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Retour en cépée

Article publié le 2 février 2007

Ce n’est pas encore l’époque pour tailler les arbustes. Par contre, février est le mois où on pratique le recépage. Le recépage est une coupe de l’arbuste ou de l’arbre à quelques centimètres du sol. De nombreux rameaux pousseront de la souche.

 

Les objectifs sont :
- soit d’obtenir une cépée, c’est-à-dire une forme de touffe, une végétation dense à faible hauteur (2 à 4 mètres de haut),
- soit d’obtenir un tronc bien droit, en gardant un rameaux bien vertical et en supprimant les autres.

Hiver 2006
recepage_hiver

Cette opération se fait régulièrement tout les 8 à 10 ans. La plupart des arbres de haies supportent très bien l’opération (noisetier, saule, peuplier, forsythia, cornouiller, sureau, érable, laurier, lilas, robinier, .....), ça leur donne un coup de jeune et développe leur système racinaire. Leur croissance, ensuite, est plus ou moins rapide : pour le cas du noisetier, coupé en janvier, il fait déjà 2 m de haut en été.

Il ne faut surtout pas recéper les conifères, ce serait leur fin à tous les coups. Je crois même que le houx pourrait mal accepter cette taille, mais je n’en suis pas sûr. Possible que si, c’est à vérifier ...

Printemps 2006
recepage_printemps

Pour la haie, c’est idéal et ça permet d’ajouter quelques bonnes raisons de planter des haies. Déjà, c’est une source de piquets, de gaules et de branchages, et ça facilite la future cueillette de fruit en l’amenant à hauteur d’homme.
En plus de ça, une haie de 2-3 m de haut pousse les rapaces nocturnes à passer au-dessus et éviter les éventuelles collisions avec les voitures.

Pour que la haie conserve son efficacité, il vaut mieux ne pas tout recéper en même temps. Et mieux, rabattre la haie en forme de créneaux de château-fort sur quelques mètres de long, favorise la nidification des fauvettes. Au fil des ans les créneaux se déplaceront.

Eté 2006
recepage_ete

 

Mais voilà ! le recépage n’est pas une invention d’homme mais certainement un emprunt au castor. Sur les rives des milieux où il vit, on observe sa présence par ce qu’on appelle des pâturages à castor. Ces étendues de saules et parfois de peupliers noirs sont maintenues à l’état de touffes buissonnantes de 1 à 1,5 m par les "grignotages" incessants du rongeur. L’arbre produit sans arrêt de jeunes rejets, gourmandises du castor.

Ces pâturages à castor ont un impact fort sur les milieux naturels. Ils maintiennent la cohésion des rives et les protègent de l’érosion, ils favorise la reproduction et le repos d’autres espèces, et leur système racinaire joue un rôle de filtre.
Tout de ce qu’est censé faire la bonne vieille haie.

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