents ?
Mais vous adorez peut-être aller chez le dentiste…
« de la même manière qu’au niveau du corps certains font sous l’effet du stress un ulcère »
Voilà justement une maladie qu’on a attribué à tort au stress, faute de la comprendre. On sait maintenant que les ulcères sont causés essentiellement par une bactérie vivant dans l’estomac, Helicobacter pylori.
Estelle Vereeck, vous caricaturez les propos de Quen_tin, qui n’a évoqué la génétique que comme un facteur possible parmi d’autres. Par ailleurs, vous ne répondez pas vraiment à ses questions, c’est regrettable. :-((
Quen_tin a dit : « Il me semble assez peu surprenant qu’on puisse trouver un effet de la psychée sur les caries (comme sur tout) » et non pas, comme vous lui faites dire, qu’il était « certain que le sucre est mathématiquement responsable des caries à 100% ».
Il vous demande alors « que signifie quantitativement la "cause première" ? » et je vous poserais bien la même question.
Et de quel type de flux s’agit-il ?
Et de quelle type de "flux" s’agit-il dans le lien que vous avez posté ?
Les ulcères ne sont pas psychosomatiques ?
Qu’est-ce qui vous permet de l’affirmer ?
Voir la réponse que j’ai fait à Doctory en prenant l’exemple du déchaussement :
On sait que le déchaussement est causé par la prolifération de souches bactériennes spécifiques. C’est un fait. Mais s’est-on demandé pourquoi ces bactéries spécifiques se mettent tout à coup à proliférer chez ces patients-là et pas chez les autres ?
La réponse, qui va peut-être vous surprendre, est une baisse de l’immunité et une modification des conditions locales causées par une acidification de la salive, acidification elle-même causée par le stress. De très nombreuses études montrent une corrélation significative entre stress et maladies parodontales : http://www.editionsluigicastel...
Études biaisées ?
Les médecins sont tout contents quand ils peuvent expliquer une maladie par un microbe : ça rassure. En réalité, ils n’ont mis en évidence qu’une fraction des enchaînements de causes et d’effets conduisant à la maladie.
N’en déplaisent à certains, le déchaussement est à inscrire dans la longue liste des maladies psychosomatiques.
Pour en revenir à l’ulcère gastrique, je pose la même question : pourquoi cette bactérie se développe-t-elle uniquement chez un certain type de patients ?
La bactérie n’est rien, le terrain est tout, disait cet homme de science très connu. Et le terrain, c’est quoi ? Une part d’inné, dont la génétique, une part d’acquis, dont fait partie ce qu’on peut appeler le vécu et le stress lié aux conditions de vie.
De quel type de flux s’agit-il ?
Il s’agit d’un flux liquidien produit à partir de la pulpe (ou nerf) de la dent qui traverse ensuite les canaux microscopiques, appelés tubuli dentinaires, qui parcourent la dentine, pour aboutir finalement au niveau de l’émail qui n’est pas aussi dense que sa dureté le laisse supposer mais est creusé de micro-lacunes. La dentine, tissu situé sous l’émail, est très hydraté car baigné par ce flux. Il existe en permanence des échanges entre la dent et le milieu extérieur. Quand les échanges centrifuges dominent, la dent est protégée. Quand les échanges centripètes l’emportent, le processus carieux s’enclenche.
Ceci pour répondre à votre question le plus précisément possible. Mais on entre ici dans des processus de microbiologie de l’organe dentaire qui me paraissent un peu pointus. Reste que je suis contente de voir que le sujet vous intéresse à ce point.
vous lui faites dire, qu’il était « certain que le sucre est mathématiquement responsable des caries à 100% ».
Désolée, je ne caricature rien, je me borne à citer les propos de Quen_tin qui écrit : "Au final, stress ou pas, si on mange du sucre on a des caries, si on n’en mange pas on n’en a pas".
Ne décrit-il pas là un lien mathématique de cause à effet entre sucres et caries valable dans 100% des cas ? Où aurais-je mal compris ?
