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Hippocrate contre les hypocrites

Article publié le 24 mai 2007

Pourquoi la médecine moderne renie le serment d’Hippocrate ?

Hippocrate contre les hypocrites

Le médecin généraliste, formé aux thérapies naturelles et fidèle au serment d’Hippocrate vise à la prévention. Il s’attaque aux causes plutôt qu’aux simples symptômes, est à l’écoute de ses patients et évite autant que possible le recours à la chimie qui affaiblit le système immunitaire… « Le terrain avant tout » pense-t-il. Sa formation est assurée en toute indépendance et ses revues spécialisées sont à l’abris de l’influence des labos, ce qui lui permet de mieux jauger les arguments des visiteurs médicaux. Il est au cœur du système de soins et oriente les patients vers les spécialistes ou les thérapeutes reconnus. Aussi rémunératrice et moins monotone que ces autres voies, la profession attire à nouveaux les plus brillants étudiants…

Si la médecine moderne correspondait à ce schéma, les citoyens seraient globalement en bonne santé, la Sécu ne serait pas en déficit et cet article n’aurait pas lieu d’être. Du fait du système et du business, ce n’est malheureusement pas le cas…

On estime que près de 30% des infections contractées à l’hôpital (750 000 personnes sont touchées chaque année par les maladies nosocomiales et 4 000 en meurent) seraient évitables, parfois grâce à de simples gestes d’hygiène. « [Il y a] chez les praticiens, une formation très insuffisante en matière d’hygiène : à peine quelques heures sur des années d’étude » déclare le Dr Pierre Parneix. Lorsque le médecin hongrois Semmelweis écrit au milieu du XIXe siècle : « Les mains, par leur simple contact, peuvent être infectantes », il fut la risée de ses collègues. Apparemment, son message a encore du mal à passer !

Nous avons vu aussi précédemment (Article "Les dangers des médicaments"), que la moitié des accidents médicamenteux serait évitable si les médecins étaient mieux formés et si leur formation continue n’était pas tributaire des labos : la contribution publique à la formation continue des médecins ne représente ainsi que 70 millions d’euros par an, contre 300 à 600 millions d’euros pour les labos…

La formation des médecins est au cœur du problème. Les médecins sont en France les seuls à pouvoir prescrire de la phytothérapie (soins par les plantes) mais quel pourcentage est, par exemple, formé à l’aromathérapie, dont les huiles essentielles renferment le plus de principes actifs des plantes (des dizaines de molécules naturelles en moyenne contre une seule molécule chimique pour les antibiotiques voir www.oasis-centre.com ) ? Même problème avec la nutrition dont Hippocrate disait pourtant qu’elle devrait être la base de la médecine : les étudiants ne l’étudieraient que quelques heures au cours de leur long cursus…

Comment dans ces conditions faire de la prévention ? Donner le monopole des soins aux médecins, soit, mais encore faudrait-il qu’ils soient d’abord de bons généralistes, c’est-à-dire sensibilisés à toute la palette possible des soins. Or « bien que l’OMS ait reconnu 70 thérapies naturelles, notre médecine officielle, Académie de médecine en tête, les dénigre avec tant d’acharnement qu’il n’est pas facile de les pratiquer. » selon un hors série du magazine Ça m’intéresse sur les thérapies alternatives.

Ainsi, selon une enquête réalisée en 2005 auprès de généralistes parisiens, 80% des médecins prescriront un somnifère à un patient insomniaque, contre 12% seulement la phytothérapie et 2% l’acupuncture… Où l’on voit que la facilité et le business (les somnifères rendent dépendants et il faut toujours augmenter les doses) priment sur l’efficacité…

Or, si 5 à 6% des malades doivent utiliser les « thérapeutiques les plus puissantes même si elles peuvent être nocives  », 94 à 95% des autres malades ont « toutes les chances d’être améliorées considérablement ou guéries par des thérapeutiques naturelles, avec les plantes bien sûr, en traitement de fond ou même en traitement exclusif. » déclarait le Dr Jean Valnet.

Depuis la mise en place en juin 2004 des "Epreuves Classantes Nationales" (ECN), ce sont surtout les moins bon élèves qui choisissent la médecine générale (en 2005, un quart des postes n’ont pas été pourvus). Les meilleurs optent plutôt pour les spécialités les plus rémunératrices, tels que la chirurgie plastique, la radiologie ou la gastroentérologie). Résultats : pour vivre convenablement, les médecins généralistes doivent "abattre" au moins trois clients par heure !

« Il faudrait être un saint pour faire un bilan approfondi du malade, privilégier la prévention, et prendre le temps de mettre à jour ses connaissances en permanence pour 22 euros ! » reconnaît le Docteur Jean-Pierre Willem, célèbre pour son combat en faveur des thérapies naturelles (Pratiques de Santé, 23 sept 2006)

Ce ne sont pas les médecins mais le système qui est en cause. Les généralistes travaillent déjà en moyenne 53 heures par semaine et il serait illusoire de leur demander de faire de la prévention ou d’appliquer les thérapies naturelles (qui requièrent plus de temps) sans contrepartie financière. Le paiement forfaitaire à l’acte a fait son temps et il serait opportun de s’interroger sur la problématique suivante : est-il plus rentable pour la société de prendre le temps de la prévention ou de continuer à soigner superficiellement (et à maintes reprises) les symptômes ?

[...]

Le Mendiant
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Sources :
Le classement 2007 des hôpitaux les plus sûrs, L’Express N°2898, 18 janvier 2007, Vincent Olivier et Estelle Saget, p. 34
Lobby pharmaceutique : Emprise continue, Que Choisir N°444, Janvier 2007, p.5
Ça m’intéresse, hors série N°14, octobre 2006, p.8
Dr. Valnet, L’Aromathérapie, Ed. Maloine / Livre de Poche, 1964.
Le médecin généraliste c’est le dernier de la classe, Dr Jean-Pierre Willem, Pratiques de Santé N°56, 23 sept 2006, p.1
La réussite des médecines alternatives, Sciences et Avenir N°720, Février 2007, Sylvie Riou-Milliot, p. 40

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commentaires
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par Fabrice Duplaquet (IP:xxx.xx0.89.30) le 24 mai 2007 à 12H46

Mais cela ne démontre rien. Il s’agit encore d’un article de conviction sans démonstration scientifique. Où est la preuve scientifique du manque de formation, de la prise en main de la conscience des médecins par les firmes pharmaceutiques voire de la possibilité de réduire de 50% les prescriptions médicamenteuses. Il faut savoir que dans le monde médical occidental deux logiques s’affrontent : l’une défend le budget de l’état, donc les génériques, les surveillances vexatoires et les culpabilisations des acteurs des soins de santé et l’autre vise à la qualité des soins en défendant le patient face aux thuriferaire du tout à l’état mais malheureusement cela à un coût et un prix. Il faut choisir. Les uns défendent une politique anti-capitaliste et un budget en soi disant déficit mais comment un budget qui n’est renfloué que par des entrées extérieures pourrait il être en déficit sauf si le déficit est organisé pour nous convaicre de l’importance de réduire l’offre de soin. Il s’agit d’un modèle de société qui vise particulièrement les multinationales dans leur ensemble, c’est un choix politique qui ne concerne pas les médecins car dans le serment d’hippocrate il est mentionné que le médecin défend son patient contre le reste du monde. Contre les firme commerciales et aussi contre l’état si cela est nécessaire. Pour ce qui est des accusations de corruption il s’agit de faits pénalement condamnables : si un médecin pour enrichissement personnel prescrit sans raisons scientifiques valables il doit être et sera condamné. Si maintenant vous voulez une politique intelligente des soins de santé il faut que l’état investisse les milliards d’euros en recherche et développement pour assurer la reprise en main des prochaines molécules qui guériront les maladies encore incurables. L’état pourra alors imposer un prix de vente minimal en prenant en charge les investissements. Mais là les hypocrites vont se dévoiller.

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par L’Enfoiré (IP:xxx.xx9.141.104) le 24 mai 2007 à 18H23

Cher Fabrice,

Les convictions trouvent très souvent une démonstration mais malheureusement trop tard.

Choisir un médecin se fait avec la bouche à oreille, les pages jaunes. Une fois choisi, il devient assez lourd d’en changer. On refait les mêmes examens que le précédent. Juste au cas où.

Etre médecin est un sacerdoce. Il y a des bons et des mauvais comme partout. C’est un commerce comme un autre. Mais, cette fois, le choix de faire le "stop ou encore" est laissé au patient dans une situation tellement délicate. On ne conteste pas, parce qu’on ne comprend pas la maladie dont on est affublé. Elle est sortie du chapeau de son interlocuteur plus compétent et puis, "adieu veau, vache, couvée". Advienne que pourra.

