Une méthode ludique et simple pour localiser en nous et chez les autres les facteurs agissant dans la communication.
Une triangulation à cultiver
L’ analyse transactionnelle (AT)est à la fois une théorie de la personnalité et une méthode d’analyse et de compréhension des relations humaines.
Eric Berne, psychiatre humaniste et pragmatique, a eu l’idée, dans les années 1950, de développer cette technique ludique qui rompt avec la tradition psychiatrique.
Toute personnalité humaine est animée selon trois modes de comportement qui sont l’état du moi Enfant, Parent et Adulte. Ils interagissent entre eux, mais aussi avec l’autre, les autres et le milieu ambiant qui fonctionnent selon les mêmes critères.
Quand nous sommes réactifs, spontanés, créatifs, intuitifs, balancés entre l’adaptation et la révolte, nous activons notre état du moi Enfant. L’émotion est au pouvoir.
Quand nous exprimons les valeurs familiales, sociales, culturelles, les règles, les lois, les normes, les formes, les directives et instructions, nous affirmons notre état du moi Parent.
Tout être humain possède aussi la capacité de percevoir des notions par lui même, y réfléchir, les évaluer, les analyser, les confronter entre elles, faire des déductions et comprendre, c’est l’état du moi Adulte.
L’Etat du moi Adulte, c’est l’ordinateur incarné. Il compare, évalue, analyse, réfléchit, enregistre et communique, informe et demande.
Pour l’essentiel, cet état permet une intégration harmonieuse entre les désirs (Enfant) et les valeurs (Parent).
Il n’y a pas un état du moi meilleur que l’autre, les trois sont liés et s’articulent ensemble pour le meilleur et pour le pire.
Pour illustrer les trois composantes dynamiques du caractère, j’aurai recours à un récit connu de tous, il a une puissance pédagogique, mais, à ma connaissance, son utilisation s’est limitée au religieux, c’est en humaniste que je vous le propose dans le but de montrer l’imbrication de tous les états.
Cela se passe aux temps antiques, le héros principal pourrait être Platon, Aristote, à l’époque ou l’on enseignait librement, sur la montagne, sur la place, dans la rue.
Nous sommes devant le temple de Jérusalem, un maître du nom de Jésus enseigne.
Des Scribes et Pharisiens amènent une femme surprise en adultère. Ils la place au milieu du peuple et s’adressant à Jésus : "Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d’adultère. Moïse dans la loi nous ordonne de lapider de telles femmes : Toi que dis tu ?"
Jésus s’étant baissé écrivait avec le doigt sur la terre. Comme il continuaient à l’interroger, il se releva et dit : "Que celui de vous qui est sans péché jette la première pierre contre elle". Et s’étant de nouveau baissé, il écrivait sur la terre. Quand ils entendirent cela, accusés par leur conscience, il se retirèrent un à un, depuis les plus âgés jusqu’aux derniers ; et Jésus resta seul avec la femme qui était là, au milieu. Alors s’étant relevé, et ne voyant plus que la femme, Jésus lui dit : "Femme, où sont ceux qui t’accusent ? Personne ne t’a t-il condamnée ?" Elle répondit : "Non, seigneur". Et jésus lui dit : "Je ne te condamne pas non plus ; va, et ne pèche plus".
Un texte ancien, quelques soient nos croyances, contient une partie des racines de l’humanité. C’est ici tout d’abord une réalité historique. C’est aussi le contenu psychique d’un être humain avec les trois composants AT. Chacun des personnages contient les trois acteurs AT, il en joue selon sa maturité.
Les scribes et pharisiens se vivent exclusivement comme les garants de la loi, des principes de vie, des traditions en vigueur en ce temps, en ce lieu. Ils se réfèrent au prophète Moïse, grand ancêtre de la famille auxquels ils appartiennent...
S’érige impitoyable, le Parent normatif, il dicte, dirige, impose les modèles de comportement d’autorité, de dominance sur les autres. Son caractère entier occulte l’émotion de l’Enfant et la sagesse de l’Adulte. En soi même, et dans la transaction. Cette incomplétude génère une situation de crise, un drame intérieur qui s’extériorise.
