Article publié le 3 janvier 2008
La téléphonie portable sera-t-elle la source d’un futur scandale sanitaire mondial sans précédent ? On peut légitimement s’interroger au moment où le ministère de la Santé lance une mise en garde concernant les possibles risques pour la santé d’un usage excessif des téléphones portables, notamment pour les enfants. Ce qui serait mauvais pour les enfants serait-il anodin pour les adultes ?
Dans un communiqué le ministère de la Santé, de la Jeunesse et des Sports s’inquiète aux lendemains des fêtes de Noël des achats massifs de téléphones portables pour enfants : “L’hypothèse d’un risque ne pouvant pas être complètement exclue, une approche de précaution est justifiée. Soufflant le chaud et le froid, le ministère rappelle que les études françaises et internationales établissent certes qu’aucune preuve scientifique ne permet de démontrer que les portables présentent un risque “notable” pour la santé, mais que certaines études récentes font état d’un risque faible d’effet sanitaire dans certaines conditions.
Selon le ministère, le seul risque avéré découle d’un effet thermique en cas d’utilisation prolongée, avec pour conséquences possibles des brûlures. D’autres études non confirmées évoquent un risque de cancer à très long terme. Principalement mise en cause, l’émission d’ondes ultracourtes de très hautes fréquences émises au niveau de l’antenne du mobile qui sont absorbées pour moitié par la tête de l’utilisateur. D’après de nombreux spécialistes, il serait possible, à terme, que l’ADN cellulaire soit lésé, ce qui provoquerait des tumeurs cancéreuses.
Ces risques surviennent “après une utilisation intense et de longue durée”, plus de dix ans. Les enfants seraient plus sensibles aux effets des radiofréquences en cas d’utilisation intense, leur organisme étant en développement. Les conseils sont donc d’utiliser le téléphone avec modération, de ne pas téléphoner dans des conditions de mauvaise réception ou lors de déplacements à grande vitesse et d’éloigner le combiné des parties sensibles du corps en utilisant un kit “mains libres”.
Le ministère assure qu’il tente d’obtenir une synthèse du résultat des études à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et déclare avoir saisi l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail afin qu’elle réalise une “mise à jour de son expertise”.
Inquiétantes informations si l’on tient compte de la durée de vie moyenne d’un individu qui grosso modo dans notre société acquiert son téléphone portable pour adolescence, période pendant laquelle on est souvent très prolixe au téléphone et ne le lâchera plus avant sa tardive vieillesse. On serait donc bien pour la très grande majorité des utilisateurs dans le cas d’une utilisation prolongée et souvent intensive.En fait le problème est encore plus grave qu’on ne le pense et dépasse les seuls téléphones portables. L’inquiétude porte sur la multiplication des ondes de radiofréquence qui nous entourent, fruit d’une mobilité sacralisée.
Le 30 novembre dernier, le comité hygiène et sécurité de la direction des affaires culturelles de la Ville de Paris a votait le principe d’un moratoire sur le Wi-Fi dans les bibliothèques municipales parisiennes suite à la révélation que des membres du personnel présentaient des troubles (maux de tête, malaises, vertiges, douleurs musculaires). Face aux enjeux financiers colossaux de la technologie du mobile, les grandes sociétés ont fait fi de l’incertitude scientifique qui entoure les conséquences possibles des radiofréquences sur l’homme. Les gouvernements de la planète ont une responsabilité majeure sur cette question, eux qui ont vendu à prix d’or des licences d’exploitation. S’engouffrant dans cette brèche, les grandes sociétés qui ont été contraintes de réaliser des investissements particulièrement lourds ont eu beau jeu d’associer autorisé et innocuité. L’appât du gain a été le plus fort, dans un domaine où ces technologies se sont rapidement et massivement répandues et qu’elles évoluent beaucoup plus vite que les recherches sur leur innocuité.
