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Vive la tour de béton !

Article publié le 21 septembre 2007

C’est une image de concours d’architecture. Concours gagné en juin 2005(1) par les architectes Rousselle et Laisné. C’est donc une tour, de béton et, à mon avis, un parfait exemple à suivre pour construire la ville de demain. Comme les tours de bétons n’ont pas toujours la cote, cela mérite quelques explications.

Vive la tour de béton !

Tout d’abord, vive l’architecture inventive : Cette tour est constituée d’une série de dalles béton dont aucune n’est exactement superposée à celle qui est en dessous. D’où cette allure de millefeuille chahuté, en rupture avec les monolithes de verre auxquels sont associées les tours habituellement.

Les terrasses omniprésentes

Vive les terrasses : Un des inconvénients majeurs de l’appartement par rapport à la maison individuelle tient dans l’obligation de vivre à l’intérieur. Or les habitants des villes ont de plus en plus envie d’être à l’air libre. Pour répondre à cette demande il faut 1/ créer de nouveaux parcs urbains (mais l’exercice a des limites car l’espace est rare et cher en ville), 2/ encourager les terrasses dans les immeubles neufs. Je parle de vraie terrasse où l’on puisse diner, recevoir, bronzer, etc. et non de couloirs-balcons. Il faut noter que la réglementation actuelle n’encourage aucunement les terrasses car le m2 de terrasse n’est pas distingué du m2 « habitable » dans les droits à construire.
Dernière remarque sur les terrasses du projet : elles semblent avoir chacune une certaine intimité, ce qui est possible en ne répétant pas la même forme d’un étage à l’autre et grâce à des différences d’orientation.

Bienfaits de la densité

Vive la densité : Le mot fait peur car il donne le sentiment que les habitants vont « se marcher dessus ». La réalité est autre. En fait ils vont « vivre les uns sur les autres » et c’est pour cela qu’ils auront de l’espace. L’espace au sol est restreint mais l’espace en hauteur est sous utilisé dans nos villes. Pour s’étaler, il faut choisir la verticale.
C’est parce que la ville aura choisi de se développer vers le haut qu’elle pourra retrouver de l’espace au sol pour des parcs et espaces de loisirs.

La vue imprenable

En insérant une tour dans un bâti plus traditionnel, on permet aux occupants de bénéficier de points de vue. L’espace parfois restreint d’un appartement ne se vit pas de la même façon si la vue donne sur les Alpes ou sur l’arrière cour.

Un urbanisme écologique

J’ignore si le projet en question est HQE. J’avoue que ça ne me parait pas être le plus important. Plus que les quelques kilowatts économisés en fonction de l’isolation, c’est d’abord le mode de vie induit par une construction qu’il faut prendre en compte.
Prenez une habitation individuelle à la périphérie de la ville, même si l’architecte en a fait une « maison passive », elle implique par sa localisation que ses habitants auront un usage quotidien d’une ou deux voitures. En effet, dans la 2ème ou 3ème couronne des agglomérations, les transports en commun sont peu performants car l’habitat est disséminé, les emplois sont également loin des habitations, tout comme les lieux de loisir ou les commerces. La première condition pour qu’un habitat soit écologique est donc qu’il soit situé en ville - on en revient à la densité - permettant à ses occupants de se passer de voiture pour les principaux besoins de mobilité : travail, services, commerces...

Éloge de la mixité

L’urbanisme écologique implique aussi la non spécialisation des quartiers. Qui dit « quartier de bureau », dit aussi « déplacements » et qui dit « quartier dortoir » dit « déplacements » également. De plus l’espace est gaspillé puisqu’il n’est utilisé que la moitié du temps.
La tour de Roussel et Laisné est prévue pour un usage mixte de logements, bureaux et activités. Dans une ville vraiment bien faite (on peut rêver) chacun peut aller travailler à pied ou en vélo car les fonctions logement et emploi sont entremêlées.

Réhabiliter les tours

Les tours des années 60 ont été instituées en symbole des méfaits de la modernité. Je me souviens même qu’une étude avait établi que la criminalité dans les banlieues augmentait en exacte proportion du nombre d’étages. Ces préjugés ont la vie dure. Il suffit pourtant de regarder hors de France pour constater qu’un habitat en tour peut être de qualité, voir de grand luxe comme les immeubles près de Central Park à New York. Plus modeste et plus près de nous, la ville de Sète comporte quelques tours d’habitation de 15 ou 20 étages, disséminées le long des canaux. Leur architecture des années 60 est médiocre mais leurs silhouettes élancées s’intègrent plutôt bien au bâti traditionnel.

