Article publié le 26 avril 2007
Cela fait quatre ans maintenant que je travaille dans l’Industrie du Médicament et je voudrais exprimer mon ras-le-bol quand je lis des commentaires tels que : « Les grands méchants laboratoires qui commercialisent des pseudo-vaccins et de mauvais médicaments dangereux rien que pour faire du profit .... » ou encore « L’industrie pharmaceutique, dont l’objectif premier est tout de même, rappelons le, de faire le maximum de profit... ».
Ces sempiternelles critiques me poussent à réagir pour faire avancer un débat qui finit par devenir stérile. J’aimerais en effet que l’on sorte du schéma schizophrénique qui oppose les médicaments aux vertus positives à l’Industrie du médicament Nosferatu.
Sans être utopiste, j’aimerais vous dire que je trouve beaucoup de sens à travailler dans ce secteur et à m’investir pour une mission finale à laquelle je crois : prévenir, soigner, guérir, apporter des espoirs nouveaux aux malades ainsi qu’à leurs proches et améliorer leur qualité de vie. Car non seulement des années de vie supplémentaires ont été gagnées, mais encore de la vie a été donnée à ces années ! Qui aurait pu imaginer en effet il y a cinquante ans que notre espérance de vie pourrait atteindre les 80 ans ! Et qu’un arrière-grand-père jouerait avec ses arrière-petits-enfants ? Notre société change radicalement de visage, et tout cela est le résultat de différents facteurs : l’amélioration des conditions de vie et des mesures d’hygiène, le progrès de la médecine et, bien entendu, des innovations médicamenteuses.
Mettre au point ces progrès thérapeutiques est la raison d’être de l’Industrie du Médicament. Mais il faut bien se rendre compte que c’est un peu comme le mythe de Sisyphe : c’est un combat quotidien parce que le progrès thérapeutique est loin d’être automatique. La majorité des « candidats » médicaments sur lesquels porte l’effort de recherche est en effet arrêtée dans les phases de développement. Or, face à ces échecs répétés, j’ai beaucoup d’admiration pour les équipes qui travaillent, sans perdre espoir et grâce à beaucoup de persévérance, pour inventer ces médicaments qui changent la vie. C’est en cela que l’Industrie du Médicament est, pour moi, unique en son genre. C’est sans doute le secteur qui intervient le plus directement au service de ce que nous avons de plus précieux : notre vie !
D’aucuns pensent qu’il est incompatible d’exercer une activité générant de l’argent dans un domaine ayant trait justement à la vie. Il serait cependant temps de mettre fin à cette vision manichéenne qui oppose économie et intérêt collectif. Car c’est sans doute le levier le plus stimulant pour répondre aux besoins médicaux.
On en revient finalement à l’entreprise citoyenne et l’Industrie du Médicament se trouve au cœur de cette problématique. C’est un acteur de santé au service des professionnels de santé et c’est uniquement par une approche collective et collaborative que nous pouvons répondre aux nombreux défis sanitaires.
Si nous avons pu réaliser d’immenses progrès à ce jour et si les traitements existant apportent de nombreux espoirs aux malades et à leurs proches, le combat reste quotidien. Malgré toutes les politiques volontaristes, le fléau du cancer existe toujours. Des maladies telles que la tuberculose réapparaissent. Des résistances bactériennes se développent (antibiotiques, malaria...). Et sont apparues des maladies dont on ne pouvait même pas imaginer l’existence il y a quelques années telles que le Sida bien sûr, mais aussi des maladies dites "orphelines", et des pathologies liées à l’environnement (asthme, allergies...) ou encore au vieillissement comme la maladie d’Alzheimer. Il faut également rappeler les nouveaux risques sanitaires (grippe aviaire...) qui, à l’heure de la mondialisation, peuvent se propager à grande vitesse sur tout le globe.
Nous n’avons pas fini de devoir répondre aux besoins médicaux et de fournir aux patients des traitements innovants. Chaque année, près de 40 molécules innovantes sont proposées aux patients. Pourtant, ce qui reste à découvrir s’avère d’une grande complexité. Les progrès de la Recherche et l’avènement des Sciences du Vivant (Biotechnologie...) offrent des perspectives enthousiasmantes. Nous nous acheminons vers une médecine dite « personnalisée » où l’on pourra évaluer quel est le médicament le plus efficace et le plus sûr pour chaque malade. Les maladies pourront être mieux prévenues comme dans le cas du cancer avec le développement d’un vaccin. Cependant, cette nouvelle ère de la recherche pose de grands défis notamment en terme de financement.
Pour y faire face, l’Industrie du Médicament doit totalement revoir son « business-model ». Le temps du « placement de père de famille » est révolu. Alors que la mise au point d’un médicament innovant coûte de plus en plus cher (près de 900 millions d’euros), les budgets publics alloués à la santé sont de plus en plus contraints et les pouvoirs publics réticents à rétribuer les médicaments d’aujourd’hui à un prix intégrant les recherches de demain. Les exigences réglementaires, si elles sont légitimes, ont un coût élevé.
En un mot, les cartes sont totalement rebattues et les champions d’hier ne seront pas forcément ceux de demain. Les entreprises mais aussi les Etats sont confrontés à cette nécessaire conduite du changement. La localisation des activités fait l’objet d’une rude bataille entre pays qui veulent attirer sur leurs territoires des investissements à haute valeur ajoutée, générant de la Recherche, des essais cliniques, de la Production et contribuant à la performance et à la qualité du système de santé.
Figurant traditionnellement dans le concert des grand pays du médicament avec ses 100 000 emplois et ses 220 sites de production, la place de la France n’est pas garantie pour demain. Elle est de plus en plus concurrencée au niveau des coûts, par la Chine, l’Inde ou les pays de l’Est.
Depuis quelques années, la sirène d’alarme est tirée en matière de recherche, et je me félicite de l’émergence d’une prise de conscience des décideurs politiques. L’enjeu qui fait d’ailleurs consensus dans la campagne électorale est bien la nécessité d’accroître nos investissements dans l’Education et la Recherche qui contiennent en germe les leviers de notre développement futur. Mais il faut que le passage à l’acte intervienne rapidement, faute de quoi nous prenons le risque de mettre notre santé entre les mains d’autres acteurs.
