Article publié le 13 juin 2008
Nous avions publié des chiffres des instances européennes qui malheureusement démontraient le peu d’intérêt pour les progrès des recherches sans animaux dans la "vieille europe" en dépis de grands progrès inattendus aux Etas-Unis.
En effet, malgré de belles déclarations, la Grande Bretagne comme la France consacre un budget ridicule aux recherches alternatives. Cependant, un communiqué nous annonce que le Royaume-Uni souhaiterait augmenter le financement de la recherche d’alternatives à l’expérimentation animale… Un effet d’annonce ou une réelle volonté politique ? Cela reste à démontrer.
De fait, l’article ci-dessous tend à démontrer une réelle volonté
d’améliorer le financement de la recherche d’alternatives mais
seulement à la condition d’aboutir à la restriction et non à
l’éradication des tests sur animaux par des méthodes éprouvées. Nous
publions ce texte pour montrer à nos lecteurs la perversité, voire la
« perfidie » du système et la difficulté d’innover face à la routine et
à un lobby international souhaitant continuer les tests sur animaux
pour de multiples raisons autres que la Santé Humaine. Et cela sans
tenir aucun compte d’une communauté scientifique gagnée peu à peu aux
nouvelles méthodes de tests. Souvenons nous de la déclaration de Thomas
Hartung, directeur du Centre de Validation des méthodes Alternatives à
l’Expérimentation animale (ECVAM) : « La directive REACH est une
opportunité pour transformer la toxicologie en une science
respectable »…en Allemagne et même en France, de plus en plus de
scientifiques, chercheurs, s’élèvent contre les tests sur les animaux,
pratiques obsolètes et empiriques qualifiées par certains de « peu
fiables pour les humains ».
Le Royaume-Uni a annoncé son intention de doubler le financement de la
recherche visant à réduire et à remplacer les expériences sur les
animaux.
A l’heure actuelle, le Department for Innovation, Universities ans Skills (département britanique de l’innovation, des universités et des compétences) verse un peu plus de 2 millions de livres (soit 2,78 millions d‘euros) chaque année au National Centre for the Remplacement, Refinement and Reduction of Animals in Research (NC3Rs, le centre pour le remplacement, le perfectionnement et réduction de l’utilisation des animaux de laboratoire). Ce montant devrait passer à 5 millions de livres (plus de 6 millions d’euros) par an d’ici à 2010-2011.
« Le financement supplémentaire qui sera accordé d’ici 2011 est une agréable surprise. Pour un nouvel organisme en pleine expansion, le soutien conséquent du gouvernement montre combien les efforts de remplacement, de perfectionnement et de réduction de l’utilisation des animaux de laboratoire sont importants pour la science britannique », explique Vicky Robinson, présidente du NC3Rs. « Ces fonds supplémentaires nous permettrons d’élargir la portée de nos recherches au sein de la communauté scientifique et de financer davantage de projets de recherche de haut niveau afin de diminuer l’utilisation des animaux et ainsi améliorer leur bien être ».
« La recherche sur les animaux joue un rôle vital dans le domaine de la recherche médicale et a contribué à sauver des millions de vies humaines. Cependant, il est important de toujours chercher des alternatives ; le gouvernement s’est engager à remplacer, perfectionner et réduire l’utilisation des animaux de laboratoire. C’est un domaine dans lequel nous avons la primauté », a rajouté Ian Pearson, le ministre de la science et de l’innovation.
Notre pays jouit d’un riche passé en matière de protection et de bien être des animaux ; les travaux du NC3Rs contribuent donc à poursuivre cette tradition. L’augmentation de ce financement permet au centre de réaliser non seulement davantage d’activités de recherche qu’ils financent mais également d’amplifier leur impact. »
Le NC3Rs, créé en 2004, rassemble des parties prenantes du monde universitaire, de l’industrie, du gouvernement et des organisations consacrées au bien être des animaux ; il permet de faciliter l’échange d’informations et d’idées ainsi que d’encourager la traduction des résultats de recherche en pratiques qui contribueront à l’épanouissement des animaux et profiteront à la science.
En novembre 2007, la Commission
européenne a rédigé un rapport qui a révélé que 1 874 207 animaux
avaient été soumis à des expériences en laboratoire au cours de l’année
2005 au Royaume Uni. Sur les 25 Etats membres, la France est
le seul pays à avoir pratiqué plus d’expériences avec des animaux que
le Royaume-Uni (2 325 398 animaux ont été utilisés).
