Et, un drame de plus, un de ces malheurs ordinaires qui passent totalement inaperçus à moins qu’il ne nous touche de près est encore survenu…
Une excellente amie vient d’apprendre que son cousin est atteint
d’un cancer du poumon. Il a 48 ans, est père de 3 enfants dont le cadet
à l’âge du nôtre : 8 ans.
Ah, j’oubliais, son cancer est inopérable…
A l’annonce d’une telle nouvelle, je me trouve immanquablement
replongé dans mon histoire personnelle, dans cette lutte désespérée
menée par ma mère pendant 5 années contre la maladie ; le parallèle
pourrait sembler erroné puisque ma mère est décédée d’un cancer du
sein, c’est que je ne parlais pas des conséquences mais de la cause…
…ils étaient tous deux fumeurs et ma mère a succombé à 49 ans !
Et, il nous faut encore et toujours nous interroger sur ce que je n’hésite pas à appeler un génocide.
Le mot vous semble exagéré ?
Rappelons-en la définition : Volonté d’exterminer tout ou partie
d’un groupe, généralement ethnique ; non, je confirme, il s’agit bien
d’un génocide !
Prenons des chiffres et concentrons-nous sur la France : personne ne peut plus ignorer que la sécurité routière est une « grande cause » gouvernementale relativement récente, la réduction du nombre de morts aux alentours de 5’000 par année ayant permis de nombreuses séances d’autosatisfaction (Le jeu de mot était aisé, je l’admets) de la part de l’ex-Ministre de l’Intérieur Sarkozy.
L’ironie de mon ton n’étant pas dirigée envers l’idée même de sauver des vies mais sur les moyens employés, notamment les radars… (Généralement déployés sur autoroutes, tronçons les plus sûrs et jamais devant les passages piétons ou les écoles, fermez la parenthèse) il est tellement plus « motivant » d’inciter à la prudence lorsque cela rapporte des milliards dans des caisses nationales universellement reconnues comme percées…
5 000 morts ont donc hurlé de leur tombe leur indignation et leur dépit de n’être plus là alors qu’ils auraient pu être sauvés = Radars et grande cause nationale !
Qu’en est-il de la cigarette ?
66 000 morts !
Une deuxième fois : 66 000 morts…
Chaque année le tabagisme tue en France 66 000 personnes, humains, mère, père, frère, sœur, ami, etc… 66 000 morts…
Où sont les radars ? Où sont les amendes parce qu’un fumeur a mis sa vie en danger et/ou celle des autres ? A commencer par celle de ses enfants, ces martyrs que l’on croise régulièrement sur la route (La route, tiens !) avec un parent au volant, cigarette à la bouche, conduisant d’innocents bambins baignant dans un brouillard potentiellement mortel.
Ils sont où les gendarmes ? Ils sont où les sermons, les appels au civisme, à la responsabilité ?
Mes 4 garçons, non fumeurs comme votre serviteur, n’ont jamais été
emmenés visiter des services de cancérologie dans lesquels des malades
auraient pu leur expliquer leur combat et les encourager à ne pas
fumer. Je l’ai fait, non par besoin d’être convaincu, le calvaire de ma
mère m’ayant à tout jamais éloigné de cette drogue mais par
humanité, par envie d’écouter ces gens témoigner et donner un sens à
leur douleur.
Le plus terrible est que le cousin de notre amie avait perdu son père, fumeur, d’un cancer du poumon, il y a quelques années…
Mais, cette société dont le gouvernement accepte la légalité de cette drogue létale parce qu’elle lui rapporte annuellement 10 milliards d’euros de taxes, n’a pas su, pas pu, pas voulu tout mettre en œuvre pour qu’il comprenne que : fumer, c’est tuer !
Soi ou les autres, soi et les autres…
Je conclus sur la liberté individuelle généralement balancée à la figure de toute personne qui tient ce type de propos pour préciser que :
a) Je reconnais à chacun le droit de se tuer si sa vie est insupportable
b) Si, pour ce faire, quelqu’un a choisi la cigarette, personne ne devrait en subir les conséquences
c) Le coût de la plupart des addictions et de leurs conséquences n’est pas remboursé par la Sécurité Sociale (Exemples : Jeu, femmes, voitures, drogue, etc…)
En conclusion, je suggère une piste de réflexion, puisqu’il est nécessaire de disposer d’un permis de chasse pour tuer les animaux, pourquoi ne pas instaurer un permis de fumer pour avoir le droit de se tuer ?
