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Pétrole et décroissance démographique

Article publié le 11 février 2011

Nous avons tendance à croire que notre intelligence humaine et nos codes moraux nous distinguent des autres espèces vivantes. Erreur ! Lorsque d’autres créatures se procurent une manne énergétique, elles réagissent par la prolifération : leur population traverse les phases bien connues d’épanouissement, de dépassement des capacités de leur environnement, puis de chute brutale. Jusqu’à présent, nous avons réagi face à l’apport énergétique des énergies fossiles exactement comme les rats ou les bactéries répondent à une nouvelle et abondante source de vie.

Pétrole et décroissance démographique

Sur le globe vivent aujourd’hui entre 2 et 5 milliards d’êtres humains qui n’existeraient probablement pas sans les combustibles fossiles. Lorsque l’afflux d’énergie commencera à décliner, l’ensemble de la population pourrait se retrouver dans une situation pire encore que si les combustibles fossiles n’avaient jamais été découverts et l’on assistera à une compétition intense pour la nourriture et l’eau entre les individus d’une population dont les besoins seront désormais impossibles à satisfaire. Combien d’êtres humains l’agriculture post-industrielle sera-t-elle capable de nourrir ? Une estimation précautionneuse serait : autant qu’elle pouvait en faire vivre avant que l’agriculture s’intensifie, c’est-à-dire la population du début du XXe siècle, soit un peu moins de 2 milliards d’êtres humains.

Une politique démographique faisant en sorte que chaque couple n’engendre en moyenne que 1,5 enfants parait incontournable. Cet objectif global doit se traduire par des mesures et quotas nationaux. En effet, le niveau le plus efficace pour la régulation de la population se situe actuellement sur le plan national car seuls les Etats ont la possibilité d’influencer efficacement les comportements et d’imposer des restrictions. L’opposition à l’immigration incontrôlée est souvent assimilée à tort à la xénophobie anti-immigrés. Mais dans une perspective écologique, l’immigration n’est pratiquement jamais souhaitable. Lorsqu’elle se fait massivement, elle ne fait que mondialiser le problème de surpopulation. De plus, ce n’est que lorsque les groupes humains se sont enracinés dans une zone particulière, au fil de plusieurs générations, qu’ils développent un sens des limites en termes de ressources. Pourtant la gauche comme la droite tendent à occulter le problème de la croissance démographique continuelle.

Richard Heinberg , Pétrole, la fête est finie (2003, traduction française 2008).

Source image : http://gautier-girard.blogdirigeant.com

 

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Pétrole Energies fossiles Démographie

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commentaires
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(IP:xxx.xx5.28.168) le 11 février 2011 à 21H27

Bonjour Monsieur, votre article interpelle. Je ne vois pas comment on peut limiter une population qui a envi de se reproduire. Un grand peuple semble le constater et nous ne pouvons obtenir les chiffres du recensement récent. Pourtant, un enfant par famille et pas plus !

Pour vous, l’ère post pétrole est pour bientôt mais alors, il y aura une autre société qui émergera avec ses nouvelles valeurs. Si l’on en croit le nombre de voies aux votes, la moitié de la population de la France semble déjà ne plus se soucier du sort de notre société actuelle. Comment pourrait-il en être autrement ?

Alors, pétrole ou pas pétrole, nos technocrates et énarques nous ont mis, depuis les années 1974, dans les dettes et il semble bien qu’ils ne savent faire autre chose que de faire des emprunts. Ce n’est donc pas tellement le pétrole mais la mise à des postes de responsabilité de ces esprits qui se qualifient eux mêmes de rationnels et cartésiens qui me préoccupe actuellement. Déjà 40% des élèves en fin de cursus ne savent ni lire, ni écrire ni compter efficacement nous annonce notre éducation nationale avec tous ses pédagogues et aujourd’hui nous apprenons que nous rétrogradons dans les dépôts de brevets.

Conclusion, la formation de nos élites laisse plus qu’à désirer comme l’état de nos finances le prouve et celle des classes laborieuses ne pourront plus approcher un poste de travail pour simple cause de sécurité.

