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L'iceberg nucléaire

Article publié le 15 juin 2011

Les accidents qui se sont produits dans la centrale nucléaire de Fukushima au Japon rappellent à tous notre quasi-impuissance face à la radioactivité...

Nous ne maîtrisons pas « l’atome », nous le gérons au mieux.

L'iceberg nucléaire

Les seules choses que l’on peut faire, c’est évacuer les populations, leur conseiller de se calfeutrer chez eux, de distribuer des cachets d’iode, de sacrifier des volontaires sur les sites nucléaires touchés… et l’on attend des mois, voire des années avant que la situation ne redevienne normale.

Ça, c’est pour la partie émergée de l’iceberg, la plus visible, celle qui choque et provoque le débat.

Regardons également la partie immergée.

L’industrie nucléaire génère des tonnes de déchets radioactifs qui s’accumulent chaque année et que l’on stocke sous terre, dans des hangars à ciel ouvert en Afrique ou en Russie et qui mettront des siècles avant de devenir inoffensifs (L'humanité produit chaque année des centaines de milliers de tonnes de déchets radioactifs, issus des centrales nucléaires, de l'industrie militaire ou de la recherche)…. De cela on ne parle pas ou si peu - et pourtant…

Développer des centrales nucléaires un peu partout à travers le monde augmente les risques de crises, produit des tonnes de déchets supplémentaires et, en plus, contribue à la prolifération des armes nucléaires (l’atome civil et militaire ne font qu’un).

Tout cela amène à nous poser cette question : faut-il cesser d’utiliser l’énergie nucléaire ?

Cela n’est pas si simple. L’humanité est très « gourmande » en énergie, et ses besoins augmentent sans cesse. Pour faire face à la demande, il faut continuellement construire de nouvelles centrales.

Voyons les recours possibles.
Les centrales les plus faciles à mettre en œuvre et les plus puissantes sont celles qui fonctionnent à l’énergie fossile (charbon, gaz, pétrole). Ces ressources sont disponibles en très grande quantité et équitablement réparties.
Leur utilisation et leur transport sont sans grand danger, et leur coût d’exploitation (extraction, combustion…) est raisonnable.

Mais voilà : ces centrales rejettent de grandes quantités de gaz à effet de serre (du CO2) ce qui est très mauvais pour la planète.

Il reste, bien sûr, les centrales d’énergie renouvelable (éolien, hydraulique, solaire, géothermique…).
Sans risques d‘utilisation, leur impact sur l’environnement est très limité. Elles ne nécessitent aucun transport. Elles peuvent être construites sous toutes les latitudes, elles transforment les déserts arides, les côtes venteuses en champs énergétiques.
Mais elles sont relativement peu puissantes et peu souples d’utilisation (il faut du soleil pour les centrales solaires et du vent pour les éoliennes… sinon pas d’électricité).
Voilà pourquoi on les utilise en complément des centrales fossiles ou nucléaires.

La technologie évoluant sans cesse, elles seront un jour très performantes… Ce n’est pas encore le cas.

La conclusion est terriblement simple : nous ne pouvons faire sans le nucléaire.

À moins que…
À moins que nous remettions en question notre mode de consommation d’électricité.

En devenant beaucoup plus économes, sans « retourner à la bougie », c’est très facilement réalisable.

Combien de commerces, de centres-villes, de hangars industriels sont éclairés comme des sapins de Noël presque continuellement ?

Combien d’entre nous laissent des ampoules allumées inutilement ou leurs appareils en mode veille 24h/24 ?

Combien de bureaux, de commerces, d’habitations sont chauffés avec des convecteurs électriques alors que les pompes à chaleur, très faciles à installer, réduisent la consommation d’électricité par 4 ?

Avec un peu de bon sens et la politique adéquate, nous pourrions réduire sensiblement notre consommation électrique.
Alors la sortie du nucléaire serait vraiment possible.

Il nous faudrait pour cela construire de nombreuses centrales d’énergie renouvelable en faisant fi des humeurs des uns et des autres.
Les zones venteuses seraient utilisées massivement pour les éoliennes et les zones ensoleillées pour le solaire.
Nous devrions composer encore avec quelques centrales à énergie fossile, mais inexorablement, elles finiront par disparaître.

Pour changer de monde, il faut aussi changer nos habitudes.

salvatore pertutti

META vers un autre monde

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Thèmes

Déchets Nucléaire Radioactif

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commentaires
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par France (IP:xxx.xx3.224.114) le 15 juin 2011 à 22H33

Il y a aussi une autre solution pour réduire progressivement notre consommation globale d’électricité et de matières premières : stabiliser, voire réduire la population mondiale en cessant d’encourager la natalité, et en offrant à tous et toutes, l’accès aux moyens contraceptifs gratuits, partout dans le monde. En éducant les femmes et les petites filles, en leur garantissant une égalité de droits et de statut social avec les hommes. En faisant des campagnes de promotion de la famille restreinte : 2 enfants par famille, dans tous les pays du monde. Et ce, sans contraintes "à la chinoise". Cette solution est combinable avec toutes les autres que vous avez citées à juste titre, et c’est le moyen le moins cher et le plus efficace pour économiser les ressources énergétiques ou autres, lutter contre la déforestation et contre la surpêche, réduire les émissions de gaz à effet de serre, préserver l’habitat des espèces sauvages et donc la biodiversité, lutter contre la famine, permettre une meilleure instuction des enfants, assurer de meilleures conditions de vie aux peuples qui essayent de sortir de la misère. L’humanité ne peux continuer indéfiniment à doubler ses effectifs tous les 60 ans, alors que les ressources s’épuisent. Les économies réalisées en étant plus économes seront vite balayées au taux actuel de croissance de l’humanité. Pour plus d’information, voir le site de l’association Démographie Responsable : http://www.demographie-responsable.org/