Je travaille en ce moment sur l’action de communication menée par l’Industrie du Médicament pour faire de la Santé une priorité dans la campagne électorale. Un grand débat a notamment été organisé à La Mutualité le 4 avril dernier, autour de « La France, grand pays des Sciences du Vivant » réunissant non seulement des politiques, mais aussi des patients, des professionnels de santé, des acteurs de la Recherche et des économistes de la Santé (retrouvez les vidéos des débats sur le blog : wwww.2007prioritesante.com). A travers cet événement, je suis heureuse de constater que l’on a su dépasser les purs enjeux catégoriels pour aller vers un débat de société au croisement d’enjeux politiques et individuels. Je suis satisfaite de voir les engagements que prend l’Industrie du Médicament pour revoir son modèle de progrès thérapeutique, pour œuvrer à la qualité et au bon usage, améliorer la transparence, et s’impliquer dans des enjeux de société tels que l’accès aux soins des plus démunis ou l’indépendance sanitaire du pays en cas de crise. Dorénavant, l’Industrie du Médicament ne pourra plus progresser seule : elle a besoin des autres parties prenantes de la Santé et notamment de l’Etat pour qu’il lui offre un environnement porteur et lisible internationalement.
J’espère que cet autre point de vue sur l’industrie pharmaceutique vous aura intéressé, je suis à votre disposition pour en débattre et progresser ensemble sur ces sujets.
Coralie France
Responsable de projets pour les Entreprises du Médicament
Vous avez au moins l’honnêteté de nous expliquer que vous faites du lobbying...
Quelle est la part du budget markéting dans votre secteur d’activité ? (autant de moins pour la recherche).
Les actions des entreprises du médicament sont connues depuis des années pour êtres les actions distribuant le plus de dividendes à leurs actionnaires (autant d’argent de moins pour la recherche).
De nombreux brevets qui arrivent à terme actuellement ont été déposés du temps ou la recherche pharmaceutique était publique.
Donc je reprend après avoir fait d’importants benefs grâce aux brevets déposés alors que la recherche était financée par l’état, après avoir fait des années de lobbying auprès du corps médical et des politiques avec pour conséquence de pousser la sécu à la faillite (mais là vous n’êtes pas les seuls).
Vous venez la bouche en coeur nous demander à nous contribuables/patients de remettre la main à la poche ?
Non mais je rêve là !!! Demandez donc à vos actionnaires qui ont bien profités de vos largesses pendant des décennies de mettre la main à la poche, réduisez vos budget com et vous aurez de l’argent pour continuer vos recherches.
Mais ça il aurait fallu y penser il y a bien longtemps pour pouvoir sortir de nouveaux brevets aujourd’hui.
Mais vous ferez comme vos confrères : achats de pme innovantes en biotech (qui elles font de la recherche) en LB0 s’il le faut pour récupérer leurs brevets...
:-p
Merci de votre commentaire. Les dépenses de promotion et marketing représentent 10 % du CA contre 12 % pour la Recherche. Je ne suis pas sûre qu’il y ait beaucoup de secteurs qui mettent autant dans la recherche.
Concernant votre remarque sur les PME Biotech, j’étais récemment au collège de France pour une conférence sur le sujet. Je n’ai pas eu le sentiment qu’elles se plaignaient des partenariats avec les gros labos comme vous dites. Au contraire, c’est "à chacun selon ses talents" et leurs objectifs c’est vraiment de pouvoir trouver le soutien des labos pour assurer leur développement par la suite.
Les PME Biotech tirent elles-mêmes leurs produits en majorité de la recherche publique et qui s’en plaindrait ? Tout le monde a sa place et l’Industrie arrive pour valoriser en phases de développement (c’est d’ailleurs dans ces phases là que le plus souvent le "candidat médicament" est stoppé donc la prise de risque est lourde financièrement car les levées de fond sont les plus importantes compte-tenu du nombre de patients croissants à inclure et des procédures réglementaires très volumineuses), mettre en oeuvre son savoir-faire en matière de gestion des essais cliniques sur de multiples hôpitaux et dans de nombreux pays et enfin assurer l’accès aux patients des innovations.
N’est-ce pas tout simplement de l’innovation de collaboration ?
je cite l’auteur : "...Je travaille en ce moment sur l’action de communication menée par l’Industrie du Médicament pour faire de la Santé une priorité dans la campagne électorale.."
Merci de votre aveu et de votre honnèteté, pas courant dans votre secteur d’activité.
Votre présentation, très orientée, de l’action de l’industrie pharmaceutique, a donc pour unique objectif de mettre au grand jour toutes ses merveilleuses avancées, son grand désintéressement, et l’importance pour l’Etat/Contribuable à l’aider ... à améliorer le profit de ses actionnaires. Faut il rire ou grincer des dents ?
L’industrie pharmaceutique est, du point de vue de la nocivité pour la société, au niveau des marchands de canon, des pétroliers, de Monsanto et consorts, et vous allez avoir du mal à renverser la vapeur dans l’esprit du grand public. Dieu merci, une prise de conscience se fait jour.
En tout cas vous ne volez pas votre salaire toujours sur le pont !!!
Vous m’expliquez que les labos dépensent presque autant en communication qu’en recherche, mais cela vous semble normal...
’Les PME Biotech tirent elles-mêmes leurs produits en majorité de la recherche publique et qui s’en plaindrait ?’
Moi, je ne vois pas pourquoi mes impôts servent à développer des médicaments dont les bénéfices vont engraisser des personnes qui n’en ont pas vraiment besoin et qui de plus seront sur vendus grâce à un budget markéting plantureux tout en creusant le trou de la sécu.
En gros je paye deux fois, si encore ces brevets étaient payés au juste prix et que ces fonds finançaient la recherche publique qui en a bien besoin ... mais malheureusement ce n’est pas le cas ...
:-p
Et un mensonge direct :
http://www.canadiangenerics.ca/fr/r...
« Les ventes et les dépenses en marketing représentent à peu près le double des dépenses de R-D. Il devient très difficile, par suite de ce ratio, d’utiliser fructueusement cet argument de la R-D. »
PDG Tom McKillop d’Astra Zeneca, The Pink Sheet, le 22 novembre 2004 (traduction)
Sans autre commentaire.
A Guilhem et al. Il ne faut pas grincer des dents, mais réagir en tenant compte de éléments incontournables d’un défi qui est posée à la société.
J’ai un texte en préparation sur ce sujet, qui sera publié sur le site Nouvelle Société, mais il n’est pas encore prêt. Je serai donc ici très succinct . Je vous donne des conclusions, les arguments suivront.
1. L’industrie pharmaceutique sera le secteur par excellence au XXIème siècle. Le plus important, le plus innovateur, le plus rentable.
2. La pharmacie est l’avenir de la médecine, car c’est elle qui porte l’effet multiplicateur de l’industrialisation et qui permet donc d’espérer une amélioration radicale des traitements sans une augmentation similaire du facteur travail et donc des coûts qui limiterait l’application concrète des avancés de la science.
3. Il y a un dilemme insoluble, cependant, entre d’une part l’exigence éthique de rendre disponibles au plus tôt les produits nouveaux que permet la recherche pour le traitement des pauvres comme des riches et, d’autre part, le délai qui doit être consenti et les marges bénéficiaire qui doivent être permises pour permettre l’amortissement des coûts de recherche et une prise de profit raisonnable compte tenu des risques pour l’investisseur.
