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Sommes-nous arrivés à la croisée des chemins ?

Article publié le 4 octobre 2007

Sommes-nous arrivés à la croisée des chemins ?

Cette année nous sommes parvenus à plusieurs tipping points[1] (points de basculement sociologiques) dans différents domaines liés au pic pétrolier, au climat et à leur perception par le public.

Cette prise de conscience arrive malheureusement un peu tard, au moment où nous sommes arrivés au sommet du pic.

(La suite est déconseillée aux personnes sensibles ou qui croient encore au Père Noël. Si vous pensez que tout va bien ou que tout ira pour le mieux, épargnez-vous cette lecture, elle ne vous fera pas changer d’avis. Ce texte résume mon point de vue sur la situation et est destiné aux gens qui se posent des questions sur la pérennité de notre mode de vie.)

Cette constatation a été faite à la dernière réunion de l’ASPO (Association pour l’étude du pic pétrolier) à Cork en Irlande. Je n’étais pas sur place et cette note se base largement sur un rapport de Julian Jackson posté sur The Oil Drum[2].

1 : la bataille est terminée, les piquistes ont gagné. C’est ce qu’a dit James Schlesinger, ex-secrétaire US à l’énergie, ex-directeur de la CIA. Son témoignage est d’autant plus intéressant qu’il fait partie de ceux qui pensent que la technologie va nous sauver.

2 : un gros vide doit être rempli. Durant les 10 dernières années, nous n’avons trouvé qu’un baril de pétrole pour 3 consommés. Les puits atteignent leur pic en moyenne à 54% de déplétion, l’Arabie Saoudite en serait à 41%.

3 : les initiés convaincus que les réserves sont largement surestimées. Lorsque les pros et insiders se retrouvent entre eux et que les langues se délient, ils admettent que les projections de croissance sont surestimées. Les optimistes pensent que le pic de production sera à 90-100 millions de barils par jour (83 aujourd’hui, à plat depuis un moment), et les méga-projets prennent du retard.

4 : Il n’y a pas assez d’uranium. Le physicien du CERN Michael Dittmar[3] a montré, en utilisant des chiffres officiels, qu’il y avait juste assez d’uranium pour augmenter la part de l’énergie nucléaire de seulement 0.3% par an, et pire, les inondations d’une grande mine canadienne vont provoquer une pénurie dans les années à venir. Il a également balayé toutes les évolutions nucléaires prometteuses.

5 : La raison peut-elle prendre le pas sur notre conditionnement évolutif ? Nate Hagens a analysé notre déni du problème. L’évolution nous a fait favoriser les gains à court terme concernant la nourriture et la procréation au détriment de la planification à long terme. Notre compulsion vers les plaisirs immédiats qui entraînent généralement une dépendance et une accoutumance exigeant un toujours plus.

6 : changement climatique et charbon. Il a été reproché aux modèles du GIEC de se baser sur des ressources importantes de pétrole et de gaz qui, une fois brûlées, pourraient nous faire passer au-delà de l’augmentation de 2°C et nous mener à la catastrophe. Malheureusement, s’il n’y a pas assez de pétrole pour le faire, il y a par contre assez de charbon, si nous le brûlons, nous allons avoir des sérieux problèmes. La Chine fabrique 2 centrales à charbon par semaine. Les technologie de capture du CO2 à la source augmentent le coût de 30% et réduisent l’efficacité de 10%. Il n’y a pas de solution idéale, il faudra déployer toutes les possibilités.

7 : je rajouterai que les faits montrent que nous avons atteint le pic de production du pétrole conventionnel, probablement définitivement.[12]

Et les énergies renouvelables  ? Très bien, mais il faudrait augmenter leur production à la vitesse grand V pour qu’elles soient autre chose que marginales et la question du rendement énergétique se pose pour la plupart.

Vous pouvez aussi penser qu’il n’y a pas le feu à la maison et que à consommation courante il y a encore pour 30 ans de réserves prouvées, mais c’est ignorer une chose fondamentale : passé le pic, la production baisse, et encore pire, la consommation des pays producteurs augmente, d’ou une baisse bi-exponentielle des exportations. En d’autres termes, si la production diminue de par exemple 5% par an, que la consommation intérieure croît de 2.5% par an, chiffres réalistes, alors la diminution des exportations chute vertigineusement, un pays passant d’exportateur à importateur en moins de 10 ans[4]. 

On pourrait aussi rajouter à ces points la "crise de confiance en l’économie", doux euphémisme pour parler du sentiment qu’ont de plus en plus de gens que le système financier actuel est fait pour plumer le petit peuple. Je ne parle même pas du climat qui s’emballe, de la rapidité de fonte de la banquise, des stocks de céréales au plus bas et une situation géopolitique explosive, mais ce serait trop déprimant de s’étendre là-dessus.