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par Gérard Micheau (IP:xxx.xx7.49.10) le 15 juin 2011 à 23H32

Merci France pour cet excellent commentaire ! Il est en effet grand temps que les dirigeants prennent compte de la surpopulation qui ne cesse de croitre en augmentant les besoins énergétiques dans les mêmes proportions, et notamment nucléaires. La surpopulation épuise les ressources naturelles de la planète, y compris l’uranium, tout en la massacrant un peu plus chaque jour ! Alors oui, incitons les couples à faire 2 enfants maximum et arrêtons le scandale des allocations familiales qui les encouragent à en faire davantage, sur le dos de la collectivité !

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par uguettelulu (IP:xxx.xx0.80.60) le 16 juin 2011 à 07H25

lors de ma prochaine manif anti-nucléaire, je porterai la banderolle, « "faites moins d’enfants, dans le monde, et il n’y aura moins de centrale nucléaire" »

après, parceque les allocs, on sait qui c’est ! je porterai la banderolle, " «  étrangers, vous consommez de l’énergie,chez nous, aidez la planète, en restant chez vous... "  »

mouis.... vous croyez que ça marchera ?

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par France (IP:xxx.xx3.224.114) le 16 juin 2011 à 11H27

Votre propos est xénophobe ! Le mien ne l’est pas. 2 enfants maximum, partout dans le monde, ce n’est pas xénophobe. Si certains peuples (dont la France) ne maîtrisent pas leur fécondité afin de stabiliser leurs effectifs, alors, oui, ils déséquilibrent les flux migratoires. Dans un monde où chaque pays aurait une population en rapport avec ses ressources, alors on pourrait laisser la liberté de circulation aux personnes : les gens n’émigreraient plus en masse fuyant un pays natal où ils ne trouvent pas leur place. Les migrations seraient moindres, car liées à des motifs personnels, et s’équilibreraient bien mieux. Refuser de voir ce problème, c’est le transmettre aux générations futures en l’aggravant.

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par Albert (IP:xxx.xx9.208.70) le 16 juin 2011 à 22H29

Le nucléaire n’a pas grand chose à voir avec les réductions de gaz à effet de serre dû à l’activité humaine, dont le CO2 provenant des combustibles fossiles ne représente que 57%.

Pour information, le fait de remplacer tous les réacteurs nucléaires actuels par des centrales électriques au gaz, augmenterait seulement de 3,0% les émissions de CO2 et de 2,3% celles de l’ensemble des gaz à effet de serre anthropiques, ce qui est sept fois moins que la déforestation.

Lire http://futura24.voila.net/electri/nucle_co2.htm pour les détails.

Si les centrales étaient au charbon au lieu du gaz, l’augmentation serait de 6,7% pour le CO2 et 5,2% pour les gaz à effet de serre.

Mais le problème des émissions de CO2 se résoudra tout seul avec la décroissance de la production de pétrole à partir de 2011-2015, celle du gaz vers 2030, celle du charbon vers 2030 aussi. Au passage, la date est identique pour l’uranium : 2030.

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par Hervé (IP:xxx.xx7.228.17) le 22 juin 2011 à 20H36

Vous écrivez "Les centrales les plus faciles à mettre en œuvre et les plus puissantes sont celles qui fonctionnent à l’énergie fossile (charbon, gaz, pétrole). Ces ressources sont disponibles en très grande quantité et équitablement réparties."

A bon !?, Y a du pétrole en france ? Je ne crois pas qu’on puisse dire "équitablement réparties" bien qu’on on n’est peut être pas les plus mal lotis en France, on a du gaz de shiste !

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(IP:xxx.xx1.130.186) le 23 juin 2011 à 07H56

""A bon !?, Y a du pétrole en France ? "" Ben oui, quand même, puisque l’on a en bassin parisien un sous sol. De plus, je crois que ’équitablement’ ne signifie pas le :" à moi, tout à moi, rien qu’à moi" que l’on rencontre de plus en plus dans le milieu de nos responsables avec un grand ’QI’ qui met notre sort, à nous le petit peuple, ou du moins considéré comme tel par ces individus, dans une bien triste situation.

En pensant à l’énergie, je pense que l’on doive considérer les continents comme référence .

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par Hervé (IP:xxx.xx7.228.17) le 5 juillet 2011 à 16H56

Oui, effectivement y a du pétrole en France, comme on peut dire qu’il y a de l’eau dans les déserts (car il y a des oasis)… . Contrairement à ce que vous semblez indiquer, le pétrole est inégalement réparti, même à l’échelle des continents. L’Asie & Australie en ont 20x moins que le moyen orient. (Ramené à la surface ça doit faire un rapport 100 au moins, et à l’échelle de la population…) On ne peut pas dire équitablement je suis désolé. De plus actuellement on raisonne encore pays, le gouvernement mondial ne semble pas encore pour demain. Il y a des pays qui ont plein de pétrole et d’autres pas une goutte… C’est la réalité

Quant à la France, même en ayant recours à la fracturation hydraulique, l’exploitation pétrolière restera très inférieure à notre consommation actuelle (et future proche). 1à2% actuellement, 5% si recours à la fracturation hydraulique.

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