4. L’industrie pharmaceutique ne peut donc se développer au meilleur rythme et ses résultats être diffusés et appliqués au mieux que si elle est financée par la collectivité et gérée non pas dans une perspective de prise de profit, mais dans celle d’un investissement à fond perdu dont le bénéfice se mesure en services.
5. Cette réalité suggère que l’industrie pharmaceutique passe au plus tôt du secteur privé au secteur public, faisant accessoirement de même coup l’économie des frais de marketing liés à une exploitation en mode concurrentiel.
6. Ne me voyez surtout pas comme un marxiste collectiviste doctrinaire ; c’est la seule branche d’activité dont je préconise la prise en charge par l’État ! Il n’y a simplement pas d’autre solution et je le regrette(Voyez mon site. http://www.nouvellesociété.org
7. Dans quelques semaines, je serai en mesure de proposer les modalités d’une prise en charge et d’une exploitation qui, même dans le contexte d’une gestion publique, respectent les exigences d’une saine émulation dans la recherche par une rémunération liée aux résultats pour ceux dont on attend la créativité et l’efficacité.
Pierre JC Allard
"Le fond perdu" est toujours pour le contribuable, trop aimable à vous !
La propagande interne a bien été ingurgitée... désespérante naïveté ! Lorsque novartis refuse la copie de ces médocs pour les pays pauvres (ravagés par le SIDA), lorsque l’industrie PHARMACEUTIQUE vend des medicaments sous-dosés ou reconnus comme dangereux en Afrique (vu)... C’est de la philanthropie ????
Comme je l’écrivais, la recherche des entreprises du médicament est auto-financée et son coût s’accroît de manière exponentielle. Un retour sur investissement est donc nécessaire pour continuer à chercher de nouveaux médicaments. Le brevet permet d’assurer ce retour sur investissement pendant 10 ans environ correspondant à la période de mise à disposition des patients.
Cependant, pour répondre à des urgences sanitaires ou des problèmes majeurs de santé publique, les labo ont accepté des exceptions spécifiques aux droits des brevets. Roche concernant le tamiflu (anti-viral utilisé pour lutter contre la grippe aviaire) a pris des positions qui vous montrent que les entreprises acceptent de moduler le droit des brevets.
S’agissant du Sida, les entreprises ont même mis en place des programmes de dons ou de vente à prix coûtants ou différenciés. Une étude réalisée par l’Hudson Institute en 2004 montre que ces dispositifs dans le cadre du programme ACCESS mettent les prix des médicaments anti-sida au même niveau de prix que les génériques indiens, voire plus bas... Le fameux accord de Doha du 30 août 2003 crée en outre une exception au droit de la propriété intellectuelle appelée "Licence obligatoire" en cas d’urgence sanitaire.
Mais surtout, comme je le disais 95 % des médicaments figurant sur la liste des médicaments essentiels reconnus par l’OMS ne sont pas ou plus protégés par le droit des brevets et sont génériqués...
Pour la qualité des produits proposés, je sais seulement que les entreprises du médicament en France se sont engagées avec les autorités des pays d’Afrique francophone pour les aider à contrôler la qualité des médicaments. Il y a tout un transfert de compétences et d’expertise pour que localement on s’assure de la qualité des traitements. Pour le reste, j’ai entendu beaucoup de choses, j’ai vu comme vous sans doute "The Constant Gardner" mais jamais de faits avérés en ce sens...
L’industrie du médicament...
Evidemment vu de ce point de vue là, la santé est plus un enjeu de développement économique qu’une question de protection collective et de solidarité.
Quelles luttes il a fallu faire pour exiger la mise sur le marché de médicaments génériques en Afrique par exemple !
La santé n’est pas une affaire de propriété intellectuelle, dont les enjeux ne concerneraient que les ADPIC !
Combien de personnes ne disposent pas de soins dans le monde ? Ce modèle économique actuel est générateur d’aberrations incroyables et les industries pharmaceutisuse sont sans scrupule dans leurs politiques de développement !
Je vous invite à lire par exemple le livre de Christian Lehmann, médecin : "Les Fossoyeurs, notre santé les intéresse..." (fevrier 2007, Privé)
La santé n’est pas soluble dans le néo-libéralisme !
La dégradation des sols et de la qualité des aliments, le stress d’une société de compétition et de concurrence, les pollutions multiples et diverses ont un rôle très important dans les troubles de la santé actuelle : l’industrie du médicament est loin d’être la seule garante de la santé dans nos sociétés !
C’est vrai que l’Industrie du Médicament a mis du temps a percevoir que la situation dramatique des pays en développement nécessitait une adaptation des systèmes de prix. Depuis cependant, l’Industrie a favorisé l’accès aux médicaments, dans toute la mesure de ses moyens : par des baisses de prix, à travers les accords OMC sur les ADPIC et par des programmes humanitaires qui représentent 6 milliards de dollars. Rappelons enfin que pratiquement tous les médicaments essentiels pour les pays en développement sont génériqués !
ps : je n’ai pas réussi à me connecter avec mon compte Agoravox (où a été publié mon article) sur l’espace rédacteur Naturavox pour que ma réponse soit authentifiée. Mais je tenais à répondre à vos commentaires avant d’obtenir une réponse du service technique.
Bonjour Coralie,
Oui, j’espère que ce problème technique d’identification va être résolu.
Quelle est votre position concernant les OGM médicamenteux ?
Il est de mon avis personnel et de nombre de citoyens que la culture en plein champ d’OGM doit être proscrite en l’état actuel des connaissances et c’est pourquoi des hommes et femmes politiques ont décidé de demander un moratoire sur les OGM.
Cette position n’est pas, bien sûr, à amalgamer comme le font certains, avec une volonté de nuire à la recherche ou de se positionner contre les OGM médicamenteux. La culture d’OGM en plein champ n’est pas nécessaire actuellement, et la recherche sur les OGM médicamenteux peut et doit se faire, à mon avis, de manière confinée, en laboratoire, comme cela a toujours été le cas jusqu’ici depuis quelques dizaines d’années.
Pourrais-je connaître votre position sur un moratoire sur les OGM ?
pas de réponse ??????
Alors ça c’est super !!! Le meilleur des mondes grâce à l’industrie pharmacieutique qui evidemment embauche beaucoup de gens
Mais quand on menace de dérembourser un medicament inutile . A castres ( suivez mon regard ) , on licencie immediatement 400 personnes , les pouvoirs publics devront réfléchir à deux fois avant de recommencer
Quand on vous propose des medicaments generiques au meme prix , on peut se demander si il n’y a pas entente entre labos
Quand les etudes sur les effets secondaires et peripheriques du subutex sont payées par les labos eux meme Là on ne demande pas l’aide de l’etat , bizarre ????!!!!
