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Les faiblesses du scénario Négawatt

Article publié le 5 janvier 2012

Alors que François Hollande et le parti socialiste semblent se convertir à la sortie du nucléaire, le scénario Négawatt est devenu crucial pour espérer réussir cette sortie. L’association Négawatt a imaginé en 2006 que la France pourrait sortir de sa dépendance dans les années 2030 à condition d’appliquer une stratégie qui combine un mix d’énergies renouvelables avec la recherche d’une meilleure efficacité et de la sobriété.

Les faiblesses du scénario Négawatt

Le 29 septembre, l'association Négawatt rendait public la mise à jour de son scénario. Rendons hommage à ce travail remarquable qui permet d'imaginer sereinement une méthode concrète et réaliste pour faire évoluer notre politique énergétique.

Or, le scénario Négawatt n'est .... qu'un scénario, c'est à dire une belle histoire pour un film. Il reste maintenant à trouver des financements et des techniques qui permettent de le faire vivre. Là dessus, Négawatt manque de précision et fait preuve de faiblesses.

Comme le dit son président, Thierry Salomon, "il ne faut plus nous contenter d'une simple vision prospective mais réfléchir aux moyens d'y arriver". Pointons ces faiblesses et ouvrons la voie sur les solutions éventuelles pour en sortir.

Distinguons trois types de difficultés sur lequel le "scénario" doit progresser :

-la sobriété suppose des changements de pratique de la part des consommateurs. Il faut donc changer les mentalités et le "point de vue" des acteurs sur cette question. Or, cela prend du temps. Nos contemporains ont toujours vécu dans une société consumériste où les conséquences du gaspillage ne sont pas toujours comprises. Malheureusement, l'évolution des comportements suppose une évolution des prix qui doit permettre de réguler les consommations. Prétendre à la fois développer la sobriété et garder des tarifs énergétiques "acceptables" peut se révéler contradictoire. 

Solutions : installer des tarifs énergétiques progressifs et taxer les énergies non renouvelables selon la méthode des contributions incitatives.

-le scénario dit exactement quand et par quelles voies nous pouvons nous en sortir. Mais il ne dit pas, aussi précisement, comment nous allons le faire. Il ne fait qu'esquisser les politiques volontaristes qu'il va falloir mener. Dans une société française, où la gouvernance libérale a laissé l'Etat abandonner des pans entiers de sa souveraineté, il ne suffira pas de changer un article de la constitution, de promulger une loi d'orientation et d'installer une haute autorité. Ces préalables devront être accompagnés par des outils pragmatiques nouveaux qui permettent d'avancer rapidement. Au XXIéme siècle, les politiques réglementaires sont trop aisément contournables pour être des leviers suffisants. Seule une politique fiscale volontariste permettra d'agir : à cet égard, le scénario Négawatt prévoit une politique fiscale et la généralisation des systèmes de bonus-malus. Il s'agit de bonnes pistes qu'il va falloir creuser.

Solutions : des contributions fiscales multiples permettant de répondre à la complexité des situations, utilisant le principe de bonus-malus et permettant de financer la transition énergétique.

-le scénario suppose une meilleure efficacité énergétique : l'isolation des bâtiments anciens est le principal frein à cette meilleure efficacité. Alain Grandjean estime que cet énorme chantier aura un coût à 500 milliard d'euros. Dans le contexte économique et budgétaire actuel, il s'agit d'un rêve inaccessible : nous n'avons plus les moyens de financer ces rénovations.

Le scénario Négawatt tient compte de l'arrivée de 7 millions de français nouveaux d'ici 2050 : il faudra les loger. Il s'agit d'un autre enjeu qui semble insurmontable dans le contexte actuel, alors que les villes se sont étalés dangereusement et que la pénurie de biens immobiliers est un problème politique majeur. 

Mais rien n'est insurmontable, si on sait mener une politique d'innovation volontariste. Faisons une proposition qui permettrait de réussir le scénario Négawatt : développons, comme le fait le canton de Genève actuellement, lerehaussement des immeubles en centre ville.

Cette technique permettrait à la fois de s'attaquer au problème de la pénurie foncière tout en finançant la rénovation écologique des bâtiments réhaussés.

 

 

Conclusion : le scénario Négawatt est novateur et réaliste, il faut maintenant que ces concepteurs aillent plus loin en imaginant les outils concrets politiques qui rendront possible "le film" qu'ils ont inventé. 

