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Fin d'après-midi au Pic Pétrolier

Article publié le 31 août 2011

Fin d'après-midi au Pic Pétrolier

Le pic pétrolier c’est quoi ? Ce n’est pas la fin du pétrole, mais plutôt le début de la fin, ou la fin du début. En clair, c’est le milieu ! Oui, le milieu de la fameuse courbe de M. Hubert. Cette courbe en forme de cloche, comme une montagne que l’on grimpe jusqu’au milieu de la journée et que l’on redescend plus ou moins vite et plus ou moins bien.

L’image est intéressante. Car pour le pétrole comme pour la randonnée, la descente peut être très difficile si on a été trop ambitieux à la montée sans prévoir l’énergie nécessaire (sans jeu de mots) pour le retour. De même, la descente peut être très périlleuse si on prolonge inconsciemment la montée jusqu’en milieu d’après-midi, trop haut, trop loin. Comment alors, éviter la descente en catastrophe en fin d’après-midi.

Mon niveau d’expertise en pic pétrolier se termine ici, au stade de la vulgarisation et de la synthèse. Mais nombreux sont les experts qui traitent de ce sujet avec tous les arguments techniques nécessaires. Essayons donc d’organiser nos idées :

Les données théoriques :

  • Le pic pétrolier n’est pas une simple théorie. Les Américains le savent bien, ils ont franchi leur pic pétrolier national il y a 40 ans. Mais heureusement pour eux la production mondiale n’avait pas, elle, atteint son maximum, ce qui leur permit de continuer à importer du pétrole pour compenser leur déclin de production national (Article de Matthieu Auzanneau).
  • Le pic pétrolier est un phénomène normal et prévisible aussi au niveau mondial. Lorsqu’environ la moitié des réserves pétrolières est atteinte, le débit de la production diminue. C’est un peu comme une éponge dont il est plus facile d’extraite beaucoup d’eau au début du pressage et de moins en moins ensuite, malgré des efforts musculaires croissants (N’attendons pas la dernière goutte !). Nous avons consommé environ 1200 milliards de barils, soit près de la moitié des réserves. Pourquoi donc un phénomène de cloche et non pas un sursis jusqu’à un arrêt brutal au 1er janvier 2050 (Article de Benoît Thevard) ?
  • Il est difficile de faire des prédictions précises, du fait que les pays qui ont nationalisé les puits de pétrole, comme l’Arabie Saoudite et le Vénézuéla, ne sont pas tenus de rendre publiques leurs données sur les réserves. Les pays de l’OPEP, qui représente 85% des réserves mondiales, ont décidé en 1985 de mettre en place une politique de quota pour maintenir une stabilité du prix du pétrole : chaque membre de l’organisation a ainsi le droit de produire en proportion du volume « déclaré » de ses réserves. Les estimations suspectes des réserves de l’OPEP s’évaluent à 300 milliards de barils, soit 10 ans de consommation mondiale, ce qui avancerait d’autant la date du pic (Article de Benoît Thevard).
  • La possibilité que le pic soit plutôt un plateau ondulant rend plus difficile la perception de la tendance générale de déclin (Article de Benoît Thevard).
  • Tous les experts mondiaux admettent aujourd’hui que le pic pétrolier mondial est inévitable, que la question n’est plus de savoir s’il aura lieu, mais quand il aura lieu. Certains estiment que nous l’avons déjà atteint, d’autres pensent qu’il surviendra entre 2010 et 2020, rares sont ceux qui le situent après 2020 (Article de Benoît Thevard).
  • Selon l’Agence Internationnale de l’Energie, le pic de pétrole conventionnel est dépassé depuis 2006 (Article de Matthieu Auzanneau).
  • Points de vue de l’ASPO – Association d’Etude du Peak Oil (Site de l’ASPO France).
  • Même notre Premier Ministre François FILLON annonce que nous venons de passer le pic (Article de Matthieu Auzanneau).