Affaire à suivre

Il y a quelques mois, un débat très parisien avait opposé partisans et adversaires des tours. Il semble que ces derniers ont gagné la première manche. Le reste de la France, lui, a assisté au match de loin et ne s’est pas senti concerné. Après tout, « la place ne manque pas chez nous » semblent penser les provinciaux.
Eh bien si justement ! la place manque dans nos têtes pour que ce type de projets se développe et nous propose un autre mode de vie.

(1) Ce n’est donc pas une actualité brulante mais je suis tombé dessus à l’occasion du congrès des HLM qui se tenait à Lyon cette semaine. L’avantage de la découvrir si tard, c’est que ça nous rapproche de la date de livraison (il faudra un jour que je fasse une petite enquête sur les délais parfois extravagants qui existent entre le lancement d’un projet et sa réalisation).


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106 votes
commentaires
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par Atlantis (IP:xxx.xx4.175.14) le 21 septembre 2007 à 10H14

Toujours plus. plus haut, plus cher, plus extravagant, plus égoiste et plus biiiiiiip.

Pour info on fait aussi des immeubles, des bureaux, des écoles (etc.) passifs, c’est pas forcément une maison individuelle.

Quant aux délires d’architectes, qu’ils restent des délires. Beaucoup de ces gens sont déconnectés de la réalité.

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par Mouche du coche (IP:xxx.xx3.89.84) le 21 septembre 2007 à 14H05

L’auteur : "Dernière remarque sur les terrasses du projet : elles semblent avoir chacune une certaine intimité, ce qui est possible en ne répétant pas la même forme d’un étage à l’autre"

@ l’auteur

Si les terrasses n’ont pas les mêmes formes, on peut voir de l’une sur les autres en se penchant. Elles ne sont donc pas intimes, au contraire. :-p

Puisque vous avez envie d’écrire des articles, n’hésitez pas à REFLECHIR. :->

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par La mouche du coche (IP:xxx.xx2.16.15) le 22 septembre 2007 à 07H24

L’auteur "une étude avait établi que la criminalité dans les banlieues augmentait en exacte proportion du nombre d’étages. Ces préjugés ont la vie dure."

Je l’avais pas bien lu aussi celle-là ! :-O

Monsieur l’auteur, si une étude a ETABLI que la criminalité augmente avec le nombre d’étages, ce n’est donc PAS un PRÉJUGÉ, c’est un FAIT, une RÉALITÉ. Votre article est d’une confusion extrême. Vous dites ce qui vous passe par la tête. Nous vous demandons de la rigueur ! Les tours ont suffisamment pourrit de vie de quartier pour que l’on ne prenne pas cette question à la légère ! :-((

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par LE CHAT (IP:xxx.xx8.247.148) le 21 septembre 2007 à 11H10

bah , où est la passerelle pour le saut à l’élastique ? :-p

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par Marsupilami (IP:xxx.xx4.45.57) le 21 septembre 2007 à 11H25

Pas mal cette tour...

En passant les écolobobos qui sont contre les tours sont complètement à côté de leurs pompes : si on ne veut pas que l’habitat urbain dévore les surfaces agricoles et forestières, il faudra bien que les villes cessent de s’étaler horizontalement et donc qu’elles se densifient verticalement. On n’échappera pas à la multiplication des tours. L’essentiel sera de les rendre esthétiques et vivable dans un environnement urbain pas trop pollué et pas trop moche... C’est pas gagné d’avance.

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(IP:xxx.xx2.109.12) le 21 septembre 2007 à 11H27

Je n’adhère vraiment pas à cette architecture :

- Concernant le coût écologique, la tour n’est certainement pas HQE : Exposée au quatre vents construite en béton (mauvaise isolation, mauvaise inertie, polluant à la fabrication), les terrasses sont de gigantesques ponts thermiques, et la surface de contact entre l’intérieur et l’extérieur est immense.

