Article publié le 22 mai 2007
Contrairement à ses prédécesseurs le gouvernement de Mr Sarkozy témoigne d’un volontarisme étonnant à propos de l’environnement. Au delà d’un intérêt électoral bien compris (récupération des voix vertes égarées et du coup marginalisation du PS) l’occupation du terrain lors de la rentrée de septembre est habile à cette période de l’année. Mais d’une façon plus grave, si Mr Juppé a d’ores et déjà indiqué qu’il n’était pas possible - malgré toutes les bonnes volontés - de se passer du nucléaire avant 30 ou 40 ans qu’est-ce que cela risque de cacher ? Non seulement Mr Juppé - et bien d’autres, évidemment - ne seront plus là pour gérer les déchets nucléaires, mais en 2040 un véritable choix éclairé (!) et en douceur sera-t-il possible à ce moment ?
La dimension moyenne - en unités techniques - des investissements nucléaires est de l’ordre de 1000 à 2000 MW. Dans le même temps la dimension maximale des investissements solaires - pour ne prendre qu’eux comme comparaison - est seulement de l’ordre de 40 MW (centrale géante du groupe JUWI près de Leipzig). Dans ce cas particulier la puissance est 40 fois moindre pour un cout de 130 millions d’euros à comparer de celui d’une centrale nucléaire de 1,5 milliards d’euros (11 fois plus seulement). Chiffres à rapprocher aussi des 600 millions d’euros investis par AREVA dans la fabrication de l’uranium à Malvesi près de Narbonne. Dans les économies de marché cette course au gigantisme permet donc - apparemment - des économies d’échelle ; elle a donc encore de beaux jours devant elle car la filière solaire s’évertue à courir après l’industrie nucléaire
Sur un marché énergétique focalisé en direction de la performance et du prix de revient aux Kwh, les projets d’envergure concernant les énergies renouvelables concernent le plus souvent les grandes éoliennes ou la filière photovoltaïque. Ceci assèche par ailleurs l’intérêt des médias pour du « non sensationnel », du banal (digesteurs de biomasse...). Quant à elle, la filière solaire thermique a le malheur d’utiliser la plupart du temps des technologies relativement traditionnelles en comparaison au nucléaire ; on a pu dire qu’au plus complexe elle fait appel à de jeunes plombiers pour monter les chauffe eau solaires.
Actuellement, l’éolien, l’hydraulique, le solaire et la biomasse couvrent environ 12 % des besoins électriques allemands.( France environ 7%, bois non compris). La politique de développement durable du gouvernement fédéral allemand vise pour 2050 au plus tard une part de 50 % des énergies renouvelables dans la production électrique. Avec plus de 300 000 systèmes photovoltaïques et une puissance totale installée de 2 300 MW (à la fin 2006), l’Allemagne fait partie des premiers de la classe dans la cour des pays utilisateurs du solaire. En 2006, la production électrique provenant de systèmes photovoltaïques a augmenté de 60 % pour atteindre 2 milliards de kW/h.
Comment ne pas voir qu’un tel déséquilibre des investissements ne peut qu’amener des hypothèques extrêmement lourdes (d’amortissements, de crédits) d’un côté et d’autre part à des jugements péjoratifs (amateurisme, esprit étroit...) ? Actuellement on estime a près de 40 ans la durée nécessaire pour démanteler un réacteur, soit exactement la durée de recours au nucléaire que Mr Juppé estime nécessaire ! Donc cela revient exactement à dire : vous pouvez proposer ce que vous voulez, mais il est impossible de ne pas produire (de l’électricité) pour démanteler et « nettoyer » !
En un mot comme en cent, depuis la révolution industrielle, tout l’art du capitalisme est d’induire - entre autres - des cascades de mécanismes de dépendance (techniques, humains, commerciaux...).
Un Kwh nucléaire n’est pas équivalent à un Kwh solaire
Entre le nucléaire et le solaire la disproportion de la taille comparée des investissements énergétiques induit une hypothèque sur les possibilités (non seulement techniques et économiques mais socio-culturelles) de modulation ou de choix en 2040 ; il faut souligner aussi que la concentration géographique de ces unités de production sur le territoire qui entraîne des contraintes et rigidités difficilement surmontables (il y a actuellement 47 000 Km de lignes HT en France . Il y a actuellement environ 40 sites Edf de 2000 MW. Le parc immobilier représente au contraire 25 millions de résidences principales disséminées sur le territoire.