Non, les convictions sont des choses tellement peu scientifiques, mais bien plus intimes. Et c’est du sérieux.

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par imago (IP:xxx.xx9.204.252) le 24 mai 2007 à 16H12

Je trouve curieux que vous ne mentionniez a aucun passage l’homéopathie.Sans penser qu’elle peut tout, il me semble que notre pays est dans une grande misère sur ce plans.

Par ailleurs, à propos de l’alimentation, il me semble aussi qu’une initiation/ découverte à l’école des merveilleuses possibilités des épices et aromates serait un beau facteur d’ouverture sociale, d’intégration et aussi de respect des cultures... Prélude au grand partage ?

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(IP:xxx.xx7.164.77) le 24 mai 2007 à 17H01

Cher M. Duplaquet,

Vous qui êtes médecin, vous devriez être plus informé des préoccupations de certains de vos collègues, même si je reconnais qu’ils sont minoritaires. Toutes les données de mes articles sont publiques et ont été d’une manière ou d’une autre publiées dans la presse.

Votre vision de ces deux camps en fonction de la finance est très réductrice et manichéenne... Il y aurait donc les méchants qui veulent restreindre les dépenses de santé et les gentils qui ne pensent qu’au bien-être des malades ?

Dans quel camps serait par exemple Hippocrate ? Selon vous, j’ai l’impression, dans le camps des méchants ! En effet, il mettait en avant la nutrition (désolé, sans recourir à de couteuses "démonstrations scientifiques") et avait une vision naturelle de la maladie. Par là même, il aurait été contre l’abus des dépenses de santé et la surconsommation des médicaments !

Il ne s’agit pas de réduire l’offre de soins mais au contraire de l’étendre aux thérapies naturelles qui ont fait leur preuve, de rompre avec le monopole absurde donné à des médecins malheureusement trop souvent incompétents en terme de prévention !

A titre d’exemple, avez-vous étudié les huiles essentielles ? Savez-vous qu’une huile essentielle renferme des dizaines de molécules naturelles là où un antibiotique se limite à une molécule chimique ?

Je vous suggère donc d’étudier un minimum la question avant de mettre en doute, par simple dogmatisme, les études et les résultats de collègues.

Quant à la recherche privée, vous me faites rire : les labos n’ont quasiment rien inventé de significatif depuis une vingtaine d’années ! En février 2004, la revue Prescrire a fait le résumé de 23 ans (de 1981 à 2003 inclus) de cotation par des médecins et des pharmaciens indépendants des nouveaux médicaments. Selon ces professionnels, « 10% des nouveautés enregistrées par les autorités sanitaires servent à quelque chose, 16% éventuellement, alors que 70% ne servent à rien » « L’industrie pharmaceutique devrait fabriquer des médicaments pour guérir les malades, mais elle fabrique des malades pour vendre ses produits » écrivait le 16 novembre 2002 le British Medical Journal.

Plutôt que de rechercher de nouveaux médicaments à tout prix (et surtout au prix de la santé si l’on en juge par les retraits en catastrophe de certaines molécules !), nous ferions mieux de mettre en place une véritable politique de prévention, notamment en formant correctement les médecins (mais aussi les citoyens) à l’hygiène, au terrain et à la nutrition. Alors nous aurons à la fois des économies et, plus important, une véritable santé publique !

Cordialement,

Le Mendiant Le pire n’est pas une fatalité. Parlez-en autour de vous…

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par Fabrice Duplaquet (IP:xxx.xx0.89.30) le 24 mai 2007 à 19H17

juste une remarque ; dans mon commentaire je ne parle pas des médecines naturelles donc je ne peux pas y avoir tenu des propos dogmatiques à propos de l’homéopathie ni des huiles essentielles. Dans nos pays vous pouvez si vous le désirez, librement, utiliser pour vous ces traitements en vente libre dans les pharmacies. Certaines caisses d’assurance les rembourses. Certaines universités les reprennent en toute liberté dans leurs cursus. Les médecins qui le veulent peuvent appliquer ces traitements à leurs patients.

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par mrbienetre (IP:xxx.xx2.15.44) le 18 février 2008 à 17H56

Hélas, la réalité sur le terrain est toute autre !

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par alberto (IP:xxx.xx9.219.235) le 24 mai 2007 à 17H32

Cher mendiant, je suis bien d’accord avec tout ce que vous avez écrit ici sur le sujet, mais, pardonnez-moi, je vous trouve bien indulgent !

Car enfin si le "système de santé" en place se contentait de fonctionner selon les mécanismes que vous décrivez cela serait presque supportable et le quidam moyen, moyennement informé, pourrait tranquillement allez voir ailleurs, vers les médecines dites alternatives...

Que nenni : "système" n’en veut pas et passe sont temps à traquer les déviants (je pense notamment au Dr. Gardenal mais aussi bien d’autres victimes de la chasse aux sorcières), faire la traque aux revues subversives (Pratiques de santé), interdire l’importation de substances qui pourtant ont fait leurs preuves ailleurs, emprisonner les chercheurs hors du "système" (je pense à ce pauvre Le Ribaud) voir les pousser au suicide (quel crime avait donc commis Belgensky ?)...

Anathème, excommunication, chasse aux sorcières, censures, interdictions, harcèlements et j’en passe : tout l’appareil officiel est à la disposition du "système" pour garder la main mise la la filière santé !

C’est mon avis et je le partage !

Bien à vous.

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par Le Mendiant (IP:xxx.xx7.164.77) le 24 mai 2007 à 17H58

Bonjour Alberto,

Il est difficile de trouver le juste ton pour ne pas paraître trop extrémiste... ce qui au final serait contre-productif... surtout à l’extérieur... (voir la réaction de M. Duplaquet)

Je suis sans doute un peu plus "corrosif" sur mon site où vous trouverez des références à certaines des malheureuses affaires que vous évoquez et beaucoup plus de révélations sur le système que vous dénoncez à juste titre.

Dossier du Mendiant sur la santé : http://www.lemendiant.fr/frame_rasl...

Quant à la nécessaire prise de conscience des manipulations du système, dans un esprit constructif, c’est l’objet de mon conte philosophique Le Mendiant et le Milliardaire...

Cordialement,

Le Mendiant

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par imago (IP:xxx.xx9.204.252) le 25 mai 2007 à 08H43

totalement d’accord avec vous, Alberto

Ceci dit, peut on laisser le marché fonctionner entièrement "librement" dans le domaine médical, j’en doute...cf, même sur Agoravox(!) le nombre de propositions de produits miracles pour notre chère santé...

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par mrbienetre (IP:xxx.xx2.15.44) le 18 février 2008 à 18H15

Les labos pharmaceutiques font de même et les gens leurs vouent une confiance est une concidération parfois sans bornes !

La solution : prendre en main notre propre santé en lisant certains ouvrages, édudiant différentes revues spécialisées, apprendre à comparer les produits et leurs composants entre eux, essayer de nouveaux traitements (de préférence naturel pour ne pas prendre trop de risque !) afin de développer ainsi notre esprit critique et d’analyse.

Cordialement.

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par Fabrice Duplaquet (IP:xxx.xx0.89.30) le 24 mai 2007 à 19H10

Depuis que je suis médecin les traitements du cancer ont été révolutionné par les anticorps monoclonaux, les anti-VGF, les anti-nauséeux, les facteurs de croissance. Le traitement du Psoriasis est incroyablement plus efficace. Le nombre de leucémies guèries a triplé, les nouvelles techniques d’anesthésie diminué les accidents, le traitement du SIDA est une réalité. La durée de vie est augmentée de manière incroyable mais il y a encore des personnes mécontentes...

Il faut avoir connu la médecine d’après guerre pour se rendre compte des progrès mais nous croyons que tout à toujours été comme maintenant. Oubliés les femmes mortes en couche, les tuberculoses cachectisantes, la mortalité enfantine, les gonorrhées, les syphillis, les lépreux, l’augmentation de l’espérance de vie de 45 ans à 83 ans en moins d’un siècle... La peur de la technologie et du progrès est déjà décrite par Freud il y a 100 ans. Oubliés les milliards d’euros investis en Recherche et Développement par le secteur privé alors qu’il doit y avoir des téléthons pour pallier le déficit de financement publique. Et ce n’est pas la revue "prescrire" qui va me contredire. Donnez moi les mêmes études et j’en ferai les conclusions inverses. Un seulement "10% d’amélioration" deviendrai un "incroyable augmentation de 10% de l’amélioration par rapport aux traitements antérieurs". Selon que l’on place la barre plutot de manière économique ou plutot éthique, entre efficiance et efficacité, et vos conclusion changent. Surtout si vous ètes un de ces 10%...