« que signifie quantitativement la "cause première" ? »
La cause première des caries est le stress. Notez bien que j’écris la cause "première" et non la cause "unique". Puisque, je le répète, la carie est une maladie pluri-factorielle. Le sucre est bien un agent étiologique de la carie mais il ne peut agir que sur une dent qui a perdu son immunité naturelle.
Ai-je répondu à votre question ?
Si ce n’est pas le cas, merci de la formuler plus précisément, svp.
> La génétique est un vaste fourre-tout où sont entassées pêle-mêle toutes les énigmes de la médecine
> Désolée, en étiquetant "génétique", vous ne démontrez rien. Si ce n’est que le terme est infiniment plus rassurant que "psychique".
> Les médecins sont tout contents quand ils peuvent expliquer une maladie par un microbe : ça rassure.
> Pourquoi une telle peur du psychosomatique ?
Ces propos n’engagent que vous...
D’après moi il n’est pas question de rejeter l’hypothèse psychosomatique parce qu’elle fait peur ou pour une autre raison. En science, il faut envisager toute les hypothèses et la dessus je suis d’accord avec vous.
Ceci dit il faut que ça s’accompagne d’une exigence de rigueur dans la méthode scientifique et dans la confrontation des hypothèses à la réalité. La dessus aussi je pense que vous serez d’accord.
Ca ne me parait pas abbérant de dire que le stress provoque une augmentation des caries, si une étude le montre. Une fois l’étude faite, encore faut-il expliquer correctement le mécanisme d’action du stress (et en particulier tenir compte du fait qu’on mange probablement plus de sucre quand on est stressé). Trouver une corrélation entre stress et maladie ne prouve pas du tout que ce soit psychosomatique, vous en conviendrez. Il se peut qu’il y ait une cause indirect. Scientifiquement, on ne peut se permettre d’affirmer des choses gratuitement sans avoir montré un lien fort et irréfutable.
Vos études qui apparemment auraient permis d’expliquer ça par un "flux dentinaire" (un flux liquide ?) lié à l’activité de l’hypotalamus sont peut être tout a fait sérieuse et dans ce cas on a tort de les mettre en doute. Cependant comme certain le disent plus bas dans les commentaires, la méfiance à l’égard du psychosomatique est en partie justifiée puisque c’est bien souvent le fait de charlatans ou d’idéologies pseudo-scientifique. Pour le coup la psychologie est souvent un "fourre-tout" de part sa complexité et la méconnaissance que l’on en a. Il est facile de dire que quelquechose est psychosomatique d’autant plus que c’est souvent irréfutable (tant qu’on a pas mis en évidence un autre mécanisme tangible) mais pas non plus démontrable. La méfiance est donc justifiée dans ce domaine.
Par ailleurs je trouve qu’il y a dans votre article, dans vos réponses et dans l’article dont vous avez posté le lien des éléments assez suspects qui me rendent dubitatifs. En particulier l’affirmation gratuite d’un "choc émotionnel qui a dépassé les capacités d’adaptation de la personne qui se bloque alors dans une réaction de fermeture intérieure pour se protéger". Ca me parait assez énorme pour parler des caries. Et puis le fait que vous mettiez en avant les différences entre des dents qui se touchent comme la preuve que ce soit psychosomatique. Rien ne permet d’affirmer que parce que des dents proches sont touchées différemment, c’est psychosomatique. C’est de l’ordre de "comme ce n’est pas expliqué c’est psychosomatique". Or tant qu’aucun lien psychosomatique n’a été montré, rien ne prouve que ça le soit, en dépit que l’on n’ait pas d’explication. Dans le cas des dents, la première chose qui me vient à l’esprit c’est qu’on mâche souvent sur les mêmes dents. Il est possible de mâcher sur une dent mais pas sa voisine... Je le fait tout les jours en fait.
Ceci pour vous expliquer ma réaction et celle d’autres internautes : non pas la peur de quoi que ce soit, mais plutôt un doute raisonnable et justifié, faute d’en savoir plus.
> Ai-je répondu à votre question ?
Non, je m’attendais à une réponse quantitative.
J’ai une autre question. Le flux dentinaire peut-il être mesuré ? Et si oui comment ?
Désolée, je ne sais pas ce que vous entendez par "réponse quantitative".
