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Atomes très crochus...

Article publié le 27 juillet 2011

L’amorce d’une sortie résolue du nucléaire n’étant, malheureusement, point imminente sous nos latitudes, il ne me semble nullement superfétatoire de remémorer brièvement les circonstances dans lesquelles les irresponsables au sommet de l’exécutif engoncèrent la France dans cette voie aussi dangereuse qu’onéreuse.

Atomes très crochus...

 Si la genèse du nucléaire hexagonal reposa sur un usage militaire, son histoire irrigue, de manière fort édifiante, celle de « la gauche » (lorsque j’emploie ce vocable dans un contexte politique, je l’entoure systématiquement de guillemets).

 Le 4 mai 1939, le physicien Frédéric Joliot, membre du Parti communiste, déposa via la Caisse nationale de la recherche scientifique (Paris) à l’Office national de la propriété industrielle, en compagnie de ses collègues du Collège de France, Hans von Halban et Lew Kowarski, le brevet « Cas N° 3 », intitulé « Perfectionnement aux charges explosives », le mode d’emploi de la bombe A. Sous son égide, la France acquit l’intégralité de l’eau lourde norvégienne et s’assura de l’approvisionnement en uranium dans le Haut-Katanga (Congo) ; elle devint la première importatrice de ce minerai. Le co-lauréat, avec son épouse Irène, du Prix Nobel de chimie, en 1935, dirigea, dès sa création, le 18 octobre 1945 par le général Charles de Gaulle, le Commissariat à l’énergie atomique. Il en fut évincé après qu’il eut lancé, le 19 mars 1950, l’Appel de Stockholm afférent à l’interdiction absolue de l’arme de destruction massive dont il apparut, avec les physiciens d’obédience socialiste, Francis Perrin et Yves Rocard, comme un des géniteurs. Taraudé par ce que je qualifierais de « syndrome Frankenstein/Einstein », le concepteur de la pile « Zoé » au fort de Châtillon (à cinq kilomètres au sud de la capitale) réalisa avec effroi l’incommensurable nocivité de son « œuvre ». Le décret du 26 octobre 1954, signé par Pierre Mendès-France, président du Conseil, matérialisa noir sur blanc la détermination de construire le terrifiant engin de mort. Guy Mollet, qui cornaqua, sous la bannière de la Section française de l’Internationale ouvrière, le gouvernement entre le 1er février 1956 et le 13 juin 1957, acquiesça au plan quinquennal incluant la force de frappe, alors qu’il avait longtemps prôné une position « pacifiste », majoritaire dans sa formation.

 

 Pas d’un iota

 

 Au printemps 1976, Charles Hernu, qui ne se doutait pas encore qu’il deviendrait, cinq ans plus tard, le chouchou des galonnés, Robert Pontillon, Jean-Pierre Chevènement, Didier Motchane et Lionel Jospin achevèrent, au fil de motions internes aux tournures plutôt floues, de convertir le PS au nucléaire militaire. L’adhésion au volet civil suivrait incessamment. Au préalable, à l’aube d’un scrutin que beaucoup considérèrent comme crucial, il convenait de se démarquer du giscardisme. Le projet socialiste, édité au 1er trimestre 1980, insista sur « l’organisation d’un débat démocratique, non biaisé », impliquant « une opinion informée disposant d’un esprit critique… ». La nouvelle majorité voterait dès son accession aux leviers de l’État une loi garantissant « les modalités de contrôle des citoyens et des élus sur le processus de décision », tant nationalement que régionalement, y compris dans le domaine de la sûreté nucléaire. Ces points figurèrent également dans les fameuses « 110 propositions », dont les auteurs promirent de veiller à une diversification du panel, de pair avec une vaste palette d’économies d’énergie… Au lieu de cela, les gouvernants propagèrent le chauffage électrique, une de ces aberrations d’envergure qui germent régulièrement dans le cerveau déjanté de bureaucrates patentés et de leurs hommes-liges. Si aujourd’hui la France végète, à l’échelle de la « vieille Europe », en queue de peloton quant à la promotion des sources renouvelables, nous le devons essentiellement à celles et ceux qui jurèrent, avec des accents rimbaldiens, de « changer la vie » !...

 François Mitterrand abandonna simplement le projet de Plogoff (1), à la pointe du Raz (Finistère) de même que l’extension du camp dévolu aux jeux guerriers sur le plateau du Larzac. Assumant pleinement « l’héritage » de ses prédécesseurs (2), le « florentin », maître ès-esquive et manipulation, s’empressa non seulement d’enterrer le moratoire, comme l’idée d’une consultation du Parlement et a fortiori des citoyen(-ne)s, mais il accéléra les constructions en cours, en commanda d’autres, tout en ne modifiant pas d’un iota l’option de la dissuasion. Je rappelle qu’Anne Lauvergeon, récemment blackboulée par Nicolas Sarkozy des rênes d’AREVA, fut une sherpa et une groupie du « sphinx ».

 Nous avons loupé le coche du nécessaire tournant à l’été 1981, lorsque l’électricité d’origine nucléaire représentait 38% du « mix ». Au terme de la première (et unique) législature socialo-communiste sous la cinquième République, le chiffre avoisina les 60%. Après la cohabitation du 20 mars 1986 au 10 mai 1988, avec Jacques Chirac à Matignon, le retour du PS aux affaires (jusqu’au 29 mars 1993) coïncida avec le quasi-bouclage du parc des centrales. Depuis, la proportion du courant généré par la fission ne variera plus guère : entre 75 et 78%, peu ou prou le double de « l’état des lieux » initial. La nomination de deux Verts au sein du cabinet de Lionel Jospin en qualité de Ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement, Dominique Voynet (4 juin 1997 – 9 juillet 2001), puis Yves Cochet (10 juillet 2001 – 5 mai 2002), n’impulsa aucune esquisse d’alternative. L’actuelle maire de Montreuil signa une dizaine de décrets concernant cette occurrence, par exemple l’introduction du combustible MOX dans les installations de Chinon (Indre-et-Loire) et l’érection de deux tranches à Civaux (Vienne) ou encore l’autorisation d’un chantier en vue de l’enfouissement éventuel de déchets radioactifs à Bure (Meuse)… Elle avalisa par ailleurs la culture de maïs et d’un soja transgéniques…

 

 Addictions

 

 Édith Cresson dont les diverses malversations (corruption, favoritisme, népotisme…) ne pesèrent pas pour peu dans la chute, le 16 mars 1999, de la Commission européenne présidée par le Luxembourgeois Jacques Santer, se singularisa de manière éhontée par ses partis pris en faveur des géants atomique et pétrolier. Alors qu’elle avait notamment en charge à Bruxelles le programme « JOULE », miss « rien à cirer » sabra sciemment, avec le concours de collaborateurs zélés, 655 millions de F budgétés pour les énergies renouvelables. Des hauts-fonctionnaires tripatouillèrent des études portant sur 936 projets, solaires ou éoliens, en provenance de toute l’Europe. Grâce soit rendue à l’Irlandaise Nuala Ahern et aux Allemands Hiltrud Breyer et Wilfried Telkämper (3), élu(-e)s de la fraction verte au Parlement strasbourgeois, qui dévoilèrent ces ignobles turpitudes demeurées impunies.