- L’urbanisme écologique : un leurre ? Que la vie citadine permette d’éviter de faire des km pour aller gagner de l’argent, c’est très probable. Mais à quoi ça rime si, en contrepartie, il faut déplacer des tonnes de nourriture, et de matières premières, chaque jour, de la campagne à la ville ? Le transport de l’énergie peut poser les même questions.

Sans chercher à mal, je me demande ce que l’on apprend aux étudiants en architecture :-|

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par Asu (IP:xxx.xx6.96.11) le 21 septembre 2007 à 12H04

"...construite en béton (mauvaise isolation, mauvaise inertie, polluant à la fabrication), ..."

Faux, faux, faux et archi faux !!!

il n’y a pas de bon ou de mauvais matériaux pour construire un bâtiment ! Tout va dépendre d’un ensemble de paramètre bien plus complexe ! (sans compter que vos affirmation sont fausses !)

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(IP:xxx.xx2.109.12) le 21 septembre 2007 à 12H09

Euh... C’est faux, peut-être, mais en quoi ?

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par Emmanuel (IP:xxx.xx2.132.208) le 21 septembre 2007 à 11H33

Pourquoi opposer architecture "passive" et urbanité ?

La tour présentée est un non-sens énergétique au moins en climat tempéré. Toutes ces terrasses qui dépassent forment les ailettes d’un radiateur favorisant les échanges thermiques : surchauffe l’été et refroidissement l’hiver...

Par contre tout à fait d’accord pour repenser intelligement la concentration urbaine ou rurale : voir par exemple le quartier Vauban de Fribourg-en-Brisgau.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Quarti...

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par marcel4 (IP:xxx.xx2.209.63) le 21 septembre 2007 à 12H47

Quel tableau idyllique de la ville,ce cauchemar écologique avec son grouillement,sa densité de population hallucinante,ses pollutions en tous genres,ses habitants névrosés,son stress permanent. A quand des monades urbaines façon Silverberg ou des tours de 1000 étages pour caser toute la surpopulation européenne ou mondiale ? POUAH ! Quel plaisir de partager les bruits de dispute ou autres avec ses innombrables voisins dans ce genre de tour inhumaine. Vive la dépopulation mondiale !

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par LE CHAT (IP:xxx.xx8.247.148) le 21 septembre 2007 à 14H42

Des villes comme dans le film le cinquième élement ou dans star wars , ça me fait pas rêver du tout !

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par Droopy (IP:xxx.xx1.199.139) le 21 septembre 2007 à 14H42

Plus gros, plus grand, plus haut dressé à la verticale. Plein de monde dedans qui entre et sort.

Il y a probablement une explication freudienne à l’architecture moderne.

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par vez (IP:xxx.xx7.218.1) le 21 septembre 2007 à 16H50

Les promoteurs de ces tours y habiteront-ils, où est-ce bon uniquement pour "les autres" ? Les architectes installent leur cabinet dans de charmants lofts aménagés dans les ateliers d’artistes du centre de Paris et veulent placer la "populace" dans des clapiers superposés inhumains. Cette vision de la ville l’avenir est bonne pour des citoyens-fourmis obéissants et sans rêves d’individualité, mais ce n’est pas notre nature. On commence enfin à raser les barres des années 60, est-ce pour reproduire ces erreurs à plus grande échelle ?

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par Barbathoustra (IP:xxx.xx3.220.222) le 21 septembre 2007 à 17H09

Des villes comme dans le film le cinquième élement ou dans star wars , ça me fait pas rêver du tout !

— >

A part les enfants qui vivent dans leur imaginaire, ceux qui n’ont aucune chance d’y habiter et les thermites qui pour certaines ne voudraient peut être même pas ; je vois pas qui ça peut faire rêver honnetement.

D’ailleurs, un architecte qui déssine ce genre d’empillage concentrationnaire et qui habite dans une confortable maison, voir même à la campagne est à mes yeux déjà suspect, pour ne pas dire coupable.