Je vous avais demandé de reformuler la question.
Le flux dentinaire ne peut pas être mesuré comme on mesure le débit d’un fleuve, vous vous en doutez.
En revanche, il a été mis en évidence par l’injection d’un colorant au niveau de la pulpe. Le professeur Steinman a montré que le colorant se retrouvait quelques temps après au niveau des lacunes de l’émail que j’évoquais plus haut.
"on mange probablement plus de sucre quand on est stressé"
Encore une généralisation partiellement vraie et partiellement fausse. Certaines personnes compensent par le sucre quand elles sont stressés. Mais vous ne pouvez pas généraliser. certaines personne se ruent sur la cigarette, compensent par l’alcool, la télévision ou le sport.
"Dans le cas des dents, la première chose qui me vient à l’esprit c’est qu’on mâche souvent sur les mêmes dents. Il est possible de mâcher sur une dent mais pas sa voisine... Je le fait tout les jours en fait."
Quand deux dents sont contigües et se touchent, il faudrait que vous m’expliquiez comment vous faites pour mastiquer sur l’une et pas sur l’autre. Soit vous avez une occlusion hallucinante en marches d’escaliers, soit vous êtes un acrobate de la mastication. Dans tous les cas, vous êtes un cas d’école.
Trêve de plaisanterie, je faisais allusion aux caries dites inter-proximales (ça devient un peu technique mais vous l’aurez cherché), c’est à dire les caries qui se développent dans l’espace triangulaire situé entre deux dents. L’une des faces du triangle ainsi délimité se carie, tandis que l’autre face, juste en vis à vis, reste indemne. C’est assez fréquent. L’accumulation de plaque bactérienne se fait au centre du triangle. les conditions d’exposition au sucre sont donc rigoureusement identiques pour les deux dents. Et pourtant, l’une se carie et l’autre pas. Encore plus fort : la carie va progresser inexorablement sur la même dent, laissant l’autre indemne.
"l’affirmation gratuite d’un "choc émotionnel qui a dépassé les capacités d’adaptation de la personne qui se bloque alors dans une réaction de fermeture intérieure pour se protéger"."
Le Pr Steinman a démontré qu’un choc émotionnel d’intensité et de durée suffisante bloque la région du cerveau (hypothalamus) qui contrôle la production du flux dentinaire. Quant à la fermeture, c’est une réaction physiologique face à un stress. Quand vous avez froid, que vous avez peur ou que vous êtes agressé, que fait votre corps ? Vos muscles se contractent de manière réflexe, tout votre être se ferme pour se protéger. Votre posture même traduit cette fermeture. c’est une réaction instinctive, une réaction de survie. Cette fermeture réflexe induit un blocage qui se traduit par la disparition du flux dentinaire dont l’interruption signe l’apparition de la carie. Plus encore, la vasoconstriction réflexe liée au stress se traduit au niveau pulpaire par une stase et un ralentissement local des processus immunitaires, ralentissement qui contribue à l’apparition de la carie sur une dent donnée.
Quant à savoir pourquoi une dent et pas l’autre, cela fait appel à des notions qui nous conduiraient trop loin, liées à l’innervation trijéminale du système dentaire et au rôle des dents qui sont des capteurs sensoriels. Cela aussi a été montré mais je n’ai ni le temps ni l’envie (vu votre attitude) de développer plus avant. Sachez en tous cas que cela existe et que les dents sont beaucoup plus que de simples cailloux plantés dans nos mâchoires. J’ai essayé de faire passer ces notions dans mes livres, en particulier le Pratikadent qui développe les notions de physiologie de la dent que j’évoquais plus haut, et ceux qui souhaitent approfondir pourront s’y référer.
Vous parlez de science et vous vous faites le chantre du rationnel. Mais sachez que votre conception de la dent date du XIXe siècle. La science a progressé depuis, même si ces connaissances ne sont pas criées (malheureusement) sur tous les toits et publiées à tous les coins du net qui s’intéresse davantage à la presse people qu’à la physiologie des dents.
"la méfiance à l’égard du psychosomatique est en partie justifiée puisque c’est bien souvent le fait de charlatans ou d’idéologies pseudo-scientifique."