La femme adultère, excellent exemple de la vie de l’Enfant libre, dans ce temps hors la loi. (Dans un contexte contemporain, toujours d’actualité.)
Un sage est pris à témoin, la situation est ambiguë et dangereuse. En pareil circonstances, il est indispensable d’activer l’Adulte.
L’Adulte change de posture, se fait plus humble, réfléchit, analyse et laisse s’écouler du temps. La réponse immédiate serait émotionnelle, elle activerait son enfant intérieur, et se prononcerait pour la pitié, la tendresse, le pardon... exprimerait le mépris de la loi.
La réponse pourrait adhérer à la loi et permettre l’exécution de la sentence. Elle activerait le parent normatif, elle serait un démenti à la compréhension, à l’humanité, au pardon.
L’Adulte, se redresse et se positionne face aux interlocuteurs, dignité, courage, respect. Sans invective, dans sa complétude AT, il parle au groupe et à chacun (au coeur de l’Enfant de chacun), sans jugement, posément, respectueusement en activant la réflexion, la méditation, en considérant l’Adulte qui vit au fond de chacun des interlocuteurs.
Que celui de vous qui est sans péché jette la première pierre contre elle :
L’Adulte renvoie à la conscience de chacun, il responsabilise, élève l’autre, lui permet d’accéder à l’éthique. Les pharisiens se dispersent.
L’Adulte reprend ses droits au sein du groupe et la situation s’apaise et se normalise.
Face à la femme, le ton est plus ludique, l’Enfant de l’un parle à l’ Enfant de l’autre : "où sont-ils ceux qui te condamnaient ?"
Puis l’Adulte... "je ne te condamne pas, va".
Et enfin le Parent, on se trouve dans un cadre social et religieux : "ne pêche plus".
Chacun des états du moi est apparu dans une chronologie, il s’agissait d’une situation dramatique, j’ai cru bon de focaliser sur cet unique scénario.
D’autre part, dans notre monde judéo-chrétien, ce verset de Jean est tellement connu qu’il est permis à chacun d’en saisir l’essentiel sur le plan transactionnel. Dans tous les cas de figure, et ils sont infinis, l’important est de travailler notre état du moi adulte. Je vous propose ce petit jeu :
Devenir plus adulte
1. Apprendre à reconnaître notre Enfant, ses faiblesses, ses craintes, les principales méthodes d’expression de ses sentiments.
2. Apprendre à reconnaître notre Parent, ses conseils, ses injonctions, ses positions établies, ses principales façons de les exprimer.
3. Etre sensible à l’Enfant des autres, parler à cet enfant, le protéger, apprécier son besoin d’expression créative et considérer le fardeau de ses contradictions.
4. Attendre un certain temps, quelques respirations profondes, afin de donner à l’Adulte le temps d’utiliser sereinement les informations qui parviennent au cerveau.
5. En cas de doute, s’abstenir. On ne peut être attaqué pour ce que l’on a pas dit.
6. Établir un système de valeurs. Les décisions se prennent dans une structure éthique.
La culture et l’activation de l’état Adulte en nous sont à la base de la communication.
Thèmes
Fantastique cet article qui me rappel mes pas-si-lointains-mais-oubliés cours de communication. Au programme nous avions également la PNL et la transmission de l’information. J’aime votre exemple, bien que je déplore que ce soit encore la femme pécheresse qui soit au centre des leçons de la bible. Bonne journée
@Nathalie
Merci pour vos remarques, le but de mon article est pédagogique, comme le fait remarquer Armelle et comme vous le remarquez vous même implicitement. Si vous avez oublié vos cours sur la communication, c’est qu’à l’époque, vous étiez un peu jeune, peu motivée peut être, mais aussi parce qu’il manquait un ancrage fort pour que la mémorisation opère. Le passage biblique c’est l’ancrage qui vous permettra maintenant de vous souvenir que dans le mécanisme de l’esprit humain, il existe trois niveaux de perception et d’activation, l’adulte, c’est à dire le raisonnement,qui empêche ici le massacre injuste, l’enfant, l’émotion, qui semble manquer aux hommes justiciers,en revanche le parent est bien présent dans le souci d’appliquer la loi. La présence et l’équilibre des trois composantes éviterait ce que j’appelle un meurtre. Dans le monde, vous le savez, des femmes sont encore massacrées, pendues, décapitées, lapidées, parce que l’homme et la société sont malades
Merci de votre intervention
Jack Mandon
L’emploi de cette méthode, en utilisant judicieusement ce passage des Evangiles, est très convaincant. On ne pouvait pas mieux en illustrer la probabilité. Si seulement les enseignants avaient recours à semblable pédagogie, il y aurait moins d’illettrés en France. Bravo ! J’espère que nombreux seront les internautes qui prendront connaissance de cette démonstration pertinente.