Faut il rembourser un médicaments anti-cancéreux à 2500 euros le mois pour gagner 15% de survie médiane à 1 an ??? Si non, faut il continuer à utiliser les molécules plus anciennes, moins chère (250 euro) mais moins efficaces et plus toxique ?

Répondre à cette question par le négatif c’est introduire la médecine à deux vitesses : si vous avez de l’argent vous pouvez vous payer la première sinon, vous aurez la deuxième. C’est un choix de société. Il suffit de l’assumer.

Ne faudrait il pas mieux financer les soins de santé et diminuer les dépenses pour le factice ? Plutot se payer la dernière voiture de chez peugeot plutot que de mieux financer son contrat soins de santé ? Dans l’avenir je vous conseille la deuxième solution.

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par Paul Soldermann (IP:xxx.xx4.29.217) le 17 juillet 2007 à 15H40

Je réagis vivement à vos propos Mr Duplaquet (Dois-je vous appeler docteur ?).

"Ne faudrait il pas mieux financer les soins de santé et diminuer les dépenses pour le factice ? Plutot se payer la dernière voiture de chez peugeot plutot que de mieux financer son contrat soins de santé ? Dans l’avenir je vous conseille la deuxième solution."

Et puis quoi encore, nous devrions sacrifier notre patrimoine et notre bien-être pour financer sans fin un systême de santé qui ne sait plus où donner de la tête devant la multiplication des affections, je citerais par exemple les maladies dites "Orphelines".

Ce qu’il faut c’est trouver la source de ces maladies, et entre autre l’affaiblissement généralisé de l’immunité des populations.

Je vais vous en donner une de source, sans trop de risque de me tromper, tellement le spectre d’origine est large : La chimie industrielle !! Et vous voulez qu’on finance davantage un systême de recherche qui ne promouvoit en particulier que la médecine de synthèse !! Vous êtes sincérement à coté de la plaque, mon vieux !!!

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par Jojo2 (IP:xxx.xx3.39.160) le 24 mai 2007 à 20H25

Quelle preuve a-t-on que des plantes seraient plus efficaces qu’une molécule identifiée, purifiée ou synthétisée ? Les plantes contiennent à l’état de traces des cochonneries qui n’ont fait l’objet d’aucune étude et donc l’absence de nocivité est loin d’être démontrée. Sans parler des pesticides. Combien de plantes en sont exemptes ? Comment sont elles testées ? Affirmer que ce qui est naturel serait meilleur est une croyance, donc une attitude anti-scientifique.

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par Le Mendiant (IP:xxx.xx7.188.4) le 25 mai 2007 à 17H08

M. Duplaquet,

Ce que vous citez est évident. Encore heureux qu’il y a eu quelques progrès depuis la guerre !

Mais je voudrais tout de même vous rappeler, qu’en dépit de ce progrès, les tumeurs de la prostate et les maladies de Parkinson ont triplé depuis vingt ans ; les cancer du sein et les cas d’Alzheimer ont doublé ; le taux moyen de spermatozoïdes chez les hommes a diminué de 50% en deux générations ; 15 % des couples sont stériles et 7% des français allergiques ; le nombre d’obèses en France a quasiment doublé depuis 1997 et atteint désormais presque 1 habitant sur dix…

De même, si notre espérance de vie est de 75,9 ans pour les hommes et de 83,5 ans pour les femmes, respectivement 6,6 et 8,8 années seraient passées en mauvaise santé…

Pour la première fois, les enfants américains pourraient même vivre moins vieux que leurs parents !

Tout cela n’est évidemment pas à mettre sur le compte de la médecine moderne ou des médicaments mais cela justifierait une certaine modestie de la part du corps médical, à défaut d’une remise en cause radicale de ses pratiques.

On pourrait être en excellente santé pour un coût bien moindre mais cela serait en contradiction avec le business de la maladie : les citoyens sont bien plus rentables malades, malheureux et complexés ! Comme le dit l’un des protagoniste de mon conte Le Mendiant et le Milliardaire : "La nature a peut-être horreur du vide mais le système en a fait son fonds de commerce !"

Enfin, je vous signale que c’est parfois (souvent ?) le contraire : les anciennes molécules sont tout aussi efficaces, bien moins chères et parfois moins dangereuses. Mais comme elles sont aussi moins rentables puisque tombées dans le domaine public...

Cordialement,

Le Mendiant

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Le conte à rebours du système

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par Le Mendiant (IP:xxx.xx7.188.4) le 25 mai 2007 à 17H13

Les huiles essentielles ont davantage de principes actifs car elles sont l’expression du totum de la plante, c’est à dire de sa globalité ! On est incapable de comprendre les intéractions de plus de trois molécules alors que les HE en ont plusieurs dizaines !

Quant aux pesticides etc, vous n’avez jamais entendu parler du bio ? Comme si les médicaments n’étaient pas aussi bourrés de chimie !!! Savez vous par exemple que la plupart des vaccins contiennent des doses d’aluminium 50 à 80 fois supérieures aux normes de sécurité européennes ?

Cordialement,

Le Mendiant

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par mrbienetre (IP:xxx.xx2.15.44) le 18 février 2008 à 20H32

Mais qu’est ce que vous racontez Monsieur "jojo2" !? L’usage des plantes en médecine n’aurait donc, selon vous, aucun fondement ?

Et la phytothérapie, l’arômathérapie, la gémothérapie, l’oméopathie...vous en faite quoi ? Les preuves de leur efficacité sont aussi nombreuses que les témoignages qui abondent dans le même sens !

De grâce, ne portez pas de jugement sans vérifier les études qui ont étaient effectués sur le terrain Monsieur.

Tout est une question ensuite de qualification, formation et expérience acquises par les praticiens (phytothérapeute dont je fais partie, naturopathe, acuponcteur...)et puis, que croyez-vous donc ? Qu’on utiliserait des plantes recceuillis sur des sols pollués par des pesticides pour faire nos analyses et nos produits ? allons, Monsieur, un peu de sérieux tout de même, je vous en prie !

Je vous signal au passage que même certains poisons aussi toxique que le curare sont utilisés dans la médecine que vous défendez, tout est bien sur aussi question de dosage... "tout est poison, rien est poison" disait Paracelse.

Comprenez bien cela, ci cette pensée nest pas trop phylosophique pour vous !

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par zygomar (IP:xxx.xx9.110.166) le 6 mars 2008 à 12H38

@ Jojo2

"Quelle preuve a-t-on que des plantes seraient plus efficaces qu’une molécule identifiée, purifiée ou synthétisée "

Strictement aucune !!! Je mets au défi quiconque sur ce forum d’apporter des preuves scientifiques irréfutables de l’efficacité plus grande des plantes sur une molécule isolée de la dite plante et utilisée contre une même pathologie.

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(IP:xxx.xx9.219.235) le 24 mai 2007 à 21H31

M. Duplaquet : j’approuve ce qui est écrit dans votre dernier post (j’ai voté "oui").

Mais que diable pourquoi ne pas admettre que des thérapies et certaines compositions curatives et préventives en usage dans d’autres pays seraient utilisées aventageusement (parallèllement, complémentèrement, en substituabilité) chez nous : la Faculté (française) serait-elle seule gardienne du dogme ?

Pourquoi cette chasse aux sorcières que je dénonce dans mon dernier commentaire ?

Certains médicaments ayant reçus leur bénédiction d’AMM n’ont-ils pas fait plus dégats que d’autres substances interdites et pourtant bien anodines, mais venant conccurencer d’autres bien juteuses pour les profits de nos laboratoires ?

Les cancers puique vous y faites référence : vous savez tout aussi bien que moi que l’explosion de cette maladie est principalement due aux "polluants" ; et d’où viennent-ils ces "polluants" ; le tabac : d’accord, mais encore ! Les ligues de consommateurs se sont élevées contre la publicité tabagique, il a fallu près d’un siècle pour abolir l’amiante, aujourd’hui je n’entends pas plus qu’hier le Conseil de l’Ordre (des médecins) dénoncer (je veux dire VRAIMENT dénoncer) la nocivité des substances cancérigènes abondamment répandues dans la nourriture qui nous est proposée : il y a quand même un problème !

Je n’ose pas demander à qui profite le crime ! Et certainement au médecin de base dont vous faites peut-être partie : mais enfin, il faut quand même arreter de se raconter des histoires !!!

