L’étalement urbain conçu comme un développement naturel mais raisonné des villes ne vaut-il pas mieux que l’urbanisation quasi-aléatoire qui découle de la contrainte d’un urbanisme restrictif et défaillant à imaginer un futur pour la ville qui satisfasse aux besoins des populations.
"Vive l’étalement urbain" : Tous couchés, en ville ? Ça se confirme : on réagît peu au sarkozisme rempant je trouve.
Il n’y a pas si longtemps, la lenteur des déplacements faisait que les gens vivaient, et surtout travaillaient sur place. L’espace était occupé de façon plus homogène, la consommation était locale, on ne mangeait pas des melons en plein hiver, et on ne s’en portait pas plus mal. Cette idée de concentrer l’habitat est imbécile si la rareté des carburants entraîne un retour à ce mode de vie.
"on ne mangeait pas des melons en plein hiver, et on ne s’en portait pas plus mal."
Et on ne mangeait pas de banane ou d’ananas ni en hiver, ni en été sauf quand on habite la Martinique. Vous avez le choix de faire pareil si ça vous chante.
Quant à "s’en porter pas mal", encore faut-il préciser ce que ça veut dire surtout quand l’espérance de vie était de 20 ans plus courte. :/-)
Il y a moyen de repenser un mode de vie riche en gaspillage sans pour autant revenir au moyen-âge.
Mon grand-père est mort à 87 ans, mon père à 70, quand à moi avec les saloperies qu’on ingère et qu’on respire tous les jours, on verra, mais invalide à 53 ans (asthme et polyarthrite), je n’irais sûrement pas très loin.
Vive le progrès !
Je ne vois aucun inconvénient à vivre dans des zones densément peuplées. Mais alors, que l’on m’apprenne au moins à vivre sans manger, pour le jour où le pétrole sera si cher que la nourriture la plus modeste sera hors de prix en supermarché.
La bureaucratie, voilà l’ennemi ! Ni le code de l’urbanisme, ni le code de la construction et de l’habitation ne sont à la hauteur pour répondre aux défis (environnement, économie, énergie, emploi, etc.) qui assaillent une grande partie de la société française d’aujourd’hui. Offrez-vous une petite visite sur Légifrance et payez-vous la lecture desdits codes. Vous m’en direz des nouvelles.
Une récente conversation très animée avec le personnel de la DDE (Direction Départementlede l’Equipement) chargés d’octroyer certificats d’urbanisme et permis de construire a été très édifiante. Ces gens là ne vont JAMAIS sur le terrain. Tout se passe sur plans (papier ou informatique) car leur hiérarchie leur interdit les visites in situ. "On n’a simplement pas le temps de faire ça, Monsieur" ! Il nous faudrait plus de personnel, etc.
Attiré par une conférence l’été dernier sur la disparition du bocage de ma région, et par l’annonce proclamée de vouloir replanter un faible pourcentage des milliers de KM de haies qui ont disparu dû au remembrement, j’ai assisté à cette conférence. Pendant 2 heures j’ai entendu parler de baux ruraux, d’hydrographie, d’ornithologie, de projets dérisoires subventionnés pour l’achat éventuel d’arbustes, de techniques de plantage et des méfaits des rongeurs, de problèmes cynégétiques, et de bien d’autres sujets présentés par des experts qui avaient fait plus de 100 km pour exposer leurs théories. En fin de réunion, furent présentés des formulaires de demande de subventions aux montants d’une faiblesse digne d’un autre siècle, à remettre en X exemplaires à une obscure officine, et ce fut tout.
Furieux, je me suis exprimé sur ce sujet au président du conseil général en avançant des conseils et en donnant des pistes pour faire aboutir le projet de faire revivre les haies, partie du patrimoine paysager de ma région. Que pensez-vous qu’il arriva ? RIEN. Je ne me plains pas de ce qu’on ne m’ait pas écouté, mais qu’on continuera de ne rien faire. C’est ainsi que nos fonctionnaires zélés continuent leur vie tranquille, bien à l’abri derrière les codes de lois et les règlements désuets. La boucle est bouclée.
Cordialement.
Eric ....vous etes naïf !!....que penses vous des plus values immobilières de giscard qui ont immédiatement stoppé la construction des particuliers et les 30 glorieuses...que pensez vous de l’ISF ....que pensez vous de la double imposition des revenus locatifs....que pensez vous de toutes les nouvelles normes locatives a charge du bailleur :diagnostic termites ,amiante , plomb ,energétique et de la protection du locataire qui a tous les droits....
combien de fois n’avez vous pas entendu :""je ne veux plus m’e.... avec des locataires""...si vous aviez de l’argent a placer le placeriez vous en France et dans du locatif ??.....
bonjour,
Votre article tombe à point et les commentaires expriment l’intérêt des internautes pour l’avenir urbain. Justement, figurez vous que la décision du gouvernement pour la fermeture des 262 triages français « libère » ( façon de parler ), en une signature, près de QUINZE MILLE HECTARES, ( UN KILOMETRE SUR CENT CINQUANTE KILOMETRES !), à quelques centaines de mètres du centre de toutes les principales villes françaises.
Les agglomérations et infrastructures routières françaises ne représentent que 3% du territoire. Ces triages, 0,2%. C’est la dernière chance de voir naitre les nouvelles villes de demain, celles dont rèvent une quantité de mal logés, celles pour lesquelles, d’autres, autodidactes, particuliers ou simple adeptes de recettes pleines de simple bon sens, se sont appliqués à inventer les maisons positives et les habitats humains de demain. Mais ce serait catastrophique de poursuivre dans les termes actuels.
Bien-sûr, la fermeture des triages est en soi une mauvaise nouvelle pour le ferroutage, sauf si elle ouvre la voie à une urbanisation en accord avec les dispositions acquises lors du Grenelle de l’environnement. Mais tant de mauvaises décisions profitent à d’opportuniste promoteurs qui contraignent le consommateur à dépendre un peu plus du « système mondialisation », qu’il convient de rester vigilants. Nous avons tous un site semblable sous ses fenêtres, et l’envie de voir changer les choses vers une défense active de notre environnement urbain.









