Article publié le 4 janvier 2010
Si la voiture à air comprimé a semblé tenir un moment la "route" face à l’électrique, une nouvelle étude met fin à ses rêves de grandeur. C’est à long terme que l’air comprimé révèle ses failles, à moins d’utiliser cette propulsion pour du petit urbain (scooter).
Si les voitures à air comprimé sont (encore) plus propres que les voitures électriques, elles n’ont pas la même efficacité, d’où leur perte de vitesse actuellement (EcoGeek). Pourtant l’idée de départ était bonne, et nous vous en avions parlé avec MDI l'année dernière : il n’y avait besoin d’électricité que pour comprimer de grandes quantités d’air dans des réservoirs pressurisés, pour qu’ensuite l’air comprimé soit utilisé pour faire fonctionner des pistons. Le tout, sans batterie ni électronique très compliquée, donc plus propre. Tata Motors, le constructeur indien de la Nano, avait d’ailleurs envisagé de l’implanter en Inde.
Las, une nouvelle étude publiée dans Environmental Research Letters révèle que si, sur le papier, l’air comprimé aurait pu être un concurrent sérieux de l’électrique, en pratique il n’en est rien, notamment sur le cycle de vie du produit. Tout le problème réside dans l’électricité nécessaire pour comprimer l’air, dont une grande partie est perdue (sous forme de chaleur).
Et ce d’autant plus que les technologies de batterie s’améliorent à grand pas maintenant que le modèle de la voiture propre (l’électrique à batterie échangeable, selon le modèle proposé par Better Place et Renault par exemple) semble « choisi » par les industriels. En comparaison, l’air comprimé ne recevra pas autant d’investissement et son retard risque fort de s’accroitre. Seule piste possible : de très petits véhicules urbains, comme les scooters.
Source image : http://leaaptpe.l.e.pic.centerblog.net/a2wbvvke.png
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Certes, les voitures à air comprimé n’ont pas d’avenir.
Mais qu’en est il des voitures électriques ?
surcoût important à l’achat,
autonomie limitée,
durée importante de rechargement des batteries,
nécessite au moins 14 EPR 1650 MW : peu réaliste.
etc.
mdi a répondu à cette étude sur son site, il est intéressant d’avoir les 2 points de vues : http://www.mdi.lu/charge.php?nomfic...
Un groupe moto-compresseur , a gaz naturel (60m3/h)pour produire l’air comprimé (1400 m3 a 240bar), placé en Supermarché, peut comprimer l’air (comme um compresseur de GNV), et alimenter 40 taxis (à air) á l’heure.La chaleur de l’échappement est récupérée pour produire une partie de l’air conditionné du super marché.Pas d’électricité consommée.Rendement de 80%.la consommation de gaz de 40 taxis à GNV économisée sera de 720 m3.Um alternateur couplé au moteur fournirait l’électricité auxiliaire.
vu ce genre d’article sur agoravox ,j’y fait les mêmes réserves.Quid des besoins de chauffage et de dégivrage l’hiver et de climatisation l’été.faudra t’il choisir entre rouler ou avoir froid ou trop chaud,peut être créer une nouvelle gamme de vêtement de type ski pour conduire l’hiver pour l’été les voiture à air comprimé ont un petit avantage car elles créent du froid de par leur conception.
deja qu’on manque de place sur une bagnole pour placer les reservoirs d’air, imagine sur un scooter !! faut arreter d’écrire n’importe quoi
A l’attention de Pierrot (post du 04/01/2010) Eh oui, les véhicules électriques ont plein de défauts, reconnus et assumés par leurs constructeurs. Mais leurs performances sont connues et chacun peut se déterminer en connaissance de cause. A l’inverse, pour les voitures à air comprimé (dont le seul promoteur est l’entreprise MDI), on est dans dans le flou le plus complet : aucune performance n’a jamais été validée par un test public, et aucune vente n’est proposée malgré de multiples annonces de MDI depuis plus de 10 ans. Néanmoins, une chose est sure, c’est qu’il faudra bien aussi fournir l’électricité au moto-compresseur chargé de remplir les réservoirs, et ce pendant quelques heures (comme pour les batteries !). Sachant que le rendement d’un compresseur n’égalera jamais celui d’un redresseur-chargeur de batteries, on en déduit que les consommations d’énergie électrique seront certes importantes pour recharger les batteries des véhicules électriques, mais elles seront encore plus importantes pour remplir les réservoirs des voitures à air comprimé pour obtenir des performances comparables. Donc, on peut se poser la question : où se situe l’intérêt de l’air comprimé ?
pouquoi utiliser obligatoirement l’electricite pour comprimer l’air,alors que partout il y a du vent gratuit.