Il y a du ménage à faire dans les esprits et les organisations chargées de ces problèmes...

Bien à vous.

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(IP:xxx.xx9.240.9) le 25 mai 2007 à 12H45

...à qui profite le crime...il fallait lire :"certainement PAS au médecin généraliste...etc

Une coquille de ma part dans le feu de l’établissement de mon commentaire : excusez-moi, SVP !

Bien à vous : alberto.

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par PL (IP:xxx.xx7.250.82) le 25 mai 2007 à 08H27

Je ne comprends pas ces gens qui opposent homéopathie et substances chimiques. La Vérité c’est que ce sont deux facettes d’une même médecine.

Je suis étudiant en médecine et, nous avons bien sûr une formation sur les médicaments issus de la nature quand ceux-ci ont été montrés efficaces par des études scientifiques. La médecine est une affaire sérieuse, il s’agit de la vie des gens, on doit donc préscrire en connaissant l’efficacité des substances. Par exemple dans l’adénome de prostate, la phytothérapie est démontrée comme aussi efficace que les autres médicaments !

Et n’oubliez jamais que si la science progresse c’est grâce aux labos pharmaceutiques qui financent 80 % de la recherche en France. Pour mener une recherche, y compris sur des médicaments naturels, il faut énormément d’argent. Il est d’ailleurs remarquable que les labos qui produisent l’homéopathie sont les mêmes que ceux qui produisent les autres substances...

Rien n’est jamais simple ;)

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par alberto (IP:xxx.xx9.240.9) le 25 mai 2007 à 09H25

Vous avez bien raison cher PL, mais je ne m’explique toujours pas pourquoi la chaire d’herboristerie, supprimée de la faculté de pharmacie, n’a toujours pas été rétablie ?

Bien à vous.

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par Le Mendiant (IP:xxx.xx7.188.4) le 25 mai 2007 à 17H21

Comme vous dites, rien n’est simple !

C’est quoi un médicament "issu de la nature" ? Un médicament contenant une molécule "naturelle" ou synthétique "identique au naturel" dont un brevet a été déposé par un labo ? A partir du moment où il n’y a qu’une unique molécule, son utilisation sera bien plus restreinte qu’une huile essentielle !

Quant aux labos, pourriez-vous m’expliquer pourquoi ils dépensent souvent davantage en frais de marketing qu’en frais de recherche ?

Et franchement, qu’un étudiant trouve normal que 80% de la recherche soit payé par les labos, ça fait peur !!!

Cordialement,

Le Mendiant

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par Paul Soldermann (IP:xxx.xx6.177.98) le 19 juillet 2007 à 12H32

Les labos ne sont pas capables de synthétiser à l’identique une molécule naturelle, ce qui rend souvent les dites molécules quasi-inefficaces parce que non-tolérées par l’organisme humain.

D’ailleurs, le concept de substance purifiée me mets mal à l’aise, c’est depuis que l’homme absorbe des substances dites purifiées qu’on note une augmentation des cancers et autres affections.

Certaines personnes ne peuvent même plus consommer du blé sous sa forme actuelle, au risque de développer un oedeme dans la foulée et en mourir.

Il est temps que la médecine ouvre un peu les yeux et les oreilles, range sa fierté dans sa poche et travaille à ameliorer le sort des gens atteints par ces nouvelles maladies, peut importe le traitement pourvu qu’il permette des résultats.

Cela demande du courage et force est de constater que beaucoup de médecins et scientifiques n’ose pas trop se démarquer.

Je ferais référence au malheureux Professeur Benveniste, cloué au pilori par les nouveaux inquisiteurs !! Et si il avait raison ?

J’adresse le même genre de critique vis-a-vis du monde scientifique, qui me semble peu enclins à la remise en cause de bien des dogmes.

L’humanité n’a pas besoin de ces "gardiens de la révolution", surtout si cela favorise des industries, donc un petit nombre, au détriment du plus grand nombre.

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par zygomar (IP:xxx.xx9.92.47) le 5 mars 2008 à 17H14

"Et franchement, qu’un étudiant trouve normal que 80% de la recherche soit payé par les labos, ça fait peur !!!"

Essayez de demander aux contribuables de prendre en charge le financement de la recherche et du développement de nouvelles molécules en leur donnant bien entendu le coût total sur environ 10 ans de ces opérations. Vous allez voir qu’ils seront sûrement moins enthousiastes......

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par zygomar (IP:xxx.xx4.160.47) le 5 septembre 2009 à 16H17

Les labos ne sont pas capables de synthétiser à l’identique une molécule naturelle

Ou avez-vous donc été pêcher çà ??

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par mrbienetre (IP:xxx.xx2.15.44) le 6 février 2008 à 14H12

Concernant, l’artile en introduction de M. "le mendiant", je suis entièrement d’accord avec ce qui est écrit et j’avouterai que pour moi et mes associès thérapeutes (ou non d’ailleurs) mais professionnels toujours, avions rebatisé justement, il y a quelque temps, le serment d’Hippocrate par : "Le serment d’hyppocrite" Comme quoi, les grands esprits se rencontrent !

Ce pauvre Hippocrate doit bien se retourner dans sa tombe s’il observe de la haut ce qu’est devenue la médecine.

Quand aux preuves scientifiques montrant l’efficassiter de l’oméopatie, de la phytothérapie ou de bien d’autres pratiques médicales naturelles que l’on doit aujourd’hui appeller : médecines alternatives (on a pas le choix, puisque non présentent au programme des facultés de médecine), elle sont inombrables !

Si ce M. "jojo2" (il porte bien son pseudo celui-là) souhaite le vérifier, je l’invite à me contacter ! Le fera t-il, ça, c’est autre chose...

En revanche, j’ai bien apprécié les intervanions de M. Paul Soldermann, et, quant à M. Fabrice Duplaquer, nous pouvons vraiment le qualifier lui aussi d’hyppocrite ou bien d’ignorant !... Après tout, il prêche pour sa paroisse, mais bon, le système médicale traditionnel actuel enferme les gens dans un raisonnement unique et donc les manipules en les laissant croire qu’il n’y a pas précisément d’alternative à l’alopathie et la médecine généraliste : la guèrre, malheureusement, ne fait que commencer !

Cordialement.

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par zygomar (IP:xxx.xx0.167.9) le 1er mars 2008 à 10H30

"...Quand aux preuves scientifiques montrant l’efficassiter de l’oméopatie, de la phytothérapie ou de bien d’autres pratiques médicales naturelles que l’on doit aujourd’hui appeller : médecines alternatives (on a pas le choix, puisque non présentent au programme des facultés de médecine), elle sont inombrables !3

== C’est la sempiternelle litanie sur les "innombrables" études scientifiques prouvant l’efficacité de ces médecines dites alternatives telles que l’Homéopathie pour ne citer qu’elle.

On entend constamment se gargariser de ces études mais on ne voit jamais une liste bibliographique même pas exhaustive de ces soi-disant études.

Donnez nous seulement une vingtaine de références d’études ayant été réalisées selon les protocoles internationaux auxquels sont soumises les molécules de l’allopathie et ayant donné des résultats clairs et irréfutables. Allez chiche...

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par mr-bienetre (IP:xxx.xx0.231.11) le 2 octobre 2009 à 16H10

Tant que je n’aurai toujours pas reçu ton courrier Zygomar, tu ne sera toujours pas crédible...inutile d’insister Mr le névrosé et mythomane de service !

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par zygomar (IP:xxx.xx9.169.52) le 9 septembre 2008 à 12H12

"Donnez nous seulement une vingtaine de références d’études ayant été réalisées selon les protocoles internationaux auxquels sont soumises les molécules de l’allopathie et ayant donné des résultats clairs et irréfutables. Allez chiche..."

Manifestement, les détenteurs des innombrables études scientifiques démontrant l’efficacité de l’homéopathie ne se précipitent pas pour soutenir leurs affirmations..... Manque de temps surement.

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par mr-bienetre (IP:xxx.xx0.231.11) le 2 octobre 2009 à 16H12

Mais si ! Ils insiste quand même ce bougre de Zygomar...même 6 mois après !!!

Allez, débranche un peu de Naturavox vas, tu es ridicule !

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par Christian Vincenot (IP:xxx.xx7.173.87) le 15 mars 2009 à 06H35

Bonjour,

Je suis comme bon nombre des personnes ayant posté précédement, certes pas médecin, mais scientifique tout de même. Cet état de fait a pour consèquence que je me dois de raisonner en conformité avec les bases de l’esprit scientifique forgé par nos pères au fil des siècles (esprit qui, soit dit en passant, se voit bien mal mené depuis plusieurs décennies comme certains l’ont déjà mentionné).