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par laurent jauffret (IP:xxx.xx4.49.112) le 21 septembre 2007 à 17H24

j’avoue un peu de déception en lisant les réactions mais je profite de l’occasion pour remercier ces contributeurs. J’essaie de combattre certaines idée reçues mais c’est pas gagné. Certains ont lus l’article un peu vite je pense. parler d’univers concentrationnaire ou de science fiction pour une tour de 20 étages me parait très hors de propos. plus sérieusement, d’autres mettent en doute le caractère HQE de ce type de logement. Je n’ai pas la réponse mais il me semble que si HQE signifie se priver de terrasse, alors il faut que les thermyciens ré étudient la question. Quant à l’aspect du bâtiment, la subjectivité de chacun est libre bien sûr mais il est des formes fantaisistes ou poétiques auxquelles il faut savoir s’ouvrir

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par Dilettante (IP:xxx.xx7.219.31) le 21 septembre 2007 à 17H46

"J’essaie de combattre certaines idée reçues mais c’est pas gagné"

Merci pour votre démarche. A force de ressasser régulièrement des problématiques et des idées semblables, il m’arrive de craindre l’enfermement intellectuel, et c’est grace à de telles propositions, qui sortent des habitudes de pensée écologistes, que l’on peut espérer éviter ça.

Ceci dit, pour le coup, au moins en ce qui me concerne, vous avez raté votre objectif... Mais qu’espériez vous nous faire comprendre au travers de cet article ?

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par Barbathoustra (IP:xxx.xx3.220.222) le 21 septembre 2007 à 18H32

Certains ont lus l’article un peu vite je pense. parler d’univers concentrationnaire ou de science fiction pour une tour de 20 étages me parait très hors de propos

— >

Voyez vous, j’ai passé 21 années de ma vie dans ce qui semble susciter chez vous la plus grande admiration et c’est donc en connaissance de cause que je dis cela. Oui, je pense qu’on devrait obliger les mégalomanes qui déssinent les plans de ce genre d’EMPILLAGES CONCENTRATIONNAIRES à vivre dedans un minimum de temps, voir ce que ça fait d’être pris pour un lapin ! Et ceux qui les soutiennent avec !

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par Marc Bruxman (IP:xxx.xx9.179.123) le 21 septembre 2007 à 18H55

Je suis déja rentré dans une des tours de Beugrenelle (Paris 15ème). Il s’agit de tours "de luxe" (c’est à dire que niveau prix c’est pas vraiment des HLM). La vue des derniers étages est quand même super sympa (surtout coté tour eiffel) et les appartements sont lumineux.

Je n’ai pas les moyens d’acheter un appartement la bas, mais si on me le proposait, cela ne serait pas forcément un non catégorique. Même si au final je préfére le charme des petites rues vers Saint Germain des Pres... (Mais du coup y’a plus de lumière snif).

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par wiztricks (IP:xxx.xx8.37.50) le 21 septembre 2007 à 20H32

Ce n’est pas parce qu’on peut trouver cela joli qu’il faille le construire.

Pour limiter les besoins d’utiliser son automobile, et réduire la consommation des énergies fossiles pour le transport, il faut peut être "densifier" l’habitat.

Il est certain que des banlieues résidentielles s’étalant sur des dizaines de kms comme nous l’avons développé en région parisienne ne semble pas "judicieux". Habiter des grattes ciels "densifie" certes mais les grandes villes ne sont pas forcément "économiquement" viables.

En plus, ré-inventer nos relations à l’habitat et à la ville ne sont pas des opérations "faciles". Beaucoup de bonnes idées se révèlent discutables à l’usage - regardez les villes nouvelles -. Il y a une inertie certaine pour réamménager les espaces existants et plus beaucoup de place pour créer du neuf - des immeubles peut être, des villes sans doute pas.

Densifier là ou cela peut faire du sens à moyen terme : autour des gares par exemple. Ce sera toujours çà.

Concernant les techniques de constructions, nous avons laissé après la guerre le pouvoir aux ingénieurs. Il fallait reconstruire vite, l’énergie ne coutait pas cher et semblait inépuisable.

Toute une industrie du bâtiment s’est développée autour du ciment et du béton pour faciliter la construction rapide d’immeubles "solides".

Nous y avons aussi beaucoup perdu côté savoir faire dans les techniques de construction : bois, terre,... Qui se prêtent mal à l’industrialisation même si ces techniques produisaient des habitats moins couteux sur le moyen/long terme.

Se prêter mal à l’industrialisation signifie surtout qu’il est plus difficile de construire de grosses entreprises qui vont pouvoir vivre. Des artisans ou des PME de taille régionales semblent plus adaptées.

Construire une maison ou un immeuble avec plus de travail qualifié ou développer une industrie plus gourmande en capitaux mais nécessitant une main d’oeuvre moins qualifiée.

