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Photovoltaïque : l'exemple de la centrale solaire de Bordeaux

Article publié le 2 juin 2011

Photovoltaïque : l'exemple de la centrale solaire de Bordeaux

Vous avez sans doute été surpris de la brutalité avec laquelle les pouvoirs publics ont brutalement mis en place un moratoire sur tous les projets photovoltaïques en cours à la suite de la prise de conscience que le photovoltaïque était une très bonne affaire financière pour les investisseurs et en parallèle une dépenses couteuse pour contribuables et consommateurs.

L'histoire de la Centrale solaire de Bordeaux en est un bon exemple.Sous cette dénomination, il s'agissait de couvrir de panneaux photovoltaiques le vaste parking du parc des expositions de Bordeaux.Le premier projet, annoncé en 2009 par la Ville de Bordeaux et EDF Energies Nouvelles était basé sur un prix de reprise du Kwh produit par EDF de 60 cts d'euros.Il s'agissait de couvrir 6800 places de stationnement d'ombrières c'est à dire d'une structure métallique couverte de panneaux solaire, de refaire complètement le revètement du parking et de verser à la Sbepec( Société bordelaise d'économie mixte dépendante de la ville et propriétaire du parking) 1.3 millions d'euros pendant 20 ans. La puissance installée atteignait 12 Megawatts et le production d'électricité sur 20 ans les 13 millions de Kwhrs. Le tout pour un investissement de 60 millions d'euros par EDF EN.

Le projet fut ensuite revu et corrigé pour passer à une prix de reprise révisé à la baisse pour passer à 42 euros du Kwh. Pour équilibrer les comptes, on fait passer à la trappe la réfection du revètement du parking, baisser l'investissement global à 55 millions d'euros et diminuer le "loyer" de la Sbepc/ Ville de Bordeaux à 300 000 euros par an.

Le projet fut pris dans le moratoire mais finalement bouclé néanmoins en conservant le privilège du tarif à 42 euros le Kwh sous condition de le terminer dans moins d'un an.

Ainsi donc dans le premier projet, on faisait payer au consommateur d'électricité la réfection du revètement des 8ha de parking et le loyer de 1.3 millions d'euros versés à la ville alors qu'il en tirera exactement la même production d'électricité dans le projet Numero 3.

Pourrait on nous dire à quel titre le consommateur d'electricité de Corrèze, de Lille ou de Carpentras aurait il du payer le revêtement du parking du parc des expositions de Bordeaux et "sponsorisé" la municipalité de cette ville ?

Source image : http://www.latribune.fr

Thèmes

Energies renouvelables Photovoltaique

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commentaires
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par Xavier (IP:xxx.xx7.55.202) le 17 juin 2011 à 15H54

Oui, "on" peut vous dire : c’est au titre de la péréquation tarifaire.

C’est aussi à ce titre que moi, en Savoie, largement autonome par la production des barrages, depuis longtemps amortis, je paie le coût exorbitant de l’électricité produite en Guadeloupe pour des riches touristes se la coulent douce en polluant à tout va... Mais aussi pour que le paysan corse paie son électricité au même tarif que moi. Ça peut alors aussi s’appeler la solidarité nationale.

Pour en revenir aux différents soutiens aux EnR, il y a plusieurs regards possibles. L’un d’eux est de considérer que crédit d’impôt, fonds chaleur ou autre tarif d’achat est un "co-investissement" collectif. En effet, le maître d’ouvrage d’une installation EnR va en tirer des bénéfices, c’est pour cela qu’il investit, mais la collectivité aussi va en tirer des bénéfices ( moins de pollutions, moins de maladies liées à ces pollutions, plus d’indépendance énergétique... la liste est longue) il est alors normal que la collectivité investisse également, non ?

Il manque par contre aujourd’hui une mesure systématique de la performance des systèmes dans lesquels la collectivité coinvestit :

- En photovoltaïque c’est fait puisqu’il a toujours mesure, pour pouvoir facturer les kWh... Et il y a le remarquable site de comparaison de production bdpv : http://www.bdpv.fr/top_ten.php

- En solaire thermique il y a des initiatives mais 1% seulement des installation sont aujourd’hui suivies. Voir par exemple le site du projet européen combisol.eu et surtout les résultats de mesure d’INES Education http://www.suivi-ines.fr/resultats.php ou ceux de la GRS http://www.tecsol.fr/st_fr/default.htm

- Pour les pompes à chaleur ou les chauffe eau thermodynamiques en revanche, merci de me signaler si vous trouvez quelque chose...

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par Hervé (IP:xxx.xx7.228.17) le 4 juillet 2011 à 22H09

En l’état actuel des choses le solaire PV tel qu’il est vendu actuellement n’a pas vraiment d’avenir (et n’en a jammais eu).

Actuellement le KWh est vendu environ 6ctHT aux industriels et 11.25Ct TTC aux particuliers. Son coût de production moyen doit être autour de 4ct. Donc, toute électricité achetée plus chère que 4ct est vendue à pertes et doit donc être subventionnée. Qui paye : Nous !

Faisons un petit calcul : Pour que le solaire soit rentable, il faudrait le payer au producteur maxi 4ct/Kwh. Donc un toit de 20m² qui produit environ 2000KWh/an rapporterait 80€/an soit 1600€/20ans.

En gros ça paye la pose des panneaux (et encore...). Pour que ça puisse marcher, il faudra que les industriels fassent des progrès de compétitivité de manière à produire gratuitement le matériel. Donc c’est pas demain l’avant veille que ça arrivera.

Si on ne souhaite pas payer beaucoup beaucoup plus cher notre courant, la seule petite option serait que :
- Le prix du matériel soit à peine supérieur aux matériaux de toiture conventionnels ( tôles, tuiles )
- et qu’il soit posés en lieu et place de la toiture classique dans le cadre de la construction d’un toit neuf ou la réfection d’une toiture. Dans ce cas, la pose étant de toute façon en grande partie nécessaire pour la fonction "toiture", la part des frais d’installation liée à la fonction "production" sera faible et il se peut que la production d’énergie se rentabilise.

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