à l’attention de solo (post du 25 septembre 2010 à 20H09)
de la même facon on peut se demander où se situe l’interet de la voiture electrique étant donnés les défauts justement mis en valeur par pierrot. alors oui peut etre que c’est mieux que l’air comprimé sur certains points mais ca reste loin d’être suffisant pour être intéréssant ;)
la voiture continuera à rouler au pétrole tant qu’une VRAIE nouvelle technologie n’aura pas émergé.
La fabrication et le recyclage des batteries posent un réel problème écologique. L’air comprimé pourrait suffire pour des trajets urbains (généralement la "2ème voiture" du foyer).
D’accord avec les remarques de test (02/10/2010) A l’heure actuelle, aucune techno accessible aux communs des mortels ne peut prétendre rivaliser avec le pétrole comme source d’énergie pour l’automobile (rapport "poids+volume/énergie stockée" imbattable). L’électricité a beaucoup de défauts, c’est pourquoi les grandes constructeurs ne se précipitent pas pour en fabriquer : ils estiment qu’à terme, le marché de l’électrique serait d’environ 1% de leurs ventes. Pas de quoi faire du chiffre ! En revanche, quelques PME produisent des véhicules électriques pour ce petit marché ( voiturettes de golf, 2ème voiture pour conducteurs aisés ou écolos branchés, flotte de covoiturage, etc...). Mon propos était seulement de faire remarquer que si les défauts de l’électricité sont bien connus, et depuis longtemps, c’est parce que des voitures électriques ont été vendues pendant des années et que leurs utilisateurs peuvent témoigner. Et si les qualités des véhicules à air comprimé sont si mirifiques, c’est parce qu’il ne s’en vend aucun. Donc pas de témoignages contradictoires ! S’il s’en vend un jour (ce dont on peut douter au vu des très anciennes promesses jamais honorées de MDI), on pourra enfin comparer... et sans doute déchanter ! En attendant, depuis plus de 15 ans, Guy Nègre vend du rêve à quelques investisseurs qui se font des illusions sur l’avenir de l’air comprimé comme stockage d’énergie pour l’automobile. L’absence de démonstration des capacités des prototypes de MDI et les multiples reports de commercialisation de leurs modèles devraient pourtant leur ouvrir les yeux... L’avenir à quelques années démentira-t-il ces propos ?
Aucun avenir ? Mais l’énergie sous forme comprimée ne se perd pas ou je dois refaire mon cursus ingénieur ?
Les batteries se dechargent d’elles meme. Ah oui comme c’est d’Actualité ! : le froid et les batteries ? hein quoi ? mince. Les moteurs electriques sont bien ! c’est vrai mais le stockage de l’electricité est chimiquement parlant mauvais etre TRES energievore. Et très nocifs pour l’environnement.
C’est normal quil y ait des etudes comme celle la : a montrer que l’energie pneumatique est mauvaise. Pourquoi ? Lobbying. Merci !
Eh bien, voilà un bon plaidoyer ! Mais si le stockage d’énergie sous la forme d’air comprimé est si prometteur, pourquoi ne pas l’appliquer d’abord à un équipement fixe ? MDI a en catalogue virtuel des groupes électrogènes. Pourquoi ne les commercialise-t-il pas ? Rien que des avantages : pas besoin de rechercher des réservoirs légers, pas besoin d’entreprendre des démarches compliquées pour obtenir une homologation officielle, pas besoin de développer une carrosserie, des roues, des phares, du chauffage et de la clim, de respecter des normes européennes contraignantes, et tout ces équipements annexes qui grèvent les coûts et les délais. Pour une PME, il est quand même simple de réaliser une maquette de groupe électrogène : juste compresseur (on en trouve de très bons chez les fournisseurs), un réservoir (modèle pour plongée, par exemple), "le moteur MDI" et un alternateur (des tas de modèles existent) : et hop ! le tour est joué, l’affaire est dans le sac. Plus de lobby automobile à craindre, plus de bâtons dans les roues de la part des pétroliers, les commandes afflueraient et les sceptiques resteraient sans voix... Ah oui, tiens, pourquoi n’est-ce pas le chemin suivi par Guy Nègre qui peaufine son moteur depuis bientôt 20 ans, sans jamais le mettre à l’épreuve ? Ben, c’est tout simple : le fameux moteur à air comprimé a un rendement décevant (Guy Nègre promettait 60%, mais il plafonnerait finalement autour de 40%) ; mis en série avec un compresseur qui ne fait guère mieux, le résultat final n’est pas présentable. Donc il n’est pas présenté, ce n’est pas plus compliqué que ça. En cette fin d’année 2010, on peut relever que les sceptiques ont encore gagné leur pari : en dépit d’annonces toujours optimistes (les mêmes depuis plus de 10 ans), aucun véhicule MDI n’a été commercialisé cette année et les prévisions de Guy Nègre sont une nouvelle fois reportées... d’un an... comme chaque année ! Et après l’usine d’Andorre (abandonnée), on passe à l’usine en Suisse ; bref, l’histoire se répète. Convenons-en : en l’absence de tests de performance, toujours refusés par MDI, la seule chose qui soit vérifiable, ce sont les reports successifs des délais annoncés par Guy Nègre. Pas très valorisant pour un concept soi-disant prometteur.
