Le prix du pétrole, en augmentation irréversible, fait de nouveau les titres de l’actualité. Mais l’augmentation inéluctable du prix du pétrole et la réduction des réserves de pétrole puis leur épuisement ne sont pas des surprises.
Comment s’est organisée notre communauté des pays européens face aux bouleversements imminents dans le domaine de l’approvisionnement en énergie ?
Les bouleversements dans le domaine de l’approvisionnement en énergie exigent que la société soit réorganisée. Il faut repenser le système de l’approvisionnement et de la distribution de l’énergie de telle manière qu’il soit capable de garantir les intérêts stratégiques des Européens.
On constate qu’au contraire, les États européens, rassemblés en Union européenne, ne se donnent pas les moyens de résister en situation de crise mondiale. Préserver l’indépendance, les spécificités de l’Europe, ne semble pas être la priorité de ceux qui gouvernent. Ceux qui sont aux commandes mettent les Européens en position d’être les perdants dans la période de turbulences globales où se mêleront les effets du mondialisme, de la raréfaction et du renchérissement des sources d’énergie ainsi que de la concurrence mondiale pour l’accès aux matières premières.
L’Union européenne impose une doctrine économico-politique qui veut que la libre concurrence et l’ouverture aux investisseurs internationaux soient appliquées à tous les domaines de l’activité économique, y compris aux domaines où les intérêts stratégiques sont en jeu.
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- · L’ACCÈS AUX MATIÈRES PREMIÈRES ET À L’ÉNERGIE CONDITIONNE LA SURVIE DES ÉTATS
La croissance de la production mondiale a été en 2006 proche de 5 % et le même taux de croissance est attendu pour 2007. Ces forts taux de croissance sont ainsi enregistrés pour la cinquième année consécutive. Il s’agit de la croissance de l’activité économique mesurée par la somme des PIB (Produit Intérieur Brut).
La Chine a enregistré au premier semestre 2007 une progression de son produit intérieur brut de 11,5% sur un an [1] (voir les notes en fin de l’article).
Cette activité économique croissante au niveau mondial se déroule dans un contexte de compétition entre États pour l’accès aux matières premières et à l’énergie.
Une demande croissante d’énergie est à prévoir. Dans son rapport, « Perspectives énergétiques mondiales 2004 », l’Agence internationale de l’énergie prévoit que la demande mondiale d’énergie s’accroîtra de 60 % d’ici à 2030 [2].
Un État est faible sur la scène mondiale quand il n’est pas en position de négocier et quand il ne peut que subir.
Un État qui est faible sur la scène mondiale sera de plus en plus sujet à des chantages et à des ingérences de la part des États qui disposent de ressources en énergie - actuellement notamment le pétrole - et en général qui disposent de matières premières.
Les États membres de l’Union européenne ont chacun séparément de moins en moins de moyens pour s’imposer et même simplement pour négocier efficacement sur la scène mondiale. Sur ce point, les États européens ont certainement intérêt à agir de façon unie.
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- · PREMIÈRE REMARQUE :
Si dans tous les pays de la planète le niveau d’activité économique par habitant ou le niveau de consommation par habitant, s’approchaient de ceux observés actuellement aux États Unis d’Amérique ou en Europe, les ressources naturelles de la planète ne suffiraient pas. La voie de la croissance éternelle - qui signifie augmentation permanente de la production matérielle, et augmentation constante de la consommation des ressources non renouvelables - est-elle la voie de la sagesse ?
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- · DEUXIÈME REMARQUE :
Le pétrole est une des sources principales d’énergie et une parmi les matières premières importantes dans l’industrie chimique. Les réserves de pétrole sont limitées et sa production est de plus en plus coûteuse. L’Asie, qui est la locomotive de la croissance économique mondiale, contribue fortement à augmenter la demande sur le marché mondial de l’énergie et des matières premières. L’augmentation accélérée de la demande et conjointement le renchérissement de sa production, poussent à long terme le prix du pétrole sur une trajectoire de hausse constante. Les pays aux économies fortement dépendantes du pétrole importé vont vers de grandes difficultés. Certains pays anticipent la pénurie, en reprenant le contrôle de leurs énergie, comme la Russie, la Bolivie, le Venezuela, etc. Alors que les pays de l’Union européenne ne voient pas l’utilité du contrôle de certains domaines économiques qui sont pourtant d’un intérêt stratégique pour la communauté.
