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Tour Elithis : bâtiment tertiaire à énergie positive à Dijon

Article publié le 24 avril 2009

"Plus de matière grise pour moins d’énergie grise", tel est l’esprit de la tour conçue et construite à Dijon par Elithis Ingénierie. Objectif minimal : consommer 20 kWh par mètre carré et par an. Pour cela, la Tour Elithis associe matériaux respectueux de l’environnement, isolation optimisée des façades, intelligence énergétique et production d’électricité photovoltaïque. Elle peut devenir bâtiment à énergie positive en fonction du comportement éco-citoyen de ses occupants.

Tour Elithis : bâtiment tertiaire à énergie positive à Dijon

La maîtrise énergétique, tel est le maître-mot de la Tour Ethilis.

Cette sobriété énergétique est générée par la conception-même du bâtiment :
- forme arrondie limitant l’exposition aux influences climatiques,
- larges surfaces vitrées à double vitrage argon avec faible coefficient solaire,
- recours au poteaux mixtes béton/acier,
- façade recourant au bois,
- panneaux isolants à base de ouate de cellulose recyclée,
- bouclier thermique transparent en résille métallique.

L’ossature en béton joue un rôle de stockage thermique, conservant la fraîcheur en été, les calories en hiver.

La climatisation est assurée par un système à régulation mécanique. L’air insufflé sera rafraîchi par un procédé adiabatique, basé sur l’évaporation d’eau. Il doit assurer une régulation thermique passive jusqu’à une température extérieure de 27°.

Le bâtiment étant fortement isolé, la chaleur produite par les occupants et leurs matériels informatiques devrait suffire à assurer le chauffage en période froide. Cet auto-apport calorique est capté par un système de ventilation triple flux.

Elithis a cependant prévu une chaudière à bois en appoint. Sa consommation annuelle est estimée à 10 modestes mètres cubes de granulés.

La sobriété énergétique, c’est intelligent

Le bon vieux thermostat en prend pour son grade. La Tour Elithis accueille en effet plus de 1 600 capteurs et compteurs mesurant les consommations des occupants et la performance des équipements. Ils assurent la régulation quotidienne des flux d’énergie.

La sobriété énergétique est amplifiée par un système d’éclairage sophistiqué. Les circuits sont contrôlés et formatés suivant la zone de travail et l’usage des locaux.

Tubes fluorescents, lampes fluocompactes, lampes à LED : les éléments d’éclairage sont bien évidemment économes en énergie.

Energie positive, fonction du facteur humain

L’immeuble est par ailleurs producteur d’énergie, à travers les 580 m2 de panneaux photovoltaïques qui devraient produire 75 000 KWh (kilowatts-heure) par an. Cette énergie solaire autonome permet de faire chuter le bilan énergétique de la Tour Elithis de 70 à 20 KWh/m2/an.

L’attitude responsable des occupants permettra (ou non) de neutraliser la consommation et même de produire un bilan énergétique positif. Pour ce faire, Elithis a élaboré une charte environnementale que les sociétés occupantes s’engagent à appliquer. Cette charte synthétise recommandations environnementales et objectifs de consommation. Cerise sur le gâteau incitatif, un totem érigé au pied de la tout informe en permanence sur l’énergie produite et l’économie de gaz à effet de serre réalisée.

Ecologique et compétitif

Face à la frilosité des promoteurs, Elithis Ingénierie finance et commercialise lui-même cette tour ! L’atout économique apparaîtra au niveau des charges énergétiques, qui devraient être limitées à 30 euros au m2/an. Parmi les occupants, logiquement : l’Adème Bourgogne !

Le tertiaire, enjeu énergétique majeur

Le secteur tertiaire représente environ 15% de la consommation d’énergie en France, sa part ayant sensiblement augmenté dans les années 1990. Le développement de bâtiments sobres en énergie ou à énergie positive est donc une voie d’avenir.

La France n’est cependant pas en pointe dans la promotion éco-responsable (ni dans l’automobile "verte", d’ailleurs).