Ce qu’il faut retenir c’est que nous arrivons à un moment unique de l’histoire de l’humanité : nous n’avons jamais été confrontés à un cumul de problèmes d’une telle ampleur, d’une telle gravité et d’une telle complexité. On peut arguer sur ces problèmes, en minimiser certains, étudier des solutions, mais globalement ça ne changera rien, qu’une seule des catastrophes annoncée se réalise et nous sommes sérieusement dans les ennuis, et si une se réalise, d’autres vont suivre sous la poussée de l’effet domino.

Le fait est qu’il est trop tard. Depuis des décennies on tente de nous prévenir. Des études ont été commanditées. Nous n’avons rien fait, ou si peu. Dans leur dernière mise à jour, les auteurs du rapport du Club de Rome mettent dans le même livre une ultime mise en garde avec un chapitre optimiste sur la façon dont la communauté occidentale a su si bien réagir à la menace de la destruction de la couche d’ozone. Mais ce n’était qu’un problème bien identifié (CFC) pas un château de carte déséquilibré.

En plus, les problèmes qu’on pourrait peut-être résoudre, d’un point de vue technique, sont peut-être ceux dont on ne devrait justement ne pas régler. Il y aura de moins en moins d’énergie ? C’est une bonne chose, cet excédent d’énergie est ce qui rend possible la majeure partie des autres problèmes. Même une énergie 100% propre ne nous empêchera pas de piller la planète et tuer toute vie qui gênerait notre expansion, mais je me suis déjà exprimé sur ce point[5].

Nous sommes donc à la croisée de chemins, arrivés à l’ultime carrefour qui mène dans des contrées étranges, des terres sauvages ou au bord d’un gouffre vertigineux. De toute façon, la route goudronnée s’arrête après quelques kilomètres, quel que soit le chemin (sauf pour les cornucopiens et les économistes).

De l’autre côté du carrefour, la belle autoroute bordée de panneaux publicitaires alléchants mène tout droit au fond du gouffre, mais auparavent elle promet un parcours légèrement sinueux autorisant tout de même de belles accélérations et de superbes pointes de vitesse, sauf qu’il n’y a pas de voie d’arrêt d’urgence, et la pente escarpée est au bout, ce ne sera pas beau à voir et on sera aux premières loges.

Il y a une alternative qui consiste à prendre l’autoroute à bord d’un véhicule hi-tech, consommant 2 litres au cent sans dépasser 100km/h, je la trouve simplement hypocrite, favorisée par ceux qui veulent encore nous vendre du rêve, son seul but est de faire durer notre plaisir plus longtemps, la conscience tranquille, au détriment des autres habitants de la planète et des générations futures.

On peut aussi partir pour Sirius, mais ce serait se priver d’un spectacle unique et gratuit, c’est pas tous les jours qu’on a la chance de vivre la fin des temps ;-)

La route qui mène aux terres sauvages n’est pas avenante, elle traverse des forêts denses et des déserts, j’y reviendrai plus tard.

Le chemin vers les étranges contrées, mène on ne sait où, le chemin est très étroit et il faut tout abandonner pour le trouver, il faut se dépouiller socialement, physiquement et mentalement, seule une minorité s’y aventurera.

Halte, me direz-vous, il existe d’autres chemins !  Ce n’est qu’une question de prix. Que tous nos savants se penchent sur le problème, qu’on leur donne une fraction des moyens dédiés à la guerre et ils trouveront une solution ! Faisons intervenir, comme d’habitude lorsqu’un problème se pose, des experts renommés, même si généralement ce sont les mêmes qui ont créé le problème, ils apporteront de géniales solutions qui ne feront que reporter ou escamoter le problème. Les techno-sciences nous ont menés à ce point, il est illusoire de croire qu’elles nous sauveront. On va crier à l’hérésie, j’ai osé critiquer la science, via un ordinateur de surcroit, je n’ai plus qu’à retourner dans une caverne ou grimper sur un arbre. Il n’y a plus de dialogue possible, la majeure partie des gens sont totalement aveuglés et accrochés à leur mode de vie. Qu’on le remette en cause et les arguments les plus irrationnels et les plus violents fusent.

Alors asseyons-nous autour d’une table, discutons, votons des lois, mettons des taxes, interdisons, limitons, punissons, manifestons, luttons, utilisons les ressources des sciences sociales, propagandons, convainquons ! Dansons au bal des eunuques[6], acoquinons-nous avec le lobbyiste, ATTACons[7], lançons un nouveau parti politique avec un programme plein d’espoir.

...

Nous essayons de trouver une solution depuis plus de 10 millénaires, depuis le début de la révolution agricole du néolithique. Les empires se sont succédés, ainsi que les philosophes, et les prophètes, et les dieux. Dans le meilleur des cas, Babylone disparaitra pour laisser la place à quelque chose de radicalement différent, dans le pire des cas il n’y aura que des cendres.

Il n’y a plus de Nouveau Monde vers lequel émigrer, plus de contrées reculées et inconnues des princes et des marchands, plus aucun endroit où rebâtir la société idéale, plus d’ile vierge où construire l’utopie.

Certains penseront que je peins le diable sur la muraille, que j’exagère, qu’il n’y a pas le feu au lac. Je réponds que si on se voile la face on ne risque pas de voir des choses déplaisantes, si on se concentre sur la routine et le futile on ne risque pas d’être dérangé par la réalité.