Face à des hypothèses comme celles mises en avant par les médecines alternatives, je me dois donc de ne pas les rejeter et les renier de manière subjective (ce que font malheureusement bons nombres de "scientifiques"), mais je me dois aussi d’"exercer" le doute cartésien qui m’interdira de les accepter religieusement sans avoir pu démontrer leur véracité (ce que font bien trop d’adeptes des médecines alternatives). Seul les preuves seront juges de la finalité de mon raisonnement qui s’exprimera sous forme d’une acceptation ou d’un rejet (ou dans certains cas bien particuliers d’une incertitude).

J’ai lu avec attention la majeure partie des commentaires et cela a été en toute franchise très instructif. J’ai déjà lu bon nombre d’ouvrage sur les médecines alternatives (ayurveda et aromathérapie en particulier) afin de me forger une opinion somme toute assez subjective sur le sujet. Je ne suis donc pas opposé aux médecines alternatives, au contraire, j’aurais même une tendance à "croire" aux vertues de ce que la nature nous met à disposition, car comme beaucoup de practiciens semblent l’oublier, le médicament le plus utilisé au monde (l’aspirine) n’a pas une origine synthétique. Néanmoins, cela ne signifie pas que j’adhère pour autant à l’ensemble des assertions faites par les spécialistes en la matière, car il faut bien prouver ce qu’on avance, sans quoi on peut affirmer le pouvoir de n’importe quelle plante sur n’importe quels maux.

En conclusion, je trouve donc que les deux derniers posts de zygomar sont très pertinents. Vous êtes des spécialistes qui vantent les "inombrables preuves" de la validité des médecines alternatives. Si vous êtes toujours des scientifiques et non pas intellectuellement aussi crapuleux que les "labos" que vous dénoncez, IL EST DE VOTRE DEVOIR de répondre à ces posts en fournissant des références scientifiques (non-issues d’ouvrages d’aromathérapie bien évidemment, mais de journaux scientifiques dont les articles sont évalués en double aveugle) prouvant l’effet de tel plante sur tel maladie !!

DONNEZ A CEUX QUI SONT PRETS A ACCORDER DU CREDIT A VOS IDEES LES PREUVES POUR LE FAIRE !!

J’espère qu’une âme honnête viendra lister de manière conséquente des références prouvant l’efficacité de certains remèdes naturels (HE en particulier), faute de quoi tous vos propos sont inutiles et irrecevables, et vous feriez mieux de vous taire, ou tout du moins de ne pas citer Hippocrate ou aucun autre père de la science dans vos articles et posts.

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par Christian Vincenot (IP:xxx.xx7.173.87) le 26 mars 2009 à 05H41

Décevant... "que de la gueule" si vous me passez l’expression... Je vois que les "thérapeutes" et "médecins" ayant si vaillaiment répondu en allant jusqu’à insulter leurs interlocuteurs semblent plus doués pour la prose (@mrbienetre : mais pas pour l’orthographe...) que pour les preuves. A se demander qui sont les plus "hypocrites" pour en revenir au thème principal de cet article.

En tous cas, vu votre mutisme, je vous demanderai d’arrêter d’assimiler vos pratiques et vos pensées à de la science, car je trouve cela insultant et presque diffamatoire envers nos pères ainsi qu’envers les scientifiques contemporains. Votre incompétence à répondre aux trois précédents posts vous disqualifie d’office de ce titre et prouve que vous n’en maitrisez même pas la base du raisonnement. Gargarisez vous de vos inepties apparemment sans fondements entre vous, et revenez nous voir le jour où vous aurez des références à citer, après quoi nous pourront commencer à discuter.

P.S. : Une petite remarque pour Mr Soldermann concernant votre affirmation comme quoi "les labos ne sont pas capables de synthétiser à l’identique une molécule naturelle". Je ne sais pas à quelles molécules vous faisiez référence, mais pour les vitamines par exemple (qui semblent être un support récurrent de cette affirmation), pour en avoir discuté avec plusieurs amis spécialisés en catalyse, ils m’ont tous assurés qu’il leur serait impossible de distinguer une vitamine synthétique de son pendant naturelle (et par ailleurs, que synthétiser des vitamines est extrèmement facile). Vous serait-il possible de détailler votre remarque et d’y joindre des sources fiables (pour changer des habitudes de ce thread) ? Merci à l’avance.

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par Le Mendiant (IP:xxx.xx8.254.60) le 26 mars 2009 à 09H32

J’imagine que les autres thérapeutes sont occupés à soulager leurs patients et n’ont pas le temps de répondre à vos demandes, aussi légitimes soient elles. Mais souhaitez vous seulement écouter leur réponse ?

En ce qui me concerne, j’ai déjà maintes fois répondu à ce type de remarques récurrentes et sans insulter qui que ce soit. Voir mon site www.lemendiant.fr, section "ras le bol" et "maladie"

« Nier parce qu’on n’explique pas, rien n’est moins scientifique » disait l’homme de sciences Henri Poincaré.

Il faudra bien finir par comprendre :

1. Que la science n’est pas omnisciente et ne peut pas tout expliquer

2. Que 98% de la formation continue comme des études est financé par les labos qui n’ont aucun intérêt à démontrer l’efficacité de pratiques naturelles.

3. Que la phytothérapie est la plus vieille thérapeutique au monde et a été on ne peut plus étudiée, notamment par les labos qui essayent de synthétiser le naturel mais peinent au delà de 3 molécules (là où une huile essentielle en contient des dizaines !)

4. Que les chinois ou les indiens n’ont pas attendu les occidentaux pour être soignés au naturel !

5. Que l’OMS a reconnu 70 approches naturelles.

6. Que les patients se moquent pas mal des études des labos et constatent tous les jours, sur le terrain, l’intérêt de méthodes alternatives. « Quand un fait observé ne correspond pas à une théorie officielle, le fait doit être accepté et la théorie rejetée. » disait Professeur Claude Bernard.

7. Qu’Hippocrate était bien plus thérapeute que médecin puisqu’il disait des choses comme « Le corps fait une maladie pour se guérir », « c’est la nature qui guérit les malades » ou encore « L’homme doit harmoniser l’esprit et le corps. »

8. En s’intéressant aux symptômes plutôt qu’aux causes, aux microbes plutôt qu’au terrain et aux organes isolés plutôt qu’à l’organisme dans son ensemble, la médecine dite "moderne" ne peut qu’échouer à rendre la santé au sens de la définition de l’OMS : « La santé est un état complet de bien-être physique, mental et social »

9. A qui profite le crime ?

10. A moi de vous poser une question : pouvez-vous me citer un seul médicament allopathique ne comportant aucun effet secondaire ? Cela ne signifie pas que je ne me soignerai jamais à la chimie mais que j’essayerai d’abord toujours la voie du naturel !

Cordialement,

Le Mendiant

PS : Ne m’en voulez pas de ne pas répondre mais j’ai un nouveau livre à écrire...

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par zygomar (IP:xxx.xx4.160.47) le 5 septembre 2009 à 16H25

J’imagine que les autres thérapeutes sont occupés à soulager leurs patients et n’ont pas le temps de répondre à vos demandes,

Ben voyons !!

"...et n’ont pas le temps de répondre à vos demandes..."

Demandes de résultats d’études démontrant l’efficacité des ces pratiques ? Evidemment, ils n’ont pas le temps de répondre !! Et pourtant çà ne prendrait guère de temps vu leur nombre plus que réduit....

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par mr-bienetre (IP:xxx.xx0.231.11) le 2 octobre 2009 à 16H08

"(@mrbienetre : mais pas pour l’orthographe..."

Si vous n’avez que cet argument à m’opposer Mr Vincenot, cela ne pèse pas bien lourd !

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par Christian Vincenot (IP:xxx.xx7.173.87) le 28 mars 2009 à 07H29

Cher mendiant,

Pour réagir à votre interrogation, si je pose cette question, c’est bien évidemment que je suis prêt et même que je souhaite vivement entendre une/des réponse(s). J’ai bien assez de choses à faire pour ne pas avoir de temps à perdre à poser des questions sans espérer obtenir des réponses et les évaluer.

Concernant votre remarque (un brin sarcastique je suppose) sur le fait que les "thérapeutes" de ce forum sont bien trop occupés à soigner (et j’espère guérir aussi) leurs patients pour avoir le loisir de répondre aux posts de zygomar ainsi qu’aux miens, je vous rétorquerai qu’ils ont bien trouvé le temps de rédiger leurs précédents posts incendiaires. Il semblerait donc que leur agenda soit assez dépendant de la tendance des commentaires affichés ici... Pour des gens qui sont si sûrs de leur croyance, je trouve cela quelque peu décevant.

