NaturaVox : partager pour préserver
ConsoSociétéAlimentationSantéBiodiversitéClimatÉnergies
A propos de l'obésité et de l'épigénétique

Article publié le 17 septembre 2007

En réponse à l’article de "3M" sur l’obésité aux US, voici quelques infos qui vous interesseront peut-être. Ce sont des extraits de ma traduction de "The gènie in your genes" de Dawson Church, ouvrage de vulgaristation sur l’épigénétique, passionant même d’une écriture très simple.

1- L’expression des gènes (= le fait qu’ils jouent ou non un rôle) dépend de facteurs autant externes qu’internes.

"...Les spécialistes de l’intelligence Kemperman et Gage envisagent un futur dans lequel la régénération des circuits neuronaux endommagés sera la pierre angulaire des traitements médicaux et où les prescriptions des médecins comprendront « la modulation des stimulations environnementales cognitives » et « la modification de l’activité physique ». En d’autres mots, quand le médecins du futur détachera une page de son carnet d’ordonnances pour la tendre à un patient, la prescription pourrait tout aussi bien être - à la place ou en plus d’un médicament- une pensée ou une croyance thérapeutique particulière à évoquer, un ressenti positif à éprouver, un acte altruiste à mettre en oeuvre, ou une activité sociale positive où s’engager. La recherche est en train de montrer que ces activités, pensées, et ressentis ont des effets guérisseurs profonds sur notre corps, et maintenant nous avons juste à comprendre comment les utiliser dans un but thérapeutique

Le dogme du déterminisme génétique

Cette image d’un état génétique qui fluctue selon l’heure ou la minute est totalement à l’opposé de celle installée dans la pensée du public. Qui est : les gènes déterminent tout de nos caractéristiques physiques à nos comportements. Même si beaucoup de scientifiques parlent encore de l’hypothèse que nos gènes forment une sorte d’organisation immuable de cellules doivent à jamais respecter. Dans son livre The Private Life of Brain (la vie privée du cerveau) l’enseignant chercheur anglais Susan Greenfield rapporte que « l’ensemble de pensée réductrices de la génétique alimente le courant très à la mode du concept de gènes spécifiques à ceci ou cela »...".

2- La manière dont nous sommes pris en charge pendant la pèriode de l’enfance influe sur l’expression des gènes. Puis les changements de comportements acquis parfois en quelques instants, se transmettent aux générations suivantes.

"...L’ADN n’est pas le destin

Une des premières expérimentations animales qui ont fait la démonstration de comment un signal épigénétique peut affecter l’expression d’un gène, a été fait avec des souris. Même si les souris et les humains sont vraiment très différents, nous avons un patrimoine génétique similaire, raison pour laquelle les souris sont souvent utilisées pour ce type de recherche. Au début des années 90, les chercheurs ont découvert qu’un des gènes qui avait longtemps été reconnu pour déterminer la couleur de la fourrure d’une souris, appelé le gène Agouti, était similaires à un gène humain qui s’exprime dans les cas d’obésité et de diabète de type 2. Non seulement ces souris Agouti avait le poil ambré, mais avait tendance à manger avec voracité, ce qui pouvait avoir une incidence sur le développement du cancer ou du diabète, et leur espérance de vie était assez courte. Leur descendance était sujette à ces mêmes caractéristiques.

Randy Jirtle, professeur d’oncologie par irradiation, à l’université Duke, découvrit cependant, qu’il pouvait faire produire des jeunes en bonne santé à des souris Agouti. Il découvrit également qu’il pouvait obtenir ceci en changeant l’expression de leurs gènes, mais sans toucher à l’ADN de la souris. L’astuce était, de nourrir les mamans souris, juste avant la conception, avec un produit chimique connu sous le nom de « groupes méthyle ». Ces assemblages moléculaires sont capables d’inhiber l’expression de certains gènes. Il est probable que ces groupes ont fait leur chemin à travers le métabolisme des mères souris pour aller influencer le gène Agouti des embryons en développement..."

3- Nous pouvons avoir une influence sur l’expression de nos gènes

Encourager les transformations épigénétiques :

"...Le cheminement par lequel les signaux épigénétiques affectent l’expression des gènes se fait en plusieurs étapes. Le régime alimentaire en est une, ainsi que l’étude de Jirtle vient de nous montrer. La deuxième indice de provient d’une série d’expérimentations qui montrent comment recevoir des encouragements, de l’attention[1], produit des changements au niveau chimiques dans le cerveau qui pour activer certains gènes qui vont activer certains gènes. Dr Moshé Szyf est un chercheur de l’université McGill à Montréal, au Canada, qui étudie les interactions entre eux les mamans et les bébés rat. Les membres de son équipe de recherches ont remarqué qu’un certain nombre de mamans rares passées beaucoup de temps à lécher et toiletter leurs petits, alors que d’autres maires ne faisaient pas. Les rats dont la mère s’étaient occupée d’eux quand ils étaient petits ont montré un changement de comportement particulier une fois adulte. Ils étaient « moins heureux et mieux adapté que les petits dans la mer avaient été plus négligente ». Et par la suite ils ont le même comportement attentionné à l’égard de leur propre petit, produisant les mêmes résultats épigénétiques de comportement. Ceci en soi est une découverte importante (confirmée par de nombreuses autres études) car cela montre que les changements épigénétiques, une fois démarrés sur une génération, se transmettent aux suivantes sans même qui y ait une modification génétique..."