Entre 2002 et 2005, le nombre d’animaux utilisés dans des
expériences dans les 15 Etats membres les plus anciens de l’UE a
augmenté de 3%.
Pour de plus amples informations :
NC3Rs - National Centre for the Replacement, Refinement and...
CORDIS : service communautaire d’information sur la recherche et le développement
Quelques associations amies déterminées à démontrer que l’expérimentation animale en europe n’est pas non plus une fatalité :
La Société Protectrice des Animaux nationale - SPA
La Fondation Brigitte Bardot
La Société Nationale de Défense des Animaux - SNDA
L’association Bourdon
La Fondation 30 Millions d’Amis
La Ligue Française Contre la Vivisection – LFCV
lien image : http://www.animalliberationfront.com/Philosophy/Animal%20Testing/...
Il faut quand même garder à l’esprit que des pans entiers de la recherche fondamentale ne peuvent s’accomplir sans modèles animaux à l’heure actuelle. Je ne vois nulle perfidie dans ce constat.
Encore faudrait-il prouver que l’animal est un modèle biologique fiable de l’homme ce qui ne serait pas vraiment démontrable scientifiquement, bien au contraire ! D’où les innombrables victimes humaines de médicaments pourtant longuement testés sur les animaux. Rien qu’en France 1,3 millions de personnes hospitalisées victimes d’effets secondaires de médicamens (B. Kouchner, Le Monde, 13 novembre 1997). médicaments pourtant longuement testés sur les animaux et réputés de ce fait inoffensifs pour les humains ! Rapelons nous que le premier principe scientifique reste le doute ... Ces modèles animaux sensés mimer les réactions humaines sont pour le moins douteux. C’est la raison pour laquelle de plus en plus de scientifiques s’élèvent contre ces tests sur les animaux obsolètes, empiriques et si peu fiables pour les humains.
ATTENTION, VOIR CETTE VIDEO RISQUE DE VOUS RENDRE PLUS INTELLIGENT ! cliquer ou http://animal-tv.org/html/english/m...
Il n’y a qu’a remplacer les animaux par des humains, les résultats n’en seront que plus précis. Ne répondez pas pour me dire que la vie d’un humain à plus de valeur que celle d’un animal, c’est surement la pire des non-vérités humaines.
Je suis dans la recherche en biologie, je ne pratique pas l’expérimentation animale (mes sujets de recherche ne nécessitant pas l’utilisation d’animaux).
Cela dit, je vais être très clair : si j’avais besoin de faire de l’expérimentation, je n’hésiterais pas une seule seconde à sacrifier 100 souris pour sauver un humain. Notez bien que je sacrifierais également sans la moindre hésitation ces 100 mêmes souris pour sauver un chimpanzé.
Bonjour, N’oublions pas Antidote-Europe.org qui lutte dans le même sens. Cette association nous apprend dans sa revue trimestrielle de Juin 2008 que le gouvernement des Etats-Unis prend des mesures concrètes pour introduire la toxicologie cellulaire dans la réglementation. Ce combat est important pour la santé humaine et le bonheur des animaux. Soutenons-le. Claude Drocourt
Le modèle animal est loin de valoir le modèle humain. Avec nos prisons qui regorgent de volontaires potentiels on pourrait échanger des libérations contre des expériences. Cela éviterait de voir des photos comme celles de ce pauvre petit singe, et encore il y a pire.
Pénible à voir. Et pourtant. Faut bien en parler.
Le siècle des lumières, vu d’ici, nous paraît bien plus beau que le moyen âge, certes, et fait resplendir tout ce que l’esprit humain peut avoir d’aventureux, d’original et de talentueux. C’est vrai. Mais maintenant, près de chez moi, il y a le cri inaudible des animaux élevés en batterie, sans voir la lumière, et puis torturés justement parce qu’ils ne sont pas si éloignés de l’homme, et que dans la douleur de leurs entrailles étudiées, « on » va bien finir par trouver un jour le secret de la vie. Les blés qui poussaient dans les campagnes françaises des années 1970 mesuraient encore 1,60 m et étaient vigoureux. Maintenant, ils font 60 cm de haut tout au plus, ils ont muté, c’est comme s’ils voulaient mourir, juste maintenus en survie par l’industrie chimique, en attendant d’être béquetés par les gens. Et les gens, est-ce qu’ils sont mieux que les animaux élevés en batterie et torturés, et que les blés d’aujourd’hui qui veulent mourir ?