Des projets comme la Tour Elithis ou l’immeuble Alpha d’Ubiparc, à Echirolles (Isère) tentent d’inverser la tendance. La démarche d’Ubiparc est orientée vers un modèle de construction industrialisé, reproductible et adaptable. Elle doit produire des immeubles de bureaux basse consommation (42 kWhEP par m2 par an). Là encore, le comportement écolo-citoyen des occupants permettra d’atteindre les objectifs de sobriété énergétique.

Thèmes

Construction Eco-construction Haute Qualité Environnementale

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24 votes

commentaires
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par zygomar (IP:xxx.xx0.241.7) le 24 avril 2009 à 15H33

Quelle horreur architecturale !! Si c’est tout ce que l’écologie est capable de pondre, il y a de quoi s’inquiéter pour l’avenir.

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par Pas glop, pas glop (IP:xxx.xx5.189.144) le 25 avril 2009 à 12H50

Qu’est-ce que c’est que cet article bidon ?

L’image semble nous présenter un édifice déjà construit et pourtant observons comme tous les arguments écologiques de cette tour sont exprimés de façon hypothétique, au futur ou au conditionnel : "L’air insufflé SERA rafraîchi", "il DOIT assurer " "les occupants et leurs matériels informatiques DEVRAIT suffire à assurer le chauffage", "L’attitude responsable des occupants PERMETTRA", etc.

Cela sent le pipeau à plein nez. Heureusement, je ne suis pas le seul à m’en rendre compte : cette tour ne trouve pas preneur. La laideur se vent mal.

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par Thierry Follain (IP:xxx.xx2.87.188) le 25 avril 2009 à 13H28

Les conditionnels sont ceux du rédacteur de l’article, qui préfère attendre un bilan annuel que de reproduire sans réserve les objectifs annoncés par le concepteur-promoteur.

Quant à l’esthétique, un bâtiment visant la sobriété énergétique recherchera souvent la compacité, pas forcément les envolées architecturales.

Enfin, à titre personnel, je commence à préférer les cabinets d’ingénierie qui se lancent dans la construction-promotion pour faire avancer les choses aux contempteurs-censeurs qui ne font pas avancer grand-chose. En attendant les lendemains clairs et incertains où nul ne se rendra dans un immeuble de bureaux pour y travailler (sachant d’ailleurs que la surface moyenne de bureaux attribuée par salarié ne cesse de baisser, pour des raisons de rentabilité et non de militantisme environnemental).

"Bâtir" un avenir moins énergétivore, cela doit se faire concrètement et pas seulement dans les mots. Reste effectivement à établir le bilan en fonctionnement réel, mais pour cela, encore faut-il que le bâtiment ait été édifié et testé.

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par Pas glop, pas glop (IP:xxx.xx5.189.144) le 25 avril 2009 à 14H48

"Les conditionnels sont ceux du rédacteur de l’article, qui préfère attendre un bilan annuel"

Je ne m’étais pas trompé : Vous nous affirmez des choses alors que vous n’en savez rien, puisque vous n’avez pas les résultats. Vous ne faites que recopier la plaquette de présentation de ce projet. Tout ceci est donc bien du bidon. Pour qui travaillez-vous ?

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(IP:xxx.xx3.70.22) le 25 avril 2009 à 10H58

quelle horreur de greenwashing oui, j’ai même pas envie de relever et expliquer un par un toutes les erreurs qui sont présentes.

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par Thierry Follain (IP:xxx.xx2.87.188) le 25 avril 2009 à 11H25

C’est peut-être parce qu’il n’y a pas "d’erreurs".(mot féminin, au fait...)

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par joletaxi (IP:xxx.xx0.96.201) le 25 avril 2009 à 17H20

Ah ces architectes ! Il faut en tout cas admirer ce tour de force de réussir à vendre nettement plus cher, un projet "progressiste",voué probablement à la démolition,comme certaines "oeuvres" des années 50/60. Un projet de ce genre vient d’être livré dans la banlieue bruxelloise.Pourquoi diable cela doit-il forcément être moche ?Sans doute parce que ,inconsciemment le beau est associé avec le luxe, l’inutile, le non basique durable ? Un immeuble moche est sans doute plus acceptable,plus politiquement correct,plus dans l’air du temps, de "conscientisation" des masses ? En tout cas, en Belgique, architecte est depuis longtemps utilisé comme insulte,allez savoir pourquoi ?