 

 Source image : http://4.bp.blogspot.com

Thèmes

Energies renouvelables Nucléaire Electricité Energies fossiles

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commentaires
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par essay writing (IP:xxx.xx5.123.20) le 5 janvier 2012 à 11H25

Good job. All of them are useful. essay writing

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par Ouam (IP:xxx.xx7.209.120) le 5 janvier 2012 à 19H07

Le scénario n’est pas réaliste pour la simple et bonne raison que pour réaliser tout ce qu’ils proposent (transports en communs, éoliennes, panneaux solaires, bâtiments énergie positive, etc...) il faut du pétrole, et le pétrole on n’ira bientôt plus le hercher car si on a besoin d’un baril de pétrole pour en extraire un autre, tout s’arrête. Ça marcherait si on avait des ressources facilement accessibles en pétrole. Ça touche à sa fin ! Sans pétrole pour créer les éoliennes et les panneaux solaires, le projet negaWatt s’effondre.

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(IP:xxx.xx8.222.32) le 5 janvier 2012 à 19H52

N’importe quoi ! par exemple les panneaux photovoltaiques produisent plus que l’énergie qu’il a fallu pour les produire en à peine plus de 2 ans avec un rendement de cellule de 17%. Et encore moins pour les panneaux thermiques car leur rendement dépasse 50%. Il reste largement assez d’énergie disponible pour lancer le "bootstrap" permettant de devenir indépendant.

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par Ouam (IP:xxx.xx7.209.120) le 6 janvier 2012 à 20H02

Vous ne m’avez pas bien lu. Comment allez-vous extraire du titane, le faire fondre et fabriquer un axe d’éolienne quand il ne va plus y avoir de pétrole ? C’est ça le problème. Parce que je sais bien qu’après quelques années de fonctionnement, une éolienne a crée plus d’énergie qu’il en a fallu pour la produire. On ne crée pas une éolienne avec de l’air et de l’électricité, il faut du pétrole pour extraire le minerai, le transporter, le faire fondre, lui donner forme, c’est vrai pour tous les constituants de l’éolienne (métaux, composites, bobinage, électronique, métaux rares, produits synthétiques et chimiques, condensateurs, étain, or, tout ce qui entre dans sa composition). Sans pétrole, aucune éolienne ne sortira de terre, c’est pourtant pas compliqué à comprendre ça !

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(IP:xxx.xx7.236.155) le 7 janvier 2012 à 02H04

D’où l’urgence de construire une infrastructure renouvelable au plus vite.

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par Ouam (IP:xxx.xx7.209.120) le 7 janvier 2012 à 09H32

Infrastructure qui devra elle-même être entretenue et changée au fil des décennies...Avec du pétrole que l’on aura plus à disposition. Comment fabriquer les pièces ? Comment extraire le minerai nécessaire à leur fabrication ? Comment faire tourner les fonderies ? Comment façonner la matière première ?

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(IP:xxx.xx7.236.155) le 7 janvier 2012 à 12H33

Comme toute infrastructure, elle devra être entretenue, ce qui démontre bien que des emplois sont nécessaires.

C’est l’énergie produite par l’infrastructure renouvelable qui servira à fabriquer les générations suivantes.

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par Ouam (IP:xxx.xx7.209.120) le 7 janvier 2012 à 13H09

"C’est l’énergie produite par l’infrastructure renouvelable qui servira à fabriquer les générations suivantes."

Non. Impossible. Pas parce que l’énergie est insuffisante (quoique...) mais parce qu’avec de l’énergie électrique on n’extrait pas du minerai du sol, on ne le fait pas fondre, on ne le façonne pas, on ne le transporte pas... Pour tout ça il faut faire fonctionner du matériel très gourmand en énergies fossiles que nous n’aurons plus (trucks, excavatrices, bulldozers, pelles, chargeurs, foreuses, etc...). Ces montres ne vont pas fonctionner avec des batteries au lithium : https://mining.cat.com/products/sur...

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(IP:xxx.xx7.236.155) le 7 janvier 2012 à 14H35

Vous ne connaissez manifestement pas grand chose de ce dont vous parlez.

Outre que tous les matériaux des panneaux photovoltaïques sont recyclables (aluminium, verre vitreux ou cristallin ie quartz), comme d’ailleurs les matériaux des génératrices éoliennes, tous les "monstres" utilisés dans les mines fonctionnent sur des systèmes hydrauliques, et les pompes hydrauliques fonctionnent sans problème à l’électricité.