Après quelques visites dans les hôpitaux, les candidats fumeurs s’engageraient par écrit, notamment à ne pas tirer… sur leur cigarette en public, produiraient l’attestation d’assurance prouvant qu’ils sont couverts pour tout dommage envers la collectivité ainsi qu’un certificat médical à renouveler toutes les années…
C’est un début, j’ai l’impression que les mentalités évolueraient assez vite dans un cadre raisonnable et respectueux de soi et des autres.
66 000 vies chaque année, il n’est plus temps d’arrêter de faire les yeux doux aux marchands de morts !
P.S : Pour ceux qui veulent prolonger la réflexion, l’excellent site « tabac info service »
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je suis tout a fait d’accord avec ces propos ... mais que dire alors des vendeurs d’essence ? et des fabricants de voiture :)
la ca va etre dur de tout arreter ... :))
Il y a aussi ceux qui mangent trop, trop gras et qui meurent d’infarctus ou d’accidents vasculaires cérébraux.
Il y a aussi ceux qui boivent trop d’alcool (et qui souvent fument en même temps les inconscients criminels).
Il y a aussi ceux qui fument trop de pétards de toutes sortes et qui tuent les autres sur la route avant de se tuer par la même occasion.
Il y a ceux qui font du parapente et qui se viandent un dimanche après midi ensoleillé.
Il y a ceux qui font du ski ou de la randonnée hors piste malgré les recommandations des montagnards qui savent et qui déclenchent des avalanches qui tuent des innocents qui se baladaient par là en ski ou en raquettes ou en famille.
Il y a les mères de famille inconscientes et criminelles qui laissent trainer tout un tas de produits dangereux (et elles savent que c’est dangereux) (liquide vaisselle, lessive, eau de Javel, alcool à brûler, décape four, etc...) dans le placard sous l’évier sans fermeture sérieuse à la portée de leurs bambins que l’on retrouvent dans les services d’urgence où ils meurent ou en sortent avec des séquelles terribles. Il y a les armoires à pharmacie trop facilement accessibles.
Il y a les bricoleurs qui tombent de leur escabeau et qui se fracassent le crâne sur le bord du lavabo. Quatre fois plus de morts suites à des accidents domestriques chaque année que les morts sur la route.
Il y a les vieillards qui se fracturent le col du fémur dans leur salle de bain ou en glissant sur la m... de chien sur le trottoir devant chez eux et qui meurent à l’hôpital.
Il y a les jardiniers du dimanche qui n’ont pas été vaccinés contre le tétanos depuis des lustres et qui meurent dans les hôpitaux (la mort par tétanos est terrible)
Il y a ceux qui n’ont jamais fumé, jamais mangé ni bu plus que de raison et qui meurent quand même d’un cancer bronchique.
Il y a sous d’autres cieux que le nôtre ceux qui se choppent le palu, la dengue, la tuberculose, les oreillons, la rougeole, etc.... et qui en meurent, jeunes le plus souvent. Il a ceux qui meurent d’un cancer du foie parce qu’ils mangent des oléagineux (surtout) mal conservés.
Il y a ceux qui meurent de dysentérie parce qu’ils boivent de l’eau croupie.
Là non plus il n’y a pas de radar pour prévenir toutes ces morts.
Tous ces morts là ont aussi de la famille. Heureusement que cette famille ne prêche pas systématiquement pour l’interdiction, du tabac, du gras, de l’escabeau, du parapente, de la tronçonneuse, de la voiture, du ski, du jardinage, des médicaments, de l’eau de Javel, des chiens, etc...
Il va bien falloir que l’humanité moderne se mette dans la tête un jour ou l’autre qu’elle n’est pas immortelle et qu’il faut bien qu’elle meurt de quelque chose un jour ou l’autre.