Que faire des centrales démantelées ? Le béton n’est pas un matériau souple ! Quelles activités industrielles ou tertiaires peuvent s’insérer et se développer dans des sites marqués par un tel gigantisme déshumanisé ? (sans parler de la rémanence des pollution)... Sans aucun doute il faudra faire appel à des kyrielles de commissions d’experts, d’ingénieurs et de spécialistes en rapports de tous poils pour « proposer des scénarii ».
Le solaire photovoltaïque est qualifié « d’actif » sans doute « grâce à la haute technologie » qu’il a nécessité alors que le solaire thermique est « récupéré » simplement à l’aide de chauffe eaux ou - mieux - grâce à des matériaux et à des raisonnements simples (murs à forte inertie thermique orientés au sud tels que les murs à pêche ville de Montreuil.)
La photosynthèse n’utilise qu’une infime partie de l’énergie solaire (0,1%) pour fournir la biomasse ; c’est très peu mais ceci est valable dans des conditions générales extrêmement variables (en température, en latitude et en altitude, en alternance jour nuit...), ce qui est donc plutôt facteur de démocratie. De la même façon, si la technologie du solaire passif (architecture raisonnée par exemple) n’atteint pas des rendements ponctuels les plus élevés, elle est intégrée dans toute une chaine économique et professionnelle (matériaux « dits » traditionnels, artisanat...) dont le fonctionnement global assure un véritable progrès vers le développement durable.
Nucléaire = société policière ?
Ce mot d’ordre des années 70 n’est pas devenu un slogan, et beaucoup d’entre nous, plus ou moins hypocritement, trouvent leur compte - et leur confort - en utilisant cette « énergie noble » qu’est l’électricité. Alfred Sauvy disait d’ailleurs à cette même époque « le drame de l’électricité, c’est le bouton », soulignant par là la dépendance à la facilité sinon à l’asservissement. Le premier programme nucléaire français (programme Messmer, ex ministre de la défense du général De Gaulle, il faut le souligner) était censé réduire la dépendance énergétique en pétrole ; peu de temps après l’apparition d’une dépendance technologique vis-à-vis des réacteurs américains fut justement soulignée, notamment par le Parti Communiste. La France exporte maintenant son électricité et son savoir faire, actuellement la Chine, plus tard l’Afrique ( ?) si des dérapages vers l’usage militaire sont exclus...
Il n’y a aucun service de gardiennage-sécurité pour des installations telles que les chauffe eaux solaires, et c’est logique. Du temps peut être libéré pour d’autres activités. Par contre sur le plan interne des grandes puissances nucléaires (USA, France, Japon noter que l’Italie est en marge), une société policière est donc déjà présente, que ce soit lors de la construction, la surveillance des centrales puis le transport et stockage des déchets, que ce soit aussi à l’aval dans le développement des grands centres urbains (sous terre ou dans des tours gigantesques, bientôt dans l’espace) qui non seulement consomment des quantités croissantes d’électricité mais « nécessitent » aussi le recours à des procédés de surveillance de plus en plus sophistiqués. Si parallèlement on rappelle que le libéralisme a plutôt tendance à renforcer les inégalités, on comprendra qu’un placement boursier dans des sociétés de sécurité gardiennage promet d’être lucratif. Le gigantisme a toujours été un moyen d’asservir les peuples et la route est très très longue sur ce terrain : pyramides, cathédrales, chemin de fer, nucléaire, espace...Apres sa réception à l’Elysée Nicolas Hulot a eu l’heureuse phrase : « il n’y aura ni coupable, ni victimes »... Pas une larme fiscale à verser ! On rêve... A l’autre bout de la planète la « mise au pas » de la société chinoise est bien engagée avec le barrage des trois gorges. Vive le crédit à la consommation et le Caprice des Dieux pour tous !
Alors, le nucléaire, une énergie du passé ? Ou bien l’énergie de la soumission ?
Montrons qu’on peut être libertaire et sérieux, poétique et gestionnaire.
Ce texte est évidemment perfectible... J’invite tous ses lecteurs à écrire sur le site d’éducation au développement durable http://Images4D.org et je tacherai de leur répondre.
Imago
Bjr,
2040 ? y’a qu’en France que l’on reste sur le nucléaire : 24 avril 2007 : Des impulsions ultra-brèves rapprochent un peu plus la Z-machine d’un générateur à fusion à haut rendement.