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par Ouam (IP:xxx.xx7.209.120) le 8 janvier 2012 à 17H55

Vous dîtes n’importe quoi. Le matériel commercialisé par les grands groupes de l’équipement minier (Caterpillar, Liebherr, Komatsu, etc...) fonctionnent au fuel, pas à l’électricité, c’est aussi pour ça que les mines sont quotidiennement ravitaillées par des camion-citernes, et quand il s’agit de faire le plein, c’est pas des réservoirs de 50l (bulldozers, trucks, pelles, excavatrices, etc...). Les équipes travaillent et vivent dans des communautés souvent reculées et l’électricité, ils l’ont grace à des groupes électrogènes de la taille d’un container le tout faisant un bruit pas possible. On est loin des idéaux des énergies vertes...Vous êtes sur votre nuage ; la chute sera rude.

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(IP:xxx.xx7.236.155) le 9 janvier 2012 à 08H58

Aujourd’hui, un moteur au fuel fait tourner la pompe hydraulique des matériels mobiles, et je disais qu’il faudra la remplacer par une pompe électrique, beaucoup plus petite et fiable. Mais tous les vérins et les roues sont alimentés en hydraulique, et tous les matériels fixes sont déjà alimentés en électricité.

Le mieux étant de recycler les matériaux, ce qui est déjà fait avec l’aluminium et le verre.

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(IP:xxx.xx8.222.32) le 5 janvier 2012 à 12H51

Rcoutouly a écrit : "Alain Grandjean estime que cet énorme chantier aura un coût à 500 milliard d’euros. Dans le contexte économique et budgétaire actuel, il s’agit d’un rêve inaccessible : nous n’avons plus les moyens de financer ces rénovations."

N’importe quoi ! EDF trouve des milliards pour bricoler des réacteurs à bout de souffle, la BCE trouve en quelques heures des centaines de milliards pour augmenter les bénéfices des banques, et on ne trouverait pas 500 milliards d’ici 2050 pour passer en 100% énergie renouvelable ?

Rappelons que juste ramener le déficit du commerce extérieur de la rance à l’équilibre rapporterait plus, déficit causé à 94% par l’importation d’énergies fossiles, y compris nucléaire cf http://www.agoravox.fr/actualites/e...

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(IP:xxx.xx8.222.32) le 5 janvier 2012 à 12H59

"L’indépendance énergétique est à notre portée, il faut seulement investir le prix de quelques télévisions pour y arriver en moins de 10 ans : c’est plus rentable pour chaque citoyen que tout placement financier pour la retraite, surtout avec une inflation monétaire de 800% depuis 198011.

C’est aussi la seule manière de diminuer largement les importations d’énergie fossile, carbonée ou radioactive, dont l’extraction pose de graves problèmes humanitaires et qui déséquilibrent le commerce extérieur. En effet, le déficit extérieur pour l’énergie en 2010 était de 47,7 milliards d’euro, soit 94% du déficit extérieur total12."

Gagner l’indépendance énergétique de la France en passant en énergie renouvelable, c’est faire gagner à la France 47,7 milliards d’Euros par an, soit amortir un investissement de 500 milliards en moins de 11 ans !

cf http://www.agoravox.fr/actualites/e...

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par Hervé (IP:xxx.xx1.57.113) le 5 janvier 2012 à 19H24

@(IP:xxx.xx8.222.32) Pour faire gagner les 47G€ de déficit avec du renouvellable, il faudrait remplacer la totalité du pétrole, charbon,.... Vaste programme...

Y aurait-il de nouvelles découvertes récentes dans le domaine des ENR ? Parceque pour le moment, les pays qui ont essayé de faire ça à grande échelle ont du mal à dépasser 20% de leur électricité, et quasi rien pour le pétrole... On est encore trés loin de compte.

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(IP:xxx.xx8.222.32) le 5 janvier 2012 à 19H48

Lisez l’article et les iens attachées, et vous verrez que les déploiements industriels actuels de l’éolien et du solaire photovoltaique et thermique permettraient de passer au 100% renouvelable en 10 ans. Cela représente déjà 43% de toute l’énergie. cf http://www.agoravox.fr/actualites/e...

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par Hervé (IP:xxx.xx1.57.113) le 5 janvier 2012 à 20H07

Oh, mais je connais l’optimisme de ce genre de sites. Ils calculent des valeurs moyennes et par miracle tout baigne. ça marche trés bien si vous allumez votre chauffage en été et éclairez le jour. Mais dans la réalité ç’est pas comme ça que ça se passe. Le solaire produit peu en hiver, on ne sait pas bien stocker l’énergie à grande echelle et encore moins sur la durée.

En France (je dis bien en France), seul l’éolien a un potentiel réel à un cout qui serait disons envisageable. J’ai fait une simulation sur ce forum : http://www.oleocene.org/phpBB3/view...