Dans l’Union européenne, on se dépêche au contraire à mettre ces domaines de production et de distribution d’énergie hors contrôle de l’État. Par exemple en France l’État laisse de plus en plus le marché décider à sa place, avec notamment les péripéties pendant et après la privatisation des entreprises Électricité De France et Gaz De France... Ces orientations sont conformes aux choix idéologiques faits par les politiques au pouvoir dans de l’Union européenne et dans les États membres de l’UE : globalisation et capitalisme pur [3]. L’indépendance énergétique sera pourtant cruciale dans les années à venir.
À noter que ces entreprises privatisées, cotées à la Bourse de Paris, reversent une grosse part des bénéfices aux actionnaires. En 2005, les 40 entreprises du CAC 40, indice de la Bourse de Paris, ont réalisé 84 milliards d’euros de bénéfices. La même année, elles ont reversé 30 milliards d’euros aux actionnaires, soit 40 % de plus sur un an. En 2006, les entreprises du CAC 40 ont réalisé près de 100 milliards d’euros de bénéfices. La même année, elles ont reversé 40 milliards d’euros aux actionnaires, soit 25 % de plus que les sommes versées en 2005 [4].
Dans un contexte mondial de raréfaction de l’énergie disponible ou de la croissance des besoins en énergie, les milliards d’euros que ces entreprises privatisées versent aux actionnaires seraient dans des entreprises publiques européennes en priorité destinées à financer la recherche sur les énergies qui est pourtant primordiale pour l’Europe. Si seulement ce secteur d’énergie était autorisé dans l’Union européenne de devenir le secteur public...
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- · THÈMES DE RÉFLEXION :
- -> L’Union européenne n’aurait-elle pas intérêt à resserrer ses liens avec la Fédération de Russie, qui dispose de très importantes réserves d’énergie et de matières premières ?
- -> Ne faudrait-il pas gérer comme relevant du domaine stratégique, donc sous surveillance de la collectivité - au niveau de l’Union européenne ou au niveau des États membres de l’Union européenne - toute activité qui est liée à la production et à l’approvisionnement en énergie et aux matières premières ?
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- · Notes :
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Précision : après la publication de mes précédents articles il est arrivé que des lecteurs demandent s’ils peuvent copier un extrait de mon article, à quoi je réponds « oui ». Les lecteurs qui partagent les idées développées dans mes contributions peuvent utiliser les textes de mes articles pour propager ces idées sur d’autres forums, dans d’autres médias ou autour d’eux. Si vous partagez mes opinions alors vous pouvez traduire mes contributions, vous pouvez utiliser mes textes tels quels, vous pouvez les copier entièrement ou en partie, ou vous pouvez les adapter de la manière qui vous convient. Si j’écris c’est pour que les gens lisent, donc plus il y a de lecteurs meilleur c’est. L’important ici est la propagation des informations et des opinions.
[1]
Extrait de l’article « Chine, Bientôt la troisième économie mondiale »
publié par Radio Canada : « Selon les analystes, à ce rythme, la Chine
dépassera l’Allemagne comme troisième puissance économique mondiale
d’ici la fin de l’année. Le PIB chinois devrait dépasser en 2007 les
3100 milliards de dollars américains contre moins de 3000 milliards
pour celui de l’Allemagne. ».
Lien.
D’après
le BP Statistical Review of World Energy 2007 : « L’utilisation des
diverses sources d’énergie en Chine s’est accrue durant l’année 2007,
la part du pays dans la consommation mondiale totale passant à plus de
15 %. ». La Chine représente par exemple toujours 70 % de la croissance
mondiale de la consommation de charbon.
Lien.
[2] Dans les 20 ans à venir, les combustibles fossiles resteront largement prédominants. Ils représenteront 85 % de l’augmentation de la demande. Deux tiers de cet accroissement viendront des pays émergents comme la Chine et l’Inde. L’évolution des prix du pétrole aura un impact très important. Les prévisions de consommation sont bâties sur une hypothèse de prix du baril autour de 50 $ mais la réalité du futur pourrait être sensiblement différente si le prix moyen devait être de 85 $.