Merci a monsieurs Solo pour ses remarques ultra pertinentes. Serieusement, je penses que certains devrait arreter de croire au pere noel, moi même de formation ingénieur, j’ai cru m’étouffer en écoutant les promesses de MDI (pour les mêmes raisons théoriques que celles cité par Mr Solo)
Pour le reste, je suis du même avis que Test ou Solo : oui, il n’y aura pas de révolution majeurs sans grandes avancé scientifique. Malgré des rendement insuffisant, je continue de croire que la Pile a combustible sera le vecteur d’energie du futur....mais il faudra une forte production d’electricité propre derriere.
Et c’est aussi pour ça que j’ai confiance en l’industrie nucléaire : on est loin d’avoir epuiser les recherches dans ce domaine, et même si les premieres application ont été faite trop tot par rapport à nos connaissances (que faire des dechets ??), un seul pas vers la "fusion" permettrait de regler beaucoup de probleme tout en rendant viable et "ecologique" la filière électrique coté voiture
oui on peut être écolo et croire au nucléaire...
on ne peut pas le nier l’airpod fonctionne et a été homologué c’est génial dans le fond mais dans les faits les lobbying de l’industrie automobile ainsi que ceux de l’industrie pétrolières ne laisseront pas faire, si toutefois, nous, le peuple décidons de choisir ce produit il disparaitra dans un merveilleux incendie accidentel
sur le modèle de l’industrie automobile qui cible ses clients en leur proposant un large panel de véhicules en fonction d’occasions ou d’utilisations
je suggère que cette auto soit la reine urbaine
à quand des stations d’airpod sur le même modèle que le vélib ? dans ce genre d’usage, pas besoin de grande autonomie, les bornes servent à la recharge,... puis le temps moyen d’utilisation est en général inférieur à 30mn
allez voir sur le site de MDI ce ne sont ni des escrocs, ni des charlatants juste des gens qui dérangent certaines industries ou politiques
personnellement des qu’elle est sur le marché je l’achete mais si y a un ingénieur de chez renault qui m’explique que je ne ferai que 40km à 50km/h si je peux les faire sans poluer, c’est tout bénéfice et pour ceux qui parlent de la pollution liée à la production d’électricité - je leur dirais, achetez votre électricité chez Enercoop (le seul fournisseur d’electricité 100% verte en France)
Bonsoir, il est toujours malheureux de rentrer dans des conflits qui opposent par exemple électrique et air comprimé. Si l’électrique à bien des avantages, on le voit notamment avec le développement de Michelin et roue électrique, il reste toujours pour cette forme d’énergie, pour l’instant, un problème d’approvisionnement, qui est trop long pour un usage quotidien d’un véhicule. Alors on pourrait aussi penser stocker de l’air comprimé dans des réservoirs pour alimenter une génératrice, qui elle-même ferait fonctionner des moteurs électriques. Voir pourquoi pas fabriquer de l’air comprimé sur route et le restituer en ville pour rouler à l’électrique. Vous me direz qu’avec la « Lexus » l’on ouvre déjà la porte à cette notion de recharge transparente pour l’utilisateur, qui transforme le véhicule en non polluant dans un usage urbain. Pourquoi ne pas penser à de multiples sources de recharge, si la voiture dans le garage, la plus électrique, si la voiture fait un long trajet routier recharge autonome. Toutes ces idées bien évidemment ont un coût, mais pensons aussi que la pollution des villes tu discrètement certes, mais tu tous les jours ! Ainsi il pourrait nous revenir à l’idée que la voiture a aussi un coût sur la sécurité sociale, sans parler du bruit et des désagréments odorants qu’elle procure. Alors si un jour l’on pouvait réunir différentes techniques sans penser aux intérêts personnels de sa spécialité, peut-être que le monde deviendra un peu meilleur.
Bonjour cher intervenant du 10 février 2011, Vous avez écrit : "personnellement des qu’elle est sur le marché je l’achète". Bien sûr, on vous souhaite bonne chance, mais considérez quand même qu’avec de tels engagements, vous ne prenez pas beaucoup de risques ! Tous les ans, le génial Guy Nègre annonce que la fabrication de ses merveilleuses voitures démarrera "l’année prochaine", et ce depuis 15 ans. A ce rythme, on peut penser que vous n’êtes pas près d’acquérir un de ces fabuleux véhicules... Et pour couronner le tout, les dernières nouvelles de la société MDI sont plutôt calamiteuses (procès envers son dernier associé suisse, manque de financement, licenciements des employés) ; après les promesses enthousiastes, et les annonces farfelues, voici venu le temps de la vérité qui fait mal. Mais seuls seront surpris (et déçus) les crédules qui avaient suivi le rêve et les mensonges de Guy Nègre.