L’environnement économique :

  • L’importance du pétrole dans le fonctionnement économique de nos sociétés industrialisées tant pour le transport, le chauffage, la pétrochimie que pour l’agriculture, est telle que la diminution des quantités de pétrole disponible va entraîner des bouleversements qu’il parait raisonnable d’anticiper… De nombreuses courbes montrent d’ailleurs que la consommation de pétrole et la croissance économique sont étroitement liées depuis des décennies, dans nos sociétés modernes (Article de Wikipédia).
  • Dès lors, quel sera le comportement des puissances économiques mondiales face à la pénurie d’or noir ? Les puissances émergentes consomment de plus en plus, le prix du brut ne peut que flamber. La Chine, l’Inde, le Brésil … en pleine explosion accepteront-ils de limiter leur nouvelle croissance.
  • Tout le monde a besoin du pétrole. Les états producteur-exportateurs, n’échappent pas à la règle. Ses derniers anticipent le mouvement de déclin de production pour assurer en premiers lieux leurs besoins nationaux, quitte à fermer les robinets de l’exportation. L’Europe, elle, importe massivement son pétrole du fait de ses minces réserves en sous-sol.
  • L’ensemble des interventions de la table ronde du 25 janvier dernier, sur le pic pétrolier à l’Assemblée nationale, aborde ces points économiques, en particulier celle de M. Bernard DURAND (Article de Benoît Thevard).

La réponse énergétique :

  • En fait, c’est tout simple : il ne peut pas y en avoir ! Aucune énergie renouvelable n’est en mesure de prendre le relais du pétrole. Imaginez que le solaire et l’éolien représentent, aujourd’hui, 0,1% de la production énergétique mondiale (Article de Benoît Thevard).
  • Tout ce qui est rare est cher. Et le pic pétrolier, c’est la fin du pétrole abondant et bon marché. L’augmentation des prix du brut va donner des possibilités d’investissements supplémentaires aux pétroliers pour aller extraire le pétrole ou d’autres combustibles là où jusqu’à présent il n’était pas rentable d’y puiser. Cela permettra d’étirer le pic pétrolier sur la longueur, du moins pour ceux qui pourront se le payer.
  • La révolution industrielle tient au fait que l’énergie qui remplace des bras et des jambes sur les chaines de production est démesurément bon marché. Mais le coût de sa fabrication pendant des millions d’années y est oublié. Si bien que seule une autre source d’énergie fossile est capable de faire aussi bien et compenser le déclin du pétrole … en attendant qu’elle aussi rencontre son propre pic « fossile » (Livre de Jean-Marc Jancovici).

L’évolution climatique : à non ça, c’est trop polémique !!!

Le plan d’action(s) :

Pour beaucoup, c’est l’innovation et la croissance verte qui vont sauver le monde. Mais il ne peut y avoir de croissance sans pétrole… on se mord la queue !

Les scénarios plus ou moins pessimistes sont finalement très similaires dans leur forme. Leurs hypothèses sont juste différentes quant à la date de chute de la production qui n’est autre que l’image de notre niveau d’anticipation. Pic ou plateau pétrolier, même combat, il faut diminuer cette dépendance au pétrole, augmenter notre résilience globale et surtout locale, car la première utilisation du pétrole est de très loin le transport.

Comme pour le randonneur, tarder à enclencher la descente énergétique, c’est accélérer vers l’impact. Mais surtout, plus on monte haut et plus la pente sera rude.

Thèmes

Dépendances Pétrole

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commentaires
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par Indianagrenoble (IP:xxx.xx3.207.35) le 31 août 2011 à 16H20

Très bon article merci bien !

J’ai écrit personnellement un article ici sur une video qui a tourné sur le oueb : COLLASPE de Michael C Ruppert (VOSTFR 1999)

On trouve des liens où la télécharger à présent

http://www.bebedoo.com/catalog/blog...

Bonne résilience à tous !

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par Résixlience (IP:xxx.xx8.90.24) le 4 septembre 2011 à 18H35

@ Indianagrenoble : merci pour le soutien.

Un film choc oui !

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(IP:xxx.xx3.65.100) le 31 août 2011 à 19H46

@ L’auteur. Vous semblez disposer de brillantes capacité d’analyse. Je vais vous proposer un sujet beaucoup moins aléatoire que le pic pétrolier.

Les baby boomers ont pillé les ressources naturelles de la planète et endetté leur descendance sur plusieurs générations, pour satisfaire entre autre leur désir sans limite de déplacement dans de gros véhicules thermiques voraces, et alimenter une croissance artificielle.