Que va-t-il se passer si on prend la voie large et facile du milieu, ou, ce qui revient au même, qu’on se laisse porter ?

Certains disent que notre économie va s’effondrer, nos retraites et nos épargnes fondre, les biens essentiels et les matières premières devenir hors de prix ou inaccessibles, le superflu disparaître. Les océans vont monter, des régions vont disparaître sous l’eau, les terres arables vont devenir des déserts, l’eau potable se fera rare, les maladies tropicales vont nous atteindre au coeur des cités, des centaines de millions de réfugiés vont se presser à nos portes, les épidémies du moyen âge revenir, la démocratie sera balayée, l’esclavage ressurgira, la guerre sera permanente et globale, nos cultures auront trop chaud ou trop soif, il y aura une extinction majeure d’espèces.[11]

Tout cela est possible, tout cela va arriver, chaque région aura son lot de calamités, tout cela est d’ailleurs en train de se produire, au-delà des écrans que nous avons érigés pour préserver notre tranquillité. Personne ou presque ne sera épargné.

Le tableau peint précédemment est des plus sombres mais ce n’est pas tout. Je ne crois pas/plus aux solutions politiques et/ou globales, tout à déjà été essayé à ce niveau. Il faut se résigner, à l’aube du XXIIe siècle nous ne serons pas 9 ou 12 milliards sur Terre comme le prévoient les démographes, mais peut-être à peine 1, et ce ne sera pas à cause du vieillissement de la population.

Si nous sommes autant sur Terre, c’est grâce au surplus de nourriture. C’est tout simple : nous sommes faits de nourriture. Il peut bien y avoir des famines dans certains pays, si leur population croît, et c’est le cas, c’est qu’il y a assez à manger mais que c’est très mal réparti. Ce qui a permis de dégager pareil surplus de nourriture, c’est d’abord la révolution agricole du néolithique, l’exploitation de ressources faciles d’accès, l’exploitation de la fertilité stockée dans les sols durant des millions d’années. Plus récemment, la révolution verte a mis l’accent sur l’irrigation et la fertilisation, à grand renfort d’énergie et d’engrais. Plus subtilement, notre connaissance moderne en alimentation nous permet de nourrir les gens de manière plus économe. Mais cela arrive gentiment au bout : les sols sont épuisés, érodés, les fertilisants et l’irrigation sont dépendants de la filière énergétique et nos monocultures ne sont plus adaptées au changement, notre alimentation dénaturée nous tue à petit feu et les OGM ne servent que leurs maîtres.

Surréaliste ? Sachez simplement que l’empire Maya est passé de 10 millions d’individus à quelques centaines de mille en une décennie. Les vikings du Groenland ont crevé jusqu’au dernier.[8]

Alors que faire ?

Mis à part l’évasion vers les contrées étranges, voie individuelle que je ne peux ni décrire ni conseiller, je ne vois qu’une solution : prendre le maquis.

Prendre le maquis n’est évidemment qu’une image mais le parallèle avec la Résistance est volontaire : car c’est en effet ce qu’il faut faire : résister, se préparer à survivre et combattre le système. Ce système impossible à changer, il faut l’abattre, le vider de sa substance avant que ce soit lui qui nous détruise.
Cette lutte peut prendre plusieurs formes, certaines violentes et engagées, d’autres sont à portée de tous.
La première chose à faire est de résister aux chants des sirènes : chaque fois que vous évitez un achat compulsif ou inutile, ou destructeur pour l’environnement vous contribuez à son affaiblissement. La décroissance n’est plus un terme réservé à quelques intellectuels, marginaux ou hippies tardifs : vous seriez étonné de la quantité de personnes pour qui cette idée commence à avoir du sens, à partir du moment où on décolonise notre imaginaire[9], des futurs différents sont possibles.
Nous nous sommes mis dans la merde par des milliards d’actions individuelles, c’est par des millions d’actions individuelles que nous parviendrons à renverser la vapeur. L’ordre de grandeur est volontairement différent car il sera plus facile de le faire vaciller et tomber qu’il a été de le construire. Tout le monde est conscient de la fragilité de notre monde. Quel supermarché ou entreprise de taille importante tiendrait en perdant soudainement 10% de sa clientèle ? Ca n’a l’air de rien mais notre économie fonctionne à flux tendus, s’il y a rupture d’approvisionnement ou de consommation, cela peut être fatal. Le jeu s’arrêtera par manque de participants.

Lutter c’est aussi privilégier le local sur le global, la communauté et les rapports sociaux sur l’individualisme consumériste, la simplicité sur le gadget technologique, le naturel sur le faux, l’être sur le paraître, la qualité sur la quantité ou la durée.

