Article publié le 18 juin 2009
L’an dernier, Roland Garros calculait son bilan carbone. Constat : des chiffres à faire tourner la tête. Cette année, les Internationaux de France se mettent sur la voix du vert.
Les internationaux de France r"alisaient l’an dernier leur premier Bilan Carbone. Résultat : en 2008, 155 860 tonnes de CO2 rejetées. Il semblerait, d’après la société Keneo ayant réalisé les analyses, que le gros de cette pollution proviendrait du transport du public, principalement aérien.
Il y a peu se jouait une finale légendaire à Roland Garros. Roger Federer a remporté son 14ème titre en Grand Chelem, ajoutant enfin les internationaux de France à son palmarès. Après un tournois qui aura vu Rafael Nadal éliminé en huitièmes de finale, la défaite inattendue de Dinara Safina en finale féminine, et des Français surprenants de par leurs réussites ou leurs déboires, c’est l’heure du bilan.
Et nous, ce qui nous intéresse, c’est le bilan carbone de Roland Garros. Le Bilan Carbone est une méthode de comptabilisation des émissions de gaz à effet de serre notamment menée par l’ADEME. C’est la société Keneo qui a fait cette étude pour Roland Garros en 2008, et les chiffres sont peu glorieux. 155 860 tonnes de CO2, c’est autant que les émissions annuelles de 20 000 Français ou encore 40 000 vols aller-retour entre Paris et Sydney. D’après Keneo, 95% de ces milliers de tonnes de CO2 proviennent des moyens de transport nécessaires à ce tournoi international, dont 85% sont engendrés par le transport aérien.
Il est donc urgent pour la Fédération française de tennis de prendre quelques mesures et elle s’y est attelée cette année. De nouvelles stations de vélib’ et des parkings à vélo sont en projet, ainsi que des campagnes pour inciter le public à choisir le train plutôt que l’avion. En attendant que tout ceci soit mis en place, Roland-Garros a déjà pris quelques mesures pour les internationaux de cette année, parmi lesquelles figurent former ses chauffeurs à l’éco-conduite, proposer un large choix de produits bio sur les stands du site et installer des serveurs informatiques à basse consommation. Le recyclage est aussi au goût du jour puisque la FFT récupère les balles de tennis qui finiront broyées puis transformées en revêtements de terrains de sport. Sur le site des internationaux, la FFT avait aussi organisé une opération de récupération des capsules Nespresso.
La FFT est donc sur la bonne voie pour améliorer son Bilan Carbone, reste à savoir si ces efforts seront réitérés pour les prochains rendez-vous sur terre battue.
Lire l’article d’origine : http://www.greenzer.fr/blog/7262-le-vert-gagne-roland-garros.html