Comment la résilience pourrait elle aider les générations à venir, lorsqu’elles prendront pleinement conscience que leurs parents et grands parents étaient de gros égoïstes ?

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par Benoît Thévard (IP:xxx.xx9.104.120) le 1er septembre 2011 à 09H18

@ l’auteur : merci pour ce travail ! Soyons nombreux à contribuer !

@ IP:xxx.xx3.65.100 On peut se contenter de montrer du doigt les générations précédente, mais on peut également admettre qu’à leur place, nous aurions probablement fait la même chose. Toutes les espèces, lorsqu’elles ont les moyens de mieux prélever les ressources, utilisent cette capacité pour leur propre développement. La différence entre l’Homme et les autres espèces, c’est juste la capacité d’analyse, la conscience et l’anticipation. Travailler pour l’amélioration de notre résilience, c’est justement utiliser cette capacité d’anticipation pour se préparer à la rupture qui s’en vient. Alors oui, la résilience nous aidera à mieux vivre les crises à venir et à s’y adapter. Très sincèrement, plutôt que de montrer du doigt et d’accuser (ce qui est assez simple, vous en conviendrez), je vous invite à être constructif et à préparer cet avenir. http://www.avenir-sans-petrole.org/

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par Libreetresponsable (IP:xxx.xx3.217.99) le 1er septembre 2011 à 16H24

"On peut se contenter de montrer du doigt les générations précédente, mais on peut également admettre qu’à leur place, nous aurions probablement fait la même chose."

NON, et résolument NON. La génération babyboom est caractérisé par un individualisme, un laissé-allé et aujourd’hui un manque de justesse et un matérialisme forcené.

Ils ne peuvent pas nié qu’ils font n’importe quoi. Car aujourdh’ui pire qu’hier et en toute conscience ni morale.

Donc cette génération est largement coupable et responsable et d’autant plus quel ne fait rien pour changer les choses...AU CONTRAIRE !!!

" Toutes les espèces, lorsqu’elles ont les moyens de mieux prélever les ressources, utilisent cette capacité pour leur propre développement. La différence entre l’Homme et les autres espèces, c’est juste la capacité d’analyse, la conscience et l’anticipation."

Entre les hommes et les autres espèces, la différence est ténu. Seule la capacité de son cerveau fait la différence mais ne l’empêche pas de scier la branche sur laquelle il est assis tant qu’aucun autre prédateur ne le régule.

Vos discours est celui d’un pacifique sectaire. Ceux qui sont capables des plus grandes injustices en oubliant que d’autres payent chère cette situation et d’autres vont la payer encore plus ! tant qu’il n’y aura pas eu rééquilibrage, les choses ne seront pas réglés et je ne pense pas que les plus nantis sont près à accepter une redistribution des richesses. Sans oublié le mauvaise esprit qui entoure notre société. Tout cela ne se "guérit" pas avec un "on oubli"

Et question "anticipation" : Personnellement j’ai beau cherché....avec ce qui se passe alors que c’était prévisible... Je n’en trouve pas trace utile !!!!

Vos discours est même délirant de croyance idéologique.

"plutôt que de montrer du doigt et d’accuser (ce qui est assez simple, vous en conviendrez)"

Bravo le négationnisme intéressé !!! Au final y’a pas de responsable. Quand il n’y a pas de responsable valable, alors il n’y a pas de réaction responsable valable non plus et au final on se retrouve dans un contexte à la Fukushima ou des populations sont volontairements sacrifiés.

Clairement je combattrais vos idées de pacifique sectaire jusqu’à la fin car vous êtes aussi coupable que ceux qui nous mettent dans la m...

Coupable car vous préférez vous taire plutôt que réagir de manière saine et juste...c’est à dire : juger les coupables et poser les bases de vrai solutions qui seront forcément difficile à mettre en oeuvre avec courage.

"je vous invite à être constructif et à préparer cet avenir. http://www.avenir-sans-petrole.org/"

Je fais parti des gens qui essaye d’être constructif mais je vois aussi clairement les limites de votre raisonnement car je suis confronté au réalité ou l’homme est et restera un loup pour l’homme.

Alors vos théories pacifiques...sur le terrain c’est du pipo !

rien ne changera sans confrontation réel (violente ou pas) !!