Au passage je remercie Agoravox qui refuse un article sur le subutex , mais qui publie une hagiographie à la gloire des labos . Ce qui tend à confirmer mes soupçons :-((
Mais nous savons bien que les patrons de labos sont de grands altruistes ne se preoccupant que du bien etre general .
Cette attitude se demontre dans la bataille perdue que les indiens ont menés pour sortir des medicaments pour le sida à des prix raisonnables
A environ 1000 euros par mois le TT anti-retroviral les indiens et africains ont toutes les chances de se soigner Merci qui ????
En plus il faudrait que l’etat paye un peu plus pour que la collusion soit parfaite Alors vive disneyland et à bas les vilains détracteurs
vous etes très corporate coralie et il en faut. Mais ce qui est reproché à l’industrie à l’industrie ne relève pas du fantasme. Le lancement des produits blockbuster est d’un cynisme eprouvé. Les retrait du VIOXX parcequ’on a dissimulé les effets secondaires. Les firmes pharma qui exportent du sang contaminé vers l’Afrique à l’époque du scandale du meme nom.
Après cette industrie fait avancer la recherche, mais ça fait mal de voir qu’avec les milliards que peuvent générer le lancement d’un nouveau medoc, ce sont des assoc’ qui doivent recolter des dons pour financer cette recherche.
Bonjour Coralie
J’ai passé 19 ans dans l’industrie pharmaceutique, et je comprends votre attitude. Je suis aussi d’accord qu’il est stérile d’opposer exigences éthiques et exigences financières.
Néanmoins, les labos doivent non seulement respecter un minimum d’éthique (sans trop de sanctions), mais également obtenir des résultats financiers (sous peine de se faire éliminer ou racheter, ce qui est plus embêtant). Ce qui conduit à des contorsions parfois étranges. Ayant travaillé quelques années dans la détection d’effets secondaires inattendus, je peux vous dire que les discussions sont assez chaudes si, par malheur, un problème apparaît.
Quand tout va bien, et que l’argent rentre, pas de problème. Mais si la rentabilité baisse (oh, pas beaucoup), on voit arriver les commerciaux et les financiers, qui mettent bien la pression sur les visiteurs médicaux.
En conclusion, je suis un peu épaté par la proposition qui clôt votre article : l’Etat devrait aider l’industrie pharmaceutique à se développer ? Alors que l’Etat est paraît-il un obstacle à la libre entreprise, de par ses exigences réglementaires insensées et sa fiscalité délirante ? De la part d’un des secteurs les plus riches et les plus rentables, ça me paraît un peu culotté quand même.
Production débridée
Médecins et patients seraient-ils donc les coupables idéaux, responsables d’une dérive qui fragilise l’assurance-maladie ? Et s’ils étaient au contraire les instruments de l’industrie pharmaceutique, la pression commerciale qu’elle exerce n’étant pas pour rien dans cette gabegie ? Le système tourne à plein régime avec la complicité des pouvoirs publics : les autorisations de mise sur le marché de nouveaux médicaments (dont peu représentent un réel progrès) sont quatre fois plus importantes en France qu’en Allemagne. Les médicaments à service médical rendu insuffisant (dont le nom dit bien l’absence d’intérêt) représentent 16 % des prescriptions. La nomenclature des pharmacies compte 6 500 noms commerciaux, mais il n’y a en fait que 1 700 molécules. Cette inflation encourage une consommation débridée. « Les malades n’attendent pas qu’on leur donne beaucoup de médicaments mais les médicaments appropriés », objecte le Dr Jean-Claude Salomon, directeur de recherche honoraire au Cnrs, qui suggère de faire un tri dans ce catalogue. Membre du réseau Princeps, groupe informel de réflexion sur la santé, il propose la mise au point d’une liste limitée de médicaments essentiels, destinés à soigner une grande partie des patients. Dans la plupart de ces préparations courantes, on trouve des produits ayant fait leurs preuves, des génériques moins chers et susceptibles de faire économiser beaucoup d’argent à la Sécu et aux mutuelles. Comment les fabriquer et les commercialiser ?
Equilibrer les coûts et les besoins
Jean-Claude Salomon parle d’une coopérative. Un plan qui, il en convient, ne se fera pas d’un claquement de doigts : « On se heurte au sentiment de livrer un combat perdu d’avance, mais, si on ne bouge pas, ce sera pire demain, le système de remboursement des médicaments sera encore plus fractionné qu’aujourd’hui. » Passer d’une politique axée sur l’offre, dictée par les laboratoires qui font de l’assurance-maladie leur vache à lait, à une politique reposant sur les besoins, avec des coûts maîtrisés, cette exigence se pose dans toute l’Europe. En Belgique, le collectif Médecine pour le peuple vient de lancer une pétition pour que les pouvoirs publics s’engagent dans cette voie en adoptant le principe de l’adjudication : pour chaque médicament, un comité d’experts choisirait le meilleur produit, un appel public d’offres serait ensuite lancé, et la firme proposant les meilleures conditions décrocherait la totalité du marché pour trois ans.
L’auteur a bien raison, la plupart de ces gens qui critiquent l’industrie pharmaceutique sont les premiers à avoir recours aux médicaments (et à plomber les comptes de la sécurité sociale), rares à mon avis sont ceux parmi eux qui ont le courage de se soigner uniquement avec des plantes, ou uniquement l’homéopathie,ou l’imposition des mains, ce sont des tartufes, mais ces critiques vont dans le sens d’un certain néo-obscurantisme et anti scientisme très à la mode en ce moment.
Alors c’est ça ???
on doit culpabiliser les malades qui se soignent , ils sont evidemment responsables des traitements que les medecins leurs donnent
Si les professeurs ne soignent pas les cancereux , les hepatites , les sideen ( qui sont les TT les plus onereux ), avec des impositions de mains :-)) et bien ce sont des tartufes
Si il n’y avait que les malades qui plombaient le deficit , le probleme serait vite resolu
Le fait de denoncer les pratiques ignobles des labos est du néo-obscurantisme et de l’anti scientisme , non mais je rêve !!!
A mon prochain rendez vous , je vais demander une tisane et une petite imposition de main à mon hepato tout en lui disant que j’arrete le TT pour ne pas creuser le deficit de la secu et à l’hopital
Il est preferable de faire un cancer du foie qui lui ne couterait rien à la secu
Quant aux soins par les plantes on ne t’a pas attendu pour prendre de complements qui coutent cher et que nous payons de notre poche
J’arrete là car je vais m’ennerver , ton raisonnement sonne comme un tambour percé , vraiment n’importe quoi , ça ne tient pas debout
Le courage de se soigner , non mais !!! c’est quand qu’on va ou ???!!!
