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Vélib' : l'ambi...cyclette

Article publié le 17 juillet 2007

Vélib' : l'ambi...cyclette

La réaction des Verts (ou plutôt la discrétion qu’ils affichent) au succès du lancement de l’opération Vélib’ peut légitimement étonner.

« C’est un bonheur, les gens sont heureux, ça fait plaisir, » s’est réjoui Denis Baupin, adjoint Vert au transport à l’issue des premières 24 heures de mise en service des Velib’, le week-end du 14 juillet 2007.

Pas de communiqué des porte-paroles Verts, cependant. Pas de dossiers sur la question ni sur le site Vert national, ni sur celui des Verts de Paris.

Pourtant avec 13.000 abonnements souscrits avant même le jour J, avec quelque 3.600 locations/heure le jour de l’inauguration, avec 50.000 utilisations dans les premières 24 heures de fonctionnement, tout cela sans accident notable, on peut penser que les augures sont favorables.

Rien ne devrait s’opposer au déploiement du système qui compte actuellement 10.500 vélos répartis dans 750 stations et devrait compter d’ici la fin de l’année, 20.600 vélos basés dans 1.451 stations, soit environ une environ tous les 300 mètres, pour satisfaire les 200.000 usagers réguliers escomptés.

Ce succès annoncé, c’est la perspective de tonnes de CO2 en moins, c’est la possibilité d’une remise en cause de la logique du ’tout pour la bagnole’, c’est même l’espoir de gens en meilleure santé.

Pourtant, les réactions chez les Verts sont assez ambivalentes. Si Denis Baupin, père du projet, se réjouit, certains de ses camarades sont moroses. L’un se désole de compter toujours aussi peu d’emplacements pour garer les vélos ordinaires. Un autre considère que tout reste à faire pour garantir le respect des cyclistes. Ici on s’inquiète du développement du recours aux deux roues motorisés. Là on regrette que le système Vélib’ implique quand même de nombreux déplacements en camionnettes. Sur le site Vélorution les militants de longue date de la bicyclette annoncent même, pleins d’ironie, que les « vélos sous-marins de l’Empire publicitaire, viennent de prendre possession de Paris. »

Ceux-là regrettent visiblement que le choix n’ait pas été fait de s’appuyer plutôt résolument sur les associations, de s’engager dans une baisse générale obligatoire de la vitesse. Et surtout, ils n’oublient pas le côté obscur de l’opération.

Le Moniteur Expert le rappelle dans un article récent. L’opération Vélib’ se réalise dans le cadre du renouvellement du contrat sur les panneaux publicitaires qui lie la société Decaux à la ville de Paris et qui oblige l’annonceur à mettre en place, à ses frais, le système de vélos en libre-service. Un système auquel il doit consacrer de « 80 à 90 millions d’euros », alors que la ville percevra les recettes.

Contrepartie ? « Les panneaux seront désormais déroulants donc même s’il y en a moins nous augmenterons notre chiffre d’affaires », explique M. Asséraf, dirigeant de JCDecaux. Autorisé à installer des panneaux qui présenteront successivement 4 affiches et seront éclairés, l’annonceur pensent doubler son chiffre d’affaires annuel (60 millions d’euros au lieu de 30 actuellement).

Et puis, fort de ce contrat et de cette expérience, l’entreprise, qui se présente désormais comme le numéro un mondial du vélo en libre-service, entend poursuivre son expansion à l’étranger (où elle réalise déjà 70% de son chiffre d’affaires).

Ces vélos, dessinés par JCDecaux, assemblés par le français Mercier en Hongrie, équipés de pneus allemands et de dérailleurs japonais, et « recyclables à 99% », sont « un concept qui s’exporte », se félicite M. Asséraf.

On comprend que le montage laisse un goût d’amertume à ceux qui souhaitent développer le vélo, sans développer la pub et conforter un empire privé, et qui auraient de beaucoup préféré la mise en place d’un service public assuré par des entreprises de l’économie solidaire, par exemple, ou l’appui résolu aux associations qui oeuvrent pour une utilisation plus facile et plus sûre du vélo personnel.

Mais, côté mairie de Paris, les promoteurs de l’opération ne regrettent pas leur choix. « Par son effet massif, ce projet va permettre à tous de comprendre que l’automobile en ville n’est pas le seul modèle », explique Denis Baupin. « L’avenir des déplacements dans les grandes agglomérations, c’est la diversité. Il faut que le citadin puisse choisir entre le métro, le taxi, sa voiture, le vélo, le tram et même, demain, les navettes fluviales, » affirme Bertrand Delanoë, maire de la capitale.