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(IP:xxx.xx9.133.119) le 1er septembre 2011 à 17H48

@ Libreetresponsable

"On peut se contenter de montrer du doigt les générations précédente, mais on peut également admettre qu’à leur place, nous aurions probablement fait la même chose."

NON, et résolument NON. La génération babyboom est caractérisé par un individualisme, un laissé-allé et aujourd’hui un manque de justesse et un matérialisme forcené.

- Mais si, mais si ! Ne soyez pas angélique ! La présente génération réagit de la manière dont elle réagit en "réaction" précisément à ce qu’a fait la précedente mais ne voilez pas la face, si vous et vos contemporains aviez vécu à la place de la génération précédente, vous auriez fait exactement la même chose qu’elle. Ne soyez pas aveugle et hypocrite.

Vos discours est celui d’un pacifique sectaire.

- Je crains que le vôtre soit également celui d’un pacifique sectaire mais dans le sens opposé......

Vos discours est même délirant de croyance idéologique

- Votre accusation de sorcellerie est totalement fausse et vous avez une manière particulière de lire et d’interpréter le message en question. A lire (péniblement je dois dire en raison de votre pratique indigente du français)vos incantations, votre discours n’est lui rien d’autre qu’une régurgitation brute de décoffrage des litanies et des imprécations écolo-catastrophistes culpabilisantes standards, toutes faites, un catéchisme en somme.

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par Résixlience (IP:xxx.xx8.90.24) le 4 septembre 2011 à 19H10

@ Benoît Thévard : Merci Benoît de rappeler en effet, que cet article fait partie d’un projet collaboratif de création d’un indice de résilience locale. Alors oui ! Soyons nombreux à contribuer !

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par France (IP:xxx.xx2.164.225) le 1er septembre 2011 à 09H38

Le pétrole a permi une forte croissance démographique mondiale. La fin des ressources pétrolières induira forcément une décroissance démographique proportionnelle à la décroissance des ressources. Anticiper, c’est faire en sorte que cette décroissance inévitable se fasse de la manière la plus humaine possible : par la limitation des naissances partout dans le monde, la distribution gratuite de préservatifs et autres moyens contaceptifs dans tous les pays, avec des aides des pays riches vers les pays pauvres pour tous les programmes santé, éducation, développement économique qui inclueraient un volet planification familiale ambitieux, mais non coercitif : éducation des filles, égalité hommes-femmes, accès gratuit et facile aux contraceptifs, messages culturellement adaptés pour une prise de conscience des futurs parents à leur responsabilité vis à vis de leurs futurs enfants et des générations futures. http://www.demographie-responsable.org/

Sans réduction de la natalité, ce sont les guerres, la famine, les épidémies et autres cataclysmes qui se chargeront de réduire la population, et de l’adapter aux resssources déclinantes. Puissions-nous éviter cela à nos descendants !

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par Jeanne (IP:xxx.xx4.72.195) le 1er septembre 2011 à 11H08

Je me pose toujours la question au sujet des transports énergivores. Je ne comprends pas pourquoi l’on voit toujours plus de poids lourds sur les routes, c’est hallucinant ! Les voyages en avion sont en constante progression, sans aucun complexe chez les utilisateurs. Pourtant les avions consomment une énorme quantité de kérosène et rejettent autant de CO2. Voir sur : http://parti-de-la-resistance.fr/ Cela pourrait être réduit avec un peu de " sens civique " et de respect pour la planète et...nos enfants ! Quel égoïsme de notre génération ! C’est nous qui consommons et polluons et ce sont nos enfants qui devront payer la très lourde facture des pénuries et du réchauffement climatique !

Alors, osez dire que vous aimez vos enfants ! http://www.demographie-responsable.org/

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par Didier Barthès (IP:xxx.xx4.38.147) le 4 septembre 2011 à 16H28

Le pic pétrolier est maintenant une certitude, (de toute façon logiquement, c’était inévitable). Nous sommes en train de le passer alors même qu’il était nié il y a encore deux ou trois ans par beaucoup d’experts de l’énergie. Nous ferons ensuite face au pic du gaz puis, un peu plus tard à celui du charbon. Mais le pic le plus inquiétant (ou plutot le niveau du pic) est celui du nombre d’humains. Plus celui-ci augmente, plus nous serons incapables de faire face aux limitations que nous impose la nature (qui a déja été bien, voir trop, généreuse). Il ne sert à rien de consommer moins aujourd’hui si nous somme plus nombreux demain, cela ne fera que décaler un tout petit peu l’arrivée de la catastrophe (tout en permettant d’ailleurs qu’elle se situe à un niveau plus élevé car concernant un plus grand nombre d’hommes). Soyons moins nombreux, le reste ne sert qu’à nous donner bonne conscience. Dans une société peu dense, alors nous pourrons nous contenter des énergies renouvelables (et laisser de la place au reste du monde vivant).