« Nier parce qu’on n’explique pas, rien n’est moins scientifique », belle citation que voilà. Vous remarquerez au passage que cela rejoint tout à fait ce que j’ai exprimé dans mon premier post. Néanmoins, si vous relisez ce dernier, vous ne pourrez que m’accorder que le fait de croire sans aucun fondement rigoureux n’est pas plus scientifique. Et c’est bien là ce que je reproche à la quasi-totalité des gens qui défendent les médecines alternatives. Sans preuve, vous devriez affirmer que rien ne prouve que vos méthodes sont inefficaces, et non pas prêcher "scientifiquement" que cela fonctionne. Votre procédé de raisonnement est, en ce sens, religieux et non scientifique. Comme vous semblez être un adapte des citations de Poincaré, en voici deux autres qui devraient vous forcer à répondre à la requête de mon précédent post :

"Douter de tout ou tout croire sont deux solutions également commodes, qui l’une et l’autre nous dispensent de réfléchir",

ou encore,

"C’est avec la logique que nous prouvons et avec l’intuition que nous trouvons" (et non pas le contraire).

Si vous n’êtes pas d’accord avec mon affirmation, expliquez moi comme différencier un charlatan d’un médecin utilisant une médecine alternative qui soigne ? De la même manière, expliquez moi en aromathérapie comment savoir si tel HE est utile au traitement de telle maladie ? Vous conviendrez vite que sans preuve, nous pouvons affirmer tout et son contraire.

Je vois déjà la réponse de certains "thérapeutes" qui s’empresseront de me rappeler naivement que c’est le résultat qui prouve l’efficacité. Mais comment mesurer le résultat justement ? Quid de l’effet placebo ? En gros, en dévelopant, nous en reviendrons vite à la conclusion qu’une démarche scientifique est nécessaire.

Cela nous ramène donc à ma question originale qui reste sans réponse... où sont les références d’études menées scientifiquement ? Je suis conscient que les labos ne sont que peu attirés par ces solutions, mais qu’en est-il des scientifiques indépendants (que certains d’entre vous sont censés être d’ailleurs...) ? Je ne demande pas des articles issues de revue à impact factor hallucinant, juste d’études publiées jugées en double aveugle suivant un protocole experimental scientifique rigoureux. C’est tout ! C’est assez incroyable que personne ne soit capable de citer même un seul article (même ancien) !! Comment voulez vous que l’on vous croit dans ces conditions ! Le seul début de preuve scientifique que j’ai vu jusqu’à maintenant était l’expérience faite sur le pouvoir antibactérien de certaines HECT sur des boites de Pétri par Baudoux dans "L’Aromathérapie". Assez maigre, d’autant que l’expérience n’était que relatée... D’ailleurs, si vous prennez la bibliographie de ce même ouvrage, vous remarquerez qu’outre le fait qu’elle soit maigre (ce qui n’est pas forcèment un critère de mauvaise qualité), il n’y figure que d’autres libres d’aromathérapie alors qu’aucune publication en revue scientifique n’est mentionnée !!

Si je vous affirme de but en blanc que manger des feuilles de papier trempées dans de l’huile d’amande douce et laissées reposer pendant 72h au soleil est un remède efficace contre l’angine blanche, que je n’apportais aucune preuve et que par dessus le marché j’adoptais une attitude méprisante envers vous car vous refusez de me croire sur parole, quelle serait votre réaction ?

Je vous rappelerai à nouveau que, contrairement à ce que vous devez penser, je ne suis en aucune manière opposé aux médecines naturelles et je possède des ouvrages traitant de ces sujets ainsi que plus d’une vingtaine d’HEBD que j’ai tenu à tester moi-même de manière tout à fait subjective. Je suis convaincu que les médecines naturelles représentent une approche prometteuse bien meilleure que la médecine allopathique dans de nombreux cas. Néanmoins, cela ne doit pas autoriser n’importe qui à affirmer l’efficacité de n’importe quel traitement, sans quoi une dérive (qui est déjà bien entammée) est inevitable.

Pour résumer, mon message me semble limpide : mettez de l’ordre dans vos affirmations en utilisant le seul outil adapté pour cela, à savoir la mise à l’épreuve par un raisonnement et une expérimentation scientifique. Ce sera le seul moyen de dégager le vrai du faux dans vos croyances, et ainsi de parler d’égal à égal avec vos collègues allopathes. Faute de cela, vous serez à jamais assimilés (en partie à raison) aux charlatans qui sont parmi vous.

Pour en appeler une dernière fois à Poincaré : "On fait la science avec des faits, comme on fait une maison avec des pierres : mais une accumulation de faits n’est pas plus une science qu’un tas de pierres n’est une maison."

Ne vous contentez pas de collectionnez simplement des pierres, essayez de construire quelquechose de décent avec.

A bon entendeur. Christian Vincenot

P.S. : Je reste intéressé par des références scientifiques prouvant l’efficacité de vos traitements... si seulement quelqu’un est capable de m’en citer...

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par Le Mendiant (IP:xxx.xx8.254.60) le 28 mars 2009 à 20H26

Bonjour Christian,

Pour commencer, je voudrais bien préciser une chose : tous les thérapeutes ne méritent certainement pas le nom de thérapeute et il y a une grande différence, par exemple, entre les naturopathe ou praticiens de MTC qui sont passés par de fastidieuses études théoriques et des masseurs qui après quelques mois d’études se disent capables de recevoir des patients. Co-fondateur d’une école de thérapies naturelles, je suis bien placé pour le savoir...

Il est donc tout aussi ridicule d’attaquer l’ensemble des thérapies alternatives que de tout encenser au prétexte que cela ne peut pas faire de mal (en réalité si, cela peut en faire !)

"En aromathérapie comment savoir si tel HE est utile au traitement de telle maladie ?"

Je vous invite à vous référer au livre "l’Aromathérapie exactement" de Pierre Franchomme, Roger Jollois et Dr. Daniel Pénoël Références et propriétés des 24 HE de bases sur www.aromatheque.ch

"Quid de l’effet placebo ?"

30% environ de l’efficacité de tout traitement est du à l’effet placebo, qu’il soit naturel ou chimique !

"qu’en est-il des scientifiques indépendants"

Excellente question et bien le fond du problème car il y en a de moins en moins... Les thérapeutes n’ont pas vocation à faire des études de labo mais à soigner avec les remèdes naturels à leur disposition. Sans résultats, ils passeraient rapidement à autre chose !

"C’est assez incroyable que personne ne soit capable de citer même un seul article (même ancien) !!"

Franchement, je suis aussi incapable de citer un seul article d’un médicament (chimique) prouvant de manière certaine son utilité thérapeutique... ce qui ne m’empêche pas de penser que certains doivent avoir un intérêt thérapeutique. Saviez-vous que le VIDAL contenait les indications fournies par les labos ?

"Comment voulez vous que l’on vous croit dans ces conditions !"

Mais je m’en fiche que l’on me croie ou non ! Libre à vous de consulter médecin ou thérapeute, de vous soigner à la chimie ou au naturel. Tout ce que je constate, c’est que nos thérapeutes soulagent tous les jours des patients qui, parfois, étaient en souffrance depuis des années.

"cela ne doit pas autoriser n’importe qui à affirmer l’efficacité de n’importe quel traitement"

Nous sommes bien d’accord !

"le seul outil adapté pour cela, à savoir la mise à l’épreuve par un raisonnement et une expérimentation scientifique"

Chiche ! Mais qu’attend donc le gouvernement pour mener ces recherches avant de traiter par le mépris toutes les approches naturelles ? L’autorisation des labos peut être ?

"Ne vous contentez pas de collectionnez simplement des pierres, essayez de construire quelquechose de décent avec."

Guérir des patients sans effets secondaires, cela me semble déjà plutôt décent...

Bonne réflexion ! ;-)

Le Mendiant

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par Christian Vincenot (IP:xxx.xx7.173.87) le 29 mars 2009 à 05H02

Cher Mendiant,

A la relecture de nos posts respectifs, je pense que, contrairement aux apparences, nous sommes sur la même longueur d’onde mais que nos points de vue diffèrent d’un iota, à savoir sur la manière d’extraire l’essentiel utile de la floraison quelque peu chaotique des médecines alternatives.

