Dans notre société où l’apparence prime, il est difficile d’être soi. Assumer son individualité, sa spécificité, n’est pas toujours aisé. On est soumis à des tonnes de préjugés et il est difficile de s’en extraire. D’ailleurs, il est intéressant de remarquer que quoi qu’on puisse faire, il y a toujours quelqu’un pour critiquer et juger. Alors à quoi bon se soucier du regard des autres, puisque de toute façon, ce qui est fait sera toujours mal vu par quelqu’un.
Mais oser être soi-même n’est pas évident. Car le regard des autres a une forte incidence sur notre propre comportement et sur l’image qu’on se fait de soi. Dans ce tumulte, il n’est pas évident d’entrer en contact avec soi, d’oser être soi. Mais être soi n’implique pas non plus de céder à nos moindres désirs, nos moindres envies. Il ne s’agit pas d’agir inconsciemment sans jamais se soucier d’autrui. Etre soi, c’est se regarder en face avec compassion et sans complaisance. C’est assumer sa personnalité sans céder aux diverses influences.
Pour ça, il faut faire preuve de discernement. Parvenir à discerner en soi, ce qui est le produit du regard des autres, de notre éducation, de notre héritage familial et ce qui correspond réellement à notre propre identité. Bien sûr, on est toujours soumis à des influences. Mais il est important de savoir préserver son intégrité, de savoir se respecter et que nos actes ne soient pas le fruit de choix d’autrui. Oser être soi, passe aussi par l’estime de soi. Savoir se reconnaitre en tant qu’entité autonome et ne pas se laisser submerger par des critiques et des jugements qui ne visent qu’à assouvir une volonté de puissance égotique d’autrui. Combien d’adultes sont le fruit d’un "sabotage" familial, parce que les parents et proches n’ont pas donné une image valorisante à l’enfant en construction ? Cela dit, le rôle de parents est difficile et ils doivent eux-mêmes faire face à leur propre fardeau familial. A un moment, il y a un tout un travail à faire sur soi, afin de se libérer de ce conditionnement. Reconnaitre l’être qui est en soi.
"Reconnaitre l’être qui est en soi." Comment faites-vous pour savoir, objectivement, que c’est le vrai, libéré de tout conditionnement ?
Je ne sais pas si le mot vrai est le plus approprié. Mais lorsqu’on observe attentivement nos mouvements intérieurs, les mouvements de notre mental, alors peu à peu, on parvient à distinguer ce qui est le fruit de nos envies, désirs, qui reposent sur la construction de notre ego, de nos mouvements plus profonds. Ca ne signifie pas forcément être libre de tout conditionnement, mais lorsqu’on laisse un peu notre ego, on sent intérieurement la différence. Je dirais qu’aller à la rencontre de notre être, c’est ne plus courir dans tous les sens, et à être à l’écoute d’une autre qualité de conscience. Un apaisement apparait alors. On se sent plus centré.
Maintenant, je ne sais pas si ça répond à votre question.
Amicalement,
Yog
Bravo pour votre article. Il est aussi très utile de bien différencier ce qui est le fruit de notre bas-mental,( notre mental des désirs personnels et des émotions personnelles qui aurait du être notre mental de ressenti uniquement) de ce qui nous vient d’un "niveau" supérieur , qui je crois peut se nommer la Conscience ou l’Être Vrai qui seul devrait nous diriger dans notre Vie sur cette terre , je pense.
Rester soi-même...et surtout résister au "clonage" des esprits !
RDV sur mon blog, et que la discussion commence !