Perspectives énergétiques mondiales pour 2030 (cliquer pour agrandir).
La consommation de gaz naturel devrait doubler
d’ici à 2030. Il en serait de même du charbon. En revanche, l’énergie
nucléaire devrait voir sa part diminuer.
Lien.
[3] Lisez l’article sur les orientations imposés aux citoyens « Mondialisme, meilleure productivité, durée de travail accrue : à qui cela profite ? ». Lien.
[4] « Près de 100 milliards d’euros de bénéfices pour les entreprises du CAC 40 ».
Lien.
« En 2006, les groupes du CAC 40 ont reversé 40 milliards d’euros à leurs actionnaires ».
Lien.
Thèmes
@ L’auteur, qui a écrit : "Un État qui est faible sur la scène mondiale sera de plus en plus sujet à des chantages et à des ingérences de la part des États qui disposent de ressources en énergie - actuellement notamment le pétrole - et en général qui disposent de matières premières."
Autant un état qui est liquide se rend incontournable.
de Karva
Evidemment, votre article est excellent, mais comment l’Europe pourrait etre sur la meme longueur d’onde : les Allemands cachant derriere les eoliennes qu’ils veulent nous fourguer le developpement du gaz et du charbon, et la France, Sarko ou pas, ses installations nucleaires.
Il manque un consensus ideologique. Le marche et les considerations ecologiques (les gaz a effet de serre !) vont vite trancher !
Je veux intervenir a propos de la figure que vous joignez a ce texte. Elle est extraite d’un rapport du Senat en 2005 :
http://www.senat.fr/rap/r05-125/r05...
et elle vient evidemment des predictions de l’AIE...qui sont en train de changer a toute vitesse, avec l’evolution du marche des carburants ! Savez-vous que l’on parle d’un doublement de la production d’electricite nucleaire dans les 20 ans ? Ca ne sera pas la premiere fois que les previsionnsites se seront trompes.
Dans ce rapport, on trouve au chapitre :
"Consommation d’énergie/croissance économique : un lien robuste"
un graphique bien plus interessant, expliquant combien, avec le progres economique, evoluent les diverses consommations energetiques. Ce qui me parait interessant est qu’il montre l’extraordinaire augmentation de la contribution de l’electricite quand le revenu augmente ("energy in electricity generation"). La raison, c’est evidemment que le developpement se fait avec la forme la plus elaboree de l’energie, a savoir l’electricite.
Donc, pour paraphraser quelqu’un : le progres, c’est un accroissement des besoins energetiques, plus l’electricite ! Or, grace au nucleaire, on sait produire l’electricite sans gaz a effet de serre !
Et nos excellents senateurs concluent cette partie avec :
"Le défi est désormais de diminuer non pas forcément la densité énergétique de la croissance mais sa densité en énergie fossile pour diminuer les émissions de CO2".
Et pour ajouter au politiquement correct, je dirais de maniere provocatrice :
"Vive le tout electrique !"
Signe Karva, donc
comme d’habitude , je partage le point de vue de karva .. il est certain que les éoliennes aux mains de financiers influents en allemagne et fournissant une electricité aléatoire ,chère et a doses homéopathiques justifient l’existence ou la création de centrales thermiques a gaz dont le demarrage ou l’arret selon les sautes de vent est facile....les deux sont une ineptie economique mais sont bien défendues surtout en allemagne....
"Ne faudrait-il pas gérer comme relevant du domaine stratégique, donc sous surveillance de la collectivité - au niveau de l’Union européenne ou au niveau des États membres de l’Union européenne - toute activité qui est liée à la production et à l’approvisionnement en énergie et aux matières premières ? "
Comme évoqué dans un des commentaires plus haut « Il manque un consensus idéologique. »
Les uns défendront le contrôle par la collectivité élue démocratiquement. Mais, malgré l’idée séduisante que cela représente, reconnaissons que la lourdeur administrative vient s’ajouter au manque de consensus idéologique des états.
