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Total en Iran : Qui va à la chasse perd sa place !

Article publié le 17 juillet 2008

Total en Iran : Qui va à la chasse perd sa place !

Total vient de faire officiellement part de sa décision de suspendre son implication dans la mise en exploitation du gigantesque gisement gazier iranien de Pars. La raison officielle avancée en est l’incertitude politique extrème dans ce pays qui rend risqué des investissements de cet ordre de grandeur dans ce pays.

Total était également en porte à faux par rapport à la décision américaine de ne pas vouloir que les pétroliers américains soient impliquées en quoi que ce soit avec l’Iran. En principe, Total n’étant pas une société américaine n’est pas soumis à ces restrictions, à ceci prêt qu’elle y possède des intérêts importants. Par ailleurs ses collègues et néanmoins adversaires commerciaux ne doivent pas manquer de se plaindre de son implantation, à leur dépens en quelque sorte, dans ce pays.

Le grand soucis néanmoins des pétroliers et également des politiques dans les relations avec l’Iran est (était ?) de voir la Russie s’y implanter en leur lieu et place, comme ils le font dans le nucléaire avec la construction de la centrale de Bouscher.

Ça n’a pas manqué, à peine Total avait il rendu publique sa décision de report que le géant gazier russe Gazprom annonçait la sienne de chausser ses chaussures. Un avertissement clair de l’Iran à l’Occident qu’ils peuvent se passer de lui.

Or Gazprom est déjà le fournisseur majeur de l’Union Européenne en Gaz. La Russie de Poutine a mis la main adroitement sur le pétrole et le gaz du Turkménistan et de l’Ouzbekistan. Si vous y rajoutez un contrôle de certaines ressources gazières iraniennes, vous vous rendez compte que l’économie de l’Union est entre les mains de Vladimir Poutine et de la Russie.

A quand des mesures de précaution vis à vis de cette domination ? Les seules possibles sont une diversification des fournisseurs de gaz ou des sources d’énergie disponibles. Pour les fournisseurs de gaz où le choix est très réduit, l’Algérie à de bons rapports avec Poutine. Pour les autres fournisseurs dont le Qatar, cela passe par des ports et des terminaux gaziers de regaséification dont nous manquons. Quant à une diversification vers d’autres sources d’énergie, cela repose le problème du nucléaire... et ne peut être qu’à long terme compte tenu des temps de construction de la moindre centrale.

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commentaires
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par Atlantis (IP:xxx.xx4.175.14) le 17 juillet 2008 à 11H07

nucléaire à long terme ? sachant qu’au rythme actuel le pic Uranium sera atteint en 2030 (en supposant qu’on n’en consomme pas plus qu’aujourd’hui, ce qui n’est pas gagné, vu qu’on va chercher à substituer le pétrole par de l’électrique), soit dans 20 ans (au max), je doute qu’on puisse dire que ce soit une solution à long terme.

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par krolik (IP:xxx.xx3.124.69) le 17 juillet 2008 à 22H04

Le peak de l’uranium n’est pas à craindre nous avons en stock avec de l’U238 (appauvri) environ 1500 ans de fonctionnement d’un parc nucléaire équivalent à celui actuel de PWR, mais en Génération 4.

La question de se prémunir contre la dépendance du gaz russe n’est pas un problème nouveau. Dans les années 70, lors de la mise en exploitation du gaz sibérien , les Américains avaient décréter l’embargo sur un certain nombre de composants stratégiques à la construction des gazoducs (les tubes, les compresseurs, les groupes de froid). Tous matériels dont les soviets ne disposaient pas, trop occupés à faire de l’armement.

Mais pour lever l’hypothèse de l’approvisionnement de l’Europe Occidentale en gaz russe, un projet de tanker sous-marin transport de gaz liquéfié avait été développé.

Le but était de ramener du gaz d’Alaska sur l’Europe en prenant le "chemin court", c’est à dire la passage du Nord-Ouest. ce passage encombré par les glaces la plus grande partie de l’année interdit le passage régulier de tanker marchand. Donc la solution du tanker sous marin rempli de gaz naturel liquéfié pour passer directement sous les glaces du pôle Nord.

Ce sous-marin civil était équipé de trois réacteurs nucléaires. Un pour la propulsion, un autre pour le groupe de maintien du froid du GNL (fuites thermiques très grandes avec le passage de l’eau froide sur toute la coque). Un réacteur de secours..

La compagnie General Dynamic (habituel constructeur de sous-marins) proposait cette solution.

C’est dans les cartons, il faut reprendre les dossiers.

Dans la mesure où la banquise se fait plus rare au Nord, le passage du Nord-Ouest risque d’être ouvert en mer libre deux mois de l’année. les Canadiens font d’ailleurs des relevés très précis des fonds pour décider des règles de circulation maritime dans ce passage. Peut-être quelques tankers sous-marins en moins..

L’Allemagne se met de plus en plus en position d’être en remorque de la russie gazière avec le gazoduc en construction qui passera par la Baltique. Le tout sous la houlette de Schroeder..

Mais les pays baltes et la Pologne qui connaissent bien leur voisin russe tiennent absolument à leur centrale nucléaire..

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par Atlantis (IP:xxx.xx3.70.22) le 18 juillet 2008 à 10H06

confondre "fin du stock" et "peak",

confondre U235 (fissile) et U238 (qu’il faut transformer en plutonium dans le surgenérateur),

confondre surgénérateur et génération 4,

proposer une chimère irréaliste (merci l’énergie consommée pour le transport ... d’énergie) sans rapport avec le sujet (direct et indirect car lancé par çadérange),

se prononcer pour des pays (et des générations) entier(e)s,

encore un qui a bien étudié ses dossiers ...

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(IP:xxx.xx3.124.69) le 18 juillet 2008 à 11H09

Le sujet sous-jacent de çaDérange était tout de même l’indépendance énergétique par rapport à la Russie qui étend son champ d’action.

Le coup des sous-marins tankers américains est tout de même un truc historique amusant qui se connecte au sujet. L’indépendance de l’Europe de l’Ouest par rapport au gaz russe n’est pas un sujet nouveau..

Maintenant la tête de série des Génération 4 sera lancée en 2020 à Marcoule (site déjà classé INB). Il y a trois cent personnes qui travaillent actuellement au transfert de la technologie plutonium depuis Cadarache vers Marcoule. Ce n’est pas anodin à mon sens et ça peut être cité toujours dans le cadre de l’indépendance énergétique.

D’autre part, avec la montée du prix de l’énergie et la monte du prix de l’uranium naturel, on s’est remis à chercher des mines d’iranium, ce qui avait été omis pendant trente ans. Entre 2005 et 2007 les réserves connues ont augmenté de 15%.

Vous trouvez que je suis peut-être trop porté sur le nucléaire, mais si vous voulez que je vous "decende en flammes" ITER et la suite, pas de problème, vous serez surpris. mais là on s’éloignerait un peu trop du sujet du fil. @+


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