4- Nos systèmes de croyances jouent un rôle crucial

Croyances et biochimie.

Une étude remarquable sur les liens entre les croyances et la santé a été conduite récemment par Gail Ironson, médecin chercheur spécialisée en médecine corps esprit et professeur à l’Université de Miami, Le docteur Ironson dirige le Positive Survivors research center à l’université et à reçu un certain nombre de récompenses du National Institute of Health. C’est l’une des premières études qui fait le lien entre les croyances particulières et les modifications du système immunitaire.

"...Dans son étude le Dr Ironson a trouvé qu’il y avait deux indicateurs particulièrement intéressants pour suivre la progression du HIV dans le corps des patients participant à l’étude. Le premier était l’idéé que ceux-ci se faisaient sur la nature de Dieu. Certains voyaient Dieu comme un Juge, punissant implacablement, les autres comme un Dieu bienfaisant. Elle observe que : « Les personnes qui ont une image terrible d’un Dieu-Juge ont des lymphocytes qui diminuent deux fois plus rapidement que ceux qui le croit bienveillant.Et leur charge virale augmente plus de trois fois plus rapidement. Par exemple, voici une affirmation précise donnée par ces patients : « un de ces jours Dieu va me rattraper au tournant ». Ce simple élément peut être mis en relation avec une tendance plus importante pour le patient à développer des infections opportunes ou à mourir du SIDA. Ces croyances permettent de prédire la progression de la maladie encore plus que le facteur dépression..."

5- Tout est dans l’attitude face à la vie : nous sommes bel et bien responsable de ce que nous sommes physiquement et psychiqueent ! Dérangeant ? Forcément : il faut oublier les "c’est pas moi, c’est l’autre" et autres "c’est la faute à pas de chance"

"...« Tout est dans l’attitude si l’on considère le vieillissement » nous dit le Dr Andrew Weil, auteur de Rémissions Spontanées et quelques autres livres. Il cite des études qui montrent qu’une perception négative de la vieillesse peut raccourcir votre durée de vie, alors que des croyances positives peut la prolonger : des personnes âgées avec de telles pensées positives sont prouvées vivre 7 ans et demi plus longtemps que ceux qui sont négatifs au sujet de leur age. Il nous rappelle aussi que l’optimisme guérit : « une étude de près de 1000 personnes âgées suivies sur 9 ans, ont conclu que les personnes avec le niveau d’optimisme le plus haut avaient 23 % moins de chances de mourir de problèmes cardiovasculaires et 55 % de moins de mourir d’autres causes, comparé à une population plus pessimiste ». Les vieillards positifs ont également une meilleure mémoire et restent en meilleure santé. L’état général de santé est mesuré par la vitesse de marche, les positifs marchent 9% plus vite que les négatifs..."

Gageons qu’il va nous falloir un peu de temps pour accepter les faits... Les implications sont énormes, en terme de bonheur personnel comme en tant que vie sociale, politique... etc.

Remarque : un nombre déjà important de personnes ont cette conscience de leur propre responsabilité et de l’importance de valeurs telles que l’attention, le lien social, l’altruisme ou la spiritualité (même athée) dans leur vie. Heureusement :-)) !

le site du Génie : http://www.genieinyourgenes.com/


[1] Notions qui peuvent être traduite en français par « maternage », ndt

http://sophromob.over-blog.com/arch...

Thèmes

Bien-être Alimentation Vie Corps Entretien corporel Vitalité Médicaments Guérir Médecine alternative Poids Maladie Immunité Vieillissement Obésité Art de vivre Psychologie Génétique Responsabilité sociale Cerveau

Bookmark and Share
37 votes

commentaires
votez :
(IP:xxx.xx6.113.244) le 17 septembre 2007 à 12H22

Mes excuses pour les coquilles de cette traduction rapide, corrections pas enregistrées... Va falloir que j’en parle à mes gènes :-))

votez :
par irammalna1988 (IP:xxx.xx6.56.156) le 31 mai 2013 à 12H57

This technique functions to eradicate the odor wholly. No Burn up Times arise most generally in the summer when employ fire alerts are now in position. visit this link

votez :
par agsaitamid1975 (IP:xxx.xx6.60.28) le 23 août 2013 à 06H38

Insomuch as surplus dip trade tushie shrink from badly stressful, in general though you are close by clever decrease heavens annulus in begin. Though you conscript around devour weight, you’ve debased impediment befitting article. At once http://hostingelite.pl - hosting stron

Les Auteurs deSanté
Gilbert Spagnolo dit P@py - 22 articles
Sylvie Simon - 58 articles
Marc Girard - 20 articles
insaecula - 10 articles
çaDérange - 299 articles
Béatrice de Reynal - 209 articles
Koryneva - 1 articles
Biosphère Blog - 57 articles