Dans le même temps la facture écologique court toujours.
Et en même temps la technologie elle aussi avance. Le paysage énergétique tel qu’on le connaît aujourd’hui sera-t-il celui de demain ?
Le réseau électrique est déjà installé, des systèmes de micro production, solaire, éolien, micro turbine, pile à hydrogène, arrivent poussés par la nécessité d’indépendance énergétique, l’enjeu écologique et économique que cela représente.
Il y a fort à parier que très rapidement nous serons en mesure de construire un habitat plus productif que consommateur d’énergie.
30 millions de foyers équipés d’une capacité de production. C’est un potentiel économique énorme pour les entreprises qui investissent dans la recherche et qui proposeront demain ce type de produit.
Alors, pour répondre à votre question et malgré mes convictions profondes, le marché me semble aujourd’hui plus efficace que le contrôle par la collectivité.
En ce qui concerne la demande croissante d’énergie globale. Nos premiers gisements de ressources énergétiques viennent de nos rendements de production, de distribution et de consommation. J’ai juste en seul chiffre ; il faut produire 2.58 kw d’électricité pour 1 kw consommé. Il y a là un gisement énorme non ?
Merci pour votre article. J’ai pas eu le temps encore, mais j’irais voir les liens.
Pour repondre a votre intervention, je vais imaginer que l’on s’equipe de toit solaire. Une installation individuelle type est de 15m2, et le cout est de 20000 Euros. Sous nos latitudes, il y a a peu pres 1200 (Allemagne) a 1500 (France) heures d’ensoleillement effectif annuel, et les 15 m2 fournissent a peu pres 2Kw crete. Ca fait donc une production annuelle de 2 a 3 MWh/an, a condition qu’on nettoie regulierement son toit (moi, je n’y monte jamais !). Au bout d’une vingtaine d’annes -moins assez probablement-il faut renouveler. Votre photovoltaique (PV) aura, en excluant tout entretien, produit 50 Mwh. Ca fait donc 400 Euros/Mwh, dix fois le prix du nucleaire et 5 fois le tarif de nuit de EDF...Est-ce vraiment interessant, le sera-ce jamais ?
Mais le plus rigolo, c’est que la collectivite va subventionner votre dispendieuse fantaisie : le tarif fixe par le gouvernement au rachat de votre electricite sera de 250 Euros (tarif pour le PV indsutriel)+150 Euros (car producteur individuel), ce qui fait 400 Euros. Cela, rajoute aux subventions que l’on peut obtenir pour s’installer un toit PV va vous donner effectivement un moyen de ..gagner de l’argent. Il s’agit de ce que vous appelez le marche ? Je trouve que c’est abusif et que ca n’a aucun avenir ni meme d’interet pour le climat. Il y a bien plus efficace !
On peut montrer que toutes ces formes locales sont inefficaces. En particulier, les petites installations ont un mauvais rendement. Ce ne sont que des resucees des vieux mythes anarchistes qui ne voient pas combien les grandes formations sociales que sont les modernes societes industrielles sont UN PROGRES et qui ne revent que d’un etat de nature ou l’homme n’a jamais existe !
Karva
Votre démonstration, chiffres à l’appui, démontre que les capteurs PV d’aujourd’hui sont trop chers et pas assez efficace. Qu’en sera-t-il demain ? Est-ce le seul moyen de produire de l’énergie ? Les murs aussi captent de la lumière… La maîtrise de l’hydrogène offre aussi des perspectives intéressantes. L’éolien, la bio-masse, etc…Bref nous avons un bouquet énergétique à disposition et qui s’améliore rapidement.
Ce que je veux dire, c’est que nous ne sommes pas au bout de nos surprises et que le réseau électrique n’est qu’un vecteur qui filialement permet de globaliser les moyens de production. Un peu comme Internet, nous sommes lecteur et producteur à la fois et à l’échelle mondiale.
Les moyens décentralisés dont je parle n’ont pas pour objectif de faire la promo du libéralisme. Ce n’est pas le propos de mon intervention.Je crois juste que sur cette quetion le consensus européen n’est pas aujourd’hui possible. Peut-être est-ce une question d’époque.