 Dans leur essai, Les vies cachées de DSK (Le Seuil, mars 2000, 249 pages, 18,30 €), Véronique Le Billon et Vincent Giret, journalistes au mensuel L’Expansion, consacrent le chapitre « Ministre privé » à certaines prestations « intellectuelles » exécutées par Dominique Strauss-Kahn. On y apprend ses accointances, aussi vénales qu’idéologiques, avec le lobby nucléaire. Après sa défaite aux législatives de mars 1993, le recalé de l’ÉNA créa DSK Consultants. Entre 1994 et 1996, EDF lui versa environ 1,5 million de francs, en particulier pour avoir favorisé la coopération franco-allemande sur l’EPR (Siemens/Framatome). Il se ficha comme d’une guigne que la Cour des comptes l’épinglât pour le montant de ses émoluments. De la Cogéma, le natif de Neuilly-sur-Seine palpa quelque 600 000 francs pour des interventions auprès de députés sociaux-démocrates qu’il s’agissait de convaincre quant à l’opération susvisée. Il « pigea » aussi pour l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs. Au total, il perçut jusqu’en 1997 en moyenne 200 000 francs par mois pour quelques rapports, courriers, entretiens de visu et coups de fil… Alors que son… addiction à…l’atome lui avait rapporté gros, quelques-un(-e) de ses affidé(-e)s prétendent que l’ex-ponte du FMI envisageait un désengagement de ce mode de production énergétique. Bien avant les événements survenus, le 14 mai dernier, dans la suite 2806 du Sofitel de Manhattan, celui qui avait trop longtemps entretenu la fiction quant à son pouvoir de « séducteur » quasi irrésistible avait déclaré qu’il « n’est pas souhaitable que l’humanité y renonce… » (4). Pas au harcèlement sexuel, au nucléaire !...

 Après l’accident survenu à Fukushima, suite au séisme et au tsunami du 11 mars dernier, irritée par la résurgence de la polémique autour d’une technologie de toute évidence guère maîtrisable en cas d’emballement et potentiellement à très haut risque, Ségolène Royal avait reproché aux écologistes de ne pas respecter un « délai de décence ». Benoît Hamon demande un « inventaire précis ». Je l’affranchis ? La France compte cinquante-huit réacteurs d’une puissance globale de 63260 mégawatts (quarante-quatre sur les berges d’un cours d’eau, quatorze en bord de mer) répartis sur dix-neuf sites. Seuls les States la devancent : cent quatre. Jack-« Il n’y a pas mort d’homme »-Lang ne craint pas d’être foudroyé par le ridicule en pérorant sur une « énergie pacifique, non-polluante ».

 François Hollande estime qu'abandonner une industrie « où on est sans doute les meilleurs » (sic) serait « ni économiquement sérieux, ni écologiquement protecteur, ni socialement rassurant ». On concédera au moins au président du Conseil général de Corrèze une franchise qui tranche avec les louvoiements chafouins d’autres hiérarques siégeant au 10 rue de Solférino.

 Aurélie Filippetti, députée de la Moselle, a pris sans ambiguïté ses distances avec la position du bureau national, une « vision dépassée » (5). Elle a exhorté ses « amis socialistes à une prise de conscience ». Mouais ! Martine Aubry a sonné les cloches à la franc-tireuse, non sans indiquer qu’elle adhère à la « logique des Verts en la matière ». Une sortie au mieux d’ici vingt ans, donc ! Eu égard à l’urgence d’un revirement et d’une reconversion, une telle échéance, que la fille de Jacques Delors aurait néanmoins du mal à vendre à ses ouailles, équivaut aux calendes grecques…

                                                 René HAMM

 Bischoffsheim (Bas-Rhin)

 Le 9 juillet 2011

 

(1) Le 16 mars 1980, 50 000 personnes manifestèrent à l'occasion de la clôture de l'enquête d'utilité publique. Le week-end des 24 et 25 mai, près de 150 000 opposant(-e)s se rassemblèrent face à la Baie des trépassés, quelque 60 000 restèrent pour un fest-noz. Je signale le documentaire en 16 mm de Nicole et Félix Le Garrec, Plogoff : des pierres contre des fusils (112 minutes), sorti le 19 novembre 1980, qui avait attiré 250 000 intéressé(-e)s dans les salles obscures, ainsi que l’ouvrage de Gérard Borvon, Plogoff, un combat pour demain, paru le 15 juin 2004 aux Éditions Cloître à Saint-Thonan (Finistère), 224 pages, 19 euros chez l’auteur, animateur de l’association S-Eau-S : 20 rue des frères Mazéas 29800 Landerneau.

(2) Le 5 mars 1974, le premier ministre Pierre Messmer, disposant des pleins pouvoirs en raison de la maladie du Président Georges Pompidou (qui s’éteignit, le 2 avril suivant), lança la construction de la première ligne de TGV reliant Paris à Lyon et un gigantesque programme prévoyant six réacteurs par an pendant une décennie. Valéry Giscard d’Estaing en appliqua une partie.

(3) Le 16 juin 2007, il a adhéré au parti Die Linke (La Gauche). Depuis le 1er juillet 2010, il préside aux destinées du Centre pour le dialogue international et la coopération, une entité de la Fondation Rosa Luxemburg, à Berlin.