Vous justifiez votre attitude par une généralisation qui n’a rien de scientifique. J’ai formulé une hypothèse, je l’ai étayé et je ne pense pas mériter qu’on me classe parmi les charlatans.
Je propose une approche qui, je pense, mérite réflexion. Je vous ai donné tous les éléments mais je ne cherche pas à vous convaincre. Vous savez comme moi qu’il n’y a de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.
Si vous préférez vous en tenir au sucre comme cause unique des caries, eh bien c’est votre affaire.
Mais au moins, soyez cohérent avec vous-même : brossez-vos dents.
PS : heureusement qu’Einstein (et d’autres grands découvreurs) n’a pas raisonné comme vous : il n’aurait jamais découvert la théorie de la relativité.
Merci pour ces précisions qui rendent votre article plus crédible. Le terme "cause première" pour le stress ne devrait-il pas être remplacé par "facteur aggravant" ? Il me semble que sans le sucre, la carie ne peut pas apparaitre, non ?
> heureusement qu’Einstein (et d’autres grands découvreurs) n’a pas raisonné comme vous : il n’aurait jamais découvert la théorie de la relativité.
Je trouve que vous êtes sur la défensive depuis le début. Si vous relisez mes commentaires je n’ai fait que demander des précisions. Je ne suis pas un expert en dent, donc effectivement ma conception de la dent est peut être celle du XIXeme siècle, mais je vous ai expliqué clairement ce qui me rendez dubitatif. Vous ne m’en voudrez pas de ne pas croire tout ce que j’entends j’espère ? Je pense que c’est une attitude saine.
> Mais au moins, soyez cohérent avec vous-même : brossez-vos dents.
Merci pour vos conseils, c’est vrai que je ne suis pas très soigneux avec mes dents...
"Merci pour ces précisions qui rendent votre article plus crédible."
Il est vrai que l’on n’est jamais assez précis, surtout sur un sujet comme celui-ci. Maintenant, reconnaissez qu’il est difficile de résumer cinq années d’études dentaires et vingt années de recherches personnelles dans un article internet que j’ai essayé de ne pas faire trop long ni rendre trop ardu pour ne pas lasser le lecteur.
"Le terme "cause première" pour le stress ne devrait-il pas être remplacé par "facteur aggravant" ? Il me semble que sans le sucre, la carie ne peut pas apparaitre, non ?"
Tout à fait, sans le sucre la carie ne peut apparaître puisque c’est le sucre qui va servir de matière première aux bactéries pour produire les acides qui détruisent les tissus durs de la dent produisant ce qu’on appelle une carie (du latin caries qui signifie pourrir). Cependant, le sucre n’est pas la cause première, sinon toute dent exposée à un environnement sucré devrait systématiquement se carier, ce qui, heureusement pour nous tous, n’est pas le cas. Le sucre agit dans un second temps sur une dent fragilisée par la perte d’immunité que représente le blocage de ce fameux flux dentinaire (dont j’ai déjà parlé). C’est ce qui me fait dire que le stress générateur de cette perte d’immunité est la cause première des caries. Ce mécanisme permet de comprendre pourquoi des "poussées carieuses" se manifestent à certaines périodes de la vie (sans qu’un changement dans le régime alimentaire en soit nécessairement la cause). Voir également à ce sujet l’expérience sur les rats chez qui le stress est capable de créer plus de caries que dans le groupe témoin, les deux groupes recevant par ailleurs le même régime cariogène.
"Je trouve que vous êtes sur la défensive depuis le début. Si vous relisez mes commentaires je n’ai fait que demander des précisions."
