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Bêlement génétiquement modifié

Article publié le 16 janvier 2009

Bêlement génétiquement modifié

Les OGM, manipulations génétiques du vivant, ne sont pas une nouveauté. Les travaux de croisements / sélections, d’hybridations des végétaux furent entrepris très tôt (en fait dès les débuts de l’agriculture), même si le productivisme les ont systématisés lors de la Révolution Verte. En comparaison l’intervention humaine par le génie génétique et l’introduction de gènes étrangers n’en est finalement qu’à ses balbutiements.

Les OGM, le terme est ici utilisé dans ce sens commun, c’est-à-dire, les organismes dont on a délibérément modifié le code génétique à des fins précises (résistance, augmentation de la productivité...) par intrusion d’un gène spécifique, ont aujourd’hui atterri dans nos assiettes, et dans les bacs de nourritures du bétail. On connaît désormais assez bien, les maïs ou soja aux noms de code imprononçables crées par des multinationales souvent montrées du doigt et si souvent abordées dans les colonnes de nos blogs, webzine et journaux papiers.

Par contre, les animaux OGM restent un sujet peu traité. Évidemment, certains ont déjà été abordés, et on met en exergue les problèmes éthiques, environnementaux et tout simplement idéologiques posés par de telles manipulations. La question devient encore plus épineuse aujourd’hui et depuis quelques temps désormais, que ces animaux génétiquement modifiés produisent des substances utilisées dans les médicaments.

En effet, oeuvre étonnante, des firmes pharmaceutiques utilisent la technologie OGM afin de produire des médicaments biotechnologiques. En particulier, c’est le cas de chèvres OGM, dont on a modifié le génôme afin qu’elles produisent une protéine recombinante humaine dans son lait : l’antithrombine. Le premier médicament de ce type a été autorisé sur le marché européen par l’EMEA dès 2006, vous pouvez assez sujet voir un article et assez complet à ce sujet ici. Mais ce dont l’article ne parle pas, c’est qu’outre la productivité accrue d’une chèvre comparée à la même protéine d’origine humaine, c’est qu’elle permet un contrôle de la production, de la qualité et de la sécurité plus efficient. Toute molécule extractive humaine possède des risques de transmission de certains pathogènes et ce malgré le "lavage" du sang contre les différents virus. Alors, même si aujourd’hui les contrôles sur le sang humain sont devenus plus fiables (les affaires du sang contaminé et de l’hormone de croissance extractive n’y sont pas étrangères), il reste des facteurs de risques non négligeables. On pense en particulier aux pathogènes non conventionnels, type prion, mal connus, et donc difficiles à traiter. De plus, il existe déjà sur le marché des produits conçus à partir de protéine animale. Mais ils posent des problèmes d’immunogénicité et de compatibilité génétique qui nécessitent d’être humanisés dans leur processus de fabrication. L’humanisation, jamais complète, ne prévient pas tous les rejets. Or ici, l’introduction du gène permet la synthèse d’une molécule humaine, ce qui résout en partie ce problème, en quantité plus importante et dont le processus de production, bien que très sensible comme tout produit provenant d’un organisme vivant, est plus fiable et plus facile à contrôler.

Ce type d’utilisation de la technologie du génie génitique, est encore rare et mal connu. Cette technologie a des aspects effrayants, un côté apprenti sorcier qui font que nous sommes très méfiants. Non sans raison, son utilisation a des fins productivistes est parfois choquante, pourtant elle offre des perspectives intéressantes, à ne pas négliger dans certains domaines en particulier la médécine. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si aujourd’hui 50 % de la recherche pharmaceutique concerne des produits biotech (certes, une part infime est "OGM").

Thèmes

Animaux Santé Médicaments Maladie OGM

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commentaires
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par karva (IP:xxx.xx0.33.83) le 16 janvier 2009 à 14H26

Bonjour,

juste un petit mot pour raconter combien les techniques modernes de modifications génétiques et d’irradiations nucléaires peuvent se mettre au service de l’humanité, et même ...de l’écologie !

Pour combattre les insectes nuisibles pour la santé, on dispose d’insecticides, mais cela peut induire des problèmes de santé.., et surtout, cela peut à terme perdre une partie de son efficacité.

Il y a une autre méthode, qui marche déjà (contre une "grosse mouche" américaine qi pond dans les plaies..), qui consiste à lâcher au bon moment un grand nombre de mâles stérilisés. On utilise pour cela en ce moment deux méthodes très efficaces :

- On élève des insectes, et on irradie les mâles pour les stériliser.

- On doit séparer les mâles des femelles, et pour les distinguer, on introduit dans le gêne des mâles un gène qui code pour une protéine luminescente. Cela permet de distinguer très facicilement les mâles.

Donc, grâce à la combinaison de deux méthodes modernes : irradiation et génie génétique, on combat les maladies. La méthode va aussi être testée contre le paludisme et le Chcoutoumia.

Admirons les progrès que permet la Science !

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par juju (IP:xxx.xx0.37.141) le 5 février 2009 à 22H49

Ouais... on ne peut pas décemment s’opposer à ce genre d’initiatives...

Mais... il s’agit là d’OGM stériles... ce qui fait toute la différence avec la majeure partie des brevets déposés actuellement : il n’y a pas de flux de (trans)gènes possible vers les populations naturelles...

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par yunhe (IP:xxx.xx7.72.86) le 11 novembre 2009 à 11H08

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