(4) La flamme et la cendre, Grasset, janvier 2002, 395 pages, 20 €. Dans cet assemblage de deux vocables que le thuriféraire de « l’économie de marché » avait récupérés dans un discours de Jean Jaurès, je perçois aujourd’hui, sans persiflage excessif, une métaphore de sa trajectoire, tant politique que privée…

(5) Le Monde du 16 mars 2011. Le 8 avril, celle qui évitait de se retrouver seule avec DSK dans un endroit fermé avait signé, avec Christophe Caresche, Jean-Paul Chanteguet, et Géraud Guibert, dans le quotidien vespéral une tribune titrée « Sortons du nucléaire ».

Thèmes

Nucléaire

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commentaires
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par Hervé (IP:xxx.xx5.64.43) le 28 juillet 2011 à 01H06

Il faut juste rappeler un petit détail que vous semblez avoir omis mais qui explique pas mal de choses : Lorsque le programme électro-nucléaire a été lancé dans les années 70, c’était sur contexte de choc pétrolier majeur. A cette époque, la France était très dépendante du pétrole importé du moyen-orient. Les relations avec la Russie n’étaient pas ce qu’on pourrait appeler de "cordiales", donc pas de gaz russe non plus. Notre charbon revenait cher, et la technologie de l’époque ne permettait pas d’envisager un déploiement des ENR aléatoires comme l’éolien (EDF avaient fait des recherches à l’époque qui n’ont pas été concluantes. Il en reste des vestiges comme la centrale Thémis dans les Pyrénées).

Donc soit on dépendait totalement des énergies fossiles de plus en plus cher ou on basculait une partie sur le tout nouveau nucléaire qui semblait tout bon tout beau et (presque) tout propre.

Le choix du nucléaire paraissait être un bon choix à l’époque. Peut-on reprocher à nos dirigeants de gouverner au mieux ? (J’aurais tendance à leur reprocher l’inverse actuellement !!!)

Concernant le chauffage électrique que vous qualifiez "d’aberration d’envergure", deux points :

- On peut difficilement utiliser l’énergie nucléaire sans passer par l’électricité comme vecteur de transport. Cela reviendrait à ce que chacun ait un réacteur dans sa cave. Même à l’époque, je pense que cette solution sera apparue comme quelque peu "dangereuse".

- Le déploiement du chauffage électrique a été accompagné de mesures visant à mieux isoler les maisons. Une maison équipée d’un chauffage électrique consommait deux à trois fois moins qu’une équipée d’un chauffage central. (c’est toujours vrai aujourd’hui même si l’écart s’est fortement réduit avec l’amélioration des chaudière et le recours systématique à des isolations performantes). Une maison équipée de pompe à chaleur s’en sort très bien.

Lorsque on regarde le bilan CO2 de la France, on n’a pas à rougir du chauffage électrique. Il est peut être "aberrant" mais en tout cas nettement plus efficace que les moulins à vent du nord de l’Europe.

Il est clair que nous sommes actuellement à un carrefour énergétique. Nos centrales son vieillissantes et il va falloir les remplacer, mais par quoi ?

- Soit on remets les mêmes et on repart pour 60 ans (surcoût de +20% a cause surcoût epr, déchets...)
- Soit on opte pour les 120000 éoliennes et leurs milliers de Km de lignes THT associées + centrales au gaz (de schiste ?) pour le backup + un surcoût d’environ 100% de plus.

Le débat est ouvert

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(IP:xxx.xx3.217.188) le 28 juillet 2011 à 17H27

".....un petit détail que vous semblez avoir omis.....

- Très certainement par pure distraction.....

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par allegretto ma non troppo (IP:xxx.xx3.217.188) le 28 juillet 2011 à 15H44

Excellente mise au point !

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par allegretto ma non troppo (IP:xxx.xx3.217.188) le 28 juillet 2011 à 17H41

@ Hervé (IP:xxx.xx5.64.43) le 28 juillet 2011 à 01H06

"Excellente mise au point !"

- Je voulais parler de vos commentaires et non pas, bien entendu, de l’article !!

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(IP:xxx.xx3.217.188) le 28 juillet 2011 à 17H37

Les auteurs du Monde libertaire René Hamm

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(IP:xxx.xx3.217.188) le 28 juillet 2011 à 17H39

Le Monde libertaire est l’organe mensuel puis hebdomadaire de la Fédération anarchiste, depuis cinquante ans

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(IP:xxx.xx1.103.243) le 31 juillet 2011 à 17H15

@ l’auteur,

Les Français adorent les joueurs de pipo !!!!

Vous voulez supprimer le nucléaire ???? Très bien moi aussi ! Mais voilà...

- Je ne trouve pas de sources si fiables (en matière de disponibilité) aussi peu chère ( ce que tous les Français payent sur factures EDF) que le nucléaire.

Expliquez moi !!!!

- L’éolien peut-être ??? En On Shore le rapport de production est sensiblement égal à 16 ! soit pour un groupe électro nucléaire de 1000 MW, il faudra installer 16000 MW d’éolien pour qu’au bout de 60 ans, avoir eu la même quantité d’énergie produite !!!!

- Le PV... Vous rigolez (à moins d’augmenter de 400% le prix du Kwh EDF) !

- La géothermie ? renseignez-vous sur le site de Melun ou ils remplacent échangeurs et tubes régulièrement avec en plus, l’obligation de refaire les forages ... Hé oui, les problèmes de corrosion sont rédhibitoires pour les coûts de maintenance...(ahhhhh, s’il suffisait de tremper un tuyau dans une nappe d’eau chaude !!!!!!!).

- Quoi d’autre ... Le gaz de schiste ???? Nous, dans les Cévennes, on attend les foreurs avec nos fusils ! Mais si vous voulez une bonne révolution ...Insister !

Enfin comme vous critiquer sévèrement le tout électrique, je vous rappelle que pour une maison de 100 m², le coût des convecteurs pour chauffer est de l’ordre 1000 €.

Si on fait avec des systèmes thermo dynamiques, c’est environ 12 000 €, si on fait un chauffage central avec radiateurs, c’est 15 000€ et c’est un peu plus cher si on fait un plancher chauffant : 17 000€ !!!!

Pensez-vous que les Français soient tous prêts, pour des raisons plus qu’obscures, à voir leur facture augmenter de 150 ou 200 %.

Remarquez comme l’a dit Jancovici, pour faire des économies d’énergie, le meilleur moyen, c’est d’augmenter les tarifs !!! Pour le coup, comme beaucoup de Français se verront couper leurs compteurs pour défauts de règlement, on en fera des économies !!!! c’est ce que vous voulez ?