Je suis entièrement d’accord avec vous sur le fait que le gouvernement ainsi qu’une bonne partie du monde scientifique n’adopte pas une posture adequate à l’égard des médecines alternatives. J’ai déjà souligné dans mon premier post qu’un tel état d’esprit est aussi peu scientifique que celui d’accepter inconditionnellement.

Néanmoins, vous souscrivez vous même à la constatation que le monde des médecines alternatives est composé d’un nombre important de charlatans prêchant des techniques inefficaces ou étant incapable d’appliquer le savoir existant. Ne pensez vous pas que c’est bien parce que ces mauvaises herbes fleurissent avec une tendance grandissante que votre savoir est nié de manière trop systématique ? Même si ce genre de préjugés est bien évidemment à banir quelque soit la situation, cela peut expliquer l’attitude de beaucoup de gens à votre égard.

En partant de cette constatation, ne pensez vous pas qu’il serait temps de mettre de l’ordre dans tout ça ? Car si les "médecines alternatives" soignent dans de nombreux cas, elles ne guérissent pas et même rendent malades ou tuent dans un nombre important de cas aussi (je pèse mes mots, une amie de la famille résidant en Allemagne étant décédée il y a quelques années après avoir refusé de continuer un traitement allopathique qui avait de bonnes chances de la guérir de son cancer et en suivant aveuglement un charlatan qui promettait de la guérir "au naturel"). Je vous prie de méditer aussi sur cet état de fait.

La seule manière d’élever les connaissances acquises en matière de médecines naturelles au rang de science est de différencier le vrai du faux, le traitement qui soigne de celui qui nuit, bref, le thérapeute du charlatan. Pour cela, je vous défie de trouver autre chose que l’expérimentation scientifique rigoureuse.

Pour répondre brièvement à quelques unes de vos réponses en particulier :

"30% environ de l’efficacité de tout traitement est du à l’effet placebo, qu’il soit naturel ou chimique !"

Entièrement d’accord... reste à savoir dans quels cas les 70% restant le sont aussi :-). On pourrait être tenté de répondre que, même lorsque c’est le cas, le but final est de guérir et donc que cela importe peu, mais il faut que le traitement soit reproductible pour soigner d’autres personnes, sans quoi cela ne relève plus de la médecine mais de la foi religieuse.

"Franchement, je suis aussi incapable de citer un seul article d’un médicament (chimique) prouvant de manière certaine son utilité thérapeutique..."

Une fois de plus, je suis d’accord que la complexité de l’étude médicale fait qu’il est difficile de prouver DE MANIERE CERTAINE l’efficacité d’un produit, mais cela ne dispense pas de fournir des preuves SOLIDES et réalisées dans le cadre d’une expérimentation scientifique. Malheureusement, c’est justement cela que vous et vos confrères êtes incapables de fournir actuellement.

’Je vous invite à vous référer au livre "l’Aromathérapie exactement"’

Si vous pouvez m’affirmer que celui-ci contient des publications scientifiques, des références à des publications, ou au-moins relate des résultats d’expériences non-publiées, je m’engage à le commander dans les minutes qui suivent. Si ce n’est pas le cas, il n’aura pas plus de crédibilité que les ouvrages que je possède déjà.

"Mais je m’en fiche que l’on me croie ou non !"

Vous vous emportez quelque peu je pense. J’ai bien du mal à croire cela considérant que vos confrères ne cessent de se plaindre de ne pas être reconnus. N’est-ce pas implicitement demander que l’on vous croit ?

"Tout ce que je constate, c’est que nos thérapeutes soulagent tous les jours des patients qui, parfois, étaient en souffrance depuis des années."

Je suis prêt à vous croire, mais cela ne prouve rien (d’ailleurs avez vous seulement des chiffres ?) et ce type de "preuve" est incompatible avec l’idée même de science. J’ai entendu parler de soit-disant prêtres qui parviennent à soigner un patient sur mille avec l’aide de Dieu. Vous conviendrez avec moi que ceux-ci ne méritent pas pour autant le titre de thérapeute.

"Chiche ! Mais qu’attend donc le gouvernement pour mener ces recherches avant de traiter par le mépris toutes les approches naturelles ?"

Comme déjà mentionné, je suis d’accord. Mais qu’en est-il de vos responsabilités entant qu’hommes de science (en particulier vous-même qui prêchez sur votre excellent site la responsabilisation des citoyens vis à vis de tant de maux contemporains) ? Par ailleurs, je vous ferai remarquer qu’au Japon où je réside actuellement, il existe de nombreux instituts dédiés à l’étude des médecines alternatives (ayurveda et aromathérapie en particulier), mais ils ne publient que très peu...

"Les thérapeutes n’ont pas vocation à faire des études de labo mais à soigner avec les remèdes naturels à leur disposition."

D’accord, mais les thérapeutes ont vocation à appliquer des techniques démontrées et à en développer de nouvelles. Cela est-il vraiment si incompatible que cela avec les études de labo ? Vous mentionniez justement dans votre précédent post que vous alliez publier un livre. Pourquoi ne pas utiliser ce temps à publier des preuves de vos connaissances dans des revues scientifiques pour étayer vos propos ? (je me permet de supposer que vous êtes docteur)

"Sans résultats, ils passeraient rapidement à autre chose !"

Je vous trouve bien naif sur ce point là pour quelqu’un qui fait preuve d’un esprit critique aussi aiguisé (à juste titre bien souvent) envers vos collègues allopathes... N’y aurait-il donc que des blanches colombes au royaume des médecines alternatives, et des médecins avides d’argent autre part ? ;-) Attention à ne pas perdre votre discernement dans votre lutte acharnée, vous pourriez bien en arriver à oublier les défauts des gens qui vous entourent... Je pense que je n’ai pas besoin de développer plus que cela.

Je vous inviterai en conclusion à vous placer un peu des deux côtés de la barrière pour comprendre mon point de vue et ce qui fait cruellement défaut dans les positions défendues par vos médecines à l’égard de la preuve. J’ai bien peur que vous finissiez par perdre (si ce n’est déjà partiellement fait) votre objectivité et votre analyse froide de la situation.

Mes propos peuvent sembler un peu durs et froids, mais c’est bien parce que j’entend juger avec la même rigueur les "deux camps". Je vous invite à en faire de même.

Suite à votre précédent message, j’ai jeté un oeil à votre site et blog, et je tiens à vous féliciter pour son contenu auquel j’adhère en très grande partie.

Amicalement, Christian Vincenot.

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(IP:xxx.xx8.254.60) le 31 mars 2009 à 17H47

Effectivement, nos divergences semblent moindres... :-)

En Allemagne, les thérapeutes sont triés par les études de Heilpraktiker ou praticiens de la santé. Pourquoi pas en France ? Parce que ce serait une reconnaissance officielle de certaines thérapies naturelles et donc la fin du monopole des médecins/labos.

Car la situation bancale actuelle, en favorisant les dérives ajoute de l’eau aux moulins des sceptiques et des opposants aux thérapies naturelles... qui n’ont financièrement aucun intérêt à voir la création d’un système de soin efficace et économique !

"cela ne dispense pas de fournir des preuves SOLIDES et réalisées dans le cadre d’une expérimentation scientifique"

... et indépendante ! Et vous noterez que c’est de moins en moins le cas avec les labos... d’ou un certain nombre de médicaments retirés en catastrophe du marché...

"Si vous pouvez m’affirmer que celui-ci contient des publications scientifiques"

C’est le livre de base de tous les aromathérapeutes (y compris médecins) avec, oui, bon nombre de références et d’études. Mais il est cher et pas drôle à lire ! Je peux aussi vous communiquer les références d’une thèse (Ecole Polytechnique de Lausanne) disponible sur le net sur l’intérêt des HE dans la purification de l’air des hôpitaux (staph. dorés, etc.) Par email depuis mon site svp.

"ce type de "preuve" est incompatible avec l’idée même de science"

Alors il faudrait peut-être s’interroger sur la définition de la science et ce que le "progrès" signifie. L’objectif de la médecine est-il d’être scientifique ou bien de soigner ? Tant que nous ne saurons pas tout du corps humain, comment peut-on d’ailleurs se référer en permanence à la science ?

"Pourquoi ne pas utiliser ce temps à publier des preuves de vos connaissances dans des revues scientifiques pour étayer vos propos ? (je me permet de supposer que vous êtes docteur)"

Cela viendra peut-être mais je ne suis pas docteur et n’ai donc pas la crédibilité pour ce type de bouquin. Que le gouvernement et ses chercheurs fasse donc son travail ou étudie au moins les études de l’OMS !

Bonne réflexion !

Le Mendiant

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par Christian Vincenot (IP:xxx.xx7.173.87) le 3 avril 2009 à 06H50

"Effectivement, nos divergences semblent moindres..."