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par piotr (IP:xxx.xx1.51.174) le 25 avril 2009 à 19H25

Je ne vois pas de "green-washing"

C’est une sorte d’immeuble "témoin" dont la conception utilise beaucoup de techniques et astuces d’économies d’énergie. Les architectes concepteurs comptent certainement l’utiliser pour éprouver les techniques d’économies et ensuite comme vitrine publicitaire. Quel mal y a t-il à ça ? Il y a peut-être une part de pipeau comme dans toutes les plaquettes de projet mais c’est le démarrage, du moins en France des projets d’éco-bâtiments. Ce n’est pas forcément intègre comme démarche mais s’il fallait attendre que la pureté nous tombe du ciel pour entreprendre un projet...

De plus, sur la photo, je la trouve plutôt élégante la tour, autre chose que les arrogants immeubles de bureaux construits actuellement

Par contre, je ne suis pas convaincu par les capteurs. 1600 capteurs, ça ne fait pas trop décroissant ! et à quoi ça sert réellement à part exprimer une obsession techniciste ? Quelques thermomètres bien repartis dans le bâtiment pourraient suffire, non ?

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par Denis (IP:xxx.xx8.176.124) le 25 avril 2009 à 20H55

Je ne trouve pas ça moche, je travaille dans bien plus moche, mal isolé et énergivore, donc ce projet me parait plein d’avenir. Les possibilités esthétiques viendront avec une plus grande maitrise des techniques. Je ne pensais pas trouver sur ce site des personnes aussi conservatrices, mais c’est le mal français... Merci pour l’article.

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par Thierry Follain (IP:xxx.xx2.87.188) le 25 avril 2009 à 21H26

C’est vrai que pour innover, il faut s’accrocher. Il y a pléthore de perfectionnistes en chambre qui pilonnent ceux qui osent réaliser quoi que ce soit. Merci donc pour ces deux derniers commentaires, objectifs et constructifs.

PS : La tour Elithis a été inaugurée le 2 avril dernier.

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(IP:xxx.xx2.124.171) le 30 avril 2009 à 13H17

La question sur ce bâtiment est de savoir s’il est très moche ou seulement moche. :-)) Quel exemple ! comme cela fait envie ! :-)) Vive le progressisme de l’auteur ! Comme on a envie de le suivre ! :-))

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par sandina (IP:xxx.xx2.19.87) le 5 juin 2009 à 00H44

je suis étudiante en architecture et je ne sais pas si vous qui critiquez là avez seulement essayer de comprendre l’enjeux de ce batiment. Moi oui avant de critiquer nous effectuons des expérienceSvisant a comprendre si les performances du batiment sont telles qu’ils nous les présentent.après plus de 3mois d’analyse par rapport au chiffre donnés et à des calculs je vous rassure ce n’est pas de la daube ce qu’ils disent. C’est sur le batiment n’est pas parfait en tout point mais donnez vous la peine de vérifier avant de critiquer . Compte à la forme du bati je ne trouve pas ça super mais la forme est loin d’êtree gratuite, elle permet d’avoir des façades éclairées toute la journée. Façade EST eclairée de 6h a 10h SUD 10h à 15h OUEST 15h à 19h, avouez que pour travailler dans un bureau c’est quand même sympa non. en tant que futur architecte, je voudrais juste dire si vous faite des critiques pensez à des critiques constructives et qui apportent quelque choses à chacun et non des critiques gratuites qui ne sont que des pertes de temps.

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par CCon (IP:xxx.xx5.60.180) le 16 août 2009 à 21H13

Bonjour,

j’ai entendu dire que ce projet avait fait l’objet d’une méthode originale de management de projet, le "management latéral". Savez-vous si c’est lié aux techniques de pensée latérale de de Bono ?

Je suis spécialisée dans la conception innovante et très intéressée par ce sujet

Cordialement,

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