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par France (IP:xxx.xx5.186.57) le 11 février 2011 à 22H02

Bravo à cet article qui pose enfin le problème écologique numéro 1 : la surpopulation ! Une jeune association existe pour faire connaitre la nécessité de réduire la natalité partout dans le monde :

http://www.demographie-responsable.org/

N’hésitez pas, rejoignez-nous

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(IP:xxx.xx9.1.68) le 12 février 2011 à 10H35

France

"Bravo à cet article qui pose enfin le problème écologique numéro 1 : la surpopulation !"

- Toujours la vieille lune malthusienne !! Cà fait plus de 2 ans que Malthus s’est gouré et que ses lubies continuent à être colportées ad nauseam.

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par René Varenge (IP:xxx.xx4.249.97) le 13 février 2011 à 19H46

Un très bon article, félicitations. l’humanité se précipite vers la pire des catastrophe qu’on puisse imaginer : la famine mondiale.

Malthus ne s’est pas trompé la Terre ne peut nourrir une population en croissance exponentielle.

Depuis que nous avons dépassé les trois milliards nous surexploitons la planète.

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(IP:xxx.xx9.1.68) le 12 février 2011 à 10H36

Cà fait plus de 2 ans

Désolé !! Plus de 200 ans.....

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par BienEtre (IP:xxx.xx5.191.157) le 20 février 2011 à 13H50

Bah ! Vous n’en êtes plus à une approximation près...

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par biosphere (IP:xxx.xx4.230.150) le 12 février 2011 à 11H17

Depuis deux siècle, on a suivi les travaux de Liebig et utilisé des engrais pour compense l’appauvrissement des terres. Le pétrole a permis d’alimenter une bonne part des intrants agricoles. D’où une forte productivité. Maintenant on sait que cette façon de cultiver la terre a affaibli les sols et le pétrole va venir à manquer !

Malthus a donc toujours raison, il y a eu simplement une parenthèse de 200 as pendant lesquels l’homme a cru à sa toute puissance pour contourner les cycles de la nature…

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(IP:xxx.xx9.1.68) le 12 février 2011 à 17H03

http://www.voir.ca/blogs/yves_capua...

[…]Le fondement théorique de la théorie de la sur-population se trouve dans les écrits de l’économiste britannique Thomas Malthus. Vers 1800 celui-ci a émis l’hypothèse de la surpopulation. Le raisonnement malthusien est simple, voir simpliste : Les ressources naturelles et la terre cultivables sont en quantité fixes et limitées pour l’éternité sur la terre. Plus les humains augmentent, moins il y en a pour tout le monde. Évidemment aujourd’hui la science économique ne retient plus cette hypothèse. Il n’y a pas vraiment de liens entre population et richesse. Il y a des pays populeux et riches comme il y a des pays pauvres et faiblement peuplés. L’erreur évidente de Malthus est qu’il a complètement oublié ans son raisonnement le progrès technologique, causé par l’être humain, seul animal de cette planète à en être capable. C’est le progrès technologique qui a permis à l’homme de remplacer, l’une après l’autre, les ressources naturelles comme le bois, le charbon, le pétrole et maintenant l’énergie nucléaire qui ont toutes successivement permis à l’homme une plus grand densité de population sur la planète. Le progrès technologique permettra même à l’homme de se rendre sur d’autres planètes éventuellement. Ce progrès nous permettra sans doute de mieux habiter le grand nord, et d’exploiter davantage les ressources de nos océans qui représentent environ les deux tiers de toute la terre. Il est inadmissible que la dessalinisation de l’eau de mer ne soit pas plus utilisée dans les pays du tiers-monde qui manquent d’eau potable.

