Article publié le 13 septembre 2007
Enfin ! Malgré la difficulté à concevoir les financements d’un projet d’une telle ampleur, les entrepreneurs quimpérois (Finistère) de la société HydroHélix ont enfin réussi à boucler un projet de prototype de leur hydrolienne de 1MW, qui sera implantée dès janvier prochain à la sortie de l’estuaire de l’Odet, au Sud de Quimper. Et les perspectives sont loin d’être négligeables : Si l’expérience s’avère concluante, cette technologie pourrait couvrir jusqu’à 40 % des besoins de la Bretagne, l’équivalent de deux centrales EPR, et générer de nombreux emplois.
Baptisé Sabella, du nom d’un ver marin, ce démonstrateur est le fruit de la recherche menée depuis 2001 par la société d’études HydroHélix, à Quimper, dirigée par Hervé Majastre et Jean-François Daviau, dont le projet global Marénergie est labellisé au sein du pôle de compétitivité Mer. Ce docteur en génie des matériaux et cet ancien de l’Institut français des pétroles ont ainsi constitué un consortium très typé finistérien, avec le cabinet In Vivo Environnement, Dourmap Brest et Sofresid Engineering. La génératrice est fabriquée par la société quimpéroise ENAG. Sabella va se présenter sous la forme d’un rotor de 3 m de diamètre, pour un ensemble hors tout de 5,5 m, reposant sur une plate-forme de 6 m sur 8, pesant 8 tonnes. Cette éolienne sous-marine va être immergée pendant trois à quatre mois, à l’entrée de l’estuaire de l’Odet, au sud de la balise du Coq, dans une fosse de 19 m, située dans un chenal de navigation. Pour ce faire, la préfecture a délivré une autorisation temporaire d’occupation de l’espace maritime. « Le Queen Mary 2, avec un tirant d’eau de 10 m, pourrait passer sans encombre au-dessus », soulignent ses concepteurs.
Sabella exposée à Brest 2008
« Bénodet ne sera pas un site industriel, le courant n’y est pas
suffisant, mais c’est un très bon site de test », note Hervé Majastre.
D’une capacité de production de 10 kilowatts, ce pilote n’a pas
vocation à fournir de l’électricité à terre, mais va être doté d’une
batterie de capteurs afin de mesurer la conception mécanique de la
machine, ses performances, son impact sur le milieu et notamment sur
les poissons. En cas de réussite, une vraie unité industrielle pourrait
voir le jour d’ici deux ans. Sabella sera exposée lors de Brest 2008.
Sabella, d’un coût de 750.000 €, est subventionnée à hauteur de près de
350.000 € (111.800 € par la Région Bretagne, autant de l’Ademe, 55.000
€ du conseil général, 28.800 € par Brest métropole et
Quimper-Communauté). 60 % sont apportés par le consortium.
Sources : blog de Nathalie Conan, Conseillère Générale du Finistère , et Revue Kavadenn
"...Ne pas confondre énergie du courant (récupération de l’énergie par turbine ou hydroliènne dont prototypes en cours de développement dans divers endroits d’europe du nord), énergie des vagues (très peu d’applications encourageantes) et énergie de la houle avec de nombreux prototypes récupérant l’énergie de façon très encourageante (turbine air double flux Ecosse par exemple)...". Commentaire d’une autre personnes que moi s’exprimant sur un blog consacré à ce projet de Benodet. Ou se situe la part de vérité qui reste bien difficile à déterminer pour le quidam non spécialiste du domaine. Comme toujours l’information s’accompagne toujours de son alter ego, la désinformation.
superbe projet .
mais sachant que les algues aiment bien les supports divers et varies ; comment fait il pour nettoyer les pales de l’hélice , sans la sortir de l’eau ( rendement oblige) .
marin et dubitatif !!!
Voilà une alternative à l’usine marée motrice dès plus intéressant. Si cette expérience se relève concluante (et ce que je souhaite pour ses initiateurs) d’autres possibilités pourraient voir le jour... Je pense à l’entrée du bassin d’Arcachon où l’influence des marées montantes et descendantes génèrent d’importants courants... A suivre avec beaucoup d’intérêt.
bravo la tenacite paie . je suis tres fier pour la future possibilite de pouvoir un jour voir la bretagne exporter son energie issue des mers. J OSE ESPERER QUE DES PROJETS VERRONT LE JOUR AUX ALENTOURS DE BREHAT ET DU CAP FREHEL EN 22 ; encore merci et tous mes encouragements. GERARD












