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Des cosmétiques toxiques pour votre corps

Article publié le 22 novembre 2007

Vous avez peut-être récemment entendu parler des traces de plomb retrouvées dans des rouges à lèvres de grandes marques comme l’Oréal ou Christian Dior (lire l’article de Métro du 15 oct. 2007). L’information avait été révélée par "The Campaign for safe cosmetics", un collectif américain de défense des consommateurs avec, en ligne de mire, la notation de 0 (bon) à 10 (médiocre) de la toxicité de l’ensemble des cosmétiques.

Tout l’intérêt réside dans le fait que ces notations sont disponibles en ligne, leur base de données comportant des dizaines de milliers de produits. La recherche peut se faire par produit, par ingrédient ou même par marque. Bien qu’il s’agisse de cosmétiques disponibles sur le marché américain, beaucoup se retrouvent en Europe. Et même si votre marque n’est pas dans la base, vous pouvez vous-même estimer la dangerosité du produit dont vous aspergez votre corps grâce à la recherche par ingrédient. Cliquez sur le logo pour accéder au site :

cosmétiques toxiques

Bien que le site soit en anglais, la toxicité est décrite suivant un ensemble de mots clés facilement compréhensibles (risque de cancer, troubles de la reproduction, perturbation endocrinienne...).

Signalons enfin que le collectif a rédigé une charte où les sociétés signataires s’engagent à ne plus utiliser de produits chimiques dont les effets nocifs ont été avérés (produits cancérigènes, mutagènes ou susceptibles de provoquer des malformations à la naissance). Les noms des signataires sont régulièrement mis à jour (accès direct). A noter... Estee Lauder, L’Oreal, Revlon, Proctor & Gamble et Unilever ont refusé de la signer à ce jour.

Cette démarche est assez semblable à la campagne Vigitox initiée par Greenpeace (lire l’article du blog "Enduisez-vous de produits toxiques... c’est pour votre bien-être !"). Hormis le fait qu’elle note non seulement les cosmétiques, mais aussi les lessives, les jouets, les peintures... la différence réside avant tout dans les critères retenus. Tandis que The Campaign for safe cosmetics met l’accent sur les ingrédients, suivant une notation sur dix niveaux, Greenpeace n’a qu’une notation sur 3 niveaux, incluant dans ses paramètres le refus éventuel d’une marque à communiquer.

Certes, toxicité et silence font souvent bon ménage, mais cette confusion rend les résultats de Greenpeace nettement moins transparents. Enfin, la base n’est pas suffisamment mis à jour et l’absence de certaines gammes de cosmétiques font cruellement défaut (ex. soins des cheveux où pratiquement aucun gel, spray ou fixateur ne sont listés...). Reste que c’est un bon moyen de vérifier que certains produits ont des résultats médiocres quel que soit le système de notation... comme l’Oréal (et non, ce n’est pas de l’acharnement).

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commentaires
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par violette (IP:xxx.xx7.135.177) le 23 novembre 2007 à 13H00

Intéressant... Et je conseille à toutes (et tous) le livre de Rita Stiens, "La Vérité sur les Cosmétiques". Après c’est bien simple, vous perdez l’envie d’acheter des cosmétiques non labellisés bio :-o. Un conseil : courez dans votre magasin bio le + proche ; vous trouverez forcément les équivalents des horreurs que vous utilisez et pour le même prix (voire pour moins cher) ! Là, il faut vérifier aussi les composants : on apprend vite ! En revanche cet article me donne l’envie de distribuer à mes proches une petite fiche sur un de leur produit préférés... :->

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par mathieu.hangue (IP:xxx.xx7.171.238) le 26 décembre 2007 à 15H01

Et comme si ça ne suffisait pas nous avons droit à de nouveaux produits : les nanoproduits. Extrait : "Les compagnies de cosmétiques utilisent des ingrédients qui contiennent des oxydes de métal et des sphères de carbones de taille nanométrique, appelées “fullerènes” , ainsi que des nanocapsules dans le but de pénétrer plus profondément les couches de la peau. Notre rapport ne représente qu’un petit échantillon des produits cosmétiques et de soins corporels actuellement dans les rayons des magasins et contenant des particules “libres” obtenues par génie nanotechnologique. Les fullerènes de carbone qui sont utilisés dans certaines crèmes et produits hydratants ont des propriétés antibactériennes mais il a été montré qu’ils provoquaient des lésions dans le cerveau de poissons. Même à des taux d’exposition bas, il a été démontré que les fullerènes provoquaient des lésions dans les cellules du foie humain. Alors que commence la saison des bains de soleil, les consommateurs se trouvent confrontés à un dilemme. Alors qu’ils utilisent beaucoup de crème solaire pour se protéger des rayons ultraviolets dangereux, ils peuvent, ce faisant, s’exposer sans le savoir à un autre risque. Il a été démontré que, lorsqu’elles sont exposées aux UV de la lumière solaire, les nanoparticules d’oxyde de titanium et d’oxyde de zinc - utilisées dans un grand nombre de produits cosmétiques, de soins corporels et de crèmes solaires - sont photoactives, produisent des radicaux libres et endommagent l’ADN des cellules de la peau." Pour l’article complet "Les ingrédients nanotechnologiques dans les produits de beauté posent de gros risques pour la santé" : http://www.amisdelaterre.org/Les-in... MH


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