Je le répète, la tempête est inéluctable, la question n’est pas de savoir si nous pouvons l’éviter mais de savoir si nous pourrons, nous et nos proches, survivre à son passage. La chance et les moyens financiers peuvent grandement aider, mais pour le commun des mortels, il faut appliquer une autre stratégie, vous pouvez, entre autres :

  • réduire votre train de vie pour qu’il soit viable avec 50% de votre revenu actuel
  • (re)localiser votre travail, vos loisirs, vos sources d’approvisionnement essentiels
  • avoir une activité qui ne dépende pas de l’activité d’autrui ou d’un mode de vie destiné à disparaître
  • construire votre réseau local, connaître vos voisins, localiser les producteurs de services essentiels
  • participer à votre communauté, discuter de votre situation vis à vis de l’énergie, l’eau, la nourriture, les moyens d’échange
  • apprendre toute sorte de connaissances utiles, savoirs, artisanats, techniques "primitives"
  • planter des arbres, surtout des oléagineux (noix, noisettes)
  • et des tas d’autres mesures[10]

Cela ressemble à un plan de survie mais gardez à l’esprit que si nos aïeux vivaient très bien avec 10 fois moins d’énergie, ils disposaient d’une nature plus vaste et plus généreuse, étaient généralement très polyvalents et aptes à subvenir à l’essentiel de leur besoins. Ce n’est malheureusement plus notre cas.

Pour voir les choses de manière plus positive, il faut se préparer à effectuer une descente énergétique non pas uniquement en réaction à la dégradation de notre environnement, mais aussi et surtout parce qu’elle est souhaitable pour notre qualité de vie. La permaculture s’inscrit d’ailleurs dans cette approche.

Cette préparation ne peut être individuelle, quoique certains pensent le contraire, les stocks accumulés de nourriture, d’armes et de médicaments ne vous serviront pas sur le long terme. Seule une communauté aux multiples interconnections, ancrée dans sa région, libertaire, démocratique et consciente des dangers a une chance de préserver un ilot de calme.

Ces mesures ne garantiront pas un futur radieux et éternel, leur fonction est transitoire, leur objectif est de nous aider à passer à quelque chose d’autre. Ce quelque chose je n’en parlerai pas ici, sachez qu’il a existé, qu’il a fait ses preuves et que nous pourrions nous en inspirer.

Notes et références

[1] http://fr.wikipedia.org/wiki/Tipping_point
[2] Présentation de Julian Jackson sur The Oil Drum http://europe.theoildrum.com/node/3022
[3] Présentation de Michael Dittmar http://imago.hautetfort.com/media/01/01/ccd43a5aad0d34b12...
[4] Export Land Model http://www.theoildrum.com/node/2975
[5] Une énergie propre et abondante http://imago.hautetfort.com/archive/2007/02/10/une-energi...
[6] Livre "Le bal des eunuques - de l’impuissance parlementaire à Genève et en Suisse" http://www.decitre.fr/livres/Le-bal-des-eunuques.aspx/978...
[7] Attac http://www.attac.org
[8] Jared Diamond, Effondrement.
[9] Serge Latouche, le pari de la décroissance 
[10] http://www.oleocene.org http://le-projet-olduvai.kanak.fr http://apres.petrole.online.fr/ http://www.permaculture.ch
[11] http://www.wolfatthedoor.org.uk/francais
[12] http://www.terredebrut.org/article-...

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commentaires
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par alberto (IP:xxx.xx0.109.67) le 4 octobre 2007 à 13H37

Monsieur Kuster, je suis assez d’accord avec votre demonstration : "on est dans le pétrin, et on est pas prêt d’en sortir !"

Une réflexion : je me suis souvent demandé ce qui, au-delà du désir de puissance, poussait certains de nos contemporains à ammasser de façon illogique des quantités incommensurables de richesses.

Il y eut dans le passé des individus qui ont accumulés de grandes fortunes, mais cet exercice me semble être aujourd’hui devenu pour certains "UN BESOIN VITAL" !

Comme si l’accumulation de richesses pouvaient les garantir d’un cataclysme dont l’idée reste refoulée...

Ma question : simple désir de puissance, ou conscience que la fin est proche ?

Bien à vous.

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par Atlantis (IP:xxx.xx4.175.14) le 4 octobre 2007 à 14H50

Très bon article. Gardez toutefois à l’esprit que la technique/technologie/science n’est qu’un outil. Qui n’agit ni en bien ni en mal, car il n’agit pas, tout simplement. C’est l’usage que l’homme en fait qui donne du sens.

Dire que ça ne nous aidera pas est aussi faux que dire que ça nous sauvera.

Il y a des progès évidents vis-à-vis de nos ancètres sur certains points (toilettes sèches, récupération/potabilisation d’eau de pluie, culture bio sans labours, structures des maisons, ...) et c’est dû à la science. Pas celle qui réclame des capitaux à grand cris, tels des drogués, mais à la science quand même, en tant que remise en cause et étude objective des problèmes et des faits.

La science n’est qu’un outil. Ceux qui lui ont donné une image de solution ne sont que des escrots en mal de fric. Ceux qui la dénigrent ne s’assurent d’aucun progrès/futur (j’ai pas dit dev durable hein :-p ) non plus.