ALBUQUERQUE, N.M. — Un circuit électrique devant fournir suffisamment de puissance pour parvenir enfin à la fusion nucléaire contrôlée avec un rendement élevé et, chose tout aussi importante devant le faire toutes les 10 secondes, a été testé de manière intensive dans des expérimentations préliminaires et des simulations informatiques au sein des laboratoires Sandia hébergeant la Z-machine.
La Z-machine, lorsqu’elle est mise à feu, est aujourd’hui le plus gros producteur de rayons X sur terre, et elle a déjà pu générer des neutrons de fusion. Mais des tirs à répétition rapide sont nécessaires pour les futures centrales opérationnelles afin de pouvoir produire de l’énergie électrique à partir de l’eau de mer. Cela n’était pas jugé faisable jusqu’à maintenant. etc....
http://www.sandia.gov/news/resource...
Russes, américain, Chinois, japonais s’y mettent très sérieusement.
France ? = Les Échos du 16 mai 2007 Compétences NUCLEAIRE La Z machine française boude l’énergie Petit « Sphinx ». En plein Quercy, au Centre d’études de Gramat (CEG), la DGA exploite depuis quelques années une petite Z machine française (2,5 millions d’ampères), baptisée « Sphinx ». Comme sa grande soeur américaine, elle sert surtout à tester la résistance des têtes nucléaires. A sa différence, elle ne connaîtra pas d’expérimentations civiles. Il y a quelques années, les chercheurs de Gramat avaient pourtant lancé des perches à leur tutelle militaire pour diversifier leurs études, sans succès. Interrogé par « Les Echos », le très « farouche » CEG assure aujourd’hui n’avoir aucun projet énergétique. Cette timidité d’investissement inquiète les spécialistes de la striction. « Les compétences françaises dans ce génie électrique de puissance sont menacées », assure l’un d’eux.
En Grande-Bretagne, une machine équivalente, la Magpie de l’Imperial College (1,4 million d’ampères), travaille activement sur la striction magnétique, notamment sur fonds américains. Pas assez puissante pour atteindre les objectifs nucléaires de la Z machine, elle est utilisée par les Américains pour compléter leurs recherches sur la striction elle-même. Les Russes seraient aussi sur le point d’investir ce thème de recherche.
!!!!!!
Merci pour votre commentaire-ajout qui va bien au delà de mes connaissances scientifiques. Cependant je m’interroge sur la maitrise technologique de cette "pierre philosophale" non seulement par des sociétés pauvres, mais aussi par des pays moyennenement développés. D’autre part la complexité est-elle toujours bonne conseillère ? En quoi une réduction des besoins énergétiques ne serait-elle pas un véritable signe de développement ?
bonsoir il y a aussi une machine de ce type en construction au CEA
Re bonjour, "Cependant je m’interroge sur la maitrise technologique de cette "pierre philosophale" non seulement par des sociétés pauvres, mais aussi par des pays moyennenement développés."
extrait de l’article accompagnant celui du dessus : Ces recherches sont "potentiellement proliférantes". En clair, elles peuvent mener à la réalisation d’armes nucléaires de nouvelle génération. Dans ce cas l’explosion de la bombe H ne serait plus déclenchée par une classique petite bombe A, difficile à produire. À la place de cette "allumette" : un système compact dérivé de la Z-machine, bien plus facile à concevoir pour n’importe quel pays et surtout échappant à tout contrôle, puisque faisant appel à de la "simple" électronique de puissance. La fameuse étape d’enrichissement de l’uranium, cause de lourds problèmes géopolitiques mais permettant un contrôle relatif de la prolifération, deviendrait de fait inutile."
"D’autre part la complexité est-elle toujours bonne conseillère ?" heu...sais pas
"En quoi une réduction des besoins énergétiques ne serait-elle pas un véritable signe de développement ? "
houla !!!
z’avez peut-être une idée. Cdt
On ne présente pas souvent les équipes de cosmonautes comme des demeurés réfractaires au progres technique...Pourtant, dans cette vie encapsulée le recyclage (de l’air de l’eau...) est une des caractéristiques des performances ! De même, la quasi autonomie des marcheurs (JL Etienne) ou navigateurs est bien signe de performance ! Faire du bon avec du bon, c’est facile...faire du bon avec n’importe quoi (les restes de l’avant veille), c’est mieux ; en gros s’adapter plutot que d’adapter l’environnement. MAIS NE SOYONS PAS DUPES : la "nature humaine", depuis le néolithique, transforme la "nature" et est sans doute condamnée a accepter le risque de l’erreur et à ne pas "mettre le progres sous cloche". Par contre l’ECOLOGIE AU DESSUS DU POLITIQUE est une andouillerie dangereuse et à mon sens le programme de Mr Hulot est trompeur. Quels petits oiseaux voulons nous protéger ? Quels rivages voulons nous mettre en valeur ? Quels bruits doit-on interdire ? Toutes ces questions doivent etre soumises au crible du politique ; faire une société sans classe est une utopie.