DONC... Votre article est nul et hors de propos !!! (à moins qu’au Tricastin un tsunami ne puisse détruire cette centrale ????).

Votre article ??? Juste un cours d’histoire de politique dont 99.9% des Français se foutent !

Je trouve que dans ce pays, ce qui manque le plus, c’est justement un équivalent De Gaulle qui prenne des décisions de bon sens...

Certainement pas une Vouanet qui a fait perdre à la France quelque 20 milliards d’€ en détruisant le savoir-faire Français sur les surgénérateurs ou une NKM qui dépense 20 milliards d’€ pour 6 GWe d’éoliennes off Shore.

Rappel... en Off Shore le rapport Nuc / éolien est d’environ 12, soit 6 GW/12 = 0.5 GW !! Donc, On va dépenser 20 milliards d’euros pour un machin équivalent de 500 MW pas fiable alors qu’un EPR de 1200 MW coûte 4 Milliards d’euros !!! Soit un investissement 3 fois moindre pour une production triple et fiable !

Nota : le rapport de production nucléaire/ éolien est calculé de la façon suivante :
- facteur de charge éolien terrestre 23% (source RTE)-
- facteur de charge EPR 92 % ( source EDF)
- Durée de vie de l’éolien 15 ans-
- Durée de vie d’un EPR 60 ans-
- Rapport sur les FDC = 92/23 = 4
- Rapport sur les Durées de vie = 60/15 = 4
- Rapport global = 16

En off Shore, le facteur de charge est de l’ordre de 30% pour l’éolien !

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par Hervé (IP:xxx.xx5.64.43) le 2 août 2011 à 02H44

Bonjour, Vous dites à propos de l’article : "DONC... Votre article est nul et hors de propos !!!"

Pour cette phrase, je pense que vous y allez vraiment un peu fort. Bien qu’il soit sur un fond antinuc, l’article a le mérite de montrer qu’il y a eu à une époque "une forme de consensus" entre la gauche et la droite pour aller dans la voie du nucléaire (très certainement en raison de ses avantages économiques multiples...). En principe, les consensus de ce type sont assez rare, sauf quand ces messieurs décident de s’augmenter leurs indemnités ou se s’octroyer des primes (là ils sont en général tous d’accord entre eux).

En tout cas ce consensus a le mérite de montrer que le choix de cette forme d’énergie était approuvé par beaucoup et ne devait donc pas être si mauvais que certains ne le prétendent.

J’habite pas très loin de vous (en Aveyron) et nous risquons d’avoir nous aussi des puits de gaz dans nos vallées et des forêts de moulins à vent sur nos montagnes. Pour être honnête ça ne m’enchante vraiment pas beaucoup.

Je comprends et je respecte les gens qui sont contre le nucléaire car ils ont de bonnes raisons de l’être. Cependant, je trouve l’information concernant les inconvénients des ENR inexistante alors qu’elle devrait l’etre aussi pour un débat serin. Dans ces conditions les choix de beaucoup ne sont pas objectifs

Pour ma part, je préfère parier sur le fait qu’on n’aura pas de pépin grave dans nos cocotte-minute géantes @150 bars ! Croisons les doigts !

Cordialement, Hervé

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par vuvuzela (IP:xxx.xx9.5.2) le 12 août 2011 à 18H56

(IP:xxx.xx1.103.243) le 31 juillet 2011 à 17H15 @ l’auteur,

Les Français adorent les joueurs de pipo !!!!

- Un grand bravo et un grand merci popur votre excellente mise au point !

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par Lucien (IP:xxx.xx8.16.194) le 6 août 2011 à 00H08

Pour vous rassurer et voir que les choses changent concrètement dans le monde, ce qui finira bien un jour en France avec un peu d’efforts.

La capacité installée et la production annuelle d’électricité ajoutée de l’éolien et du solaire dépasseront celles du nucléaire chaque année de 2011 à 2015, dans le monde.

C’est expliqué ici : http://energeia.voila.net/electri/electri_compar_2015.htm en citant aussi bien les capacités (puissance en mégawatts MW) des installations nouvelles que ce qu’elles produiront chaque année en TWh (térawatts-heures, milliards de kWh).

Pour résumer, entre 2011 et 2015, 60 réacteurs nucléaires seront mis en service dans le monde, d’une capacité totale de 57.200 MW et pouvant produire 411 TWh d’électricité par an. Pour la même période, une capacité totale de 254.400 MW pouvant produire 624 TWh par an sera installée en éolien et une capacité de 91.600 MW en solaire photovoltaïque pourra produire 96 TWh d’électricité par an.

Cet écart en faveur des énergies renouvelables prendra encore plus d’importance au cours des années suivantes, le coût de production de l’électricité d’origine renouvelable devenant plus compétitif au fil des années.

Pour certains pays (et certaines régions des Etats-Unis) l’estimation des coûts de production du kWh est déjà plus élevée pour les projets de réacteurs nucléaires que celle des projets éoliens ou solaires (pour une mise en service en 2016).

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par René HAMM (IP:xxx.xx3.251.176) le 7 août 2011 à 12H57