(Document à télecharger) On pourrait envisager environ 70% de cette énergie dans le Mix électrique. Couplée au solaire et a l’hydrau, ça donnerait un mix à environ 80% ENR. Le reste en gaz (qui au passage ferait passer l’importation d’énergie de 800M€ d’uranium à environ 8G€ de gaz). Le tout pour une facture d’électricité environ multipliée par 3... Et il faudra être amateur des nouveaux paysages (120000 machines, des lignes THT partout.)

Aprés, reste le pétrole mais ça c’est encore une autre histoire...

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(IP:xxx.xx7.236.155) le 7 janvier 2012 à 02H08

Prendre en compte le seul éolien, c’est accuser son chien de la rage.

Quand on prend en compte un mix complet hydraulique+éolien+photovoltaique+solaire thermique + biomasse, la solution est viable autant en équilibre instantané qu’en production annuelle. cf http://www.agoravox.fr/actualites/e...

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par Hervé (IP:xxx.xx7.188.81) le 8 janvier 2012 à 12H12

@(IP:xxx.xx7.236.155) Je suis désolé mais je n’ai pas trouvé de démonstration convaincante dans l’article d’agoravox que vous citez concernant l’équilibre instantané. Si tout n’est pas à jeter (il y a même des idées que je défends), c’est quand même un savant mélange du « barratin écolo décousus » habituel et des liens vers des documents qui ne prouvent pas ce qui est affirmé dans l’article. (Le "on peut" et le "y a qu’à" ne me suffisent pas, moi il me faut des démonstrations). D’autre part, certains chiffres annoncés laissent pantois.

Bien entendu, il est certes possible d’obtenir un équivalent du mix électrique à 100% ENR, je suis d’accord avec le titre de l’article mais à un cout délirant qui le rend totalement infaisable pour des contraintes techniques que manifestement l’auteur ignore. (Perso, ma maison est alimentée en ENR, je sais de quoi je parle).

D’autre par l’article ne prend pas en compte ni l’avenir des énergies fossiles ni la raréfaction des matières premières. L’électricité n’est actuellement qu’une partie de notre consommation énergétique actuelle. A l’avenir, le gaz pétrole et charbon vont progressivement manquer et leur cout va augmenter. Qu’on le veuille ou non, l’électricité sera de plus en plus présente dans le mix énergétique total. Bien entendu des progrés seront faits mais cela va prendre du temps.

Le problème de la couverture totale Enr est qu’elle nécessite de multiplier les sources d’énergie pour compenser l’aspect aléatoire et intermittent, ce qui d’une part va consommer énormément de ressources et d’autre part faire augmenter leur prix de reviens par la non utilisation possible d’une partie de la production possible. Par moment on manquera fortement d’énergie, par moment on en aura beaucoup trop. On ne peut pas stocker a cette échelle actuellement, et je doute fort que la majorité de la population soit prête à faire des efforts importants pour compenser.

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(IP:xxx.xx7.236.155) le 9 janvier 2012 à 09H07

Je n’ai trouvé aucun chiffre dans cet article http://www.agoravox.fr/actualites/e... qui ne soit pas sourcé : commentez-le si vous avez trouvé un problème.

Certes il faut s’habituer à gérer plusieurs sources, mais cela ne coute pas plus cher, au contraire, puisque le prix tient compte de la production réelle. Et cette multiplicité apporte la redondance, et évite les pertes en transport.

Vous avez été pionnier en ENR, et vous avez payé le prix des pionniers. L’industrialisation en cours, certes freinée et peu visible en France, rend maintenant les ENR moins chères que le nucléaire, et les processus est irréversible.

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par Hervé (IP:xxx.xx1.57.113) le 10 janvier 2012 à 19H58

@(IP:xxx.xx7.236.155), Bonjour,

Concernant mon installation ENR, elle fonctionne très bien rassurez vous. Ce que je voulais dire c’est que produisant une très grande partie des besoins électriques de 3 maisons en autonomie,(>80%) je suis bien placé pour savoir que les besoins sont très variables et pas forcément en phase avec la production surtout dans le cas du solaire ou l’éolien.

Ce que je conteste depuis le début, c’est l’affirmation d’atteindre 100% du Mix en ENR et de tomber à 0 le déficit commercial de 47G€ du à l’énergie sachant qu’il est en grande partie du au pétrole / gaz. Sauf erreur de ma part, il n’est pas cité dans l’article le moyen de remplacer la totalité du pétrole par des ENR à la même échelle de la consommation. Je serais curieux de savoir comment ils s’y prennent (mais je crois que c’est vous qui affirmez cela, pas l’article).