J’aurais trouvé sympathique qu’un employé de l’industrie pharmaceutique nous fasse un papier sur le thème "nous ne sommes pas des monstres", "nous sommes humains", "nous travaillons, comme vous", mais là, c’est carrément un pur article de propagande ! Agora vox est un forum, et pourquoi pas aussi pour un représentant de cette industrie, mais rappelons qu’Agora vox permet à des opinions minoritaires de s’exprimer, alors que l’industrie pharmaceutique dépense depuis des décennies des fortunes en publicité directe et indirecte, en subventions de personnalités influentes, en mercatique, et que ses techniques de "marketing" sont si sophistiquées qu’il faudrait plusieurs articles pour en faire le tour. La simple décence voudrait que vous vous contentiez de répondre aux accusations éventuelles sur les forums, mais pas de placer un tel article.
Au hasard de votre texte, les résistances bactériennes : alors que les prescriptions d’antibiotiques baissent enfin depuis que les médecins s’abstiennent de les prescrire pour des virus sur lesquels ils n’ont aucun effet et dont on guérit naturellement (le gros des bronchites, une bonne moitié des angines, toutes les pharyngites, les rhinos, etc), ce mouvement a été constamment freiné par l’industrie pharmaceutique qui faisait tout pour que les généralistes prescrivent le plus possible d’antibiotiques, les plus récents et les plus chers possibles ! Pendant des années, l’industrie que vous glorifiez avec des mots à faire pleurer dans les chaumières tellement ils sont gentils, a lutté contre les intérêts de la santé publique dans ce domaine-là ! Comme nombre de médecins n’avaient que les labos comme source d’info, la France était devenue le premier prescripteur au monde d’antibiotiques, sans avoir de meilleurs résultats mais en ayant le plus fort taux de résistance aux antibiotiques... Alors, un peu de décence.
On pourrait aussi parler de la stratégie qui consiste à créer des maladies, des besoins, par exemple en rebaptisant l’impuissance en dysfonction érectile, afin que tous les hommes de plus de 40 ans se sentent peu ou prou "dysfonctionnels" ... (« la moitié des hommes de plus de 40 ans » selon la firme Pfizer), ou son pendant féminin, le « dysfonctionnement sexuel féminin » , promotion de l’usage des anti-psychotiques chez les enfants, favoriser l’action précoce contre l’ostéoporose, la vente de médicaments très chers contre la démence sénile qui n’ont prouvé qu’une efficacité modeste pendant quelques mois alors qu’il s’agit d’une pathologie évoluant sur des années.
La méthode vedette de promotion des médicaments a longtemps été la classique distribution de pognon, sous diverses formes, repas, cadeaux, prise en charge de voyages sur le Rhin ou aux Antilles pour congrès, surtout pour les personnalités influentes leaders d’opinion parce qu’ils sont « initiateurs de prescription », ou des donations (utiles) pour leurs travaux et l’équipement de leurs services, mais depuis peu, d’autres méthodes plus subtiles ont fait leur apparition : le soutien des associations de patients car ils vont influer sur les pouvoirs publics pour faire accélérer l’autorisation de nouveaux médicaments, même hors de prix et peu innovants, la création de systèmes en ligne « d’information-santé » et de « suivi des patients » Cet article fait d’ailleurs totalement partie de cette stratégie d’action psychologique sur les patients que nous sommes tous un jour ou l’autre ! Les études cliniques inachevées, et les études négatives non-publiées… (un médecin américain avait même dû faire un procès contre une firme pour publier son étude !) Les 900 millions d’euros annoncés pour le coût d’un médicament sont très surestimés, et incluent dans le calcul jusqu’aux énormes dépenses de marketing ! En 2002, les cinq plus grandes firmes mondiales ont dépensé, chacune, 1,3 milliard de dollars en promotion (3 milliards pour la première firme) ! Budget de lancement de l’inexium° en 2002 : 750 millions de dollars ! En fait, l ‘industrie pharmaceutique est au moins aussi forte en matière de lobbying que les célèbres « spin doctors » américains, conseillers en stratégie électorale, et je n’ai fait qu’effleurer le sujet.
Pour ceux qui souhaiteraient de véritables informations :
La revue Prescrire, qui sauf erreur est la seule revue médicale indépendante financièrement des laboratoires pharmaceutiques (zéro pub, comme le Canrd enchaîné).
Le Grand secret de l’industrie pharmaceutique, de Philippe Pignare
(Il existe le même genre de livre par une ancienne rédactrice d’une revue médicale étatsunienne de renom, mais je ne retrouve pas la référence)
Diverses revues anglo-saxonnes de renom ont fait des articles sur ces thèmes, bien qu’elles aussi dépendent en partie de la publicité, preuve que le problème avait atteint un seuil critique.
@ (IP:xxx.x4.87.103)
Excellente réaction !
Peu de médecins sont abonnés à "Prescrire",paraît-il.Effet de la désinformation des gratuites et luxueuses revues des firmes ?
Oublié de signer:ZEN
Salut Zen, j’ai aussi oublié de signer, (ou ça en fonctionne pas automatiquement sur natura vox) :
Les spécialistes ont des revues spécialisées, forcément. Certains médecins préfèrent des revues qui contiennent davantage de clinique, de rappels sur les maladies alors que Prescrire est plus orienté vers les traitements. De plus, on reçoit beaucoup de documentation gratuitement (financé par les labos), et même si certains articles sont clairement de la promotion, ces revues contiennent toujours un article dit de formation continue de bonne qualité, donc pas besoin de s’abonner. En outre, il existe d’autres voies de formation continue (obligatoire depuis peu) : soirées (sponsorisées !), réunions, séminaires, groupes de collègues.
Je profite donc de la circonstance pour placer un extrait d’un article proposé et refusé par Agoravox .
Decision que je ne conteste pas d’ailleurs .
Mais quand je vois cette eloge des labos , un doute m’assaille quant à la finalité de cette article , que veut on nous vendre ???
« Est-il normal que le Subutex une véritable drogue soit devenu le deuxième médicament remboursé par la Sécurité sociale, tout en contribuant à hauteur de 30 % au trafic de rue », s’indigne ainsi le Dr Bernard Debré, député UMP, en décembre 2005.
Le livre de l’ancien directeur de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie, M.Claude Frémont :ADIEU SECU (éditions : le cherche midi) nous rapelles aussi que l’organisation de la distribution du SUBUTEX est une grande illusion pour ce qui concerne l’efficacité de la guérison des personnes dépendantes.