C’est un non-argument qui est développé dans l’article.
évidemment qu’il y a des pertes mécaniques dans l’air comprimé. Cela étant pratiquement, une voiture à air comprimé est plus facile à recharger (2 minutes contre 5 heures). Sans parler du retraitement des batteries et de l’usure de la batterie à chaque rechargement. En fin de vie il faut toujours autant d’énergie pour charger une batterie mais elle en délivre beaucoup moins. perte sèche.
D’autre part si les particuliers se dotent d’une production individuelle (panneau photovoltaïques, éoliennes etc) l’électricité produite est propre.
L’"argument" de l’article vient directement des firmes automobiles qui mettent des millions dans la voiture électrique. Sans aucune comparative sérieuse, ce n’est qu’un avis très partial qui a été émis ici.
@ ingénieur automobile Votre commentaire est très intéressant ! Donc, "une voiture à air comprimé est plus facile à recharger (2 minutes)". Je ne suis pas ingénieur automobile, mais je suppose qu’en temps que scientifique (forcément rigoureux), vous avez assisté à cette performance pour nous la présenter de façon si péremptoire. Aussi, je me permets de vous transmettre des interrogations qui m’intriguent : MDI annonce, pour son dernier né (l’Airpod), un réservoir de 230 litres rempli d’air à 350 bar ; cela fait donc environ 80 m3 d’air à transférer en 2 minutes. Question toute simple : Quel volume d’air doit être contenu dans le caisson qui délivrera ces 80 m3 ? A quelle pression initiale devra avoir été stocké cet air (plus de 350 bar, évidemment, mais combien au minimum) ? Questions subsidiaires : pour remplir préalablement ce caisson, quel type de compresseur ultra-performant faudra-t-il prévoir ? Quelle énergie sera consommée pour cette opération préliminaire ? Bien sûr, les valeurs trouvées devront ensuite être multipliées par le nombre d’Airpod qu’une station voudra remplir dans un temps donné. Il me semble qu’on devrait arriver à des chiffres assez irréalistes, mais vous allez sûrement nous renseigner de façon exacte. Un embryon de réponse avait été donné par le Professeur Rufer de l’Ecole Polytechnique de Lausanne qui a été chargé par MDI de définir les caractéristiques d’un tel caisson (newsletter.epfl.ch/alliance/index.php ?module=epflfiles&func=getFile&fid=245&inline=1) ; selon cet éminent scientifique, il faudrait relier ce caisson à un second réservoir plus important (en volume et en pression) afin de pouvoir remplir plusieurs Airpod... Bref, nous les braves gens, on imagine une usine à gaz ! Merci de nous rassurer par vos observations sur le terrain.
A croire que M. Solo est pour le lobby des industriels automobiles. Qu’est ce qui dérange dans le terme usine à gaz ?? C’est gaz, hors là, on parle d’air, donc aucun risque.... Pour les stations services, elles ont des "caissons" contenant du pétrole et ça ne dérange personne ?!?!?! Les lobby empêche tous développement de la voiture à air comprimé et je les comprends, je serais à leur place, je ferais la même chose et ceux, même au détriment de la planète car beaucoup d’argent !!!. Je vous annonce que la voiture à air comprimé sortira comme par magie quand il n’y aura plus de pétrole et, c’est malheureusement tout !!!