Bonjour Hervé,

Vos commentaires des 28 juillet et 2 août appellent quelques observations. Dans l’introduction à mes "Atomes très crochus...", j’ai clairement annoncé la couleur. Je n’ambitionnais pas de brosser un historique exhaustif sur le nucléaire en France, mais de pointer synthétiquement (1) les (ir)responsabilités des politicien(-ne)s qui ont exercé des fonctions exécutives depuis les "chocs pétroliers" de 1973 et 1979 à la période contemporaine. Contrairement aux Pompidou, Giscard d’Estaing, Messmer, Barre and co, qui ont engagé notre pays dans la filière, le Parti socialiste avait promis, avant la présidentielle d’avril-mai 1981, un vaste débat démocratique ainsi qu’une réorientation résolue des choix énergétiques. Je pense avoir traité le sujet tel que je l’ai posé. Que des visiteurs occasionnels ou des habitués de Natura Vox s’étonnent de la publication sur ce portail d’un article univoque défendant une position antinucléaire me sidère. J’ai repéré d’autres textes très critiques dans la rubrique "Énergies". « C’est une folie française de vouloir transformer l’électricité en chaleur, une aberration thermodynamique ». La citation émane de Nathalie Kosciusko-Morizet. Madame la secrétaire d’État avait-elle à l’esprit que le chauffage électrique "mobilise" à lui seul huit réacteurs de 900 mégawatts ? Prohibé depuis 1985 au Danemark, soumis à autorisation en Suisse, n’équipant guère que 5% des habitations outre-Rhin, il engloutit environ 28% du courant consommé dans les secteurs résidentiels et tertiaires. Les trois quarts produits à cette fin se trouvent dilapidés en raison du très faible rendement (2) et de la volatilisation sur le réseau. Marcel Boiteux, alors Directeur général d’EDF, avait déclaré, non sans cynisme, à l’hebdomadaire "Le Point", le 30 juillet 1973 : "Tout nouveau client qui opte pour le chauffage électrique nous amène à augmenter d’autant notre programme nucléaire". Les sept millions de foyers concernés enclenchent donc une demande qui sert de légitimation à l’extension du parc. Les experts sérieux savent parfaitement que celui-ci est surdimensionné et que la promotion, via une publicité honteusement tapageuse et mensongère, d’un mode de chauffage insensé vise uniquement à fourguer les excédents aux gogos. Un réacteur atomique ne convertit en "fluide" qu’environ 33% de la fission. Cette électricité-là ne constitue donc qu’une faible proportion de la quantité primaire. Le reste se dissipe dans l’atmosphère ou le milieu ambiant. Ah, le silence assourdissant des chantres de la rationalité et de la rentabilité !... En dépit de cette monstrueuse anomalie, l’opérateur toujours détenteur d’un quasi monopole commercialise à perte le kw/h dévolu au chauffage. Les imposables paient la part non facturée. Fracassons le mythe d’une électricité nucléaire bon marché ! Le tarif n’inclut pas le coût afférent à l’extraction du minerai (au Gabon, au Niger, au Canada, en Australie...), le retraitement (à La Hague), la fabrication du MOX (combustible enrichi au plutonium à Marcoule dans le Gard), le démantèlement des sites (les montants provisionnés s’avèrent incroyablement dérisoires !), le stockage des déchets radioactifs (3), l’impact sur la santé (une assurance couvrant à peu près les risques potentiels grèverait sérieusement les finances des firmes qui se partagent le panel)... D’aucuns évoquent un milliard de milliers d’euros non comptabilisés !... Cette branche dont les boss et thuriféraires se targuent de "modernité" ne survit que grâce à la manne des subventions publiques. L’investissement, il y a trois décennies, dans des sources inépuisables, d’une infime partie des sommes colossales injectées dans des projets "aventureux" et mégalomaniaques, eût permis à la "patrie des Droits de l’homme" d’atteindre l’autosuffisance et de se profiler comme une pionnière digne de servir de parangon. Les 78% générés par une turbine couplée à un alternateur au sein de ces enceintes si caractéristiques ne pèsent que pour 15% dans la consommation d’énergie globale en France. Presque partout ailleurs, l’électricité est réservée aux domaines dans lesquels aucune alternative ne pourrait la suppléer, notamment l’éclairage, les appareils électroménagers et les ordinateurs. Plusieurs contrées de la "vieille Europe" ont emprunté des voies radicalement en décalage avec la formule tricolore. Le 5 novembre 1978, le peuple autrichien avait refusé, par référendum, à 50,47%, le raccordement de la centrale de Zwentendorf (50 kilomètres à l’ouest de Vienne). Depuis le 13 août 1999, la république alpine a ancré dans sa Constitution l’interdiction du nucléaire sur son sol. Le biogaz à la ferme y connaît un essor considérable. Idem en Allemagne, au Danemark, en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas. En Suède, les sources renouvelables satisfont 60% des exigences en chaleur. D’ici 2020, elles atteindront 100%. Notre paradoxe : l’Hexagone exporte énormément de courant (12% de sa production globale, l’équivalent de celle issue de dix réacteurs d’une puissance de 900 mégawatts) et en importe jusqu’à 50 TWh par an pour les phases de pointe. Tordons rapidement le cou à la chimère de "l’indépendance" ! L’uranium provient de l’étranger et nous restons par ailleurs tributaires à 75% des fossiles. Il existe plusieurs scenarii de sortie. Conscient de certaines contraintes techniques inhérentes à la substitution d’un type de courant à un autre, je retiens l’hypothèse, très réaliste, sur dix ans, évidemment conditionnée par une ferme volonté politique, le dépassement des vieux schémas jacobins hyper-centralisateurs de même que l’élaboration d’un plan minutieux et cohérent (4), que je ne développerai pas ici, poste par poste. Il conviendrait au préalable d’abroger la loi d’orientation du 13 juillet 2005 sacralisant le nucléaire, décrit comme une solution immuable, alors qu’il se révèle comme le problème majeur qui entrave considérablement l’amorce de l’indispensable mutation. Cette dernière s’accompagnerait de mesures signant l’inversion de la logique dominante, comme l’arrêt de la recherche sur l’armement de "dissuasion", la renonciation à l’enfouissement des tonnes de résidus et aux édifices de la 3ème et de la 4ème génération, le retrait du projet ITER (réacteur expérimental thermonucléaire international) à Cadarache (Bouches-du-Rhône). Elle favoriserait également la création de plusieurs centaines de milliers d’emplois, socialement utiles et nettement moins périlleux pour celles et ceux qui les exerceraient que les métiers exposant les travailleur(-se)s au contact de radiations. Les économies d’énergie (205,3 térawatts/heure par an, soit 205,3 milliards de kilowatts/heure), qui ne nous plongeraient ni dans le noir, ni dans le chaos ou le dénuement, permettraient de débrancher vingt-trois blocs dans le laps de temps susmentionné. Rien que le remplacement des équipements (réfrigérateurs, congélateurs, en fonctionnement permanent, machine à laver, sèche-linge) les plus voraces par des modèles classés A ou A plus en rendrait deux inutiles et allègerait substantiellement la note. Les sources régénératives couvriraient déjà environ 60% des besoins (227,8 TWh sur douze mois). À titre transitoire, les fossiles fourniraient 30% de l’électricité (139,2 TWh). Une trentaine d’usines à gaz dotées de systèmes de dépollution répondraient aux pics de la demande. Cette projection induirait un surplus de 30,6 térawatts/heure, lequel réduirait le recours aux industries classiques. J’insiste : il ne s’agit pas d’un vœu pieux, ni d’une extrapolation liée au maniement d’une baguette magique, mais d’un authentique tournant énergétique porté tant par les gestionnaires institutionnels que par l’ensemble des citoyen(-ne)s, singulièrement exclus(-ses) jusqu’ici des processus décisionnels et réduit(-e)s à la passivité, à la soumission aux diktats des technocrates et relativement peu sensibilisé(-e)s aux comportements économes. Je concevrais que l’on m’impute un certain utopisme, car, en l’état, ni les Verts, ni le Parti socialiste, ne revendiquent un abandon à court, voire à moyen terme, d’une technologie aussi dangereuse qu’onéreuse. Alors que la France dispose d’énormes potentialités en matière de solaire, d’éolien, de biomasse, d’hydraulique, de géothermie, ses dirigeants s’entêtent à miser (5) sur l’unique vecteur difficilement maîtrisable. Jusqu’à quand ?...