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par Dominique Kuster (IP:xxx.xx3.135.225) le 4 octobre 2007 à 15H13

Je n’ai pas envie de commencer ici un débat sur un sujet aussi grave. Sachez simplement que je comprends très bien votre argument. je n’ai pas omis ni oublié ce point, c’est simplement que je ne suis pas d’accord, pour moi la science ou plus généralement les techno-sciences ne sont pas un outil neutre.

Plusieurs auteurs en débattent de long en large, pour commencer, je vous conseillerais de visionner le documentaire "Un siècle de progrès sans merci" de Jean Druon. (http://www.voiretagir.com/fiche_fil...)

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par Atlantis (IP:xxx.xx4.175.14) le 4 octobre 2007 à 18H05

hmm, à la lecture du lien on constate les archétypes des jugements faciles. je n’ai pas vu le film, je répond à l’auteur des pages web, qui y propose un résumé :

1ere partie : science sans conscience n’est que ruine de l’âme (ça date mais apparemment c’est tjrs pas à l’esprit ...).

2eme partie : confondre science et scientifique c’est comme confondre objectif et subjectif, c’est faire preuve de peu de discernement

3eme partie : aucun sens logique, une suite d’amalgame sans le moindre indice de cause à effet ? la belle affaire :-/

4eme partie : preter aux scientifiques le dessein de créer la société de production-consommation-publicité, des jeux d’influence et d’enchaînement, c’est trop gros pour que quelqu’un de sensé gobe ça, désolé... Sinon les scientifiques en question seraient devenus millionaires de part leur rôle d’exploiteur. Ce qui n’a pas été le cas. Encore un jugement à l’emporte pièce pour ne pas dire que les patrons (des escrots plus habiles que les autres) ont su détecter des outils, en phase avec les moutons (puisqu’il a bien fallu des moutons aussi).

5eme partie : donner à la science une prétention qu’elle n’a pas (vouloir tout expliquer) voilà bien du schéma mensongé religieux (qui lui cherche bien à atteindre cette duplicité)

6eme partie : et la science depuis l’antiquité n’est-elle pas abordée ? gène-t-elle par hasard la thèse de l’auteur du film ? on pourrait être pourtant tout autant trompeur de l’auditoire en déclarant que l’invention de la roue a étendue les frontières de la guerre, que l’architecture a permis les cathédrales-âbimes-de-consciences, encore ces travaux épuisants de muraille de chine et de pyramides ou que sais-je encore ...

Procés d’intention, amalgames, faux raisonnements. ça ne me donne pas envie de voir le film, les séries popcorn américaines genre x-files, non merci !

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par Dominique Kuster (IP:xxx.xx3.135.225) le 4 octobre 2007 à 18H50

X-files, vous l’avez vu ou seulement lu le résumé ? Moi je l’ai vu et je vois pas le rapport, mais mon intelligence est limitée, je n’y peux rien.

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par Atlantis (IP:xxx.xx3.70.22) le 4 octobre 2007 à 20H32

la réponse est dans le texte ...

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par Cassandre (IP:xxx.xx2.18.96) le 4 octobre 2007 à 16H07

OK bien sûr sur le diagnostic.

Quant aux solutions individuelles... Notre système économique n’est pas apte à la décroissance sans chômage. Cessez d’acheter de l’eau en bouteille, vous mettez sur le sable tous ceux qui travaillent à vous l’apporter de la nappe phréatique à votre verre : ce chemin mène à la crise économique modèle 1929 amélioré, avec dictatures et guerres en tous genres à la clé.

Il faudrait mobiliser nos meilleurs économistes et les moyens de l’INSEE pour organiser une décroissance sans laissés-pour-compte, sur la base d’un niveau de solidarité jamais vu, au moins un tiers des emplois étant à reconvertir.

On s’y prendra trop tard, bien sûr, donc c’est foutu. A votre panoplie de défense individuelle, ajoutez la kalachnikov, le lance-missile, le potager bio miné et la maison blindée à l’épreuve des roquettes.

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par Dominique Kuster (IP:xxx.xx3.135.225) le 4 octobre 2007 à 16H40

On peut toujours espérer que cette fois on fera mieux, de toute façon, je ne vois pas d’autre possibilité.

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par léonard (IP:xxx.xx3.118.246) le 4 octobre 2007 à 16H09

J’ai lu l’article...en entier et ce sont les mêmes propos que j’ai exposés dans un ouvrage intitulé "avons-nous un avenir Epicure ?". La catastrophe est inévitable au regard des faits. Le développement durable et autres balivernes(réduire la vitesse de 10km/h,taxer toujours et encore plus les consommateurs finaux avec l’écotaxe en forme de placembo) ne changeront rien à la donne. Extinction ? destruction de nos civilisations cannibales ? Je ne sais, mais il viendra le jour où pour survivre il faudra piquer le peu qui reste aux voisins en nourriture, énergie et eau. La guerre est l’une des données probables qui malheureusement se profile à l’horizon. Ouais, je crois que nous avons tout dit et pour combler le lecteur qui aura le courage de me lire jusqu’au bout voici une anecdote vécue par l’auteur de ces lignes

