C'est du moins ce que nous dit l'Agence Internationale de l'Energie, émanation de l'OCDE, dans son rapport annuel. Avec,hélas pour nous, de bonnes raisons. La demande qui ne va pas arrêter de monter sous l'impulsion de la croissance économique dans les pays émergents, Chine, Inde, Brésil, Russie etc et d'un certain tassement des capacités nucléaires mondiales à la suite de la catastrophe de Fukushima et de la pression des écologistes,
Comme vous voyez ci contre, cette demande doit passer de 85/88 millions de barils/jour en ce moment à 99 en 2035.
Or, si l'on se fie aux previsions de Total telles qu'exprimées par son Président, Christophe de Margerie, il sera quasiment impossible de dépasser une production mondiale de 90 millions de barils/jour du fait que nous aurons toutes les peines du monde déjà à compenser la diminution de débit des gisement matures (- 5pct/an) par les nouvelles découvertes qui seront de capacités limitées et de plus en plus difficile à exploiter.
D'après lui et contrairement ce que nous racontent journalistes et adversaire des compagnies pétrolieres, ces dernières n'ont absolument rien contre les nouvelles formes d'énergie du fait que dans tous les cas de figures ce sont elles qui devront fournir l'énergie correspondants aux 10 à 12 millions de barils manquant !.Une déclaration qui avait fait scandale à l'époque alors qu'elle est tout à fait censée.
Or, en économie de marché, manque ou déficit de produit veut dire tension sur les prix de ce produit. L'AIE prévoit ainsi que le prix du baril d'içi 2035 grimper à 120 $ du baril et encore à condition que les pays producteurs investissent suffisamment d'içi là, c'est à dire au delà des 100 milliards de dollars annuels nécessaires pour répondre à l'accroissement de la demande.
Si ce n'était pas le cas et que donc il y ait une certaine pénurie sur le marché, alors ce sera plus cher et plus tôt, c'est à dire 150 $ le baril en 2016/17...
Très bon article.
Les variations court terme du prix sont dues à la spéculation ou l’équilibre offre/demande. Les variations à plus long terme servent à rendre exploitable des gisements qui ne le sont pas ou ne l’étaient plus.
Avec un baril plus cher, on a accès à plus de ressources. Mais le développement du tiers monde rend la situation compliquée. Il est donc urgent d’économiser le plus qu’on peut ce trésor qu’est le pétrole.
Je ne comprends pas d’où vient l’assertion que les compagnies pétrolières devront fournir les 10 à 12 millions de baril manquants ?
De plus, je trouve très optimiste de parler de 99 millions de barils par jour en 2035. Si le consommation actuelle est de 85, avec une croissance mondiale de 5 % par an, même si la consommation de pétrole n’est pas tout à fait proportionnelle, il faudra beaucoup moins de 23 ans pour atteindre 100 millions de baril par jour.
Il y a erreur de prévision ou je ne sais plus compter ?
PIC OIL ?
On en parle pas dans cet article... je ne comprends pas pourquoi ?