Dans un article publié le 19 décembre dernier dans les colonnes du quotidien Le Monde, Paul Benkimoun dressait un état objectif de la situation. Le simple titre de l’article donnait le ton : “N’abusons pas des ondes”. L’aveu de méconnaissance des scientifiques y est éclairant. Le journaliste rapporte les propos de Paolo Vecchia, du département technologie et santé de l’Institut national de la santé à Rome : ” Nous savons peu de chose sur le Wi-Fi, les fréquences actuellement utilisées et celles qui le seront demain. Nous n’avons pas eu le temps de les étudier “, mais aussi du docteur Elisabeth Cardis, du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), qui coordonne l’étude épidémiologique internationale Interphone menée dans treize pays sur les liens éventuels entre téléphonie mobile et tumeurs de la tête. “On ne peut certainement pas dire qu’il n’y a rien chez les gros utilisateurs de la téléphonie mobile », reconnaît-elle. Même si des biais ne seraient pas à exclure, les résultats de l’étude publiés jusqu’ici montrent en effet une augmentation du risque relatif, parfois jusqu’au doublement, de plusieurs tumeurs de la tête (gliomes, méningiomes, neurinomes de l’acoustique et tumeurs de la glande parotide).”
Pas de quoi être rassuré d’autant que selon les scientifiques interrogés,le Wi-Fi pourrait poser moins de problèmes que le téléphone mobile, qui utilise une fréquence plus basse. ” L’énergie électromagnétique pénètre moins profondément au fur et à mesure que la fréquence augmente “, “Plus la fréquence est élevée, plus l’absorption des ondes reste localisée aux couches superficielles de l’organisme”.
Dans ce contexte, le positionnement de Roselyne Bachelot constitue un véritable pavé dans la marre pour les opérateurs de téléphonie mobile français qui jusqu’à présent ont joué le jeu de l’intimidation en traînant en justice pour diffamation tous les lanceurs d’alerte, même journalistes. En 2006 Annie Lobé, journaliste d’investigation scientifique écrivant notamment pour Sciences et Avenir, en faisait la triste expérience pour un article “Les gens meurent sous les antennes”. L’opérateur de téléphonie mobile s’est notamment appuyé sur Ca ne l’Institut de Veille Sanitaire (InVS), qui estimait “qu’il n’était pas justifié d’étudier une association entre des antennes de téléphonie mobile et l’apparition de pathologies.” Pas justifié. Parce que le décès des enfants “peut être simplement dû au hasard”.
La balle est désormais de nouveau dans le camp des scientifiques. Les ministères de la santé et de l’écologie ont commandé fin 2007 à l’Afsset un rapport sur les rayonnements non ionisants, concernant notamment le Wi-Fi et l’utilisation des téléphones portables par les enfants. Il devrait être rendu à la fin de 2008. Pourtant comme le relevait avec prémonition Paul Benkimoun un consensus existe pour inciter à ne pas laisser les enfants utiliser les téléphones mobiles. La Ministre de la Santé aura eu le courage au nom du gouvernement, d’en faire état.
Très bon article, M. Moreigne, accompagné de vidéos bien révélatrices !
Je voudrais, au passage, signaler qu’il y a par ailleurs une spécificité française du déni d’atteinte à la santé pubique quand les intérêts industriels et commerciaux sont en jeu.
En effet, la plupart des études qui ont été effectuées sur le sujet, et elles sont nombreuses, et parfois fort anciennes, ont TOUTES été réalisées jusqu’à ce jour à l’étranger : Suède, Grande Bretagne, Canada, USA, etc...
Les demandes d’études en France sont récentes et polluées comme le montre votre article et vos vidéos : tout ce passe comme si les alertes sanitaires ne devaient venir que de l’extérieur !
Sans remonter à l’exemple de l’interdiction tardive de l’amiante, mais au sujet des OGM, l’alerte est venue de l’extérieur, le matériel de cuisine recouvert de téflon, interdit dans certains pays a-t-il fait l’objet d’une mise en garde : non, les amalgames dentaires à base de mercure aussi interdits dans d’autres pays : itou ! Idem pour les produits dits phytosanitaires, les additifs alimantaires etc...
Je regrette d’avoir à dénoncer cette triste caractéristique d’un pays qui se targue d’être celui "des droits de l’homme", mais dont la santé des citoyens est trop souvent oubliée pour le plus grand profit...du profit !
Bien à vous, bonne année, et merci pour votre article.
Au fond, ce genre d’article est amusant : quand on dit "la balle est dans le camp des scientifiques", cela veut dire qu’on leur demande de trouver enfin quelque effet sur la sante des ondes electromagnetiques, et qu’on leur reproche de ne rien avoir encore trouve ? Si enfin on trouvait quelque chose, alors nos Cassandre seraient rassures : enfin, nos craintes sont confirmes, sinon ils en resteront avec cette affreuse crainte : "et si nos craintes n’etaient pas fondees ?"