De 4000 personnes traitées en 1996,on passe à 50 000 en 1997, jusqu’au chiffre de 85 000 estimé aujourd’hui (octobre 2006). Un chiffre d’affaires de 100 millions d’euros en 2005 pour le laboratoire. Dans les douze médicaments les plus coûteux pour l’assurance maladie.
Les dérives n’ont pas tardé a apparaitre : Des doses supérieures de deux à trois fois aux doses maximales, qu’on se procure en s’adressant à 5 ou 6 médecins différents et autant de pharmaciens. Quand ça ne suffit pas, on fabrique de fausses prescriptions, sur des ordonnaces dérobées . Cela malgré des contrôle conformes à des recommandations officielles posées dés l’origine , mais jamais appliquées
A cette epoque le directeur de la caisse primaire s’attire les foudres des médecins lorsqu’il dénonce cet état de fait Ne voulant pas cautionner d’autres abus ,il démissionnera par la suite .
Et Jean-Luc Maxence , directeur du centre Didro , d’enfoncer le clou
Ainsi, contrairement à ce que veulent nous faire croire tous ceux qui ont des intérêts a faire passer ce dérivé de la morphine pour la pilule-miracle pouvant résoudre toute héroïnomanie, le Subutex peut devenir un danger public pour les usagers de drogue... C’est pourquoi, en dépit des « tests » et des « enquêtes épidémiologiques » « globalement positifs », tous paradoxalement sponsorisés par le laboratoire , qui est en quelque sorte juge et parti, il nous a semblé urgent de dénoncer le Subutex au nom d’une pratique quotidienne de l’accueil de jeunes toxicomanes, pratique remontant à plus de quinze ans, au nom surtout d’observations impartiales nées du souci obstiné de refuser de constater sans protester que le soin aux toxicomanes tombe en désuétude progressive « dans une économie qui transforme rapidement la science en source de profits » comme l’écrit justement Daniel S. Greenberg dans le fameux Washington Post.
L’impasse est donc faite sur les risques du aux détournement de l’usage du subutex :
Injections , Abcés , Amputations , Risques pulmonaires , Association dangereuse avec des benzodiazépines , Desocialisation , Nervosité , Periodes d’agitation suivie de léthargies , Atteintes hepatiques , fragilisation des dents , etc ...
Sans compter les 20 à 65 decés que l’on hesite encore à attribuer au subutex http://www.drogue-danger-debat.org/...
Ainsi le très sérieux JAMA (Journal of the American Medical Association) , publiant une étude sociologique au sujet de l’attitude des chercheurs sponsorisés par l’industrie pharmaceutique, n’a pas hésité à affirmer que les résultats montrent que la sponsorisation d’analyses économiques de médicaments par les firmes pharmaceutiques « entraîne une moindre probabilité de voir des résultats défavorables être signalés ».
Des fortunes sont faites par des blouses blanches qui du moment que leur helico fonctionne bien , se foutent pas mal des degats que vont faire ses substituts sur le long terme
Peut on acheter la paix sociale au detriment d’une jeunesse à la derive devenant , de ce fait , un enorme vecteur de benefices
Aldous Huxley dans Le Meilleur des Mondes parlait de distribution de drogues de bien etre à la population . Il serait surement surpris de voir que nous y sommes deja , et ce n’est qu’un debut icon_tresfache.gif icon_tresfache.gif icon_tresfache.gif
Ce sujet a effectivement été débattu dans certains articles, mais je serais moins catégorique que vous. Un des premiers problèmes de la toxicomanie à mon avis, c’est la délinquance qu’elle entraîne, car l’unique pensée du jour c’est se procurer de quoi acheter une dose, et cette délinquance est subie par toute la population. Si les traitements de substitution ont pu baisser cette délinquance, c’est positif ; en outre, le patient a ensuite de meilleures chances de désintoxication et de re-socialisation s’il n’est pas obsédé par ce problème financier.
Pour éviter ce qui s’est passé dans l’Hérault, où un gars avait fait croire à une cinquantaine de médecins qu’ils étaient son médecin traitant (!), les pharmacies recoupent maintenant grâce à l’informatique les prescriptions de certains produits. J’ignore si c’est généralisé, mais les pharmacies sont informatisées depuis très longtemps, ça ne doit pas être trop compliqué à mettre en place partout.
Bonjour Krokodilo !!!
Evidemment ! je ne remet pas le soin au toxico en question , je suis meme heureux que l’on aide ces personnes à vivre plus ou moins correctement , c’est quand meme un progrés .
Apparemment vous etes medecin , avez vous suivi une formation propre à la toxicimanie et ses consequences , avant de prescrire de subutex ???? . Connaissez vous le deroulement et la difficulté d’un sevrage ???
Si par chance vous en etes affranchi , la plupart des medecins sont totalement ignorants en la matiere , ce qui ne les empeche pas de prescrire du subutex .
C’est la politique de distribution de ces substituts que je remets en question Allez voir l’article sur l’iboga , c’est consternant :/-) Il suffit de prétendre être accro aux opiacés , pour que l’on vous donne directement tout le subutex que vous voulez et cela sans aucun accompagnement serieux Des jeunes n’ayant jamais touchés aux opiacés sont dependants du subutex , souvent associé aux benzos
J’ai vu des gens accro depuis dix ans sans aucune porte de sortie
J’ai vu des gens les bras couverts d’absces sans aucune aide serieuse
J’ai vu des jeunes de 16 ans courir acheter leur sub dans la rue
Car actuellement le sub est detourné voir exporté pour 40 % des prescriptions sans que personne ne s’en inquiete Le plus fort , est que nous payons pour alimenter un trafic de rue , quel paradoxe !!!
Pourquoi le sub a t’il fait cette percée fulugurante au detriment de la methadone , qui elle , est controlée .
11000 personnes sous methadone controlée .
90000 personnes sous subutex hors de controle .
Les americains aurait il un pouvoir de pression si puissant pour que l’on fasse l’autruche de cette maniere
Comme je l’ai deja dit , peut on acheter la paix social au detriment d’une jeunesse à la derive .
Tout ça , disons le clairement pour enrichir un peu plus les labos . Beaucoup de gens serieux et impliqués , sont d’accord pour dire que le sub est un echec Penser pouvoir remplacer une drogue par une autre . C’est mettre un pansement sur une jambe de bois
Comment peut on admettre que les etudes soient financées par les labos eux meme Les recoupements de pharmacie sont un leurre , de plus ce n’est pas leur travail Il suffit de changer de departement et le tour est joué La secu qui elle centralise les remboursement ne s’occupe pas des doublettes et autres falsifications , pourquoi ????