La logique de l’investisseur n’est pas forcément compatible avec celle de l’entrepreneur.

Enfin, c’est juste quelques réflexions que m’inspirent votre article.

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par ester (IP:xxx.xx1.82.183) le 22 septembre 2007 à 12H55

C’est une catastrophe écologique cette tour !

On dirait un radiateur zalmann pour refroidir un processeur !

Il y a tellement de pont thermique dus au terasses et balcons en dalle béton que ce truc foit être impossible à géré niveau énergie.

En plus de cela les surface froide générés par ces lubies augmentent les risques de condensation à l’intérieur de l’immeuble.

A moins d’utiliser du béton cellulaire hyper isolant je voit pas comment ce bâtiment peut être intéressant thermiquement parlant.

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par La mouche du coche (IP:xxx.xx2.16.15) le 22 septembre 2007 à 20H28

Bien vu Ester, ;-)

à vue d’oeil cette tour n’a rien d’écologique. L’auteur s’est fait embobiner la tête par les architectes qui lui ont dit qu’elle sera écolo, alors il a écrit qu’elle sera écolo. :-(

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(IP:xxx.xx3.91.223) le 22 septembre 2007 à 22H37

Il faut la mettre sous cloche. Effet de serre garanti.

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par Marie (IP:xxx.xx8.220.43) le 23 septembre 2007 à 12H06

J’aimerais préciser à tous les anti-tours, qu’il semble exister des tours où il est agréable de vivre, et à loyer abordable. je cite comme exemple la cité radieuse de rezé, réalisée par Le Corbusier.

Cet architecte est d’ailleurs l’inventeur de la tour, ou plutôt la barre d’habitation. Mais il s’est fait tristement très mal copié par la suite...

Je l’ai personnellement visité, et tous les habitants semblent heureux d’y vivre.

la recette ? une bonne isolation phonique pour les voisins, et surtout : ce n’est pas qu’un empilement de logements : on trouve une école maternelle tout en haut, une bibliothèque, différentes salles pour de nombreuses associations, un grand parc et un potager. Pour plus d’informations voilà le site officiel : http://www.maisonradieuse.org/

Et voici les résidences Arborea venant d’apparaitre à Nantes, où j’aurais bien envi d’habiter : http://www.nantes.maville.com/Les-r...

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par tseparis (IP:xxx.xx5.140.248) le 23 septembre 2007 à 14H46

quelles normes anti-sismiques appliquerez-vous à cette chose inhumaine ? La maximale qui n’existe pas encore j’espère.
quid des accès des services de sécurité (pompiers, etc...) ?
quid de la tranquillité des résidents ?
Ras-le-bol de ces honnêtes gens qui veulent nous convaincre de vivre empilés les uns sur les autres dans des immeubles où ils ne vivent surtout pas.
Pour ce qui concerne Paris, surpeuplé, il faut au contraire éviter ce genre de construction très énergivore et complètement anti-écologique. Comment l’écrivait quelqu’un, tout à fait à l’opposé de la démarche HQE.
L’alibi du coût de l’étalement des banlieues pavillonnaires est forcément tendancieux : un vrai service public de transport en commun aurait dû y être installé en même temps que ces zones pavillonaires. Cela n’a jamais été fait.
La solution à la surpopulation consiste à de cesser de créer des crèches, à ne plus favoriser la surnatalité (1 enfant par couple, largement suffisant sur terre) par des primes au pondage, à supprimer toutes les incitations à la reproduction, allocations, réductions et subventions aux mères-pondeuses.
Et non pas à entasser les gens dans des zones verticales immondes.
S’il n’y a que la caricature pour que les bobos supporters d’archis déments et de politiques irresponsables comprennent que leurs aveuglements mettent la planète en danger de disparition, eh bien caricaturons ! :-((

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par maxim (IP:xxx.xx3.206.239) le 23 septembre 2007 à 19H07

ce qui m’interpelle en tant que technicien du bâtiment ( métreur verificateur )c’est l’emplacement des sanitaires et des gaines techniques ,le mode de chauffage ,le cheminement de l’ascenceur ,des escaliers ?????.... en voyant le prototype ,je me demande ce que l’architecte a fumé en imaginant son projet .... de plus si un des habitants veut accrocher un tableau dans les panneaux de béton vibré ,et s’il utilise une perceuse à percussion ,bonjour le boucan !!!!!une vraie caisse de résonnance ...... autre question ,en cas d’incendie ,où sont les dégagements ???? ça a du être prévu ,on l’éspère, mais le temps de sortir de ce merdier il y aura des dégats humains .....