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par Didier Barthès (IP:xxx.xx4.19.2) le 12 février 2011 à 22H01

Cet article a tout a fait raison, nous devons notre grand nombre aux énergies fossiles qui ont permis de nous offrir confort et productivité agricole. Sans elles, et ce sera bientôt le cas à l’échelle de l’histoire, nous devrons vivre sur des énergies renouvelables et cela supposera d’être moins nombreux. Malthus n’a pas tort depuis 200 ans, il avait raison avec 200 ans d’avance : c’est très différent. Cette baisse de la population sera aussi très favorable à toutes les espèces que nous avons massacrées. Nos effectifs actuels sont une folie. Regardons l’histoire il y a à peine 30 fois la vie d’un homme c’est à dire en l’an 0 nous étions 35 ou 40 fois moins nombreux : ce n’est plus de la croissance c’est de l’explosion au détriment de tout le reste du vivant (et de nous-mêmes très bientôt) Je suis effrayé de voir les écologistes ne jamais aborder le problème, ne comprennent-ils pas que si nous n’abaissons pas fortement notre niveau démographique tout le reste de nos efforts en matière de protection de l’environnement sera réduit à néant ? Il y a là de leur part soit une grande ignorance soit un grand mensonge. Il est temps de faire moins d’enfants pour leur permettre de profiter du monde, 1,5 pendant quelques générations me semble raisonnable.

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(IP:xxx.xx3.93.100) le 15 février 2011 à 11H51

"Malthus n’a pas tort depuis 200 ans, il avait raison avec 200 ans d’avance : c’est très différent."

- Strictement rien ne prouve aujourd’hui que Malthus avait raison ! Cette affirmation constamment rabachée est du domaine de l’incantation.

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par BienEtre (IP:xxx.xx5.191.157) le 20 février 2011 à 13H52

"Cette affirmation constamment rabâchée est du domaine de l’incantation."

Tout comme l’ensemble des théories ou pseudo-sciences que vous défendez...

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(IP:xxx.xx9.1.68) le 13 février 2011 à 16H05

Dans un remarquable ouvrage intitulé "La nouvelle écologie politique", deux économistes français de renom, Jean-Paul Fitoussi et Éloi Laurent, répondent aux adeptes de la décroissance en rappelant les principales réfutations des théories malthusiennes. Ces théories sont présentes dans le débat économique depuis Adam Smith (1723-1790) et David Ricardo (1772- 1823). Or, l’histoire de l’économie a toujours apporté un cinglant démenti à Malthus. « Le niveau de vie moyen de l’humanité a davantage augmenté entre 1990 et 2000 qu’entre l’an 1 de notre ère et 1820. Plusieurs milliards d’individus sont ainsi sortis de la misère ou sont sur le point de s’en extraire », notent les auteurs, qui s’interrogent sur cette « malédiction de la prospérité » encore aujourd’hui brandie par l’écologie politique.

MM. Fitoussi et Laurent rappellent que dès les années 1960, l’économiste Simon Kuznets avait opposé un argument fondamental au malthusianisme : « S’interrogeant sur les aspects positifs et négatifs de l’accroissement de la population mondiale, Simon Kuznets remarque d’abord que la croissance de la population semble s’être accompagnée de la croissance de la production totale (PIB), et non de sa baisse, et même, note-t-il, de la croissance des niveaux de vie, c’est-à-dire du PIB par tête ». Pour Kuznets, c’est la « dynamique intellectuelle qui transforme la malédiction démographique en bienfait ». « La croissance économique est fonction de la croissance du stock de savoir utile. Dès lors que, dans le cadre de mes hypothèses, la croissance démographique accroît de manière proportionnelle le nombre de créateurs de savoirs nouveaux, il doit en résulter une croissance au moins proportionnelle du stock de savoir utile, et donc, une croissance par habitant au moins aussi forte qu’à la période précédente », écrit Kuznets. Pour illustrer cette théorie, les auteurs ont comparé le coût du traitement de l’information dans les pays de l’OCDE entre 1890 et 2000. Le coût d’opérations aussi basiques que les additions et les multiplications a été évalué à 19.700 dollars par million d’opérations en 1890, contre 30,5 dollars en 1950 et 0,0000000729 dollar en 2000. « La mise en place des calculatrices électro-mécaniques entre 1890 et 1900 explique un premier décrochement brutal ; puis celle des ordinateurs entre 1940 et 1950, un second effondrement de ces coûts. Au terme de la période considérée, après un siècle de progrès technique, ceux-ci tendent clairement vers zéro », notent les deux économistes.