Mais c’est bien normal que vous souhaitiez des précisions et je ne demande pas mieux que de vous les donner. Tout au contraire, un intérêt par rapport à ce sujet ne peut que me réjouir. Je vous rappelle cependant que dans votre premier post vous avez mis un lien vers un article intitulé "Quand la prière tue". Vous avez également parlé d’une "idéologie du type prévalence de la psychée et du vécu, new age, etc...", laissant sous entendre que je défendrais une théorie farfelue affirmant la prévalence de l’esprit sur le corps pouvant conduire aux pires dérives possibles. Veuillez m’en excuser mais j’ai pris cela pour un procès d’intention et je me suis sentie, sinon attaquée, du moins remise en question dans mon honnêteté intellectuelle. Or, s’il est vrai, hélas, que certains, y compris des dentistes, se servent du psychosomatique pour justifier leurs théories fumeuses (les dents pourraient se déplacer ou se réparer toutes seules, comme il m’est malheureusement arrivé de l’entendre), tel n’est pas et n’a jamais été mon cas. J’ai toujours affirmé et continue d’affirmer que le recours à un dentiste est indispensable car la dent n’a pas les capacités biologiques de se régénérer seule.
"Vous ne m’en voudrez pas de ne pas croire tout ce que j’entends j’espère ?"
Au contraire, exercer son discernement est une preuve d’intelligence. Cependant exercer son discernement est une chose, faire un procès d’intention en est une autre.
Cordialement
Estelle Vereeck
« Les ulcères ne sont pas psychosomatiques ? Qu’est-ce qui vous permet de l’affirmer ? »
Et vous ? « certains font sous l’effet du stress un ulcère », qu’est-ce qui vous a permis de l’affirmer ?
Ce qui me permet à moi de dire que les ulcères « sont causés essentiellement par une bactérie », c’est l’expérience de Barry Marshall ! En résumé, dans l’ordre chronologique : il est sain, il avale la bactérie, il attrappe très rapidement un ulcère, il prend des antibiotiques, l’ulcère est guéri.
Grasyop, merci pour cette information fort intéressante sur l’étiologie des ulcères gastriques.
Vous écrivez : "les ulcères « sont causés essentiellement par une bactérie ". Que recouvre pour vous le terme "essentiellement" ? Est-ce à dire que parce qu’on a trouvé une bactérie, il ne peut y avoir d’autres co-facteurs, le stress en particulier ?
Qu’est ce qui vous permet d’affirmer que la bactérie explique tout, à l’exclusion de toute autre facteur ? La question que je pose, moi, est celle-ci : pourquoi cette bactérie prolifère-t-elle chez certains individus et pas chez d’autres ? Le stress fragilise le terrain en amoindrissant les défenses immunitaires et permet la prolifération d’une bactérie qui, chez un individu non stressé, sera détruite et éliminée.
D’autant que la réponse est contenue dans le texte auquel vous renvoyez : "La moitié de l’humanité est infectée, mais heureusement la plupart des gens n’ont pas de symptôme de l’infection. Helicobacter pylori ne peut vivre que dans l’estomac de l’homme. Du point de vue de la bactérie et de son hôte, la maladie ulcéreuse, le cancer et la mort doivent être considérés comme un échec d’une relation qui autrement est longue et relativement harmonieuse."
La moitié de humanité est infectée mais la moitié de l’humanité ne développe pas d’ulcère. Pourquoi ? "une relation qui autrement est longue et relativement harmonieuse" : tel est le cas des relations entre nous, humains, et les bactéries qui nous habitent, dans la majorité des cas. Un équilibre s’installe entre la flore commensale (comme par exemple dans la bouche) et l’hôte. La pathologie survient dès lors que cet équilibre est rompu. Pourquoi la relation hôte-bactérie est-elle longue et harmonieuse chez certains et conduit-elle à la maladie chez d’autres ?
Le stress est un facteur de rupture de cet équilibre comme je l’ai déjà expliqué pour le déchaussement. Je vous renvoie à ce sujet à ce que j’ai écrit plus haut dans le post où je réponds à Doctory.
Dans le même ordre d’idée : 100% de la population est exposée au sucre (visible ou caché présent dans l’alimentation) et pourtant tout le monde ne développe pas de caries sur toutes ses dents. Pourquoi ?
@Estelle Vereeck
vous dites à propos de l’ulcère : > Le stress fragilise le terrain en amoindrissant les défenses immunitaires et permet la prolifération d’une bactérie qui, chez un individu non stressé, sera détruite et éliminée.
ou encore : > Pourquoi la relation hôte-bactérie est-elle longue et harmonieuse chez certains et conduit-elle à la maladie chez d’autres ? Le stress est un facteur de rupture de cet équilibre comme je l’ai déjà expliqué pour le déchaussement.