@ Armelle
Merci de votre compréhension, je remarque qu’elle est minoritaire. J’ai souvent le sentiment que l’humanité vit dans l’émotion et dans la loi, avec toutes les conséquences que cela engendre par le manque de maturité, de raison, c’est à dire d’adulte. Agoravox n’est pas en reste, cet article ne recevra pas l’écoute et le respect qu’il mérite. La métaphore biblique vient du fait qu’avant de faire des études de psychologie, j’avais commencé des études de théologie pour devenir pasteur. Je suis un homme libre et sensible, je n’ai pas supporté les contraintes du système religieux. J’ai un esprit d’anarchiste, mais j’ai eu de bons parents...j’ai aussi une éthique.
Merci Armelle
Eh non Armelle,la confusion entre le fond et la forme, la pédagogie et la gouroulogie, le verre à moitié plein et celui à moitié vide, les nuances du coeur et de l’esprit suspectées...on ne fait pas boire quelqu’un qui n’a pas soif.
On ne peut pas changer le monde mais on peu changer de monde.
Merci Armelle.
Tiens ! Après un publireportage sur la PNL, revoici les marchands de stages qui proposent un publireportage sur l’AT. Encore un joli joujou de la psychologie de cuisine des années 68 qui tente le retour.
Le monde irait beaucoup mieux tout simplement s’il y avait moins de gourou, ou mieux, pas de gourou du tout.
Par contre, l’AT avec une couche d’évangile, je ne la connaissais pas celle-là, ha ha ha…
Le deux commentaires encenseur, la grosse ficelle des copains qui votent plus… Bref NaturaVox se fait gentiument squatter par les sectes…
@ Dimetron
Je n’ai rien a vendre, j’ai une vie professionnelle a partager et j’aime écrire. La secte existe quand la raison vient à manquer, attention vous même à ne pas faire le jeu de la secte. Le choix du passage de l’évangile vient du fait que j’ai fait des études de théologie avant d’entreprendre des études de psychologie. Pour des raisons d’ancrage, mais aussi pédagogiques, j’appuie souvent mes démonstrations sur des histoires ou métaphores bibliques ou mythologiques parce qu’elles représentent le fondement psychique et la colonne vertébrale de l’humanité. Où est le problème Dimetron ? J’ai un visage, une identité, un curriculum et de plus je suis ouvert pour tous les débats sincères et constructifs.
Merci de votre intervention.
Jack Mandon
jack mandon écrit :
Le choix du passage de l’évangile vient du fait que j’ai fait des études de théologie avant d’entreprendre des études de psychologie. Pour des raisons d’ancrage, mais aussi pédagogiques, j’appuie souvent mes démonstrations sur des histoires ou métaphores bibliques ou mythologiques parce qu’elles représentent le fondement psychique et la colonne vertébrale de l’humanité.
Mouais..... C’est réduire l’humanité à sa composante occidentale, d’une part, et, d’autre part, nier plus de 200 ans de civilisation à se débarrasser, justement, de la religion. Vous avez quand même lu Freud, j’espère ? Quand on parle de psychologie, et d’analyse, difficile d’occulter son travail sur l’influence du religieux dans le surmoi, non ?
@ IP.... ?
Merci de votre intervention. Comme vous le savez bien, l’utilisation du texte évangélique est, dans ce cas précis uniquement pédagogique.
Il est hélas aussi historique. Actuellement, en Arabie saoudite et en Iran des femmes sont encore pendues, décapitées, lapidées par le régime religieux. Cette société là est malade. Dans les pays au régime dictatoriaux s’est sensiblement identique quant au fond.