Bonjour Dragus,
En ce qui concerne les stations d’air comprimé, il est regrettable que vous ne nous informiez pas sur les questions en suspens : volume d’air à emmagasiner ? type de compresseur à utiliser ? C’est dommage, car votre argumentation y aurait gagné en intérêt... Et le concept serait apparu peut-être plus proche de la science fiction que de la réalité pour l’après-pétrole. Mais il y a les lobbys, dites-vous ! Ah les lobbys ! Curieusement, M. Guy Nègre ne les accuse jamais lorsqu’on lui demande la cause de ses retards à répétition : il invoque soit des malveillances de ses proches ("une cabale en interne" a-t-il un jour déclaré), soit les insuffisances financières. A ce sujet, le groupe Tata Motors, qui fut partenaire de MDI en 2007 (et le sauva alors de la faillite en lui versant pas mal de millions) ne manquerait pas de roupies pour concevoir et fabriquer des voiturettes à air comprimé, s’il jugeait le concept prometteur. Mais il n’en est rien, puisqu’il a officiellement déclaré que cette technologie ne pouvait pas s’appliquer à l’automobile. N’est-il pas étonnant de payer des millions pour acquérir les droits pour la technologie, puis de ne pas l’exploiter ? Dans le créneau des voitures bon marché, Tata a préféré développer sa Nano à essence, n’est-ce pas un signe ? Ensuite, si j’étais un membre de ces fameux lobbys (ce que je ne suis pas, ne vous en déplaise) et que je croyais devoir craindre le concept, je me précipiterais pour racheter la PME de M. Guy Nègre et tous ses brevets. Ce serait la meilleure façon de me protéger de ce possible concurrent. Mais, au contraire, si je juge qu’il n’y a aucune crainte à avoir, je ne bougerais pas et, de même que tout un chacun, j’attendrais calmement la suite des événements, à savoir, la fin de l’aventure... Et c’est bien ce que l’on observe, vos fameux lobbys ne manifestent visiblement aucune crainte, et on les comprend ! Enfin, si on s’intéresse au sujet, on ne manque pas d’observer : 1°) que jamais un scientifique ou un physicien n’a confirmé les calculs de M. Guy Nègre. Au contraire, tous ceux qui se sont penchés sur la question ont fait part de leurs réserves, voire de leurs doutes quant aux performances annoncées. (Ecole des Mines de Paris, Université de Berkeley, Ecole Polytechnique de Lausanne, etc.) 2°) que les seuls investisseurs qui ont manifesté leur intention pour monter une usine sont plutôt des profanes en la matière ; exemples : un agent immobilier en Andorre, un avocat en Suisse, pas vraiment des familiers des lois de la thermodynamique ; mais bizarrement, pas un seul qui soit technicien ou ingénieur. Sans doute ceux-là savent-ils ce qu’il faut espérer du concept... 3°) si les performances de leurs prototypes sont aussi extraordinaires que le prétendent les dirigeants de MDI, comment expliquer qu’ils ont toujours refusé d’en faire la démonstration ? Voilà une bonne manière de passer outre au dédain des lobbys, et surtout de déclencher l’adhésion populaire ! Pensez donc, une voiture qui roule à 80 km/h, possède une autonomie de 200 km et qui ne revient qu’à 1 euro les 100 km ! Et en plus, pas chère à l’achat ni à l’entretien ! Le rêve ! Qui ne serait pas intéressé ? Malheureusement, les nombreuses sollicitations des médias auxquelles M. Guy Nègre a complaisamment répondu n’ont été que des prétextes à des promesses de délai (jamais tenues, depuis plus de 10 ans !) et à des annonces de performances jamais démontrées... A ce catalogue de ratages, que faut-il ajouter ? Après le dernier échec de l’usine suisse (voir le site www.catecar.ch), faut-il espérer un nouvel investisseur, prêt à se faire gruger comme les précédents ? On peut penser que, instruits par la stratégie de MDI, faite de reculades, de mensonges et d’opacité, les éventuels intéressés ne se bousculeront pas ! Attendons donc la suite des événements et ne soyons pas surpris quand, à la fin de l’aventure, la vérité sur les réelles performances des prototypes de MDI sera enfin dévoilée.
Bravo à Solo pour cet exposé, sincèrement c’est agréable de lire un discours construit, je n’ai pas les moyens intellectuels d’une telle prétention... Néanmoins, on le sait, c’est la recherche, et les essais qui peuvent faire avancer les technologies. Ne pensez vous pas que des solutions "acceptables" pourraient être trouvées s’il y avait autant de moyens et de chercheurs que sur la voiture électrique qui se penchaient sur la question ? N’utiliseraient on pas moins d’électricité si nous (l’Etat) n’avions pas tant investi stratégiquement dans l’électricité ? N’utiliserions nous pas moins la voiture individuelle si les Politiques ne nous y avaient pas incité, et n’avaient pas tant investi dans la construction (RENAULT...) et l’extraction/raffinage (TOTAL...) ? Si nous devions du jour au lendemain passer de la calèche à la voiture à essence pour tous, j’imagine qu’on refuserait l’idée d’installer PARTOUT des stations services... en plus potentiellement dangereuses. Tout ce qui est nouveau fait peur, tout ce qui contraint à une révolution est taxé de non rentabilité, de non compétitivité, forcément le coût technologique d’entrée paraît prohibitif. Oui, la voiture a air comprimé est un beau rêve, peut être un mirage dans sa conception, mais si des chercheurs pouvaient utiliser leurs énergie a essayer d’optimiser cette idée plutôt que de ridiculiser et regarder ce pauvre M.Negre escroquer des utopistes, peut être, peut être qu’on aurait tous quelque chose à y gagner.
Bonjour Stéfan,
Votre raisonnement est intéressant et je l’ai lu avec attention. Oui, passer du jour au lendemain de la calèche à la voiture à essence nécessiterait un sacré saut, non seulement technologique, mais aussi mental et comportemental ! Des stations services potentiellement dangereuses, c’est vrai (à nuancer quand même, car ce n’est pas l’essence qui brûle, mais ce sont les vapeurs qu’elle dégage en s’évaporant à l’air libre, c’est pourquoi les flammes sont toujours en surface). Tout cela a été surmonté, parce que le ratio énergie/volume est imbattable et qu’il n’y avait pas d’alternative. D’où la difficulté aujourd’hui d’envisager son remplacement.