Première remarque : d’après http://fr.wikipedia.org/wiki/Helico... le système immunitaire ne détruit jamais cette bactérie, mais l’infection n’a aucun symptômes chez certaines personnes, donc rien à voir avec le système immunitaire, ni le stress à priori...
Je vous laisse le bénéfice du doute sur le cas de la carie parce que je n’ai pas le temps de tout vérifier mais je constate que sur tous les sujets vous faites énormément d’affirmations gratuites sur des éléments plutôt flous ou mal défini, affirmations qui vont toutes, comme par hasard, dans le même sens. Et pour le coup, pas de chances, vous vous êtes trompée.
En aucun cas il n’est précisé, dans le lien envoyé par Grasyop, POURQUOI un ulcère se développe ou non chez une personne. On ne dit pas que c’est à cause du stress, on ne dit pas non plus que c’est psychosomatique. Il est probable qu’aucune étude n’ait été faite sur le sujet. Alors pourquoi est-ce que vous, vous l’affirmez ? On parle d’une "relation" sans plus de précision, le terme n’est n’est pas clairement définis et ne devrait pas permettre de tirer des conclusions comme vous le faites.
Il semble que vous vouliez systématiquement réinterpréter les maladies de manière psychosomatiques, sans preuve, donc certainement par idéologie. Je ne critique pas cette idéologie (à prendre au sens non péjoratif) mais vous préférez visiblement voir confirmer votre façon de penser plutôt que de chercher la vérité. C’est une attitude totalement non scientifique. Est-ce que vous ne feriez pas mieux d’avouer tout de suite que vous n’en savez rien ?
Dans l’un de vos posts, vous me reprochez d’être sur la défensive alors que vous m’attaquez systématiquement en insinuant que je cherche à défendre une idéologie new-age ou fumeuse.
Je ne suis certes pas gastro-entérologue et il est vrai que j’ai eu tort de me laisser entraîner sur le terrain de l’ulcère qui sort du champ de mes compétences. Mea culpa. Ceci dit, l’hypothèse du stress mérite d’être envisagée dans ce cas de figure aussi car si le système immunitaire ne peut détruire la bactérie, il peut la contrôler en jugulant sa prolifération.
Ceci dit, je réaffirme, ne vous en déplaise, que la carie et le déchaussement, bien que faisant tous deux intervenir des bactéries, sont bel et bien des maladies psychosomatiques. Je pense avoir fourni suffisamment d’éléments, y compris sur le déchaussement, et d’études à l’appui de cette thèse. Quant à tout vérifier, si vous en avez le temps, la compétence et les moyens, ne vous en privez surtout pas. Je serai contente d’avoir les résultats de vos investigations qui seront certainement intéressants.
Vous êtes bien aimable de me laisser le bénéfice du doute sur la carie et j’apprécie franchement votre magnanimité sur cette question.
Quant à la vérité, à chacun la sienne. Et plutôt que de parler d’idéologie, terme un tantinet péjoratif, je préfère parler de vision du monde. Car après tout, on ne trouve que ce que qu’on cherche et l’on ne cherche que ce que l’on croit possible.
Et l’on n’affirme que ce que l’on a trouvé... ?
Je note vos incessants sous-entendus qui n’apportent rien de constructif dans le présent débat. Je note également que vos critiques, gratuites et systématiques, ne vous engagent pas puisque vous écrivez courageusement sous un pseudonyme.
Et sous ce pseudonyme qu’apportez-vous comme découverte ?
Quelle théorie scientifique avancez-vous pour expliquer le phénomène de la localisation élective de la carie sur certaines dents ?
Une théorie propre à révolutionner la dentisterie : " il est possible de mâcher sur une dent mais pas sa voisine". Affirmation qui d’évidence montre votre connaissance approfondie du sujet.
Et dans le même post, vous écrivez doctement : "Scientifiquement, on ne peut se permettre d’affirmer des choses gratuitement sans avoir montré un lien fort et irréfutable."