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par Résixlience (IP:xxx.xx8.90.24) le 4 septembre 2011 à 19H11

Merci Benoît de rappeler en effet, que cet article fait partie d’un projet collaboratif de création d’un indice de résilience locale. Alors oui ! Soyons nombreux à contribuer !

Pour le débat Baby-boom : la résilience ne sauvera pas le monde pas plus que les agro-carburants ou autres énergies renouvelables. Le monde se sauvera tout seul comme il l’a toujours fait, tel un phénix qui renait de ses cendres, comme le présente, d’ailleurs, le cycle adaptatif de « Résilience Alliance » (cf. http://www.resalliance.org/index.ph...).

La nature est par essence "résiliente" et pour ce faire fonctionne - selon moi - avec, d’un coté la croissance et de l’autre la concurrence, mais aussi la résistance et l’adaptabilité (cf. http://www.resixlience.fr/qu-est-ce...). Les deux s’équilibrent et maintiennent ainsi, la biodiversité.

Ainsi, la croissance effrénée des 30 glorieuses était, probablement, inévitable. ET la fuite en avant que constitue l’endettement surréaliste des états qui dirigent ce monde, rend encore plus inévitable la violence de l’impact droit dans le mur. Le récent article http://www.naturavox.fr/societe/art... nous donne à réfléchir sur la pertinence d’une décroissance appliquée de force aujourd’hui dans le système actuel -> un échec assuré.

En revanche, s’alléger de cette dépendance au pétrole et plus globalement à la consommation effrénée, est possible et même agréable. L’avancée fulgurante des villes en transition de part le monde le prouve.

Je pense qu’il est temps d’accepter que nous ne changerons pas le monde, petites fourmis que nous sommes, mais que nous pouvons et devons nous libérer de cette drogue et de ces cousines pour vivre aussi bien - voire mieux - en famille, en groupe et jusqu’en collectivité. Laissons la politique aux politiciens et concentrons-nous sur notre quotidien et celui des gens qui y participent avec nous. Car nous ne sommes rien sans les autres. Mais n’avons pas besoin non plus, de grandes lois ou de grand procès pour rendre nos vies heureuses !!! Et chacun d’entre nous le sait très bien. Mais c’est plus fort que nous, nous rêvons tous, moi le premier, de sauver ce monde.

Le projet "résixlience" (http://www.resixlience.fr/) est juste un projet libre et citoyen pour accompagner cette idée géniale que sont les villes en transition, où l’on parle peu mais agit bien et petit à petit, humblement.

Pierre Aïn

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par Résixlience (IP:xxx.xx8.90.24) le 4 septembre 2011 à 19H13

La résilience ne sauvera pas le monde pas plus que les agro-carburants ou autres énergies renouvelables. Le monde se sauvera tout seul comme il l’a toujours fait, tel un phénix qui renait de ses cendres, comme le présente, d’ailleurs, le cycle adaptatif de « Résilience Alliance » (cf. http://www.resalliance.org/index.ph...).

La nature est par essence "résiliente" et pour ce faire fonctionne - selon moi - avec, d’un coté la croissance et de l’autre la concurrence, mais aussi la résistance et l’adaptabilité (cf. http://www.resixlience.fr/qu-est-ce...). Les deux s’équilibrent et maintiennent ainsi, la biodiversité.

Ainsi, la croissance effrénée des 30 glorieuses était, probablement, inévitable. ET la fuite en avant que constitue l’endettement surréaliste des états qui dirigent ce monde, rend encore plus inévitable la violence de l’impact droit dans le mur. Le récent article http://www.naturavox.fr/societe/art... nous donne à réfléchir sur la pertinence d’une décroissance appliquée de force aujourd’hui dans le système actuel -> un échec assuré. En revanche, s’alléger de cette dépendance au pétrole et plus globalement à la consommation effrénée, est possible et même agréable. L’avancée fulgurante des villes en transition de part le monde le prouve.