Les français se vantent d’être « cartésiens », et Descartes n’a-t-il pas dit (oh l’effroyable insensible) : « L’homme est le propriétaire et le maître tandis que l’animal n’est qu’un automate, une machine animée, une « machina animata ». Lorsqu’un animal gémit, ce n’est pas une plainte, ce n’est que le grincement d’un mécanisme qui fonctionne mal. » (KUNDERA, 1996, 418-419).
A partir de là, « il n’y aurait plus lieu, avant longtemps, de se soucier de la condition des animaux », et donc les français seraient des entités particulièrement déconnectées d’avec le vivant : un peu comme des dents trop abîmées qu’on a finalement dévitalisées.
C’est à se demander si à la base, la révolution française n’aurait pas été le fait de gens encore pires que les brutes aristocratiques et le Clergé qu’ils renversèrent. Ces gens étaient et sont peut-être souvent des gens athées – mais tout aussi moraux et obséquieux que les prêtres du Vatican et bien plus brutaux que l’ancienne aristocratie (ce qui n’est pas peu dire). C’est à se demander si ces gens là, ces prosélytistes des droits de l’homme, ne perçoivent pas tout et ne veulent pas tout dominer, effectivement, par la seule « raison » : disséquer les victimes immolées, vivissectionnées (pasteurisées), et tout le vivant dans leurs laboratoires conventionnés – et ainsi accéder à la connaissance et au pouvoir suprême par l’étude des entrailles retournées des autres êtres vivants, sacrifiés dans la torture, au dieu de la raison, des scientifiques et des droits de l’homme.
Il ne s’agit surtout pas de tester sur les humains, il s’agit de promouvoir des tests alternatifs ( substitutifs en Français) à l’expérimentation animale issus des plus récents progrès scientifiques. Ces tests substitutifs sont déjà des outils puissants pour une toxicologie moderne. Ils sont issus des progrès de la Biologie en particulier, Biologie cellulaire et moléculaire, toxicogénomique ; des biomathématiques, des banques de données... Reproductibles, rapides, fiables et peu chers, certains sont déjà performants dans des laboratoires de pointe et méritent d’être encouragés pour le bénéfice de tous. C’est sans doute une des raisons pour laquelle les pays d’Europe du nord comme l’Angleterre et les USA également s’y intéressent de plus en plus. Christiane Laupie-Koechlin P/O Professeur Jean-François Bequain
tout a fait d’accord avec vous .
serais t’il possible de développer un peu plus . cela nous changerais un peu du "patos" de PETA et de ses collaboratrices horizontales .
Quand je vois l’argumentation de certain ("y’a qu’à vider les prisons en testant les nouveaux médocs"), ça fait peur quand même, certains grands despotes de l’histoire n’auraient pas fait mieux à une autre époque...
Qu’il faille encourager des tests alternatifs semble une évidence mais prétendre que l’on peut actuellement se passer de modèle animal dans tous les domaines est néanmoins irresponsable.
PS : je ne ois pas en quoi Kouchner aurait un avis plus éclairé que n’importe quel pilier de bar dans le domaine...
PPS : l’argumentation "scientifique" du site proanima est d’une pauvreté affligeante. Comme souvent pour ce genre de mouvements, l’honnêtée intellectuelle est sacrifiée sur l’autel de la bonne cause.
arrêtez , ces expériences sur ces pauvres bêtes et laissez crevez l ’ homme ; celui ci n ’ a aucun mérite , l ’ homme est une tare de la nature , difficilement supportable pour celle ci !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Cet article est juste une énorme farce...je trouve dommage que des gens qui n’ont jamais effectué une seule expérience scientifique (en biologie) de leur vie, puisse donner leur avis. L’utilisation de méthodes alternatives n’est possible qu’après la constitution de bases de données énormes et requiert donc des expérimentations massives...un modèle informatique repose sur des centaines voire des milliers d’expériences et son utilité est à mon sens fortement contestable (en général cela permet de réaliser une publication à fort impact, vu que ce type d’étude est à la mode, mais ne répond dans le fond à aucune question). Quant à la culture cellulaire...la majorité des scientifiques remettent en question les résultats obtenus grâce à cette technique tant elle est peu fiable...