Je suis en train de faire le choix difficile(financièrement parlant parce que comme toutes les technologies propres c’est plus chère à l’achat et vaut mieux être riches, ben voyons !) de la géothermie pour des raisons évidentes de pollution et de coût du fuel. très vieil chaudière, donc poubelle. Les vendeurs se sont précipités pour exploiter l’occase juteuse. Devis en main je devrai débourser avec le forage et l’installation du PAC 15.000 euros déduction faites des aides que les constructeurs et foreurs estiment de leur droit de récupérer dans leur prix de vente exorbitants(total facture TTC de 23.000 sans les aides)pour une énergie propre qui ne fait travailler que les centrales nucléaires qui ne font pas des résidus propres à ce que je sache. Et bien ceux qui vendent les fameuses pompes à chaleur dites aérothermie( la pompe est installée dehors, pompe l’air ambiant, etc...)vous disent sans vergogne que la pompe devient moins efficace quand la température descend vers les 7-6° et qu’il est judicieux de garder sa vieille chaudière couplée au système PAC qui vous aidera à conserver une douce température dans votre logement. D’autres PAC d’aérothermie fonctionnent encore à moins -10 -15° mais alors là le système dégivre les ventilos, un deuxième compresseur se met en route et votre consommation électrique croît à une vitesse grand V(oui, mais messieurs AREVA-EDF sont très contents de vous.)

Note : la vraie géothermie est de récupérer par forage la température des profondeurs terrestres. Dans le cas de maisons individuelles c’est des sondes à 80 mètres pour puiser une température qui oscille toute l’année entre 10 et 12° pour les échanges avec l’évaporateure de la PAC,etc...

Cerise sur le gâteau : les types qui vous vendent ces technologies aussi propres qu’Omo lave plus blanc, vous disent que leurs procédés techniques permettent en été de refroidir votre maison et de chauffer votre piscine.

Ne sommes-nous pas dans un monde merveilleux ! La technoscience(j’y reviendrai) nous offre la possibilité de consommer plus propre plus confortable en augmentant simplement le coût énergétique qui lui est aussi propre puisqu’on vous le dit les centrales nucléaires n’éructent pas de CO2.

Je me tâte sur le choix de la piscine : 50 m ou 100 mètres de longueur. Il faut que j’en parle avec les grenouilles de ma mare afin de savoir si elles trouveront du plaisir à barboter dans une eau traitée, ozonisée, javélisée. M’enfin c’est le progrés les grenouilles, petites sottes que vous êtes !

Vivons-nous parmi des demeurés ou Sommes-nous parmi des salauds très conscients qu’ils doivent prendre un profil écolo pour se faire bien voir afin de continuer à rammasser des gros sous ?

En réponse au précédent commentaire sur la non responsabilté de la science dans l’accélération des destructions je suis tout à fait d’accord. Si elle produit de la technoscience(je m’étale pas, je suis un peu pressé)ce n’est pas de sa responsabilité si les ingénieurs-chercheurs-techniciens compétents mais pas visionnaires de leur propre perte et de la nôtre la triturent pour nous inventer des tas de bidules inutiles polluants et consommateurs d’énergie et de matières premières.

Avoir conscience que la Terre est une petite planète bleue et qu’il faut la soigner, la bichonner pour qu’elle accepte notre présence est une gymnastique intellectuelle difficile sans abandonner la "croyance"(comme toutes les croyances du reste, qu’elles soient matérialistes ou mystiques)que l’homme est au-dessus des équilibres et qu’il peut les modifier à sa guise.

Bien à vous .

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par CPDP Seine aval (IP:xxx.xx1.114.0) le 4 octobre 2007 à 16H32

Bonjour,

La Commission particulière, en charge du débat public sur la refonte de la station d’épuration Seine Aval (CPDP) vous invite cordialement à débattre et à réagir sur le blog du débat public : http://blog.debatpublic-seinea...

Vous pouvez également consulter le calendrier du débat public:http://www.debatpublic-station... L’entrée est libre pour les auditions publiques d’octobre et les réunions thématiques de novembre.

Soyez nombreux à venir débattre et réagir, nous avons besoin de vos contributions !

Bien cordialement,

L’équipe de la CPDP Seine Aval.

votez :
par Olivier (IP:xxx.xx9.20.133) le 4 octobre 2007 à 16H49

"Et les énergies renouvelables ? Très bien, mais il faudrait augmenter leur production à la vitesse grand V pour qu’elles soient autre chose que marginales et la question du rendement énergétique se pose pour la plupart."

Vous devriez approfondir la question : vous arriveriez alors à des conclusions complètement différentes de celles dont vous faites écho dans votre article.

votez :
par Dominique Kuster (IP:xxx.xx3.135.225) le 4 octobre 2007 à 18H48

Sur le fond, je préfèrerais que ce soit vous qui ayez raison.

votez :
par Eugène (IP:xxx.xx9.61.136) le 4 octobre 2007 à 16H54

Bien vu ! La mise en perspective est assez réaliste.