Jean-Pierre Petit nous en parle dans sa lettre à N. HULOT
Je viens de lire le papier de JP Petit ; non seulement c’est assez navrant (ceci va ds le même sens que mon article) mais en plus cela fait froid dans le dos...
Alors à bas le Caprice des Dieux et vive les fromages de chèvre de l’Ardèche !
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Une coquille s’est glissée : répondre sur le site http://images-4D.org Veuillez m’excuser
Bonjour, merci pour vôtre article intéressant et documenté. De manière générale il faudrait re-calculer le vrai prix du kW produit en intégrant dans son calcul le prix du démantelement des centrales (inéluctable) je pense ainsi que cela a été dit par Corine Lepage ce matin sur France Culture (le vrai prix serait 4X supérieur )
Bonjour,
Comme le disait Hofstadter : "il devrait exister un cours d’ordre de grandeur dans les ecoles. Ca enseignerai aux enfants a ne pas croire n’importe quoi en leur permettant de juger du realisme d’une affirmation quelconque".
Prenons une centrale standard de 3GW thermique. Elle produit 1GW electrique ( 30% de rendement).
Pendant ces 40 ans de vie, elle fonctionnera disons 30 ans a plein regime et produira donc 30*365*24 * 1GW = 262800 GW heure, soit 262800000000 KWH.
EDF nous facture ce courant environ 7 cents/KWH et pretend (selon divers sources) que ca lui coute 5 cents/KWH.
On bout de ces 40 ans, la centrale aura donc coute 262800000000*0.05 = 13140000000 Euros (13 milliard) et aura rapporte a EDF 262800000000*0.02 = 5256000000 Euros (5 milliards).
Sachant que ce type de centrale est le plus cher a fabriquer (disons 2 Milliards) et que le combustible lui-meme (cycle complet avec retraitement) est evalue a environ 1cent/KWH, soit 2628000000 Euros (disons 3 Milliards) et que l’on versera les salaires de 1000 personnes pendant 40 ans (a 6000 Euros avec charges, ca fait 40*12*1000*6000 = 2880000000 (disons 3 Milliards)....
DONC... 13 - 2 - 3 - 3 = 5. Il reste donc 5 milliards pour le reste des charges, y compris le demantelement.
Conclusion : Au pif, comme ca, ca se tiens. Le demantelement est inclus et Mme Lepage ferais bien de nous expliquer ou elle arrive a voir un facteur 4 oublie quelque part.
PS : J’ai volontairement arrondis les charges vers le haut et les revenus vers le bas (Regardez vos factures : Le KWH est plus proche de 8 que de 7 cent). Ce qui compte, c’est l’ordre de grandeur et si, quand vous avez deroule le calcul pifometrique, vous arrive a quelque chose que vous pouvez croire. Sinon, quelqu’un vous raconte des salades.
Voila voila.
RN.
IhM
Cela fait plaisir de voir que quelques uns ont les pieds sur terre...
Pour le démentellement :
Seule, la zone réactionnelle est concernée soit une cuve en acier que l’on peut facilement extraire en zone confinée et traiter sur place (découpage ou autre). Cela ne represente pas des milliards d’investissement.
Pour la sécurité des personne ; la robotisation est efficace depuis pas mal d’années.
Pour les "déchets" (pour l’ensemble du parc depuis la mise en service du premier reacteur) :
Les déchets les plus dangereux (vie longue et forte activité) représente 0.2% du total soit 1939 m3 (cumul depuis les premières centrales en service)...
Les déchets à vie longue de moyenne activité représente 4.6% du total soit 45 359 m3.
Le total est d’environ 50 000 m3 de produit très dangereux, soit un parallélépipède de 100m X 100m X 5m. Je pense que même compte tenu de la dangerosité, on devrait rapidement régler ce problème en 2 temps :
1) On stocke soit en piscine, soit en enfouissement.
2) On retraite quand on saura faire (d’autant que c’est du combustible potentiel)
pour + d’infos, merci de consulter le site de l’andra. http://www.andra.fr
g.jacquin
Trop tard pour toutes ces belles utopies !