Mon attitude initiale a peut-être donné l’impression fausse que je suis totalement opposé aux médecines alernatives... ce qui était en toute franchise quelque peu volontaire. Cela permettait de révèler une tendance peu critique des "thérapeutes" envers leurs propres médecines, car ils semblent assimiler la critique à une attitude défiante alors que la critique devrait être la base de leur raisonnement quotidien. Ainsi, ceux d’entre eux qui y sont peu réceptifs et se braquent ne font que prouver que "le doute" est étranger à leurs habitudes, et donc qu’ils "croient" religieusement à des écrits sans pour autant maitriser le raisonnement (et l’ouverture d’esprit) nécessaire à la mise en place de traitements qui fonctionnent. En ce sens, en ce qui vous concerne, vous m’avez prouvé de part votre attitude que vous ne faites pas partie de ces charlatans. Par ailleurs, comme vous l’aurez compris, j’aimerais que la rhétorique et l’approche des practiciens changent et soit plus rigoureuse comme je l’ai déjà expliqué. A ce titre, je trouvais justement le commentaire de zygomar tout à fait justifié et compréhensible (demander des preuves d’une discipline qui se dit scientifique est tout ce qu’il y de plus normal, et l’absence de publications qu’il soulignait semble réelle), et l’attitude des "thérapeutes" de ce forum soulignait encore plus cet état de fait.

"Pourquoi pas en France ? Parce que ce serait une reconnaissance officielle de certaines thérapies naturelles et donc la fin du monopole des médecins/labos."

En effet, ce serait comme vous dites une reconnaissance officielle de certaines thérapies naturelles, et c’est bien pour cela qu’il me semble justifié que cela ne soit pas fait pour l’instant. Il me semblerait étrange de reconnaitre l’efficacité de traitements avant de les mettre à l’épreuve. Je pense que le problème actuel serait plus de démontrer l’éfficacité de ces traitements, permettant de discerner le vrai du faux, et ainsi de pouvoir créer des cursus ensuite. Je suis par contre entièrement d’accord sur la nécessité absolue de cette deuxième étape... je ne suis juste pas tout à fait d’accord sur l’ordre des choses, mais je pense que ce que je viens d’énoncer est ce que vous sous-entendiez implicitement.

"Alors il faudrait peut-être s’interroger sur la définition de la science et ce que le "progrès" signifie. L’objectif de la médecine est-il d’être scientifique ou bien de soigner ?"

C’est là que nous divergeons. Que proposez-vous pour donner aux médecines naturelles la place qu’elle mérite ? Bien évidemment la médecine se doit de soigner, mais je pense l’avoir assez souligné dans mes posts précédents, il faut bien prouver que le traitement a un effet bénéfique et soigne, sans quoi tout et n’importe quoi est permis. C’est cela qui manque dans votre approche des choses. L’approche désigné de manière un peu floue sous le terme de "scientifique" n’est qu’un outil, un méchanisme de pensée, dont le seul but est de discerner le vrai du faux. En quoi cela est-il à mettre en opposition avec votre vue de la médecine ?

A mon avis, nul besoin de réinventer la science ou la médecine (vous en appelez vous même aux pères de la médecine). D’ailleurs que proposeriez vous comme protocole non-"scientifique" de validation de vos traitements ? Il suffirait juste d’appliquer une analyse scientifique rigoureuse à vos méthodes de traitements. Cela n’aurait aucune consèquence négative, et permettrait juste d’y voir clair entre les traitements qui soignent de ceux qui ne sont que de la simple cuisine inefficace. Je ne vois vraiment pas en quoi votre médecine nécessiterait une réforme de l’esprit scientifique. Une remise en cause de l’approche allopathique n’est en rien une réfutation du raisonnement scientifique. Vos médecines ne sont que des approches, des visions différentes de la manière d’aborder le problème, et n’interfèrent donc en rien avec le procédé de validation que représente l’expérimentation et l’évaluation scientifique.

"Tant que nous ne saurons pas tout du corps humain, comment peut-on d’ailleurs se référer en permanence à la science ?"

Encore une fois, comment discerner le vrai du faux alors ? Sans vouloir tracer des parallèles, il faut bannir à tous prix ces argumentations branlantes de vos rhétoriques car elles sont très proches de ce que prêchent les "hommes de foi". Ce n’est pas parce qu’on ne comprend pas tout que cela autorise à raconter n’importe quoi. C’est justement parce qu’on comprend si peu qu’il faut impérativement des méthodes de raisonnement rigoureusement permettant de construire pas à pas des connaissances les plus probables possibles. Je vous renouvelle ma question, quelle approche alternative avez-vous à proposer ? Qui plus est, nous ne saurons probablement jamais tout du corps humain, mais cela n’invalide pas la pensée scientifique pour autant. Je travaille dans le domaine de l’écologie de la conservation qui est, comme toutes les autres sciences naturelles, un domaine où l’on ne connait que peu de choses et où les résultats sont la plupart du temps impossible à prouver avec certitude. Pourtant le raisonnement scientifique s’y applique très bien et fournit de très bons résultats. Je n’ai jamais rensenti le besoin de le remettre en cause, tout au contraire, je resens plutôt le besoin pressant de rappeler à l’ordre tant de mes confrères qui en oublient trop facilement les fondements. Nous sommes actuellement dans une époque où la philosophie du raisonnement scientifique est plus à marteler vigoureusement dans les esprits qu’à jeter à la poubelle. D’ailleurs, comme je l’ai dit dans mon premier post, si les bases de ce raisonnement étaient plus vivantes dans l’esprit de la communauté scientifique, des médecines comme la vôtre ne seraient pas rejetées subjectivement et craintivement... comme elles ne seraient pas acceptées sans mise à l’épreuve.

"Que le gouvernement et ses chercheurs fasse donc son travail ou étudie au moins les études de l’OMS !"

Je suis on ne peut plus d’accord avec vous sur le fond. Mais pensez vous vraiment que cette position est la meilleure à tenir, surtout au vu de ce que vous pensez des motivations profondes de nos gouvernements et de leur faculté à lutter contres les lobbies ? Vous expliquez d’un côté qu’on ne peut pas se fier à la politique de nos gouvernants, et d’un autre côté vous vous en remettez à eux pour apporter les preuves de ce que vous avancez. Comme vous êtes conscients qu’ils sont rétissants à vos propos, pensez vous qu’il est vraiment judicieux de dire à vos détracteurs "prouvez moi que j’ai raison".

Depuis le début de notre dialogue (fort intéressant d’ailleurs), nos points de vue ne divergent non pas tellement sur le fond, mais sur la manière de résoudre le problème, et à cet égard, j’aimerais que vous explicitiez quelle alternative à celle que je défend vous seriez en mesure de proposer, car le but, vous en conviendrez, est de critiquer certes, mais surtout de soumettre une manière réaliste d’arriver à sortir de cette situation.

Bien à vous, Christian Vincenot.

P.S. : Comme promis, j’achéterai le livre de Franchomme lors de mon bref passage en France en Mai, celui-ci n’étant semble-t-il pas disponible ici. D’après les échos que j’ai pu en avoir, il semblerait que ce livre aborde de manière scientifique le domaine de l’aromathérapie en se proposant de prouver l’efficacité de nombreux traitements. Comme quoi, les médecines naturelles et l’esprit scientifique peuvent faire bon ménage et fournir un manuel de référence crédible semble-t-il ;-). Je vous contacterai par mail concernant la thèse réalisée à l’EPFL et je vous remercie à l’avance pour vous être proposé de me la faire parvenir.

votez :
par mr-bienetre (IP:xxx.xx0.231.11) le 2 octobre 2009 à 16H06

En attendant, Zygomar, Mr Vincenot et les autres (détracteurs des médecines alternatives), je continue de soigner et guérir (oui, j’ai bien dis GUERIR) les gens avec mes produits de phytothérapie tous les jours dans mon cabinet...curieux n’est-ce pas ?

A bon entendeur, là aussi !

P.S : J’attends toujours votre courrier avec vos publications attestant de votre formation Zygomar ;-) :-))

votez :
(IP:xxx.xx9.94.36) le 24 octobre 2009 à 17H51

Les médecins sont en France les seuls à pouvoir prescrire de la phytothérapie (soins par les plantes)

C’est totalement faux !! Vous omettez toutes les cliques des naturopathes, phytothérapeutes et autres pratiquants des "métodes alternatives" qui "soignent" par les plantes et les extraits de plantes qu’ils revendent eux-mêmes d’ailleurs .....


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