L’un et l’autre, à l’évidence, espèrent de la dynamique multimodale que devrait favoriser Vélib’ un abandon progressif et naturel de la voiture, dont découlera « une autre manière de vivre la ville : plus libre, plus sereine ». Le choix, pour ce faire, d’un partenariat public-privé était une possibilité. Il sera intéressant d’en tirer le bilan.

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commentaires
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par Alex (IP:xxx.xx5.3.246) le 17 juillet 2007 à 11H34

Je ne suis pas convaincu que le vélib remplace la voiture, a mon avis il va surtout remplacer le bus et le métro pour les transports courts. Apres tout, avec sa demi heure de gratuité il va surtout remplacé les cours trajets vers le centre commercial le plus proche ou pour une petite ballade le dimanche après midi vers le parc du coin. Des trajets effectués généralement à pied ou en bus.

A mon avis la voiture à Paris est là principalement pour faire des trajets où les transports en commun ne sont pas gérables : trajet beaucoup trop long en rer, ou courses volumineuses. Dailleurs je ne vois que rarement des voitures en 75 circuler, mais bien plus de voitures des départements limitrophes.

Bref si je me rejoui de l’initiative, je ne suis pas convaicu de ses effets bénéfiques sur les émissions de co2.

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par daniel (IP:xxx.xx8.31.231) le 17 juillet 2007 à 15H33

bonsoir,

Velib à Paris bien qu’une opération commerciale et pour moi quelque chose qui va dans le bons sens. Il vaux mieux une petite action que rien du tout !

Les habitudes vont elles changer, il faudra le voir dans l’avenir. De toute facon il est primordial que la voiture ne devienne plus le réflexe systématique pour se deplacer.

Pour les Vert, tant pis pour leur grogne, on comprend leur score aux élections.

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par Fabien, Paris (IP:xxx.xx7.247.143) le 17 juillet 2007 à 15H37

Ce que vous ne semblez pas comprendre c’est que ce n’est pas Decaux mais nus tous qui payons ces velos via la pub...e les dizaines de milion sd’euros d benfs annuels pour Dcaux auraient permis la création par exemple de centaines de places en crèche !

La ville d’Orléans a installé un système similaire en partenariat avec la RATP locale et l’abonement est tout simplement 6 fois moins cher !

En prime, il n ’y a pas de pub !

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(IP:xxx.xx5.140.248) le 17 juillet 2007 à 18H37

les panneaux publicitaires en question surnommés "autoroutiers" sont des 4x3 et défigurent déjà les arrondissements de la ceinture de Paris voient, a contrario de la demande des parisiens, et des élus Verts ! leur nombre s’accroit dans Paris du fait de ce contrat.
Je comprends facilement que les Verts n’affichent pas de satisfaction exagérée. L’opération a été lancée un 15 juillet, le succès durera-t-il en hiver ?
A l’inverse, d’Alex je constate que les usagers des velib ne sont pas les usagers de bus (femmes avec petits enfants, personnes âgées, salariés avec carte Orange), mais majoritairement des parisiens qui utilisaient la voiture "pour aller acheter leur baguette à la boulangerie du coin" et qui pendant les vacances s’en servent pour se balader dans Paris.
S’ils prennent le pli d’étendre l’utilisation du vélo à d’autres déplacements, tant mieux. Reste la question du nombre insuffisant de pistes cyclables dans Paris. La première réflexion entendue depuis le 15 lorsqu’on en parle avec des non usagers est une plainte unanime : ça nous en fait 10 000 de plus à rouler sur les trottoirs ! Et qu’ils soient étroits ne dérangent pas les parisiens.... quand ils sont cyclistes.
Les premiers usagers du velib, comme la plupart des cyclistes parisiens, ont en effet eu le réflexe de rouler sur les trottoirs même encombrés de piétons.

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par alex75 (IP:xxx.xx7.108.64) le 17 juillet 2007 à 18H40

C’est le quatrième article anti-vélib" sur Agora et Naturavox en quelques jours avec les même arguments. Ça ressemble furieusement à ce qu’un auteur écologiste a appelé de l’écolo-conservatisme ; Je vous recommande de lire les 150 réactions des lecteurs du Monde à un éditorial anti-vélib de ce journal : il y a toutes les réponses à toutes les questions.

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par Din-Diu (IP:xxx.xx2.147.41) le 18 juillet 2007 à 01H45

Je suis utilisateur occasionnel du vélo’V l’équivalent lyonnais du Vélib’. Certes on peut dénigrer que le vélopartage passe mal du moment qu’il est mis en place par une entreprise qui envahit le paysage de pub.