IL suffit de faire un tour sur les forums , pour voir les degats que cause le sub , pour voir des gens cherchants une aide que personne ne leur donne La seule reponse est toujours plus de subutex
Pour conclure , un ami , qui est tombé dans le sub sans en avoir eu besoin au depart ( il n’etait pas accro aux opiacés ) A été obligé apres dix ans de cauchemard , de se rendre en israel et de payer 10 000 euros pour en finir avec cette drogue dont il est pratiquement impossible de se debarasser
Actuellement seuls 5 % se sortent du subutex et la france refuse la technique du docteur waisseman ( Israel ) qui stoppe l’addiction en une nuit , c’est consternant !!!
Oups pardon !!! c’etait Keiser
Non, je n’ai pas suivi de formation particulière à la prescription du subutex, ça ne fonctionne pas comme ça. Il existe d’autres dépendances. Il n’existe pas une formation à valider pour chaque type d’addiction, ni pour chaque maladie, impossible d’organiser les études de cette façon : il y a les études, les stages, la pratique, la formation continue, puis effectivement, dans certains domaines, des formations complémentaires. Il existe des consultations d’addictologie avec des médecins plus habitués à cela, mais les autres sont libres de les prendre en charge s’ils le sentent et si la législation leur permet la prescription de ce médicament. Personnellement, il faut que je connaisse le patient ou sa famille, pas question de prescrire du subutex à des gens de passage, d’autant plus que l’information circulerait très vite. Je crois quand même que vous dramatisez en suggérant qu’on achète la paix sociale en droguant les jeunes. Notre monde est loin d’être parfait, mais la réalité est plus complexe. Par contre, c’est très juste que cette toxicomanie n’est pas uniquement un problème médical mais social, donc politique. La priorité était de sortir les toxicomanes du marché de la drogue. Nous (généralistes, "addictologues" ou pas)sommes en bout de chaîne, ou plutôt en première ligne. S’il s’avère que la façon de faire a eu des effets inattendus et néfastes, il est toujours possible d’y réfléchir et de les modifier.
Pour cette méthode de sevrage en une nuit, je n’y crois pas du tout. Il est vrai que les idées trop novatrices, même brillantes et efficaces mettent parfois du temps à convaincre les sommités médicales (exemple récent avec le nouveau traitement de l’ulcère gastrique, il a fallu des années), mais il faut beaucoup se méfier de tout ce qui est à la fois miraculeux et très très cher... En tout cas, ce serait le prix Nobel assuré.
Bonjour Krokodilo
Je n’ai pas parlé de formation propre au subutex , mais à la toxicomanie , le sevrage et ses consequences aussi bien physiques que morales
Si seul les addictologues sont competents , alors c’est a eux de s’en occuper , je ne remet evidemment pas votre serieux en question . Mais quand on est malade du foie , on va ches l’Hepato !!!
Je suis sur ce probleme depuis tres longtemps et croyez moi , je connais bien la situation , j’en suis ecoeuré , nous courons à la catastrophe en faisant l’autruche
Si vous ne prescrivez pas de subutex à n’importe qui , c’est tout à votre honneur , mais ce n’est malheureusement pas souvent le cas .
Si vous ne me croyez pas , comme c’est souvent le cas d’ailleurs , j’ai toutes les preuves et temoignages à votre disposition et il n’y a pas que la technique du docteur Waissman , il y a aussi l’iboga ( attention je ne parle pas d’initiation ) , qui est meme utilisée dans les hopitaux en slovenie : http://www.informationhospitaliere....
Le medecin de mon ami etait aussi sceptique , maintenant au vu du resultat , Il oriente des gens vers cette solution . Croyez vous que des personnes qui investiraient une telle somme dans un TT se contenteraient d’effets plus ou moins tangibles , je pense que le scandale serait vite mis à jour et cette clinique vite fermée . Les miracles n’existent pas
Si le probleme vous interesse mais ce n’est pas quelques drogués qui vont deranger les consciences , n’est ce pas ??? Je me tiens à votre entiere disposition pour vous fournir tous les elements etayant ma these .
Ne vous meprenez pas , je respecte les medecins qui je pense sont de bonne foi .
Lu dans "un autre monde" du prix nobel d’économie J. Stiglitz, un modèle où toute la recherche et la production serait financée par l’état, et ou les médicaments serait distribués gratuitement : eh bien l’état serait bénéficiaire (par rapport au cout supporté actuellement par la Sécu), normal car des sommes astronomiques sont ponctionnées par des gens inutiles : des entreprises... désolé pour votre travail Coralie.
Je ne connaissais pas. Est-ce qu’il parle des langues, du problème de la communication en Europe ou dans le monde, dans son livre sur un autre monde ?
je viens de trouver de nombreux extraits de ce livre sur un site de prépa étudiants : effectivement, ce ne sont pas vraiment les théories de l’industrie pharmaceutique ! http://www.prepa-hec.org/ressources...
Le plus grave dans l’industrie pharmaceutique, ce n’est pas tant le coût du marketing ou de la communication (en soi, ce sont des outils comme d’autres, indispensables à l’ère du commerce) mais c’est cette orientation vers la solution exclusivement chimique et allopathique. Et au sein de cette approche, c’est la course en avant vers des solutions chimiques pour des problèmes d’ordre social, moral, psychologique. Quand on voit l’importance qu’ont aujourd’hui en France les antidépresseurs et les neuroleptiques -qui ne soignent rien puisque ces produits ne font que "calmer", autrement dit abrutir - c’est très inquiétant. La vague "Prozac" a fait des ravages considérables. On a remplacé les maisons de santé par des camisoles chimiques.
Au comité de rédaction
J’aimerais comprendre pourquoi , arrivant d’Agora Vox déjà "logué" je déboule comme un parfait inconnu sur Natura vox ??
Par ailleurs je voudrais remercier Krokodilo et Keiser pour leurs très interessantes contributions.
L’article lui me laisse plus figue que raisin.
Le furtif
Naturavox utilise une base de données d’utilisateurs indépendante de celle d’Agoravox, c’est tout !
« L’industrie pharmaceutique, dont l’objectif premier est tout de même, rappelons le, de faire le maximum de profit... ».
Cette phrase doit etre répétée sans cesse lorsqu’on parle de l’industrie pharmaceutique.
le slogan " notre challenge, c’est la vie ", d’aventis me fait bondir.
Que l’industrie pharmaceutique fasse des profits n’est pas anormal si elle travaille correctement, mais c’est rarement le cas. Tout simplement car il est plus rentable de faire un "mee too"(molécule differnte ayant le meme mécanisme d’action et une structure chimique similaire qu’une autre commercialisée precedemment) et de bourriner du marketing desssus que de developper des médicaments vraiment nouveaux (entreprise risquée et hasardeuse qui ne plait guere a des actionnaires conventionnels, ). Les vraies "innovations" sont donc rares. Il n’est pas normal qu’une entreprise gagne plus d’argent en faisant "du neuf avec du vieux" . Si sponsorisation de l’industrie pharmaceutique il doit y avoir, et pourquoi pas ce çà se traduit par une baisse du prix des médicament, elle doit avoir pour effet d’inverser la tendance a mieux remunerer un simple travail de copie.