Conviviales salutations,

René HAMM Bischoffsheim (Bas-Rhin)

(1) Peu de personnes ont abordé cette thématique sous cet angle. (2) Celui de la cogénération (production de courant avec un moteur et récupération de la chaleur) oscille entre 80 et 90%. (3) Le plutonium 239 ne perd la moitié de sa nocivité qu’au bout de 24000 années. (4) Maîtres-mots : "sobriété", "efficacité". (5) L’EPR, construit à Flamanville (25 bornes à l’ouest de Cherbourg) et dont le budget initial s’élevait à 3,3 milliards d’euros, en coûtera au moins six. Sa mise en service prévue pour l’an prochain a été repoussée à l’horizon 2016. Nonobstant ces "dérapages", EDF en envisage un second à Penly (sur la Manche entre Le Tréport et Dieppe) pour 2020.

P.S. : Merci de ne pas avoir aboyé avec les intolérants anonymes ou affublés d’un pseudonyme !

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par vuvuzela (IP:xxx.xx9.5.2) le 13 août 2011 à 12H02

par René HAMM (IP:xxx.xx3.251.176) le 7 août 2011 à 12H57

Bonjour Hervé,

Vos commentaires des 28 juillet et 2 août appellent quelques observations...........

P.S. : Merci de ne pas avoir aboyé avec les intolérants anonymes ou affublés d’un pseudonyme !

- Evidemment, Hervé c’est quand même mieux, plus clair et plus honnête qu’un pseudonyme....... Parce que ceux qui ont un prénom en guise de pseudo, "s’expriment" alors que ceux qui n’ont qu’un pseudonyme ou qu’une IP "aboient". Comme c’est beau la tolérance et l’ouverture d’esprit ! Mettre son nom et son prénom quand on pond un papier en forme de réglement de compte politique dans lequel la question de l’énergie n’est qu’un prétexte paraît quand même être la moindre des choses.

**** Voir ci-dessous :

Qui êtes-vous ? (optionnel) Votre nom (ou pseudonyme)

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par René HAMM (IP:xxx.xx3.251.176) le 7 août 2011 à 14H02

À l’attention "d’allegretto ma non troppo" et de "l’auteur" anonyme,

Cela ne me gêne nullement que d’aucun(-e)s qualifient mon papier de "nul". La fameuse exception qui confirme la règle ! Publiés initialement sur quatre sites, mes "Atomes très crochus..." ont été repris sur x portails et blogs. Si ma prose a suscité une controverse sur mes chiffres, que j’ai vite dissipée en communiquant mes sources (1), et quelques contradictions guère inattendues puisque mes traits de plume (ou de clavier) n’esquivent pas la polémique, je n’ai essuyé aucune injure. Trouver mon article "hors de propos" atteste une incompréhension manifeste. J’estime avoir traité le sujet que je m’étais assigné. Pour le reste des mégotages, je renvoie à ma réponse circonstanciée à Hervé, postée en début d’après-midi. Je me permets de suggérer aux partisan(-e)s du nucléaire de décliner leur identité et de se profiler auprès des entreprises qui tirent les ficelles dans la filière. AREVA, le CEA, EDF, Véolia..., dans la tourmente, ne cracheraient pas sur quelques zélé(-e)s propagandistes, fussent-ils(elles) des néophytes ou des amateur(-trice)s. Oui, ne vous en déplaise, il m’arrive d’écrire dans "Le Monde libertaire", l’hebdomadaire de la Fédération anarchiste, et non le supplément du catalogue d’Ikéa ou un dépliant de la boucherie Sanzot.... Et alors, cela vous chatouille, grattouille ou défrise ? Non seulement je revendique chaque ligne que je rédige, mais refuse le "camouflage". Celui derrière lequel vous vous planquez commodément empêche toute investigation relative à votre pédigrée politico-idéologique. Question : surfez-vous systématiquement sur les sites antinucléaires pour y déverser votre fiel ou vous étiez-vous égarés sur Natura Vox lors de vos déambulations électroniques ? Tchao,

René HAMM

(1)- L’opuscule "Le nucléaire" de Jean-Pierre Angelier (La Découverte/Maspéro, mars 1983) dans lequel l’auteur cite "La Revue de l’énergie" d’avril 1982 avec la répartition suivante pour l’année-charnière 1981 : Thermique classique : 34%, nucléaire : 38%, hydraulique : 28%.
- "Der Atom-Atlas" de Michael Heinrich et Andreas Schmidt, édité par Heyne (Munich) à l’été 1986, le rapport le plus complet (229 pages) sur la question à l’époque. Deux phrases : "Dans aucun autre pays occidental l’extension de l’énergie atomique n’a été entreprise au pas de charge comme en France. Aujourd’hui plus de 59% du courant émanent des usines atomiques". Tous les réacteurs les plus puissants ont été raccordés au réseau bien après l’avènement de la "gauche".

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par vuvuzela (IP:xxx.xx9.5.2) le 13 août 2011 à 12H09

"P.S. : Merci de ne pas avoir aboyé avec les intolérants anonymes ou affublés d’un pseudonyme !"

"le "camouflage". Celui derrière lequel vous vous planquez commodément empêche toute investigation relative à votre pédigrée politico-idéologique. Question : surfez-vous systématiquement sur les sites antinucléaires pour y déverser votre fiel ou vous étiez-vous égarés sur Natura Vox lors de vos déambulations électroniques ?"

- Question intolérance hargneuse vous n’êtes pas mal mon vieux et çà prêche la tolérance. Je n’ai aucune leçon à recevoir de personnages de votre sorte .