L’océan antarctique n’absorbe plus sa (grosse) part de notre carbone, les émissions de GES croissent encore plus vite que les pires prévisions du GIEC, qui n’a pas modélisé non plus le dégazage des pergélisols ni les effets des canicules sur les végétaux ...
Le réchauffement est parti pour 10°C de plus en moyenne, les vraies grosses catastrophes seront là avant 2020, avec leur cortège de crises économiques, migrations et conflits en tous genres.
Que reste-t-il à espérer ? Un miracle, qu’on peut aider en bloquant un peu du rayonnement solaire qui nous arrive ou en le réfléchissant : la géoingénierie. On s’en occupera probablement trop tard, puisque ce serait admettre l’échec de notre civilisation et du "développement durable".
Effectivement cela me parait très tard ; mais tant qu’à faire, crevons dignement en abandonnant les paillettes inutiles du faux progres (des grilles pains à 9 vitesses ah ah ah !). On peut etre lucide et humoriste...et si possible retrouver comment planter des poireaux !
L’article repose sur des affirmations qui sont souvent erronées pour aboutir à la démonstration souhaitée.
Quelques exemples :
1°) Différence entre énergie et puissance : Une éolienne de 1 MW produit 1 MW quand le vent souffle suffisamment et jusqu’à 0MW quand il n’ y a pas de vent. Le bilan en énergie d’une éolienne est donc faible et aléatoire. Si un réseau nécessite 100 MW en plus, si l’on investit 100 MW en éolienne il faut investir en plus 100 MW pour se sustituer aux éoliennes les jours sans vent ou produire la différence la plupart du temps puisque les éoliennes sont rarement à 100% de puissance. C’est le cas des situations anticycloniques qui correspondent aux périodes les plus froides l’hiver et les plus chaudes l’été. Souvent dans ces situations, les maximums de consommation sont atteints.
2°) les éoliennes coûtent cher : Comme elles produisent peu d’énergie pour une puissance donnée et de façon aléatoire, même avec l’effet de série qui était mis en avant pour expliquer que les coûts allaient baisser et que les subventions seraient inutiles, le coût direct et le remplacement des éoliennes quand elles ne produisent pas générent un coût très élevé par à une centrale en base qu’elle soit au charbon, nucléaire ou au fioul.
3°) Les éoliennes et toutes les énergies dites nouvelles produiront qu’une faible partie de l’énergie nécessaire : Même en installant une èolienne de 1 MW tous les 3500 km de côte espacées de 200m on arrive en puissance (pas en energie voir ci-avant) péniblement au cinquième de la puissance installée. Cependant l’effet NIMBY (*) jouant, bonjour à l’aménageur de ce programme de rève.
4°) Il faut donc avoir un programme intelligent, ambitieux mais réaliste : Les économies d’energie sont un facteur essentiel (plus de place au transport fluvial et ferroviaire ; amélioration de l’isolation...). Installer des energies renouvelables pour une partie des besoins en électricité mais aussi avoir une production basée sur les nécessité de la France mais aussi de la quais totalité de l’Europe, c’est à dire qui nous garantit notre indépendance (ou du moins relative). Ce besoin énergétique vaut pour tous les usages comme le transport et le chauffage. Nous ne pouvons être (trop) dépendants de pays comme la Russie pour le gaz ou le moyen orient pour le pétrole. Le nucléaire est aussi un moyen de limiter notre dépendance.
5°) La société policière évoquée ramène aussi à de vieux poncifs et des considérations de l’état régalien. Il suffit de considérer les contrôles de sûreté exercés par l’état sur tout ce qui est petit mais joli et diffus (small is beautiful). L’essentiel des pollutions de nos eaux, de notre air sont la conséquence de ces petits producteurs (vous et moi en temps que consommateurs, ou bien des producteurs agricoles, industriels ou transporteurs) qui sont jamais ou rarement contrôlés (voir les sites DRIRE pour les contrôles des ICPE). Par ailleurs, je passe sur les risques terroristes qui conduisent aussi à l’impossibilité de surveiller les sites diffus (comme les circuits d’eau potable) pour en venir à la comparaison avec les pays qui sont équipés de centrales nucléaires et pas perçus comme des pays non démocratiques ou policiers comme la Suisse, la Belgique, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, l’Espagne, l’Allemagne, La Suède, la Finlande...