Malheureusement les scientifiques n’ont encore rien trouve, si on execpte les rumeurs lancees et entretenues par les sectes de precheurs d’apocalypse..et tant qu’ils n’ont pas trouve, enfin, ce qu’on leur demande de trouver, ils seront harceles par les doutes des manipilateurs de peurs millenaristes.
Peut-on imaginer qu’un argument scientifique soit une demonstration definitive que ces peurs ridicules devraient etre abandonnees ? Je pense que non, car quand on ne voit rien de mesurable comme effet, on peut toujours imaginer que cela est cache-par la malhonnetete des operateurs, ou la simple difficulte d’observer un effet trop tenu- et qu’en continuant a chercher, comme les schadoks qui pompaient, on finira par trouver...Et cela continuera tant que les peurs millenaristes assailleront l’humanite et que celles-ci seront manipulees par les anti-progres de tout poil.
Je voudrais neanmoins revenir, comme je l’ai deja fait, sur ce que les Sciences, en particulier la Physique sait de l’effet d’un rayonnement electromagnetique (REM) sur un organisme vivant.
On distingue les REM par leur longueur d’onde et par la puissance du rayonnement.
Il y a une theorie quantique (Einstein, 1905) qui etablit que l’effet d’un rayonnement est tres different suivant que sa longueur d’onde est suffisamment courte ou non. En dessous d’une certaine longueur d’onde, on va observer des ionisations, causes de cancers car ils detruisent (coupent) des molecules d’ADN, creent des radicaux libres... Cette limite est dans le domaine de l’optique (0.4-0.75 microns). Pour des longueurs d’onde plus grandes que le micron, on n’observe plus ce type d’effet. Les longueurs d’onde des telephones, wifi..sont dans le millimetre (ou plus), cad mille fois au moins plus grandes que celles capables de detruire les liaisons chimiques dans la matiere vivante. Dans ce cas, augmenter la puissance du rayonnement revient a augmenter la probabilite de cancer. Donc : e proteger du soleil et des "radiations ionisantes" (X, gamma...) !
L’effet de grandes longueurs d’onde est de causer des vibrations des molecules, essentiellement l’eau dans les organismes vivants. Qui dit vibrations dit CHALEUR : un telephone portable echauffe la partie du cerveau avoisinante de quelques centiemes de degres. Cette chaleur est normalement evacuee par la circulation sanguine, comme sont evacues la dizaine de watt (pres de 20% de l’energie consommee par notre corps au repos) correspondant au fonctionnement dudit cerveau. Evidemment, si la chaleur est trop forte, un organisme cuit, comme l’histoire de la dame qui avait mis son chat dans un microonde pour le secher...
Dernier point : l’effet donc depend dans tous les cas (chauffage et degats d’irradiation) de le puissance recue. Et la on dit pas mal de betises. Dans le cas des radios, il faut prendre en compte la puissance de l’emetteur et la distance : la puissance recue decroit comme le carre de la distance.
Il me semble evident que la plus grosse puissance recue vient du telephone portable : il se regle en fonction de l’eloignement a l’emetteur, mais ca peut faire un watt a quelques centimetres.
Pour le wifi, la puisance se compte en dix milliwatts pour la maison, et l’emetteur (portable) est a pres de un metre, ce qui veut dire que la puisance recue est a peu pres mille fois moins importante.
Pour les antennes de telephonie, la puissance doit (desole, a verifier) tourner autour de cent watt, et les antennes sont au moins plusieurs dizaines de metres. Ca semble donc dix fois plus important que le wifi, mais bien faible...
Cela dit, je lis un excellent livre que je trouve fort derangeant pour le scientifique rationnel que je suis : "Pourquoi avons-nous peur de la technologie" d’un "sciences po", que je vous conseille, ou on decrit tous les maux de tete observes autour d’antennes...qui n’etaient pas en service, et qui montre qu’au dela de l’ironie du Physicien que je suis, expliquer le progres est un tonneau sans fond...que je pense de mon devoir d’essayer quand meme de remplir...
Amicalement
La pollution electromagnétique peut TUER elle l’a probablement deja Fait.