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(IP:xxx.xx3.222.245) le 9 septembre 2011 à 18H30

"Je me permets de suggérer aux partisan(-e)s du nucléaire de décliner leur identité..."

Pourquoi faire ? Vous avez les moyens de les faire parler ?

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par Hervé (IP:xxx.xx7.188.81) le 7 août 2011 à 18H24

Bonjour René.

Mes réponses à vos remarques sont déjà dans mes commentaires précédants, je me permets juste d’ajouter quelques précisions :

Concernant le prix de l’électricité nucléaire, les études menées dans le cadre de la loi nome ont estimé le prix du KWh nucléaire à 4.2ct€ (pour un prix de vente client d’environ 6ctHT aux industriels et un peu moins de 12ct TTC aux particuliers). Vous dites qu’il est beaucoup plus cher et que c’est le contribuable qui paye. Bon admettons…, supposons qu’il soit au prix de l’éolien industriel (soit 8.4Ct) ça fait un surcout annuel de 17milliards. Une somme comme ça, ça ne passe pas inaperçu sur les comptes de l’état. Sur quel budget l’état la finance ? Plus sérieusement, les dépenses de l’état dans le domaine du nucléaire civil représentent au max 1ct d’€ par KWh. C’est important mais ce n’est pas non plus aberrant en rapport de ce qui est dépensé pour les ENRs. Un EPR sur sa durée de vie produit un CA d’environ 30 milliards, alors qu’il en coute 3 ou 6 à construire ou à démanteler, ça ne change pas grand-chose aux ordres de grandeurs. Surtout si on fait le parallèle avec l’éolien (2 fois plus cher) et le solaire (10 fois plus cher).Quand aux déchets le prix dépendra beaucoup des exigences. Le site de Bure est en bonne voie je crois.

En ce qui concerne la pertinence du chauffage électrique, je vous ai déjà répondu dans mes commentaires précédents, je maintiens et confirme, et j’ajouterais quelques détails : Emission CO2 par français touts besoins confondus : 6.4T/hab. , Danemark : 9.2T/Hab Italie 7.7… En gros les pays n’ayant pas opté pour le chauffage électrique Hydraunucléaire se sont rabattus sur le fossile et ont tendance à polluer plus au global. Le KWH dans ces pays est plus cher qu’en France. Si nous maitrisons à peu prés les déchets nucléaires (les émissions artificielles restent en moyenne largement inférieures à la radioactivité naturelle, le reste est contenu dans des boites), la part de CO2 d’origine artificielle est en train d’exploser (Le Co2 largué dans l’atmosphère ne peut être récupéré facilement si on s’aperçois que c’est une grosse connerie). Plus grave, les conséquences n’auront pas lieu dans 100000ans mais tout de suite. Il est vrai qu’à bousiller la planète, autant le faire rapidement… Enfin, vous citez NKM, elle n’est pas pour moi une référence. De mémoire, elle a trempé dans la jolie petite affaire du solaire : on subventionne copieusement des énergies pas rentables, des entreprises se montent à la pelle, on s’aperçoit après qu’on va vers une catastrophe économique, on coupe les subventions, tout se pête la gueule, super … (Bien que n’étant pas personnellement économiste ça se voyait arriver tellement gros que j’avais conseillé un amis de ne pas y aller. Il ne m’a pas écouté… Maintenant, il pleure…). En matière de référence, je préfère largement Mesmer à NKM. A cette époque leurs actions n’étaient pas à 100% électoralistes.

Concernant les économies d’énergies, je serais bref : Vous Rêvez. (Les maigres gains sont bouffés par les nouveaux usages) .S’il y a baisse elle sera faible.

Sinon, je ne suis pas pronuc, cette énergie est dangereuse comme vous le signalez par ailleurs (tout va bien tant qu’il n’y a pas de pépin), mais je considère que bruler tout le gaz et le pétrole est pire. Concernant les ENR, il faut laisser le temps au temps. Le faire dans la précipitation reviens à tout faire avec de l’éolien onshore (seule solution abordable économiquement à grande échelle) ce qui va détériorer gravement nos paysages. (Je vis dans une région ou on a à la fois le gaz de schiste et un gisement éolien important, donc beaucoup de soucis pour l’avenir) On a beaucoup progressé depuis 30 ans et je pense que ce sera bon dans 30ans pour le solaire. Il faut encore régler quelques petits détails comme les couts, le stockage…) Soyons patients. De gos efforts sont à faire en matière de biomasse et je suis d’accord avec vous en cogénération qui bien conçue aiderait à passer les pointes sans recours au thermique conventionnel. (Association cogénération / pompe à chaleur)

@Lucien Les ENR progressent dans tous les pays car très subventionnées mais de manière saupoudrée. Hors Hydraulique, aucun pays de grande taille n’assure aujourd’hui la majeure partie de sa fourniture électrique avec des ENR (en particulier du solaire PV). Mais ce sera probablement le cas demain, lorsque la question du stockage sera réglée (soyons optimistes) et que les prix auront chuté. De plus avec la technologie actuelle peu de pays peuvent produire beaucoup avec des ENR à un prix abordable à cause du potentiel. La France en fait partie avec son très bon gisement éolien, mais à quel prix…

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par Lucien (IP:xxx.xx8.122.193) le 8 août 2011 à 23H00

La Norvège produit la totalité de son électricité par des énergies renouvelables : 98% d’hydraulique et un peu d’éolien. Elle exporte aussi 10% de sa production, qui est excédentaire.

L’Islande produit aussi la totalité de son électricité par des énergies renouvelables : 96% d’hydraulique et le reste par géothermie. La géothermie servant aussi au chauffage, ce qui fait que 81% de son énergie primaire provient des énergies renouvelables ... et il est prévu de se passer du pétrole qui sert encore pour les véhicules.

Dans l’ile d’El Hierro, aux Canaries, les éoliennes permettent de produire la totalité de l’électricité pour dix mille habitants et soixante mille touristes (avec réserve par pompage-turbinage) et de désaliniser l’eau de mer pour la rendre potable.

Le Danemark, petit pays plat sans grands fleuves ne peut évidemment pas fonder ses ressources sur l’hydraulique.

Mais, dans un Etat comme la Virginie du Nord (USA), les projets d’électricité nucléaire pour 2016-2018 (cela prend au moins cinq ans pour construire un réacteur) donnent un coût du kWh supérieur à celui du solaire photovoltaïque prévu à la même époque. Le coût du kWh photovoltaïque (sans subvention) étant similaire à celui prévu par le Département de l’Energie des USA.