6°) le coût du démantèlement est inclus : contrairement aux autres énergies où rien n’est prévu, le nucléaire doit consacrer une partie de ses revenus pour isoler l’argent nécessaire au démantèlement dans un fonds dédié. Je renvoie les lecteurs à la nouvelle loi qui a renforcé les dispositions en la matière.
7°) N’en déplaise aux "anti", si l’on veut faire une démonstration il est nécessaire d’expliquer comment on réduit les gaz à effet de serre (satisfaire l’obectif de Kyoto) : Ce n’est pas avec des centrales à charbon propre, des centrales au gaz de cogénération.... c’est avec des économies d’energie, des énergies renouvelables et du nucléaire. A ce titre il est intérssant de considérer l’évolution d’un des papes de l’écologie James Lovelock.
En conclusion, il faudra dans le futut utiliser tous les moyens de production possibles. A l’inverse, penser que les energies renouvelables sont la solution unique et merveilleuse relève du mensonge. Si l’enseignement pratiqué correspond à la tonalité de l’article je plains nos chères têtes blondes à qui l’on fait rentrer des concepts orientés et non pas des faits. Je renvoie le lecteur à des pratiques de pays qui ne sont pas dans la liste que j’ai énuméré au préalablement ou bien d’autres temps...
(*) NIMBY, NIMEY, BANANA sont des effets universels. Juste pour NIMBY, ceux qui veulent une éolienne ou des dizaines d’éoliennes en face de chez eux peuvent se faire connaître auprès des filiales des grands groupes qui se feront un plaisir de les installer sous leur regard. J’espère que ceux qui soutiennent que les énergies renouvelables ont un parc d’éoliennes en face de chez eux.
pour cnf1
Faire reposer l’accroissement de la consommation énergétique uniquement sur les énergies renouvelables au moyen d’éoliennes est absolument fantaisiste.
Par contre se dire
1) qu’il faut réduire la consommation unitaire drastiquement car les gaspillages existent bel et bien (centre commerciaux climatisés, autoroutes illuminées en zones semi-rurale etc...)
2) que cette société policière (contrôles innombrables sous couvert d’objectifs sécuritaires) n’est pas spécialement favorable à la mise en place de structures souples et de partage
3) que nous DEVONS à la fois nous adapter (indépendamment des gaz à effet de serre, réchauffement existe et il faudra changer de comportements face à la chaleur etc) tout en étant tres clairs sur le TYPE DE SOCIETE QUE NOUS VOULONS CONTINUER A BATIR.
Sous quelles conditions pouvons-nous et voulons nous exporter des centrales nucléaires sur toute la planète ?
Sans abandonner l’économie de marché peut etre pourrions nous cesser de développer des modes de satisfaction des besoins uniquement d’une façon marchande (cf loisirs et recours au transport aérien etc...)
Arretons de dire que sans le nucléaire c’est le retour à la bougie ; combien de personnes ne montent jamais d’escalier à pied mais s’inscrivent dans des clubs d’amaigrissement ?
énergie renouvelables ne signifient pas aucun CO2.
Vous prenez l’exemple de l’allemagne, plein d’éoliennes, plus de CO2 que nous. Vous allez me dire c’est a cause des centrales a charbon/pétrole. Certainement mais elles sont indispensables dans le cas d’utilisation d’éoliennes. Quand il n’y plus de vent, c’est la seule source d’énergie qu’on peut activer a la demande très rapidement. Autre exemple le Danemark, la quasi totalité de l’énergie est éolienne, et ses émissions de CO2 par habitant sont beaucoup plus élevées qu’en France, et pourtant nous on a l’agriculture. La suisse (50% hydro 50% nucléaire), faibles émissions.
Les déhcets, tchernobyl ? faux problèmes. Je préfère des déchets nucléaires que des déchets gazeux qu’on ne peut absolument pas controler et on voit le résultat. Tchernobyl, 200 morts selon les études. A comparer a tous les morts dans les centrales a charbon depuis qu’elles existent.
Morts dans les centrales à charbon ET en plus ceux morts dans les mines (5 à10000/an)
Si l’Allemagne met "le paquet" sur le renouvelable c’est parce qu’elle est parmi les pays les plus pollueurs du fait des centrales au charbon.
Imago : sans le nucléaire ce n’est pas le retour à la bougie mais presque, attendez un peu (2015) que le pétrole soit à 500$ le baril (+ 30%/an depuis 7 ans alors qu’il n’y a pas encore pénurie, prolongez la courbe...)