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par nono (IP:xxx.xx7.35.244) le 23 septembre 2007 à 19H35

Mauvaise nouvelle. Cette tour n’est pas réalisable à un coût raisonnable. Des portes-à-faux de 5m sur les terrasses ne sont pas réalisable en béton "courant". La stucture irrégulière d’un niveau à l’autre est une abération totale en région sismique. Donc, soit le budget va explosé, soit les architectes vont revoir leur copie.

Malheureusement, les architectes français n’ont de formation technique.

Effectivement, il sera très difficile de réaliser un bâtiment HQE sur cette base. Il faut intégrer certaines contraintes en amont !

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(IP:xxx.xx7.3.22) le 24 septembre 2007 à 00H20

L’architecture est avant tout un art qui relève du talent et non de formules toutes faites.

Cela étant dit l’idée d’une tour brutaliste dominant un environnement pavillonnaire tel que le montre l’image du projet à quelque chose de séduisant. En tout cas le concept me plait.

Merci pour l’article, très intéressant.

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par esteris (IP:xxx.xx1.80.136) le 24 septembre 2007 à 02H17

L’architecture n’est pas un art mais l’art est une composante de l’architecture.

Dire que "l’architecture est avant tout de l’art" est une abération. L’art n’a pas, par définition de but fonctionnel il peut exister indépendament de toute notion esthetique et fonctionnelle.

L’architecture doit en revanche répondre à des besoins, des contraintes et des enjeux, en faisant preuve, il est vrai, de créativité.

Il est peut être faisable techniquement de réaliser une tour à partir de cette esquisse, il n’en demeure pas moins que la réponse qu’elle peut apporter aux enjeux de son environnement sont difficilement imaginable à partir de l’aperçu technique qu’elle laisse entrevoir.

Je ne reviendrais pas là dessus il suffit de lire certaines des remarques technique qui précèdent.

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(IP:xxx.xx7.3.22) le 24 septembre 2007 à 17H32

Vaste débat que la définition de l’architecture. Quand vous dites : "L’architecture n’est pas un art mais l’art est une composante de l’architecture" vous pourriez appliquer cette maxime à n’importe quelle discipline artistique, même la musique.

Or je maintient contre vent et marées que l’architecture EST un art. En effet, l’utilité d’un bâtiment ne fait pas partie de la préoccupation architecturale proprement dite. Dans le batiment, l’architecture apparait à partir du moment où il y a inutilité. C’est ce qui fait toute la différence entre une tour ordinaire de banlieue et la Villa Radieuse. Les deux sont utiles, mais l’une ne présente aucun intérêt architectural et l’autre si.

Ce qui me séduit dans le projet de Rousselle et Laisné c’est sont aspect plastique et son intégration urbaine. En ce qui concerne sa réalisation technique je ne vois pas où se situe le problème, mis à part peut être un léger surcoût financier. On a construit bien plus compliqué depuis le temps.

Cela étant dit je regrette son aspect maquette géante. On dirait trop un assemblage de morceaux de cartons. J’aurais bien vu certains volumes massifs intercalés entre les vides des terrasses, notamment aux angles. Aussi je trouve dommage de faire des terrasses et ne pas en profiter pour végétaliser plus que cela. Mais là je chipote.

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par lisa SION (IP:xxx.xx1.46.56) le 27 septembre 2007 à 14H29

Bonjour,

Voilà, c’est parfait, il ne manque plus que la dernière couche.

Laissez pousser L’Ampélopsis ( la vigne vierge ) sur un treillage tendu sur toute la façade, une cuve à la cave récupèrera les feuilles qui donneront trois tonnes de méthanol pour l’hiver. Les surfaces exposées au soleil où vous faites courir des tuyaux noirs qui chauffent l’eau toute l’année. L’ensemble sur pilotis avec un premier étage commerçant, des garages et des celliers faisant écran à la route, et un parc et jardins potagers privatifs.

