En une du "Times Picayune", quotidien de la Nouvelle-Orléans, l’arrivée de la nappe de pétrole échappée d’un puits offshore de la compagnie BP côtoie la 2ème semaine du "All Jazz fest". Déjà bien abîmée par les canaux creusés par les pétroliers, la côte alluvionnaire de Louisiane (mais aussi celles de Floride et d’Alabama) ne va pas, elle, être à la fête. Et la mobilisation générale décrétée par Barack Obama semble tardive.

Un désastre écologique et économique de première ampleur
La marée noire menace des eaux particulièrement riches en faune marine et une côte de mangroves dont le nettoyage sera impossible. En pleine période de reproduction des diverses espèces. Caractéristiques du sud-est des Etats-Unis, les descentes style bombardier en piqué des pélicans vont bien mal finir ! Tout aussi en péril, l'intérieur des terres, déjà ravagé par le creusement de plus de 10 000 canaux porteurs d'eau salée par les mêmes compagnies pétrolières. Mal partie, également, une industrie de la pêche dans le Golfe du Mexique qui fournit 40 à 50% des fruits de mer américains, un indice des richesses environnementales qui vont être ravagées. Et le tourisme local, cela va de soi.
Obama ne bat Bush que d'une courte tête
La réponse fédérale à ce désastre dans le Golfe du Mexique semble bien lente, malgré l'appel à la mobilisation du Président Barack Obama. Les officiels du Ministère de la Sécurité intérieure, de l'Agence de protection de l'environnement et du Ministère de l'Intérieur sont attendus ce vendredi seulement pour une évaluation sur place de la situation. Alors que la nappe atteint la côte. La catastrophe finale était pourtant prévisible depuis au moins une semaine, comme le soulignent le Représentant républicain Sam Jones ou la Gouverneur de Louisiane Kathleen Blanco. L'Etat américain n'aurait pas pleinement tiré la leçon de l'inertie de Georges Bush lors des ravages de l'ouragan Katherina en 2005. Il a de fait laissé la maîtrise des opération au fautif, BP, qui finance 1000 personnes et 76 bateaux, assisté par les Gardes-Côte américains, il est vrai. Ceux-ci ont en particulier brûlé une partie de la nappe de pétrole (pas forcément une bonne solution).
Le pétrolier BP épinglé
Malgré son logo très "développement durable", il apparaît que British Petroleum s'est opposée en 2009 au renforcement des normes de sécurité des forages en mer voulu par le Service américain de la Gestion des minéraux.. Air connu, la compagnie voyait là une nouvelle charge administrative insupportable. Résultat, se profile pour elle une facture de 2 milliards de dollars (1,5 milliard d'euros), pour mettre fin au surgissement du pétrole à 500 mètres de profondeur, nettoyer les côtes et régler les frais des diverses agences fédérales impliquées dans les semaines à venir. Sans parler des multiples recours en justice des acteurs économiques de Louisiane, dans un pays généreux sur le montant des dommages et intérêts... Les médias français accompagnent donc les nouvelles sur la marée noire en Louisiane des cours boursiers déclinants de BP.
Marées noires, la catastrophe imparable ?
Qu'elle provienne d'un puits offshore ou d'un pétrolier, chaque marée noire se termine par un difficile et laborieux nettoyages de côtes privées de leur vie marine et ailée. Notre espèce semble aussi démunie en 2010 que dans les années 70 pour contenir un tel phénomène. Bonsoir la marche continue vers le progrès... Manque d'investissement dans la recherche de solutions à la mesure de tels désastres, peut-être ?
Les forages offshore n'ont plus la cote à la Maison-Blanche
Seule consolation pour les amis de l'environnement (de notre milieu vital, autrement dit) : le feu vert récemment donné par Obama à la multiplication des forages offshore au large des côtes américaines vient de passer à l'orange... Une catastrophe comme cela, ça vous fiche en l'air l'opération de lobbying la mieux conçue, la mieux financée. Such a shame.
""’La catastrophique marée noire en Louisiane remet en cause la décision d’Obama d’autoriser de nouveaux forages offshore’""...
... Mais, où avoir des renseignements sur le fameux clapet en qui nous ne devions pas douter ? Pour en finir, les ’e-spécialistes’ sont tous pareils...ils ont leurs diplômes qui les obligent à ne pas remettre en cause ceux qui les rémunèrent de près ou de loin. Que sont devenus ceux qui avaient mis en doute la fiabilité les fameux clapets ? Font-ils parti des pauvres sans domicile fixe comme je le pense ?
Résultat, se profile pour elle une facture de 2 milliards de dollars (1,5 milliard d’euros), pour mettre fin au surgissement du pétrole à 500 mètres de profondeur, nettoyer les côtes et régler les frais des diverses agences fédérales impliquées dans les semaines à venir.
Comme si BP allait payer l’amende dans son intégralité...
"La catastrophique marée noire"
C’est quoi une marée noire fantastique ? ou merveilleuse ? ou bienvenue ?
Ah oui, c’est dans le titre et faut attirer le chaland. Attention à ne pas oublier de mettre du contenu sous le titre.