En clair, si la limitation des matières premières de la planète et la dénaturalisation des espaces terrestres et maritimes marquent dans un sens restrictif le développement de l’humanité, la croissance des connaissances et donc du progrès technologique – dont la seule limite est celle de la créativité humaine – doit également être prise en compte. « Les perspectives d’évolution de notre système de développement tiennent en partie à l’espace aménagé entre ces deux processus dynamiques », estiment les auteurs, qui renvoient dos-à-dos « certains “progressistes” qui semblent toujours plus sensibles aux sirènes de la décroissance et du renoncement au progrès » et « certains “conservateurs” qui succombent trop facilement à l’idée que la conjugaison du marché et de l’innovation technique suffirait à régler toutes les difficultés ». La troisième voie – celle qu’ils préconisent – consiste à « penser l’économie, le politique et l’écologie, non seulement comme des systèmes ouverts les uns aux autres, mais comme se déterminant réciproquement ». C’est donc en assumant la modernité que les hommes pourront au mieux protéger leur environnement, étendre les libertés individuelles et réduire les injustices – seul domaine dans lequel la décroissance s’impose.

http://www.agriculture-environnemen...

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par Manso (IP:xxx.xx4.46.235) le 15 février 2011 à 10H23

Le principal est que les pays concernés ont pris conscience du problème. Voir à ce sujet la conférence internationale qui a eu lieu à Ouagadougou, du 8 au 10 février 2011 dernier, sur le thème « Population, développement et planification familiale en Afrique de l’Ouest francophone : l’urgence d’agir ». http://www.conferenceouagapf.org/ Et dont les conclusions sont ici : Appel à l’action/déclaration de Ouagadougou en faveur de la population, du développement et de la planification familiale en Afrique de l’Ouest francophone Que de rares occidentaux natalistes nient la question de la surpopulation n’a au fond plus aucune influence...

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(IP:xxx.xx3.65.100) le 16 février 2011 à 19H36

Pendant que vous discutez du sexe des anges, les américains bouffent toujours autant, les chinois de plus en plus, pendant que ceux qui nous gouvernent passent au dessus de tout ce bordel en jet privé, en suivant l’augmentation du cours des matières premières. Les politiques de régulation des naissances n’ont jamais rien donné. Elles n’intéressent personne, ni les pays, ni les églises, ni surtout les banquiers qui nous gouvernent. Mais nous avons du temps devant nous. Vu tout ce que nous sommes capables de consommer inutilement aujourd’hui, notre marge de régression est immense. Immenses sont également nos poubelles qui sont aujourd’hui une source de matières premières pour les pays pauvres, et le seront demain pour nos petits enfants. Bienvenue sur terre.

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(IP:xxx.xx9.13.91) le 18 février 2011 à 01H09

Encore ces mêmes idées préconçues ... La surpopulation est un mythe ! Lisez ceci : http://www.legrandsoir.info/Le-myth...

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par Seb (IP:xxx.xx1.60.102) le 21 février 2011 à 03H48

Face au problème évident du capitalisme forcené mondialisé, dont la machine s’enraille complétement aujourd’hui, et est sur le point de s"effondrer lamentablement, il y a 2 attitudes.

Dire comme vous le faite qu’il y a trop d’utilisateurs : raisonnement absurde, et facilement démontable, mais surtout qui implique de répendre un mensonge gros comme une maison, (ce capitalisme fou est le seul modèle possible) et avoir recours a des regimes politiques autoritaire type Chine.