Non seulement ils existe des risques mais ils sont inscrit dans des lois et les rapports des experts relevent du charlatanisme et de la tromperie aggravée puisqu’ils dissimulent des effets des risques et les moyen de s’en proteger quand il pretendent mensongerment proteger la pupulation avec des limites de 41 a 61V/m pour la telephonie mobile.
Je vous suggere la lecture du 12° de l’article L32 du code des P et T ,du 3° la directive RTTE 1999/5/CE des directives sur la compatibilité electromagnétique , des notices des appareils a usage medical d’immunité 3V/m et parfois de 1V/m, de l’introduction a la norme 60 601-1-2 edition 3 sur la responsabilité de ceux qui encouragent a depasser 3V/m , la lecture du guid’application des limiotes de L’ICNIRp est aussi un cinglant dementi aux experts officiels.
Tout un panel d’experts agissant en bande organisée aux service des pollueurs ou n’étant pas capable de comprendre que 61VM est tres superieur a 3V/m, ont decidé de tromper la population en lui dissimulant les risques liés a la compatibilité électromagnétique connus depuis des dizaines d’année et dont la prevention est obligatoire.
La dissimulation d’effets de risques et des moyens de s’en proteger sont passible de 4 ans de prison (tromperie aggravée) articles L213-1 et L213-2 du code de la consommation.<:b>
Evitez de reprendre les informations mensongères diffusés par certains experts officiels destinées a tromper la population.
Mr Karva.. Vous avez peut-être raison, peut-être cherche t-on à se faire peur ? Peut-être que nos craintes ne sont pas fondées ? Peut-être qu’à force de crier au loup, on ne verra pas venir un plus grand danger qui nous menace celui-là réellement ? (Pourtant les exemples ne manquent pas.... Pic démographique, Pic hydrique, Pic énergétique, Pic alimentaire, Pic de pollution... Les seuils (selon les spécialistes) sont au rouges à tous les niveaux. Sauf pour les économistes bien sûr qui ne jure que par le Pic du CAC40...) Mais peut-être aussi aurez-vous tord. On ne le saura que dans 10-15-20 voir 30 ans... Et là, les exemples ne manquent pas non plus : danger du tabac enfin reconnu, amiante, sang contaminé, nuage radioactif etc. Je n’ose quand même pas imaginé que vous puissiez penser que nos dirigeants nous disent la vérité ? la connaissent-ils seulement ? Alors oui, je l’avoue, la technologie me fait peur. Car l’humain est capable du pire comme du meilleur... Et quand je vois les sommes qu’on attribut à ces nouvelles recherches (qui je pense, sont nécessaires pour comprendre notre monde), mais qu’on s’en serve pour que nos téléphones portables puissent prendre des photos, pour qu’on puisse surfer sur internet pour voir des Paris Hilton se foutre à poil, ou des abrutis taper dans un ballon pour des millions... Qu’on en donne à des bambins de 7-8 ans parce que qu’on a perdu le sens de la proximité... (toujours aller plus vite, plus loin, plus souvent pour moins cher...) Alors oui je me dis que notre société est sclérosé par la technologie... TROP (je dis bien TROP) de technologie tue finalement la technologie.... Alors oui quand je vois tout ces cons avec leur portables branchés 24h sur 24 sur leurs orifices... je me sens heureux d’être un "peu plus" libre. (pas besoin de vous dire que je n’en ai pas... de portable, heureusement j’ai tous mes orifices) Et oui, même si je suis d’accord avec la plupart des scientifiques qui disent qu’il n’y a pas de dangers avec ces ondes, je ne peux pas m’empêcher de penser que cette course aux ondes (toujours plus puissantes, toujours plus nombreuses...) ne sert à rien (Sauf bien sûr aux économistes qui s’en servent pour nous vendre de plus en plus de merdes)... Bien au contraire elle nous abruti. De plus, ce qu’il y a de bien avec la science, c’est que : ce qui était vrai un jour, devient faux le lendemain. Alors remplissez le tonneau du progrès et rdv dans 30 ans.
Saviez-vous que des projets de téléphones miniaturisés implantés dans une prothèse dentaire sont à l’étude ? De quoi frémir, non ?
D’autant qu’il existe d’ores et déjà une pollution électro-magnétique d’origine dentaire à travers le galvanisme buccal généré par la coexistence de métaux de nature différente au contact de la salive :
http://www.holodent.com/article-135...
Une pollution invisible de plus mais hélas bien réelle.