D’autre part, pourquoi voulez vous, vous débarrasser de la religion ?
Vous ne pouvez pas répondre à une injustice par une injustice. Quelle est la différence entre la violence engendrée jadis par Sadam, et celle du président américain. Celle de Sadam était plus conforme à la mentalité irakienne, les deux sont effroyables au demeurant.
Si la religion tend vers l’humanisme et qu’elle correspond à une attente chez l’être humain ? Elle demeure une composante de la psyché humaine, d’ailleurs dans l’autre cas aussi, la question est de faire évoluer les mentalités dans le respect des différences. D’essence humaine, elle est souvent l’occasion d’exercer un contrôle et une domination...la triste politique.
Je ne vois pas l’ombre d’une divergence entre nous pour l’essentiel. La différence est dans la forme.
Salutations
Jack Mandon
dimetrodon ecrit : "Le monde irait beaucoup mieux tout simplement s’il y avait moins de gourou, ou mieux, pas de gourou du tout."
...et moins d’homosexuels ,aussi non ? ... et moins de juifs, de noires, de ...non ? je trouve cela affligeant de systematiquement pointer un "autre" comme responsable, caricaturé à l’excès par ses choix ou son appartenance de race , sexe, culture, croyance.
Concernant l’A.T. , en tant que methode et pratique , la question à se poser est : fait-elle parti de ces courants ideologique et philosophique qui sont fortement soupçonnés et assimilés à des outils suceptibles de manipuler des futurs victimes ? On en est là de nos libertés, les associations anti-sectes y travaillent avec le soutien unilateral des gouvernements depuis bientot 30 ans...
Je ne vois pas le rapport entre les gourous et les homosexuels… Les homosexuels ça ne dérange personne, à part les puritains fort heureusement en voie de disparition. Les gourous c’est autre chose. Ce sont des gens atteint du complexe de supériorité qui parviennent parfois, souvent même, à détenir de manière occulte ou ostentatoire un certain pouvoir sur des gens, sur un pays…
Un homosexuel est un homme ou une femme libre de ses choix sexuels. Un gourou n’est normalement pas trop copain avec la liberté vu que son but c’est de contrôler, diriger, régenter, dominer, au fallacieux prétexte de "guider"…
La laïcité ce n’est pas seulement la séparation de l’église et de l’état, c’est aussi la non ingérance des gourous dans la politique ou les affaires sociales.
Prenez un visage et un nom et vous verrez comme tout est beaucoup plus simple pour communiquer loyalement.
Merci pour votre intervention...soldat inconnu.
Je vous en prie, ranimez la flamme !
Jack Mandon
@ Emmanuel Rozat
Vous avez tout à fait raison. Un être humain se construit dans la liberté d’être et de penser. Avec votre esprit de synthèse, vous avez dit en cinq lignes ce que j’ai tenté d’écrire dans l’article tout entier.
Merci pour votre intervention.
Jack Mandon
L’article de jmd "Emotion et polémique au cœur de la société" débute ainsi : ""Notre société est en train depuis plusieurs années de basculer dans un mode de fonctionnement guidé par l’émotion. ""
Je dirais que la société est en train de régresser, de s’infantiliser. Qu’en pensez vous ?
@ JL
Merci pour votre intervention utile et constructive
L’émotion ? Oui, l’état du moi enfant, dans ce cas vers « l’infantilisation ».
A cela peut s’opposer la loi, l’état du moi parent, les lois, religieuses, politiques, économiques, financières...etc. Et l’on construit une société et des êtres humains qui ne réfléchissent plus, c’est la carence de l’état du moi adulte. Dans cet état de fait, l’être humain et la société régressent, c’est tout à fait cohérent psychologiquement. Devant un mur dressé, c’est la dépression. Trois possibilités s’offrent à nous. 1- La résignation.
2- La fuite, c’est une résolution à court terme.
3- La lutte, l’affrontement, l’action
C’est le troisième cas qu’il faut retenir avec la prise en compte du niveau de la réaction.
Il peut être animal, pathologique, socialisé ou sublimé, pour faire court.