Où est la pédale de frein des ambitions débridées ?

Personnellement je n’en vois qu’une, fabriquer des Codes avec tellement de précision qu’ils permettent à la fois à chacun d’être libre mais simultanément de détecter prédictivement les psychopathes pour ne plus leur confier aucun pouvoir dont celui sur autrui. (Pour info les anglophones ont forgé le néologisme de ’work alcoholism’ qui n’a pas besoin de traduction, et montre qu’une addiction puisse être socialement valorisée ! - Et c’est bien le problème !). Pour penser un truc pareil, je dois sans doute déjà être sur une autre planète avec d’autres hommes-femmes politiques pour nous guider. Quant à savoir si une telle ambition reste compatible avec la démocratie, ce n’est que l’envers de la même médaille, au regard d’un délit d’initiés-informés impliquant 1200 pesonnes autour d’une même boite !

votez :
par Eric (IP:xxx.xx5.16.242) le 4 octobre 2007 à 19H52

J’ai bien apprécié votre article (qui m’a permis de découvrir ce site d’ailleurs ; merci le Grenelle)

que dire de plus ?...

Je ne suis pas bon en histoire mais ce que je crois, c’est que à chaque époque, on a été confronté à des problèmes majeurs. Aujourd’hui, c’est le cas mais...

...le sentiment d’urgence n’est malheureusement pas encore là. (personne n’a un couteau sur la gorge, et puis...l’humanité, c pas très concret, non ? ;)

C’est notre nature humaine : on ne change que si le sentiment d’urgence est là. (merci le bon ’stress’)

Résister. Oui, c’est un bon terme.

Ce que nous vivons, n’est pas nouveau, ni inéluctable (ex : le Sida ne pourrait-il etre éradiqué avec l’argent de budget de pub ? c’est une question de choix...)

C’est une question de choix.

L’important, c’est de faire, pas de gagner. Dans 75 ans (peut-être que tous les lecteurs/écrivains de cet article seront sur leur lit de mort), quel sera l’important ? d’avoir résolu tous les problèmes ? (non, il y en aura encore) ou d’avoir vécu sa vie comme souhaité (et peut-être montré un exemple à son enfant/commune/entreprise..)

Ne déléguons pas à nos élus. Le capitalisme écologique n’est pas encore à nos portes et généralisé.

pour finir : je ne comprends toujours pas comment certaines personnes peuvent se lever le matin, embrasser leur époux/se et se sentir bien (je pense aux Décideurs (chef ent, maire, député, etc..) : quelle fierté devrait avoir ses personnes de pouvoir améliorer les choses

Les relations humaines sur Terre (remarque : je ne connais pas d’autre lieux..) sont complexes (déjà, être bien avec soi, sa compagne, etc..)

mais cela vaut le coup...l’important c’est d’essayer

Pour finir (bis), prenons du recul sur nos comportements (quels sont nos vrais choix personnels vécus ?) conditionnements : cela aide à mieux se connaitre, y voir plus clair et donc vivre de manière entière et l’évidence/la simplicité apparait naturellement (la nature encore elle)

(j’espère n’avoir pas été trop hors-sujet, ni trop loin)

Bonne continuation à chacun(e)

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(IP:xxx.xx7.152.236) le 4 octobre 2007 à 22H29

remarquable article et remarquable commentaire de Leonard...le solaire et la géothermie privés sont tres chers il faut militer pour obtenir davantage de crédits d’impot , c’est peut etre le moment avec le grenelle !! ..il faut y croire ... ! chacun de nous doit ecrire a son député ça peut lui donner des idées electorales , certains n’en ont pas et se demandent quel cheval chevaucher pour faire parler d’eux ! ! !

l’eolien est une escroquerie...

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par vernaculaire (IP:xxx.xx7.19.200) le 4 octobre 2007 à 22H57

Effectivement on va toujours plus vite vers notre autodestruction. En ce qui me concerne la décroissance n’est plus une idée mais un mode de vie... toutefois rapidement on se heurte à l’incompréhension... en ce qui me concerne c’est :
- obligation de changer de boulot
- obligation de se séparer avec mon épouse
- passer pour un sectaire, un fou voire les deux
- au final je me trouve un peu seul... mais je sais que l’on doit soit se métamorphoser en Gandhi soit se laisser aller à la violence et son apogée la guerre.

Le 21ème sera spirituel ou ne sera pas...

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par Jeff (IP:xxx.xx0.203.245) le 5 octobre 2007 à 11H18

Tipping point. Vous avez dit "tipping point" ou "point de basculement sociologique"…

L’analyse n’est pas toujours claire, les arguments certaines fois déjà largement ressassés, mais toujours aussi efficaces quant aux visions cauchemardesques qu’ils apportent. Bon, après avoir plaidé pour une nouvelle forme de décroissance, voire de régression sociétale, que peut-on proposer ? Or, si tout le monde s’accorde sur les principes analytiques et les constats, personne n’a encore trouvé LA ou LES solutions adéquates… Or maintenant, n’est-ce pas cela qui urge ? Le retour à la "case départ" n’est pas plus envisageable que la continuation en l’état actuel des choses… Alors organisons nous pour mettre en réseau nos esprits et au lieu de ne dresser que des constats, tentons de trouver des solution globales qui puissent apporter de vrais solutions… enfin, peut-être…

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par Dominique Kuster (IP:xxx.xx3.135.225) le 5 octobre 2007 à 12H27

Merci pour tous vos commentaires.