Excusez-moi, je n’avais pas compris que j’avais affaire à un scientifique de haut vol. Il est évident que j’ai beaucoup à apprendre de vous sur la manière de raisonner scientifiquement.
Je rappelle que j’ai apporté des éléments pour étayer mes affirmations :
des expériences chez le rat,
des études cliniques chez l’homme,
un mécanisme biologique ayant fait l’objet de publications.
Toutes ces études et travaux sont publiés et vérifiables. Alors vérifiez, puisque vous semblez avoir du goût pour ce genre de sujet et du temps à y consacrer. Au passage, je vous suggère de commencer par vous intéresser à la manière dont on mastique, cela vous permettra de savoir qu’une dent est en contact avec deux antagonistes, ce qui rend difficilement crédible votre théorie de "mâcher sur une dent mais pas sa voisine" (sauf bien sûr si on vous surnomme "n’a qu’une dent").
À l’issue de ces études, je serai ravie de lire vos conclusions et déductions qui ne devraient pas manquer d’intérêt si elles sont à la hauteur de votre théorie sur la mastication. À moins que votre goût de la contradiction se limite à la critique gratuite, anonyme et facile.
...curieuses sont les réponses . Des individus semblent être confortés dans leur savoir comme si le progrès humain n’était plus possible. Pourtant, ne sont pas touchées n’importe quelles dents !
Je suis très étonné par ce message et jamais je n’aurais pensé à la maladie psychosomatique. Je vais attendre les études que cela va entrainer et encore une fois, études payées par des individus privés car la recherche de l’état ...et son absence de découverte...et son attitude statique ...alors, plus rien ne bouge malgré les sommes que les impôts déversent dans ces laboratoires improductifs en rapport.
"Pourtant, ne sont pas touchées n’importe quelles dents !"
Pas n’importe quelles dents en effet.
C’est même très curieux. Il m’est arrivé maintes fois de voir des dents réduites à l’état de "chicots" alors même que les dents voisines restaient parfaitement saines, défiant semble-t-il les lois de la chimie.
Sauf… que la dent n’est pas un organe inerte. Elle est capable de se défendre contre les attaques acides des bactéries, ou de ne plus le faire, selon le cas.
Je confirme, toutes mes caries je les attrapées quand j’étais stressé. Article instructif, merci.
Assurez-vous que vous ne mangiez pas plus de sucre en période de stress avant de tirer des conclusions hatives.
Mise en évidence du rôle du stress dans la génèse des caries, indépendamment du régime alimentaire.
Expériences chez le rat. Deux groupes alimentés de manière identique avec le même régime cariogène riche en sucres.
Un groupe témoin.
Un groupe exposé à des stress (surpopulation, son de cloche appuyé, décharges électriques).
Résultats : taux de caries significativement plus élevé dans le groupe stressé.
Référence bibliographique sur cette page : http://www.editionsluigicastelli.co...
Stress and dental caries in the rat.
@l ’auteur
En tant que médecin , je me méfie du psychosomatique . Quand je faisais mes études , l’ulcère gastro-duodénal était considéré par beaucoup comme une maladie psychosomatique , jusqu’à ce que des chercheurs aient le prix Nobel pour avoir prouvé qu’il était en fait du à une bactérie !
Une anecdote issue de ma pratique . Un enfant de 5 ans souffrait d’un asthme très sévère , compliqué de retard de croissance . Mes conclusions , ainsi que celles de l’allergologue consulté étaient que la cause en était une allergie sévère aux poils des chats , chez ses parents et sa grand mère , qui finirent tous par refiler leur chat à quelqu’un d’autre . Dès cette disparition des chats , l’enfant prit 10 cm en quelques mois , et cessa instantanément toute crise d’asthme . Un an plus tard , l’enfant , âgé de 6 ans , revient avec son père , lequel me déclare " Docteur , vos théories d’allergie au chat , c’étaient des conneries ! En fait , l’asthme de mon fils était psychosomatique , c’était lié à l’absence du père ! " " ah bon ? " lui réponds-je , " expliquez moi ça ! " " Eh bien docteur , à chaque fois que je vais en voyage d’affaires , mon fils fait une crise d’asthme , c’est bien la preuve que l’absence du père en est la cause ! " Je me tourne alors vers l’enfant , qui était très intelligent, et lui demande alors : " quand ton père par en voyage , c’est ta mère qui vient te chercher à l’école ? " " Ben non , ma mère , elle travaille elle peut pas venir , c’est madame machin qui vient me chercher ! " " ah bon ? " , lui dis-je " et chez madame machin , qu’est-ce qu’il y a ? " " Eh ben , un chat !! " me répond l’enfant ... CQFD !