La 2eme voie est de réflichir à des systèmes alternatifs, et de voir que certains les concretisent déjà plutot bien. Voir cet article sur la production alimentaire sont l’approche permaculturel http://www.box.net/shared/static/og... Pour infos, (références dans l’article) - la moitié de la nourriture produite aujourd’hui est jetée, et non consommée. Alors que l’agriculture intensive nourrit péniblement 4 à 5 personnes par hectare en moyenne - des systèmes plus refléchis non destructifs et non dépendant du pétrole permettent de nourrire facilement 10 à 20 fois plus de personnes.

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(IP:xxx.xx9.3.211) le 7 mars 2011 à 16H23

par Seb (IP:xxx.xx1.60.102) le 21 février 2011 à 03H48

" Voir cet article sur la production alimentaire sont l’approche permaculturel http://www.box.net/shared/static/og..."

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par Roberton (IP:xxx.xx7.52.160) le 22 février 2011 à 14H09

Sachant que le monde consomme 180 millions de tonnes d´engrais chimiques basés sur le pétrole ou gaz (NPK) et phytosanitaires, que l´agriculture a besoin pour planter, traiter et récolter de 100 à 150 litres par ha/an de diésel, que de 1900 à 2000 la production mondiale d´aliments a augmenté de 600% et la population de 1,7 à 7 milliards de personnes. Comment penser et continuer sur cette lancée sans pétrole ? Que les bio-combustibles à grande échelle sont inimaginables avec une crise alimentaire. Je ne parle pas des camions, des navires, des avions et des trains pour le transport des marchandises, ni de tous les matériaux de la construction civile (ciment (2,5 milliards de tonnes/an et de 60 à 130 litres d´équivalent pétrole pour le produir) tuiles, briques, peintures, imperméabilisants etc..) ni des médicaments, ni des lubrifiants (40 millions de tonnes/an), ni du bitume (100 millions de tonnes/an), ni des pneus et de tous nos équipements électroniques (ordinateurs, TV, DVD, GPS, caméscopes etc...).

Sans pétrole nous ne pourrons plus construire ni maintenir tous ces matériels.

Le monde consomme 85Mb/j ou 11,5 millions de tonnes ou 40 pétroliers de 300.000T par jour, avec une telle quantité rien ne remplace le pétrole. À moins de vouloir revenir en 1900 et à l´agriculture familiale. Dans ce cas 2 milliards d´habitants est un max.

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par aberlainnard (IP:xxx.xx4.149.14) le 22 février 2011 à 16H08

à Roberton

"Sans pétrole nous ne pourrons plus construire ni maintenir tous ces matériels. Le monde consomme 85Mb/j ou 11,5 millions de tonnes ou 40 pétroliers de 300.000T par jour, avec une telle quantité rien ne remplace le pétrole."

C’est bien là le problème !

En un demi-siècle (de 1960 à 2010) le monde a multiplié par 8 sa consommation de pétrole. L’AIE, les principaux responsables des compagnies pétrolières et de l’OPEP commencent à reconnaître et à dévoiler la réalité que nous impose la géologie et la physique ; la capacité technique de production (extraction) du pétrole, a atteint ou est sur le point d’atteindre, son maximum pour ensuite décroître après un palier plus ou moins long.

Il nous reste peu de temps et de moyens pour réinventer une société capable d’accompagner pacifiquement cette réalité.

Mais qui s’en soucie vraiment, quand on sait que l’obsession des économistes et des politiques reste la croissance ? C’est pourtant mathématiquement insoutenable.

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par France (IP:xxx.xx2.68.69) le 14 mars 2011 à 23H00

La croissance économique est effectivement insoutenable dans un monde fini. La croissance démographique aussi, pour les mêmes raisons mathématiques, en dépit de toutes les idéologies possibles et imaginables. Si l’humanité ne diminue pas volontairement sa natalité pour aligner sa population sur les capacités de la planète, la Terre limitera forcément cette population, mais ce sera extrèmement douloureux. Voulons nous donc pour nos enfants un avenir fait de famines, d’épidémies, de guerres et autres calamités ? Soyons donc irresponsables : multiplions-nous à l’infini, et après nous le déluge !

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