Cdt
Bonjour,
Chez nous, quand l’Etat, en 1981, s’est mis à soutenir un ancien coureur automobile, cela a été pour construire une espèce de tondeuse pétaradante et encore aujourd’hui, un grand ami de notre président nous fait la même, mais électrique. C’est un bon début, mais c’est tout le système qu’il faut impérativement réformer. Prenons un exemple :
ITER, comme Airbus, Eurotunnel ,c’est la pratique façon qu’utilisent nos dirigeants pour produire des factures à rallonges. Celles-çi peuvent être largement multipliées en fonction de la gourmandise de ceux qui les parasitent. Ainsi, il devient difficile de vérifier comment des milliards d’euros sont détournés. Dans le cas d’ITER, 20 milliards d’euros sur 20 ans pour fabriquer une grosse cocote minute et la raccorder au réseau EDF...ça fait mille millions d’euros par an, ( six mille cinq cent soixante dix millions de francs, plus de six milliards de francs par an ! )... avec trois cent emplois ouvriers.
A l’heure de délocaliser, ce système est encore complètement centralisateur et congestionné. Pourtant, décentraliser, cela devrait dire que l’on pourrait tous produire chez soi une partie non négligeable de nos besoins en énergie. Et, pour nos transports également relocaliser...Par exemple, pourquoi ne pas doubler chaque poteau électrique, ( Il y en a encore 65000 non enterrés dans le département de la Creuse, et donc plus ou moins six millions dans le pays. ), d’un semblable, mais éolien. Une hélice en proportion, débrayable, transparante, silencieuse, un relais au réseau et un accumulateur pour ceux qui sont situés en bord de route. Avec une place pour se garer, le temps d’une pause, d’un repas, d’un appel, ou d’une ballade en campagne, on peut ainsi faire son plein en une demi-heure, pour quelques euros avec une simple carte bancaire...
Une batterie vide montée dans une voiture qui tourne est pleine au bout de sept km. La technologie actuelle développée par Toshiba, a mis au point une batterie qui se recharge en une minute. Il y a trente ans, c’était impensable...aujourd’hui, ça l’est !
Alors, pourquoi ne pas fabriquer une voiture électrique à chassis et arceaux tubulaire permettrait d’y enfermer cinquante mètres de piles rechargeables renforçant ainsi sa structure et pour un poids plus que raisonnable. Il ne reste plus qu’à intégrer les moteurs dans les roues, pour un bien meilleur rendement. Evidemment, c’est une lourde réforme en profondeur, mais Il nous reste 15 ans avant le renouvellement de notre parc nucléaire et le développement du contrat individuel. La technologie existe et ne demande aucune nouvelle étude ni recherche coûteuse. Ou encore, l’un n’empèche toujours pas l’autre, cette petite éolienne entrainant un compresseur ( c’est à peu prés lourd comme une perçeuse ss fil ) qui remplirait une bouteille ( type gaz ) disposée au pied de chaque poteau routier, fournirait, en un instant, l’énergie à n’importe quel véhicule léger sur deux cent kilomètres. Evidemment, pourquoi faire simple et local quand on peut faire compliqué et hors de vue...si ce n’est encore pour embrouiller le peuple, favoriser les détournement de factures au seul profit des gourmands et développer le système de dépendance par abonnement, extensible à volonté jusqu’à étranglement du contribuable.
Pardonnez mon anarchie antédiluvienne, mais en généralisant ces principes simples, vous encouragez le citoyen à se responsabiliser sur ses propres consommations, vous permettez à chacun d’adapter ses besoins en fonction de ses capacités à les produire.
Ainsi, nous amorçons progressivement le plus difficile virage dans lequel toute l’humanité est engagée.
En deux mots, nous dépendions de l’Etat, suite à la privatisation, nous devenons dépendant de la Mondialisation. Alors que ce contrat individuel énergétique nous permet de ne plus dépendre que de personnels locaux.
La reponse a vos questions est claire : c’est doublement non.