Voir que plus d’une personne partage mon avis me rassure sur le fait que je ne suis pas plongé dans un délire maniaco-dépressif, mais de l’autre côté ce n’est pas forcément une bonne nouvelle.

Le média ne permet pas la finesse d’une discussion en tête à tête et on s’accroche vite sur des des termes perçus différement, or cette difficulté à vraiment se comprendre est un énorme problème qui va rendre la tache de trouver une solution globale quasiment impossible.

Bonne chance à tous, que chacun agissse selon son idée, nous ne serons pas de trop pour arrêter la machine furieuse.

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par Patrick (IP:xxx.xx2.15.120) le 9 octobre 2007 à 14H45

Bonjour,

Je partage totalement l’esprit et la lettre de cet article, il reflète exactement l’état d’esprit qui est le mien et l’opinion que j’ai de notre avenir, je n’y changerais pas une virgule.

J’essaie, tant bien que mal, d’appliquer à moi-même les idées que je prône pour tous. Diminution des revenus, diminution de mon "empreinte" écologique, investissement dans le durable, etc...

Je suis parfaitement conscient de l’inanité de ma démarche individuelle, d’autant qu’elle s’accompagne d’une certaine incompréhension de l’entourage, mais j’y vois aussi une manière de préparation psychologique au choc qui nous attend.

Le dénie que je lis ici ou là est logique, que des hurluberlus se permettent de gâcher la fête est difficilement supportable, mais qu’ils comprennent bien que nous plongerons ensemble, le tout est de savoir de quelle hauteur.

Je viens du site Oleocene.org où une grande majorité d’entre nous partageons ces points de vue depuis longtemps.

Patrick

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(IP:xxx.xx3.87.192) le 9 octobre 2007 à 14H48

Bon article et beaucoup de bons commentaires. Il me semble que vous avez fait l’impasse sur la pollution des sols ?

Pour ce qui concerne la tendance à accumuler des richesses, il est temps de lire (relire) Thorstein Weblen :

"Esprit extrêmement caustique, il s’intéressa à la partie cachée de l’iceberg économique : les motivations des acheteurs. Considérant la classe à l’abri des besoins matériels immédiats et de la contrainte du travail autre que souhaité (la classe de loisir, ainsi la nomme-t-il), il y trouva essentiellement la vanité et le désir de se démarquer de son voisin.

Il note que par sa consommation l’élite gaspille du temps et des biens. Elle fait du gaspillage du temps, soit le loisir, et du gaspillage des biens, soit la consommation ostentatoire, ses priorités.

Par exemple, une de ses pages inoubliables dans sa Théorie de la classe de loisir (1899) concerne le lustre de l’étoffe, prisée dans les chapeaux car servant à montrer qu’on les change souvent, et considéré défavorablement pour les pantalons parce qu’il montre qu’au contraire on ne l’a pas changé depuis longtemps. Alors qu’il s’agit du même lustre ! Il n’y a donc pas selon lui d’esthétique dans l’affaire, mais simplement une émission de signifiants de puissance qui est la raison d’être de la consommation ostentatoire (conspicuous consumption).

Ce concept est fondateur en sociologie et on le retrouve sous une forme ou une autre dans la sociologie de Pierre Bourdieu, de Robert K. Merton et dans une autre mesure dans l’œuvre de Jean Baudrillard.(Wikipedia)

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par wibil (IP:xxx.xx7.181.146) le 10 novembre 2007 à 10H43

bonjour, moi aussi, malheureusement, je partage cette vision effroyable de notre devenir :-(

et moi aussi, les efforts quotidiens que je fais à ma toute petite échelle me paraissent bien illusoires et dérisoires !

Juste un exemple (de saison) :

je n’utilise que des ampoules à économie d’énergie ;

à côté de ça, toutes les communes de France et de Navarre font des concours de gaspillage avec les décorations de Noël :-O

Bien sûr, nous étions habitués à ce déploiement et ce faste et nous avons tous nos souvenirs de moments heureux et innocents !

Comment faire changer les mentalités, faire admettre que ce temps est révolu ?? On va aussi nous rétorquer que des milliers d’emplois dépendent de ces festivités....

Ce n’était qu’un exemple mais tout est à l’avenant :-((

Alors, oui, le seul réconfort est de ne pas se sentir si isolé (e) que ça pour avoir pris conscience de l’inéluctable :-/

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par DK (IP:xxx.xx3.135.225) le 10 novembre 2007 à 11H21

Un autre essai du même genre, pour ceux qui n’ont pas été convaincus. http://www.terredebrut.org/article-...


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