Pour une énième fois, l’article est évasif sur l’association des moyens. Si ce qui est dit est souvent exact au cas par cas, ce n’est pas le cas de la synthèse. Il faut être conscient qu’un mix 100% ENR implique qu’il n’y a que des sources ENR 100% du temps et du besoin. Lorsque plusieurs sources aléatoires ne sont pas disponible en même temps l’ensemble de la fourniture va reposer sur les restantes, soit en pratique l’hydraulique (sous réserve de pluviométrie et pour un stock très modeste) et la biomasse en cogé(qui elle-même n’est pas forcément dispo car en lien avec un besoin thermique). En pratique, cela demande donc en plus un dimensionnement très important de chacune des installations (ou mettre un moyen sur, comme le gaz, mais dans ce cas, c’est plus 100%). Si la réalisation technique serait peut être possible, le coût de tous ces dispositifs sera prohibitif car la multiplication des moyens conduira à des periodes de sur production, donc de non vente, donc de couts plus élevés

De plus la miniaturisation de certains moyens citée dans l’article est difficilement concevable. Les éoliennes en ville, j’ai deux connaissances qui ont essayé, -> de gros problèmes avec les voisins à chaque fois. Et j’ai quelques doutes sur l’efficacité…

Enfin il faut savoir que les pertes de transport sont actuellement de 6% en France (donc déjà on peut pas espérer gagner plus). L’usage des ENR à grande échelle (100% est une grande échelle) nécessite un foisonnement grande distance qui ne va pas arranger les choses. Lorsque le vent souffle significativement dans le sud, et que le nord est couvert et sans vent, c’est toute la conso du nord qu’il faudrait acheminer à partir du sud… Pour les pertes ce n’est pas forcément un gros problème car ça pèse peu d’heures à l’année, par contre pour le dimensionnement du réseau de transport c’est la valeur instantanée qui compte…

Mais intéressez vous au cas du Danemark ou au cas Allemand. Malgré des discours écolo pompeux, la seule chose qu’ils ont vraiment réussi à augmenter, c’est le prix de leur électricité. Pour les ENR, ils sont pas beaucoup mieux que nous pour le moment. Pour le CO2, ils polluent beaucoup plus efficacement que nous grâce aux centrales au charbon qu’ils ne sont pas prés d’arrêter :
-  Le charbon représente plus de 40% du Mix allemand :

http://www.ee-netz.de/bilder/renewa...

Vue plus en recul :

http://www.ee-netz.de/bilder/renewa...

Un peu noir comme énergie verte...

- Les capacitées d’import de l’Allemagne sont sécurisées. Le Gaz pèse 20% du mix : http://www.lexpress.fr/actualites/2... Tiens comme c’est bizzare, L’éolien et le solaire ne sont pas suffisants ???

-  Etat des lieux du mix allemand et perspectives : http://videos.senat.fr/video/videos...

Pour résumer car c’est un peu long :

L’Allemagne va sortir du nucléaire, elle n’est pas prête de sortir du charbon... Bon, elle fera quand même plus d’ENR à l’avenir. Ils projettent 50% en 2050 : http://www.science-allemagne.fr/fr/... . C’est un peu plus sérieux que 100%.

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(IP:xxx.xx7.236.155) le 9 janvier 2012 à 08H57

Aujourd’hui, un moteur au fuel fait tourner la pompe hydraulique des matériels mobiles, et je disais qu’il faudra la remplacer par une pompe électrique, beaucoup plus petite et fiable. Mais tous les vérins et les roues sont alimentés en hydraulique, et tous les matériels fixes sont déjà alimentés en électricité.

Le mieux étant de recycler les matériaux, ce qui est déjà fait avec l’aluminium et le verre.

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par Hervé (IP:xxx.xx1.57.113) le 16 janvier 2012 à 23H58

Le pétrole ne disparaîtra pas d’un coup. En fait il ne disparaîtra pas du tout, il y en aura toujours, mais de moins en moins (le top départ du déclin est pour bientôt, si c’est pas déjà fait).

Si la ressource et bien gérée, et qu’on le brûle pas bêtement pour chauffer nos maisons... (comme le font actuellement les pays soit disant à la pointe du vert... censés être des exemples...) on peut fabriquer encore pas mal de choses, d’autant plus que certaines techniques peuvent évoluer. Par exemple avec une éolienne on peut faire du courant qui permet de faire de l’hydrogène qui lui même peut permettre de réduire des oxydes...

Beaucoup de choses sont et seront possible mais, comme le dit le scénario négawatt (et c’est l’un des points sur lequel je suis d’accord) il est urgent d’économiser !

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