Vous dites, dans un autre article, qu’on vient de découvrir que le diabète pouvait être un facteur de la dépression, or, que lis-je dans un article du New York Times d’aujourd’hui ? ( http://www.nytimes.com/2007/04/25/b...) "U.S. Wonders if Drug Data Was Accurate" : le groupe pharmaceutique Eli Lilly aurait caché que son médicament vedette, l’antipyschotique Zyprexa, aurait des effets secondaires sérieux, comme le diabète et la prise de poids ! La FDA (Food and Drug Administration), agence du médicament US, est en train d’enquêter sur le fait qu’ Eli Lilly lui aurait fourni des informations inexactes sur les effets secondaires du Zyprexa, notamment la prise de poids et le diabète. Le Zyprexa rapporte à Eli Lilly 4 Millions de dollars annuels. Ce n’est pas la première fois qu’Eli Lilly truque ses études. La même chose s’est produite pour les effets secondaires du Prozac, accusé de déclencher des comportements violents et suicidaires. James B. Gottstein, un avocat qui représente des patients a même déclaré que nombre de ses patients ont été forcés de prendre le Zyprexa contre leur volonté. Bienfaits pour la santé ? Non, empoisonnement et escroquerie,tout simplement !
Bonjour,
Votre article est intéressant, cependant il ne positionne pas suffisamment la question au niveau nécessaire : la santé. Les soins ne sont pas suffisants dans un environnement de plus en plus nocif du fait des diverses pollutions.
Vous prenez l’exemple du cancer. De nombreuses études mointrent aujourd’hui qu’ils proviennent principalement des modifications de l’environnement, de l’alimentation, des modes de vies. Derrière ceci se cachent les pesticides, un manque d’éducation sur l’alimentation et des études biaisées sur la réelle nocivité des ""nouveautés"" (pesticides, OGM, produits d’entretiens, produits esthétiques, ...). Un réel changement au niveaux des pouvoirs publics est nécessaire pour lutter contre les cancers. L’action pour ceux issus du tabac ou de l’alcool est engagée, mais c’est les autres sources qui doivent être également prises en compte.
La campagne "les antibiotiques c’est pas automatique" a "contribué à améliorer les défenses immunitaires de la population en quelques mois". De même la lutte contre les pesticides permettrait de larges économies sur la santé et diminueraient drastiquement les cancers (lentement cependant, connaissant la persistance de ces déchets)
Tant que ceci ne sera pas fait, les dépenses de santé continueront d’exploser pour la sécu et pour les labos. La fuite en avant engrangée par les -icides, les OGMs, les rejets et autres pollutions font apparaitre de nouvelles maladies contre lesquelles les laboratoires n’auront que de faibles armes. Il faut donc prévenir. Et continuer à guérir bien sûr.
Inspiré par : politis du 26 avril 2007 (http://www.politis.fr/949-Battre-Sa...), p12 "agir sur l’environnement" avec andré cicolella
Dans le même ordre d’idée, il faur rappeler que l’élevage intensif en batterie oblige à d’énormes consommations d’antibiotiques pour éviter toute sorte d’épidémies pratiquement inévitables malgré les mesures d’hygiène strictes à l’entrée de ces élevages. Les conséquences de cet usage systématique sont peu évaluées...
Pour ceux qui veulent de vraies infos sur le sujet, j’ai retrouvé la référence que j’avais perdue :
Par Angell M., ex-directrice du "New England Journal of Medecine", "La vérité sur les compagnies pharmaceutiques, comment elles nous trompent et comment les contrecarrer", éditions Le mieux-être, Québec (traduit de l’anglais)
Merci à tous pour ces commentaires et merci de prendre le temps d’argumenter. Le moins que l’on puisse dire c’est que je me sens un peu seule et que peu vont dans mon sens... :-/
Du coup, cela m’amène à vous poser la question suivante : finalement quel modèle proposez-vous pour mettre au point de nouveaux médicaments, pour répondre aux attentes de la société en matière de santé ?
J’ai failli pleurer en lisant votre message, heureusement je me suis rappelé que vous étiez très certainement en mission commandée dans le cadre de votre travail !
J’ai envie de dire : honnêteté, transparence, altruisme, sens du bien commun, mais je n’ai pas la prétention de proposer un modèle de société.
Il faut aussi toujours rappeler qu’une bonne part de la santé publique ne vient pas des médicaments, mais de l’hygiène, du dépistage et de la prévention : vaccinations, anciennes épidémies, maladies nosocomiales, amiante, hépatite C, sida, voire tuberculose, accidents du travail y compris le harcèlement, les dépressions, les suicides, la misère sociale et ses fléaux l’alcoolisme, les violences, la drogue, la toxicomanie, la vitesse et les dizaines de milliers de morts.
On pourrait donc songer à agir sur tous ces facteurs, à diminuer aussi les pesticides, l’élevage intensif, la culture gourmande en eau des nappes phréatiques (sud de l’Espagne) ; Quant aux médicaments, ils naissent souvent du hasard des recherches ou d’une percée scientifique. Finançons la recherche fondamentale plutôt que d’énormes investissements pour un énième antihypertenseur lancé à coup de millions. Et puis, ça dépend si vous parlez de la santé des pays occidentaux gâtés, ou des pays émergents, qui ont bien d’autres problèmes que l’hypertension ou la rhinite allergique (grosse concurrence entre divers corticoïdes nasaux !) Pour des millions d’enfants, les besoins sont surtout l’eau potable et les vaccins.
Actuellement, un véritable problème est le fait que tous les médicaments nouveaux sont toujours plus coûteux que ceux des traitements qu’ils remplacent. Il est impossible de mettre sur le marcher un médicament très peu cher. Même s’il permet de sauver des vies : cf l’ulcère de Buruli par exemple dont la présentation d’un traitement à l’oms en 2002 et 2005 fut applaudie et il ne semble toujours pas appliqué .Comme le traitement est presque gratuit personne ne s’y interesse .Le retour d’investissement sera inférieur à 900 dollards et il est question de devoir en dépenser 900 milliards . Pourtant, il pourrait y avoir quelque chose d’interessant pour d’autres mycobactéries et surtout ce serait une piste pour les traitement des agents pathogènes qui résident dans le "GRAS" ...suivez mon regard...
Alors, à qui la faute ? Qui a fait les règles de cette recherche ? l’efficacité thérapeutique n’est-elle pas devenue incompatible avec l’efficacité financière ??