En France, où nous avons des conditions géographiques favorables, il est possible de passer à 100% d’électricité renouvelable dans un délai de 20 à 30 ans (cela dépend de la volonté politique) à un coût réel inférieur à celui du nucléaire. Cela comprend l’hydraulique existant et le petit hydraulique, l’éolien terrestre et en mer, le solaire photovoltaïque et thermodynamique (CSP, à concentration), les diverses énergies de la mer (hydroliennes ... en plus de l’usine de la Rance), le biogaz (très développé en Allemagne) ...

Surtout lorsque l’on voit l’inflation des coûts du nucléaire (sans parler des risques et des déchets) : de 3,3 à six milliards d’euros pour l’EPR de Flamanville, avec quatre ans de retard. Même chose pour celui de Finlande à Olkiluoto.

Aux USA, Constellation s’est retiré du projet commun avec EDF pour la construction d’un EPR à Calvert Cliffs. Le coût estimé était déjà passé de 2 à 9,6 milliards de dollars entre 2005 et 2008. Tous les projets nucléaires sont repoussés aux calendes grecques et pour certains abandonnés.

A l’heure actuelle, dans tous les pays développés concernés par le nucléaire, les subventions pour la recherche et le développement sont très largement supérieures pour le nucléaire à celles pour les énergies renouvelables. Sans compter le milliard d’euros supplémentaire en France avec le "grand emprunt".

Aux Etats-Unis (l’information existe) et dans les autres pays, la construction de réacteurs nucléaires est encouragée, en faisant baisser les frais financiers (très élevés vu la durée de construction et les risques économiques), en y ajoutant des crédits d’impôts, la prise en charge des dépassements de coûts de construction ...

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par Hervé (IP:xxx.xx7.188.81) le 10 août 2011 à 12H11

@Lucien

Tout d’abord, merci d’avoir confirmé une partie de mon propos (à savoir que, actuellement, hors hydraulique aucun grand pays n’a encore atteint une part importante de sa production elec. avec des ENR). Vous avez aussi raison pour l’énergie géothermique (que j’avais oubliée) et qui en Islande notamment représente une part importante de la fourniture d’énergie (totale).(Cependant, on ne peut pas vraiement considérer l’Islande comme un grand pays !)

Toutefois, il faut bien voir que l’hydraulique ou la géothermie ne peuvent malheureusement concerner que les sites propices. Ce n’est donc pas un moyen applicable partout et loin de là. Vous citez le Danemark, mais la majorité de la planète est plus ou moins dans le même cas.

Concernant la France, je suis d’accord avec vous il est possible d’atteindre 100% de renouvelable mais pas sans alourdir la facture.

L’éolien "on shore" est le mieux placé, en déployant 120000 éoliennes et en triplant le réseau de lignes THT, on peut produire environ 65% + environ 10% par l’hydrau. Le reste obligatoirement par du gaz/charbon (pour suppléer les trous de production), soit biogaz ( je ne connais pas le potentiel exact), le reste en schiste ou importé. Dans cette hypothèse la facture électrique va au moins doubler, pour obtenir un mix d’environ 80% d’ENR. Atteindre 100% est possible mais risque de couter beaucoup plus cher. Pour le reste (Eolien offshore, solaire PV, Concentration...) c’est plus couteux ou à potentiel trop faible et donc peu crédible sans avancées techniques majeures. Bon après en 30 ans les choses changent, ce qui est vrai maintenant ne le sera peut être plus.

Concernant le cout de l’énergie nucléaire, il a effectivement monté (de 2.8ct€/KWH les études de la loi nome l’ont estimé à 4.2ct pour couvrir tous les nouveaux fais qui sont plus élevés que prévus (surcout EPR, déchets...) soit environ 5ct€ avec les dépenses publiques dans le domaine.) Prix à comparer à l’éolien onshore (8ct env.), offshore (12 à15ct) solaire (entre 25 et 50ct). La plupart des technologies en test ne descendront probablement jamais en dessous de 15ct€.

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(IP:xxx.xx9.133.119) le 26 août 2011 à 12H28

@ Hervé (IP:xxx.xx7.188.81) le 10 août 2011 à 12H11

- A l’évidence, votre analyse et vos données chiffrées n’ont pas été contredites à ce jour !!

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(IP:xxx.xx9.133.119) le 26 août 2011 à 12H30

"....en Islande notamment représente une part importante de la fourniture d’énergie (totale).(Cependant, on ne peut pas vraiement considérer l’Islande comme un grand pays !)"

En outre, l’Islande n’est qu’un immense volcan... Cà aide bien pour la géothermie......

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par reduction nucleaire (IP:xxx.xx4.192.156) le 8 septembre 2011 à 17H18

Le vrai cout d’une centrale nucleaire doit inclure le prix d’un accident comme tchernobyl ou 500 000 volontaires ont du intervenir. Si cela recommence combine aura t’on de volontaires ceux qui sont pour doivent s’engager par écrit a être volontaires pour nettoyer le prochain site accidenté. Il faudrait demander aux habitants de tchernobyl leur avis sur une eventuelle réduction des investissements dans le nucléaire.

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par Hervé (IP:xxx.xx7.228.17) le 14 septembre 2011 à 13H40

Le coût de Tchernobyl a été chiffré par l’AIEA de l’ordre de 500G€ (1000G€ par Greenpeace). La production annuelle du parc mondial est d’environ 2560TWh. Sur 20 ans, ça fait à peu prés 1ct€/Kwh (AIEA) et 2ct€ (Greenpeace). Bien que non bloquant par rapport au coût d’autres énergies censées être plus propres, ce coût est très élevé, ce qui explique que les états préfèrent en assumer le risque (qui au passage est en lien avec la politique de sécurité dépendant de l’état lui même). Au delà de cette analyse comptable il y a bien entendu la souffrance occasionnées, (Morts, maladies, déracinement des personnes délocalisées) qui même indemnisées, ne sont pas effacées.

Le Risque reste le principal inconvénient et point faible de cette industrie (loin devant la problématique des déchets).

Pour ce qui est des "volontaires" (je sais pas si c’est le terme approprié !), ils semblent en avoir trouvé à Fukushima. Pour la France, effectivement bonne question.

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