Non au partenariat avec la Russie car ce pays est en proie a continuellement a la crispation diplomatique, voit ses ressources naturelles comme un moyen de faire plier ses voisins dont l’UE, cf les menaces de deploiement de missiles vers l’Europe suite a la’installation des interecepteurs americains en Tchequie.
Nous devons aller au contraire vers une plus grande independance envers la Russie et ca passe par plusieurs solutions :
multiplier les sources d’approvisionnement de gaz : Mer du Nord, Norvege, Algerie...
reduire notre consommation dans ce combustible par l’efficacite energetique et le remplacement apr l’electricite lorsque c’est pertinent.
recours accru aux Energies Renouvelables avec le but clairement affiche d’arriver a l’autonomie, cf mes articles sur le PV et l’eolien.
Quant a la question de la nationalisation des compagnies d’energies, c’est la un reflexe typique et ideologue : ce qui releve de l’etat n’est pas l’extraction, la transformation, la commercialisation de ces sources d’energie mais bien assurer l’approvisionnement. Plus nous aurons de compagnies d’energie et plus notre approvisionnement sera assure par un competition libre et non faussee, il nous plus de liberte en la matiere, plus de liberalisme en somme.
dire que nous allons manquer de pétrole est une contre vérité. actuellement nous ne savons qu’extraire 30% des puits. de nouvelles techniques commencent à pouvoir extraire 50%. donc il reste aujourd’hui sur les anciens puits 70% à extraire. le pétrole n’est pas dangereux, c’est l’usage que l’homme en fait qui pose problème. à l’époque des dinosaures il n’y avait pas de pétrole, ni d’homme, il faisait très chaud et il ont disparus par un changement climatique. depuis que la terre existe les changements climatiques se sont succédés. aujourd’hui pour aller en grande bretagne il faut traverser la manche. il y a quelques millénaires nous pouvions y aller à pied parce qu’il y avait plus de glaciers, dont il faisait plus froid. nous avons constaté actuellement que le soleil était beaucoup plus lumineux. personne n’en parle, parce si c’était le soleil le responsable du réchauffement comment prendre des taxes sur le supposé comportement négatif du conducteur et son automobile. il faut arrêter de croire que l’homme peut tout changer, une éruption fait cent fois plus de dégats en moins de temps. l’homme est tout petit et n’est pas éternel. il y a eu un avant, il y aura un après l’homme.
Je crois que les dinausores sont morts à cause d’une météorite qui à levé un nuage de poussiere enorme qui a masqué le soleil plusieurs années. Les cycles solaires n’ont rien à voir la dedans
Juste une remarque sur le graphique de l’AIE présentant les prévisions des differentes sources d’énergies : Les energies renouvelables n’auront que tres peu progressées en 2030 alors que les eneregies fossiles auront augmentées d’environ 75%.
il semble que l’Agence Internationnale de l’Energie ne se fait aucune illusion quand au respect du protocole de Kyoto.
Cet article parle des énergies existantes. Il manque la nouvelle forme de création d’énergie qui est très prometteuse, mêmes si les médias n’en parlent guère. La Z machine : http://www.futura-sciences.com/fr/s...
http://www.jp-petit.com/science/Z-m...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Z_machine
C’est celà l’avenir énergétique !!!
une petite note d’espoir ?
L’histoire de la Z-machine qui encombre les forums, c’est comme celle du moteur à eau : un mythe sans aucune consistance si ce n’est le discours de physiciens pour obtenir plus de crédits pour des recherches sans issue (sinon militaire). Crédits qui seraient dépensés de façon beaucoup plus utile pour les énergies renouvelables.
Le pétrole va bientôt voir sa production diminuer. C’est peut-être le cas depuis un an déjà, à moins que la décroissance soit précédée de quelques années de faibles variations autour du niveau actuel : La fin progressive du pétrole
Le nucléaire n’a guère plus d’avenir puisque le déclin de la production d’uranium entraînera de facto celui de l’énergie nucléaire : Pénurie et fin progressive de l’uranium
Les discours entendus sur la 4e génération (début industriel en 2040 et encore) ou sur la fusion (début industriel envisagé en 2100, réalité : sans doute jamais) ne changent rien à cette réalité.