A mon avis, un changement de source d’énergie ne se fera pas sans un sérieux effort pour changer nos modes de vie, notamment (et surtout) dans nos moyens de déplacement.
En ce qui concerne l’air comprimé : malheureusement pour ceux qui prône ce mode de stockage d’énergie, les théories des gaz ont été établies et mises en équation depuis plus de 2 siècles et n’ont jamais été prises en défaut. Donc :
1°) il est vain d’attendre un progrès venant de la théorie, parfaitement connue des scientifiques et des ingénieurs
2°) cette théorie montre des pertes d’énergie importantes lors de la compression et de la détente, ce qui rend le cycle complet très peu performant et très consommateur d’énergie primaire, dont seule une faible partie est transmise au dispositif utilisateur (roues motrices, par exemple).
En conclusion, l’air comprimé ne sera utilisé que si vraiment on n’a pas autre chose de plus performant (sauf à imaginer des utilisations très particulières, dites "de niche" car trop peu répandues pour que le concept soit développé à grande échelle). Ce sont ces remarques que font tous les physiciens qui ont eu à se pencher sur "l’invention" de M. Nègre : ils ont tous mis en doute les performances que prétend obtenir MDI sur ses prototypes (notamment pour ce qui concerne l’autonomie, mais aussi sur les contraintes de remplissage du réservoir), et c’est aussi pour cette raison que "des chercheurs" jugent inutile de consacrer leur énergie à améliorer un concept qui a quasiment atteint ses limites théoriques. Et c’est encore pour cette raison que tous les observateurs attendent, mais en vain depuis des années, que les dirigeants de MDI acceptent enfin de démontrer par des tests en grandeur réelle les vraies performances de leurs prototypes. Je ne pense pas que ces scientifiques raisonnent seulement en termes de "peur de ce qui est nouveau", mais plutôt qu’ils réfléchissent avec leurs équations et leurs règles à calcul ! Ne croyez-vous pas que la balle est alors dans le camp de M. Nègre, et que c’est à lui de montrer que ses promesses sont tenables ? Malheureusement, ce monsieur ne s’inscrit pas du tout dans cette logique, et chaque année, il reporte à "l’année prochaine" la mise en fabrication de ses modèles de voitures... Si les scientifiques comprennent le pourquoi de ces reports incessants, pour le commun des mortels, cette stratégie, après plus de 15 ans de "baratin", doit paraître louche, non ?
Pour ce qui est de l’électricité, il est indéniable qu’il y a eu, dans notre pays, une incitation à consommer : par exemple, le chauffage électrique des habitations, encouragé longtemps par EDF, n’est pas vraiment une utilisation judicieuse ! Mais de là à penser que le choix de cette énergie pour les véhicules relève de la même stratégie d’incitation, il y a un pas que, pour ma part, je ne franchirais pas. A cela au moins deux raisons :
1°) le moteur électrique est super-performant du point de vue de son rendement (on atteint 98% !) et de son fonctionnement à impact nul sur l’environnement (ça fait des sacrés "plus" par rapport aux moteurs thermiques ! même en ayant recours aux bio-carburants)
2°) la problématique du stockage de l’électricité (batteries) est une pierre d’achoppement actuelle que nul ne peut ignorer. C’est cet aspect qui freine le développement des véhicules électriques, par son prix, ses contraintes d’approvisionnement en matières premières (exemple du lithium), de poids, d’encombrement, de durée de vie, de temps de recharge et d’impact sur l’environnement. Cela fait beaucoup de points à améliorer ! Mais, (et toute la différence avec l’air comprimé est là), les réalisations actuelles n’ont pas atteint les limites théoriques fixées par la chimie des matériaux. Et c’est pourquoi, beaucoup de laboratoires de recherche à travers le monde travaillent sur l’élaboration de nouveaux moyens de stockage de l’électricité, et que ce sujet sensible donne lieu, compte tenu de l’énorme enjeu, à des communications biaisées et à des tentatives d’espionnage. On peut raisonnablement espérer que des progrès significatifs seront accomplis dans les années qui viennent, soit sur le poids ou l’encombrement, soit sur les prix ou d’autres facteurs, car tout progrès sera bon à prendre.. !
En conclusion, qui vivra verra !
Cordialement.
Voila une façon de continuer à se boucher les yeux devant les évidences techniques. Rien n’est plus polluant que l’énergie électrique. Simplement on déplace le problème des villes vers le reste de la planète. Un peu comme avec les usines de traitement des ordures et les centrales de traitement des eaux usées. L’énergie du courant ordinaire dans une prise électrique représente moins de 10% de l’énergie qu’il a fallu consommer pour le fabriquer et l’acheminer vers notre prise.