Au niveau animal, c’est tuer pour manger dans la conscience de la bête.
Au niveau pathologique, c’est tuer pour survivre, pour manger, c’est la guerre.
Mais aussi pour le plaisir, c’est le sadisme et ça relève de la psychiatrie.
Au niveau socialisé et sublimé, chacun prend ses marques en respectant l’intégrité et la liberté de l’autre.
Le jour ou nous comprendrons tous, que nous habitons la même planète malade, que nous avons les mêmes joies et les mêmes souffrances et qu’il nous faut raisonner dans l’action...alors la société ne régressera plus...c’est pour.... ?
Encore merci
Jack Mandon
Comme toutes les formes de classifications et d’analyse l’AT est arbitraire. On adapte les résultats pour qu’ils confirment la théorie.
Je ne vois pas pourquoi la première reaction, celle que vous classez comme Enfant intérieur, serait du type : pitié, pardon. Elle pourrait être tout aussi bien une réaction infantile de frustration et de punition par exemple.
En conclusions je trouve votre propos peu convaincant. :-/
Merci pour votre article que je trouve très intéressant et très juste.Si chacun de nous pouvait faire l’effort de se remettre en question..Réfléchir avant de réagir... Je connais cette méthode et m’en sers chaque jour que ce soit au travail où à la maison.
MERCI pour votre article. Je me permets de vous signaler que dans Victor Hugo on peut également trouver des exemples et ce voleur(catégorie1)pris par des gendarmes (catégorie 2) avec le délit de sale gueule sous jacent et qui rapportent l’argenterie dérobée au propriétaire, lequel indique aux gendarmes que c’est bien lui qui a DONNE ceci ...et qui une fois seuls donne deux chandeliers (ou bien l’autre) et sous interrogation du voleur lui avoue : " c’est pour acheter votre âme que je vous ai donné en plus les deux chandeliers d’argent"....Le riche propriétaire a bien aidé l’autre à devenir meilleur !! ....Et/mais, je me suis toujours dit que l’autre avait déjà fait un grand chemin tout seul et qu’il était prêt à faire le pas !....pour entrer dans votre 3ème catégorie et non plus simplement s’en nourrir... ????.....!!!! Jean Valjean fait parti pour moi de la troisième catégorie à part entière ...et il va continuer à devenir meilleur en aidant lui aussi les autres à devenir meilleurs....l’évêque appartenait donc lui aussi à cette troisième catégorie mais ’en entier’. Je crois que nous sommes pas très loin en étudiant Victor Hugo. Nous avons tous des frères plus avancés que nous...et qu’il ne faut surtout pas chercher à faire votre ’triangle équilatéral’ pour les êtres qui sont devant....
@ Victor Hugo a su comme beaucoup de romanciers, cela à tous les grands moments de l’histoire de l’humanité, montrer son époque et faire passer un message intemporel, ou tous les hommes de la terre peuvent se reconnaître. L’artiste est un visionnaire, aussi lui est-il donné de décrire les mécanismes qui président à la communication. Eric Bern, le psy, expérimente, 100 ans après Victor Hugo, des lois qui appartiennent aux humains depuis le début des temps. Personne n’invente rien, mais certains lèvent le voile. Merci de votre intervention. Jack
Mais, je pense vraiment : "Nous avons tous des frères plus avancés que nous...et qu’il ne faut surtout pas chercher à faire votre ’triangle équilatéral’ pour les êtres qui sont devant...." . Je veux dire que nous humains, commençons par ne plus manger notre parent qui est dans le même logement car il servait au moins à faire quelque chose comme la garde la nuit et s’il n’est plus là...on se fait "avoir" par un ennemi humain ou animal...puis, on ne mange plus le voisin, puis celui de la tribu voisine...on "met en soi" une connaissance, puis cela devient ’automatique’ , cela fonctionne comme notre circulation sanguine, notre digestion ’ en automatique" . ... il y a une instauration d’un niveau de conscience , puis une évolution de ce niveau de conscience et si , alors, le "triangle est à l’équilibre (= équilatéral) " il y a comme un blocage de cette évolution de conscience, je trouve.