Il n’y a plus qu’à prévoir le dernier étage bar restaurant en duplex et terrasse couverte de parasols en panneaux solaires qui assureront le meilleur éclairage pour la nuit. En installant les terrasses en trois marches, en intallant à son extrèmité un bac à plant pouvant recevoir un thuya ou un simple troëne, vous vous assurez de couper le vis à vis avec votre voisin, et chaque rambarde peut être conçue en escalier jusqu’à la terrasse inférieure, en cas d’incendie. Un liseron rose et grimpant fait disparaître n’importe quel grillage en une saison, ajoutez un plant de chèvre-feuille et vos soirées seront parfumées... et en passant à Marseille, à mi-chemin sur le Prado, arrêtez vous faire le tour de l’immeuble du "Fada", le plus humains des batisseurs que l’on a pris, à l’époque pour un illuminé...

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par chris (IP:xxx.xx1.167.158) le 29 septembre 2007 à 11H48

C’est dingue quand même... On s’en fout royalement de vos gouts esthétiques bien français "bouh quelle mocheté cette tour, beurk, des grattes ciels !"

Une ville ça doit être fonctionnel et tant pis si ça brise le rêve du français moyen qui est la "petite maison dans le lotissement". Tous les urbanistes et spécialistes de la ville sont d’accord (et ne sont pas déconnectés de la réalité, contraiement à une bonne franche de la population). En attendant des villes comme Chicago fonctionnent bien mieux malgré leur taille immense que Paris.

Dans la lutte contre l’étalement urbain, contre la pollution et l’effet de serre mais aussi pour recentrer les activités à l’échelle locale (exemple en finir avec la grande distribution) il faut, que cela plaise ou non, densifier les villes. Certaines tours sont magnifiques, et une skyline de gratte ciels sur l’horizon dégagent un certain effet.D’ailleurs, personne ne revient de New York ou de Los Angeles sans avoir été frappé par ces magestueuses tours. L’Empire State building est bien plus beau que certaines de nos cathédrales...

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par vez (IP:xxx.xx7.218.1) le 1er octobre 2007 à 13H09

@chris tu habites où ?

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par vez (IP:xxx.xx7.218.1) le 1er octobre 2007 à 13H24

A propos de chicago, je viens d’aller voir la vue satellite sur google earth, à part un centre d’affaire de gratte ciel, à perte de vue ce n’est que de la maisonnette de "français moyen".(ce terme montre bien la complaisance avec laquelle tu considères tes concitoyens).

Après un tour sur la wikipédia, la ville de Chicago s’étend sur 600km2 et a une densité 4 923 hab/km². A comparer avec Paris (105 km² et 20 137 hab/km²).

Bref ce n’est pas vraiment un exemple de concentration verticale.

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par laurent jauffret (IP:xxx.xx4.49.112) le 1er octobre 2007 à 17H26

sur un sujet proche, voir le projet de tour hypergreen de l’architecte Jacques Ferrier qu’il présente dans cette vidéo http://www.lafarge.com/lafarge/CONT... et qui est commenté par Adrien saumier ici http://ecopolit.eu/2007/09/24/lhabi...

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par Martin Lucas (IP:xxx.xx0.88.58) le 16 octobre 2007 à 14H13

Les tours c’est bien joli mais il faut y monter. Or qu’est ce qui prend la moitié de la place par étage ? Les circulations verticales.

Ce qu’on ne dit pas non plus, c’est l’ombre qu’elles projettent sur le sol alentours (qui impose une distance d’autant plus grande qu’elle est haute, et rend cet urbanisme périlleux à l’échelle du piéton), les fondations coûteuses nécessaires à leur implantation.

Le béton armé est toujours un matériau conducteur de chaleur, et les porte-à-faux de 5m sont un gouffre énergétique.

Bref, bien qu’esthétiquement parlant il s’agisse d’un bel objet, nous sommes face à un énième délire d’architecte formé tendance beaux-arts (tendance dominante dans les écoles d’architecture françaises). De la fausse invention, car dénuée de toute pertinence concrète.

Il serait temps que les préoccupations techniques, économiques et environnementales entrent un peu plus dans la formation des architectes.

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par thierry (IP:xxx.xx5.175.232) le 13 juin 2008 à 00H27

A propos de tour écolo, voir la "tour vivante" sur le site http://www.eco-tower.fr bien etonnante...


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