1 - Le rendement de fabrication de l’électricité est très faible. Les différentes transformations de l’énergie depuis la production de chaleur jusqu’à la turbine représentent un rendement inférieur à 20 %.
2 - Le rendement du transport de l’électricité est une catastrophe écologique. Il est moins couteux de transporter du gaz comprimé avec un camion alimenté avec du gaz comprimé, que de transporter du courant électrique dans des fils et des transformateurs qui à chaque étape ajoutent une perte non négligeable. Au total de l’ordre de 50%. Ou part donc cette énergie ? En chaleur, dans l’atmosphère. Si vous n’êtes pas convaincu, sachez que l’usure des fils de transport de l’électricité est mesurée avec une caméra thermique embarquée sur un hélicoptère.
3 - Enfin cette énergie électrique est impossible à stocker. Ce qui signifie que nos braves centrales nucléaires, une fois mises en route, doivent produire, même si personne ne consomme. Que fait-t-on alors de l’électricité produite à si grand frais. On l’utilise pour réchauffer les rivières et les mers de la planète.
Mais c’est pas grave à Paris on ne voit pas les centrales de fabrication.
Comment construire une centrale électrique, une usine de retraitement des ordures ou une usine traitement des eaux usées dans des surfaces où le m2 se vend, sur plusieurs étages à 10000€ ??? On place tout cela dans les campagnes et les banlieux.
jm a écrit : "Rien n’est plus polluant que l’énergie électrique" Ah bon, même plus polluante que les gaz de schistes, le charbon ou le pétrole ? Vite, revenons à la lampe à huile ! Et d’autres affirmations : "Le rendement de fabrication de l’électricité est très faible" (on reste pantois devant tant de précision : "très faible", c’est 5% ou 75% ?), puis "le rendement du transport de l’électricité est une catastrophe écologique". Bien. Très bien dit. Evidemment, la preuve vous sera adressée par courrier intime, car c’est un scoop difficile à partager... Enfin : "Il est moins couteux de transporter du gaz comprimé avec un camion alimenté avec du gaz comprimé, que de transporter du courant électrique" Il n’y a qu’à s’en convaincre, sans demander d’explications. Cher jm, quand on avance de telles informations-choc, il serait bon de les étayer par des sources ou des références, avec des chiffrages à l’appui, de façon à se faire une idée de leur validité. Mais quand on prétend à la science infuse, foin des démonstrations, n’est-ce pas ?
L’électricité, c’est comme la démocratie : c’est le pire des systèmes, mais pour l’instant, on n’en connaît pas de meilleur ; ou du moins, on ne sait pas par quoi la remplacer. Et puis, les procédés présentés comme écologiques (éoliennes, panneaux photovoltaïques, hydroliennes) qu’est-ce qu’ils fabriquent ? De l’électricité, encore elle ! Et nos appareils domestiques, et nos moyens de télécommunications, et l’éclairage, et les installations de soins dans les hôpitaux, avec quoi fonctionnent-ils ? Avec l’électricité. Celle qu’on a surnommée "la fée électricité" est bien envahissante, au point d’être devenue indispensable. Alors, cher jm, que faire ?
à JM : Concernant les pertes liés à la production et transport d’électrécité, vos affirmations sont incorrectes, voici les chiffres actuels :
1- Production (vous dites 20%) :
Centrale à Cycle combiné CCGT : 50 à 60%
Centrale Classique ou TAC : 35 à 45%
Nucléaire : 30% à 35% (*)
(*) C’est faible certes mais on pourrait difficilement avoir un réacteur dans sa cave pour chauffer sa maison et encore moins dans sa bagnole !
2- Pertes en ligne (vous dites 50%) : Elle sont généralement < 10%, environ 6% pour la France (Sinon EDF ne pourrait pas vendre l’électrécité aux tarifs actuels)
3- ça peut arriver parfois qu’il y ait un surplus de production nécessitant d’en jetter un peu à la rivière, mais c’est assez rare.
J’ai lu beaucoup d’etudes qui indiquaient que sur le plan énergétique, toutes pertes comprises, la voiture électrique s’en sort bien mieux que la thermique, surtout en utilisation urbaine.
Passionant et très bien écrit, merci à toutes et à tous.
En ce qui concerne l’éléctricité le "0" pollution oublie de préciser : sur le lieu de consommation ... Certes cela permet aux centres ville de respirer en transférant les problèmes polluants aux fin fond des contrées peu peuplées. reste à savoir qui voudra d’une centrale nucléaire, d’un incinérateur et d’un centre de retraitement de métaux lourds dans son voisinage.
je peux comprendre également les réticences de la société MDI qui ne souhaite pas dévoiler ses "secrets" tant qu’elle n’est pas en mesure de s’en assurer l’exploitation elle même, compte tenu de difficultés financières. Mais il est vrai que si ce projet doit voir le jour, l’époque est très favorable alors ...une décision s’impose.