Cependant voilà quelques effets bénéfiques :
- la mise en place de ce système, parce qu’il est aussi soutenu par la ville, pousse celle-ci à s’engager et à développer des infrastructures adaptées (pistes cyclables et parking à vélo) ce qu’elle avait du mal à faire auparavant.
- choisissant son parcours, n’ayant pas à attendre aux correspondances du métro ou du bus, ce moyen de locomotion permet de laisser plus facilement son véhicule en périphérie. Il y a en effet une certaine liberté qu’on n’a pas en ayant son vélo personnel, on peut prendre et déposer le vélov ou vélib ou autre à n’importe quelle borne.
- il permet aussi de réduire le nombre d’usagers dans les bus et métro. Il peut-être facilement plus rapide d’aller directement d’un point à un autre en vélo, que d’attendre à l’arrêt de bus, puis dans le bus coincé dans la circulation, puis de faire le trajet à pied de l’arrêt de bus jusqu’à sa destination finale. Un trajet qui prend 20 minutes en prendra alors 10.
- le vélopartage est sans doute l’occasion pour certain de se décider à franchir le cap et d’avoir leur propre vélo.
- je pense que le citadin se réapproprie sa ville, la redécouvre. Très sympa de couper à travers parc, de traverser des petites rues jusque là inconnues, de profiter du beau temps avec le vent dans les cheveux ...

Et surtout, cette initiative à le mérite d’exister et d’attirer l’attention sur ce système qui, bien que présent dans certaines viles, restait confidentiel. C’est sûr que d’un certain point de vue, il est dommage qu’il ait fallu JC Decaux et non pas une initiative publique pour enclencher un tel processus.

Pour les côtés négatifs, il y a le problème de la météo, de la dégradation des vélos, de la caution, les cyclistes qui faute d’habitude roulent n’importe comment, ...

Quand aux utilisateurs, on voit de tout : salariés, chômeurs, étudiants, cadres, touristes, ...

Par contre pour les camions qui transportent les vélos d’une station à une autre, il faut se poser la question : vaut-il mieux un seul camion qui transporte 20 vélos, ou alors 20 voitures qui font le trajet ?

Pour vous faire une idée aller voir les usagers en parler : http://velov.forumactif.com/index.htm

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par lerma (IP:xxx.xx2.70.89) le 18 juillet 2007 à 22H13

Avant toute chose,je connais tres bien Lyon et Lyon n’est pas Paris (Paris-Ile de France)

Les utilisateurs sur Lyon sont les jeunes qui le soir ou le matin se déplacent car le métro est out-service (fermé vers minuit)

A Paris,vous avez une concentration de moyen de locomotion de jours comme de nuit (taxi,métro,RER,train,bus.....)

De plus,dans la mesure ou 200 ans de centralisme sur Paris et 10 ans de non investissement dans les infrastructures modernes (train,rer,métro,bus,voies urbaines express..) ne peuvent etre misent en place de suite,nous aurons donc encore beaucoup plus (+) d’emboutaillages,de pollution,de commerces qui fermeront...

Ensuite,quand vous etes à Paris ,vous avez le choix de votre transport (bus,métro,rer) pour aller d’un point à un autre car les lignes de transports cadrillent véritablement Paris.

Aucune raison de prendre un vélo de 20 kilos,pour risquer de se faire écraser par un bus de la ratp qui roulent tres vite dans leur couloir de bus,ou renverser par une voiture car,le cycliste grille souvent les feux rouges,ou bien de se prendre un PV car rouler en vélo c’est dangereux pour les piétons (90 euros !)

Ensuite,pourquoi rouler sur un vélo de 20 kilos quand il pleut souvent à Paris ? et que vous avez le bus,le métro ou le RER ?

Mais imaginons que vous prennez un vélo pour vous rendre à un rendez vous ou à un travail,vous risquez de sentir la sueur et votre entreprise ne dispose pas de douches ! ou bien vous sentirez de mauvaises odeurs toute la journée

D’ailleurs,sur certains quartiers,les vandales ont déjà commencé à détruire ces vélos

BREF,après Paris-Plage est l’expulsion des sans-abris ,voila que la Mairie de Paris (PS-VERT) vient nous vendre son nouveau produit de marketing bidon : LE VELO

Juste pour votre information,il n’est pas normal de laisser des politiciens de marketing,autoriser des ciclystes à rouler dans Paris sans casque !

Allez donc dans un hopital pour comprendre ce que représente des traumatismes craniens pour le cycliste,la famille et les caisses de l’Etat.

Tous cela par la faute de cette gauche caviar PS-VERT incapable de s’occuper des sans-abris et trop occupés à s’offrir des salaires en or à la Mairie de Paris

J’ai honte pour eux


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