Quelle étrange manière de voir les choses que de se focaliser sur un seul facteur pour expliquer un trouble ou une maladie ! Ne pouvez-vous concevoir qu’une maladie soit pluri-factorielle ? Pourquoi opposer le psychosomatique aux facteurs dits physiques ou objectifs ?
Pour en revenir à un exemple que je connais bien, en dépit du fait, docteur, que vos anecdotes soient très intéressantes, on sait que le déchaussement est causé par la prolifération de souches bactériennes spécifiques. C’est un fait. Mais s’est-on demandé pourquoi ces bactéries spécifiques se mettent tout à coup à proliférer chez ces patients-là et pas chez les autres ?
La réponse, qui va peut-être vous surprendre, est une baisse de l’immunité et une modifications des conditions locales causées par une acidification de la salive, acidification elle-même causée par le stress. De très nombreuses études montrent une corrélation significative entre stress et maladies parodontales : http://www.editionsluigicastelli.co...
Études biaisées ?
L’argument est un peu facile et je vous fait l’honneur de croire que vous vous garderez de l’utiliser.
La question qui me vient face à votre réaction est : pourquoi une telle peur du psychosomatique ? Ce n’est qu’une hypothèse : y verriez-vous une remise en question de votre pouvoir médical ?
"pourquoi une telle peur du psychosomatique ?"
principalement car c’est 1-facile de botter en touche dans cette catégorie quand on a pas de piste sérieuse 2-ça dérive très vite quand il s’agit d’identifier la cause d’un pb et encore plus un moyen d’action 3-rétroactions extrêmement variables d’un individu à l’autre 4-ça vient en surcouche de l’approche analytique : cumuls des défauts
(oui, le psychosomatisme traine de grosses casseroles, les nier est se leurrer et refaire les erreurs du passé. l’analytique a également de gros défauts ceci dit)
Je ne nie pas que tout ce qui est psychisme sente le souffre. Ceci dit, ceux qui en ont si peur pourraient se demander ce qu’ils craignent tellement de découvrir.
Quand vous parlez de l’absence de pistes sérieuses, c’est vrai de certaines théories qui affirment la suprématie de l’esprit, théories maniées par des gourous qui cherchent ainsi à embobiner les foules.
Tel n’est cependant pas le cas ici. J’étaye ma thèse par des travaux scientifiques et par des études cliniques. Rejeter ces faits en bloc au prétexte que le psychosomatique a mauvaise presse relève de l’irrationnel et non d’une démarche analytique.
Quant aux dérives relatives aux moyens d’action, dérives que vous semblez tellement craindre, il me semble avoir été très claire : la prière ne guérit pas les maux de dents. Il n’est pas question de se passer de cette bonne vieille roulette. Je ne l’ai jamais écrit ou même laissé sous-entendre dans aucun de mes écrits ou ouvrages qui comportent tous un avertissement très clair à ce sujet.
Mais là encore, pourquoi opposer les moyens thérapeutiques : guérir par l’esprit ou guérir par des moyens physiques ? Ne peut-on imaginer d’utiliser ces deux voies en synergie ?
Qui a dit, il y déjà bien longtemps : un esprit sain dans un corps sain ?
Bonjour J’ai un regard bienveillant sur cette discipline, mais, sur quoi se fonde le tableau de correspondances "parties du corps/dents". Merci
Je trouve très pertinent cet article car il démontre encore ce que le stress ou les émotions peuvent provoquer. Quand il y a un tel blocage au niveau émotion c’est un travail sur soi qu’il faut entreprendre. En tout cas merci d’avoir publier cet article cela me permet de voir plus loin.