Je n’ai pas les compétences nécessaires pour juger de la pertinence de ce projet mais il me semble avoir lu que ce dernier n’exclue pas l’apport d’une énergie fossile dans de faibles proportions. Est-ce la clé ?
M. Negre et son équipe sont tres mauvais en marketing... Je me souviens du taxi qui devait etre une revolution, ensuite de cette manette pour l’airpod, cette abaissement... du grand n’importe quoi. C’est bien de vouloir impossé ces idées au consommateur, mais vouloir changer leurs habitudes coutent cher... comprendre l’historique de la Smart.
Aussi, je suis curieux d’entendre ces investisseurs qui comme moi y ont cru et qui ont investi, moi non... Cela fait 5 ans... et toujours rien... Au depart, je pensais que M. Negre était juste têtu, avec ces idées de conception et de lancement sans queue ni tête puis je pense aujourd’hui qu’il y a des failles et qu’il le sait !
merci pour cet article pro électrique et démago
l’electrique avec batterie embarquée n’est pas le futur :
la batterie :
est à base de ressources rares présentes dans peu de régions du monde (inflation des prix, instabilité géopolitique)
chauffe beaucoup, nécessite un refroidisseur qui consomme sinon il y a risque d’incendie, surtout dans les endroits chauds (Moyen Orient)
a une durée de vie de 5 à 8 ans, doit donc etre régulierement changée
pese tres lourd, de 100 à 400 kg selon les modeles
coute cher, environ 30 à 60% du prix de la voiture
se recycle tres difficilement et presente de graves risques de pollution (surtout dans les pays en dev)
se recharge en 6 heures (2 min pour l’air)
donc avec l’electrique on a un probleme : de pollution, de chauffe, de poids, de prix et de matieres premieres. Ne faisons pas la meme connerie qu’avec les voitures traditionnelles et propager un concept imparfait.
La voiture a air a été victime de pressions de lobby, n’a recu aucun financement alors que c’est dans la loi pour tout dépot de brevet. L’éléctrique a recu des milliards de l’Europe... La voiture a air a gagné le prix de l’invention du siècle par l’OMPP.
Le futur pour le coup c’est :
des routes faites avec des aimants pour limiter le frottement
des voitures electriques sans batteries mais alimentées par un systeme electromagnétique (un peu comme le jeu des petites voitures de circuit pour enfant)
avec chauffeur automatique GPS
merci messieurs de penser logiquement et moralement pour les générations futures plutot qu’a votre souhait de montrer votre bétise. Nos enfants et l’histoire nous jugerons, que votre conscience soit en paix.
Merci à "pour la vérité et contre la poubelle" Son message très mesuré nous montre le chemin : pour ce qui concerne l’avenir de nos déplacements motorisés, sachons suivre son exemple : comme lui, sachons rester modestes, et faisons en sorte de ne pas paraître trop sûrs de nous... Donc, aimantons nos routes et coupons l’alimentation électrique qui fait marcher les petites voitures des circuits miniatures pour enfants pour constater qu’ainsi tous les problèmes seront résolus ! Plus de frottements, et plus d’accidents de la route... Plus de sources d’énergie, donc plus de déplacements. Il suffisait d’y penser ! Souhaitons que M. Guy Nègre lise ce post et qu’il s’en inspirera pour concevoir la prochaine version de ses miraculeux véhicules. Espérons aussi que les méchants lobbies ne feront plus de "pressions" (lesquelles, bien utilisées, auraient pu participer au remplissage du réservoir de l’Airpod !). Ah si seulement on écoutait un peu plus les visionnaires ! Encore merci, et bonne année à "pour la vérité et contre la poubelle"
Je vais apporter ma petite contribution à ce forum animé et passionnant. je ne crois pas au miracle. mais je crois encore moins à l’avenir de la pile à combustible car le procéder de fabrication d’hydrogène est trop gourmand en energie pour le rendre vraiment intértessant pour les usagers. Pour les pétroliers, cela permettrait de produire un carburant "propre" avec les même contraintes tarifaire que le pétrole et une autonomie équivalente à une voiture électrique. La voiture électrique, à moins que la démocratisation massive divise par 2 le coût de ces véhicules ne s’imposera pas tant que rouler propre coutera plus cher que bruler du carburant. Le rendement des voitures à air comprimé si il est si mauvais que j’ai pu le lire plus haut (30 à 40%) ne sera malgré tout pas plus mauvais que les moteurs thermiques actuels avec une autonomie équivalente d’un véhicule électrique. Alors pourquoi ne pas laisser sa chance à Guy NEGRE ?