Je pense qu’il est temps d’accepter que nous ne changerons pas le monde, petites fourmis que nous sommes, mais que nous pouvons et devons nous libérer de cette drogue et de ces cousines pour vivre aussi bien - voire mieux - en famille, en groupe et jusqu’en collectivité. Laissons la politique aux politiciens et concentrons-nous sur notre quotidien et celui des gens qui y participent avec nous. Car nous ne sommes rien sans les autres. Mais n’avons pas besoin non plus, de grandes lois ou de grand procès pour rendre nos vies heureuses !!! Et chacun d’entre nous le sait très bien. Mais c’est plus fort que nous, nous rêvons tous, moi le premier, de sauver ce monde.

Le projet "résixlience" (http://www.resixlience.fr/) est juste un projet libre et citoyen pour accompagner cette idée géniale que sont les villes en transition, où l’on parle peu mais agit bien et petit à petit, humblement.

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par Résixlience (IP:xxx.xx8.90.24) le 4 septembre 2011 à 19H15

1/ La résilience ne sauvera pas le monde pas plus que les agro-carburants ou autres énergies renouvelables. Le monde se sauvera tout seul comme il l’a toujours fait, tel un phénix qui renait de ses cendres, comme le présente, d’ailleurs, le cycle adaptatif de « Résilience Alliance » (cf. http://www.resalliance.org/index.ph...).

La nature est par essence "résiliente" et pour ce faire fonctionne - selon moi - avec, d’un coté la croissance et de l’autre la concurrence, mais aussi la résistance et l’adaptabilité (cf. http://www.resixlience.fr/qu-est-ce...). Les deux s’équilibrent et maintiennent ainsi, la biodiversité.

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par Résixlience (IP:xxx.xx8.90.24) le 4 septembre 2011 à 19H16

2/ Ainsi, la croissance effrénée des 30 glorieuses était, probablement, inévitable. ET la fuite en avant que constitue l’endettement surréaliste des états qui dirigent ce monde, rend encore plus inévitable la violence de l’impact droit dans le mur. Le récent article http://www.naturavox.fr/societe/art... nous donne à réfléchir sur la pertinence d’une décroissance appliquée de force aujourd’hui dans le système actuel -> un échec assuré.

En revanche, s’alléger de cette dépendance au pétrole et plus globalement à la consommation effrénée, est possible et même agréable. L’avancée fulgurante des villes en transition de part le monde le prouve.

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par Résixlience (IP:xxx.xx8.90.24) le 4 septembre 2011 à 19H17

3/ Je pense qu’il est temps d’accepter que nous ne changerons pas le monde, petites fourmis que nous sommes, mais que nous pouvons et devons nous libérer de cette drogue et de ces cousines pour vivre aussi bien - voire mieux - en famille, en groupe et jusqu’en collectivité. Laissons la politique aux politiciens et concentrons-nous sur notre quotidien et celui des gens qui y participent avec nous. Car nous ne sommes rien sans les autres. Mais n’avons pas besoin non plus, de grandes lois ou de grand procès pour rendre nos vies heureuses !!! Et chacun d’entre nous le sait très bien. Mais c’est plus fort que nous, nous rêvons tous, moi le premier, de sauver ce monde. [fin du commentaire découpé ! Désolé !]

Le projet "résixlience" (http://www.resixlience.fr/) est juste un projet libre et citoyen pour accompagner cette idée géniale que sont les villes en transition, où l’on parle peu mais agit bien et petit à petit, humblement.

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par Hervé (IP:xxx.xx7.228.17) le 7 septembre 2011 à 18H58

Bonjour,

Que de défis pour l’avenir...

Il y a un trés bon site et forum sur ces thèmes sur www.oleocene.org

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(IP:xxx.xx3.222.245) le 12 septembre 2011 à 11H08

Avec ce qu’on vient de détecter au large de la Guyane, le pic va très probablement être repoussé de façon significative. Et çà ne prend pas en compte ce qui existe sous l’Océan Articque......Parce que tout çà finira par être exploité !

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