NaturaVox : partager pour préserver
ConsoSociétéAlimentationSantéBiodiversitéClimatÉnergies
Pour une relance du nucléaire en France

Article publié le 14 mai 2008

Avec l’envolée du prix des matières premières et le défi climatique qui impose une réduction des émissions de dioxyde de carbone, le débat énergétique est revenu au cœur des priorités politiques. Même si ces enjeux peuvent sembler très macroscopiques, chaque citoyen en mesure l’incidence concrète sur sa vie quotidienne quand il paie sa facture d’électricité, va à la pompe ou s’inquiète des effets du réchauffement climatique. Dans ce contexte, la France doit relancer ses investissements dans le nucléaire car cette énergie est à la fois bon marché et qu’elle n’émet pas de gaz à effet de serre.

Pour une relance du nucléaire en France

Nous devons une partie de notre prospérité aux choix faits par les responsables politiques et industriels français des années 60-70. Qu’il s’agisse du Général de Gaulle, de Pierre Messmer, de Valéry Giscard d’Estaing, de Marcel Boiteux ou de Georges Besse, tous ont participé à un choix stratégique qui s’est révélé payant pour notre pays : le développement de l’énergie d’origine nucléaire. Issue de la recherche militaire, des efforts du CEA mais aussi de la collaboration avec des industriels étrangers comme Westinghouse, cette orientation a nécessité un effort public sans précédent dans le domaine de l’énergie : 5 à 6 tranches nucléaires ont été mises en service par an au milieu des années 70 pour aboutir à un total de 58. Aujourd’hui, le nucléaire subvient à 80% de nos besoins électriques, pour un coût deux fois inférieur au thermique à flamme (charbon, fioul, gaz) et pour des émissions de CO2 quasi-nulles. Ainsi, pour ce qui est de la production électrique, la France émet moins de dioxyde de carbone que les Pays-Bas et 7 fois moins que l’Allemagne qui compte pourtant le plus grand parc éolien du monde.

On pourrait se satisfaire d’une telle situation en se contentant du statu quo, mais il faut au contraire valoriser nos atouts en choisissant de relancer le nucléaire en France. En effet, alors que la consommation électrique continue à croître dans notre pays, la France n’a pas installé de nouvelle tranche nucléaire depuis 1999. Le prochain réacteur de nouvelle génération EPR sera mis en service à Flamanville en 2012, mettant ainsi fin à une longue période de doute sur l’avenir du nucléaire dans notre pays. Ce réacteur est censé être une tête de série, il faudra bien, en effet, remplacer les tranches qui arriveront en fin de vie (comme Fessenheim) et accompagner la croissance de la consommation. La France a d’ailleurs trop tardé dans ces investissements, ce qui s’est traduit par une production électrique qui fait de plus en plus recours aux centrales thermiques à flamme et donc qui émet de plus en plus de gaz à effet de serre. Il serait erroné de tabler sur une baisse à venir de la production électrique en raison des politiques de maîtrise de la demande énergétique car il faut tenir compte du développement de nouveaux projets, en particulier la voiture électrique et la relance du chauffage électrique. La France a en effet un potentiel important de réduction de ses émissions de CO2 dans les secteurs des transports et du chauffage des logements. Malgré un piètre rendement thermodynamique, le chauffage électrique devient économiquement intéressant dès lors que le prix des matières premières s’envole. Il faudra bien des centrales nucléaires pour assurer le fonctionnement de ces nouveaux équipements.

Le développement du nucléaire est également un véritable enjeu de politique industrielle. La France a aujourd’hui deux grands atouts dans le commerce mondial : le luxe et l’énergie, il faut absolument conserver notre leadership dans ces secteurs pour rééquilibrer à terme notre balance extérieure. Aujourd’hui, EDF comme AREVA sont des fleurons que le monde nous envie, la France doit contribuer au développement de ces groupes à l’international, en prenant toutes les précautions nécessaires en ce qui concerne les risques d’exploitation, de prolifération et de gestion des déchets nucléaires. Il faut saluer à ce titre la création d’un agence française du nucléaire à l’international qui regroupe les grands industriels du secteur, l’Autorité de sûreté nucléaire, le CEA ou encore l’ANDRA qui gère les déchets radioactifs en France. Depuis son entrée à l’Elysée, Nicolas Sarkozy a réussi à faire du nucléaire un atout dans la compétition économique mondiale mais aussi un levier diplomatique, il faut l’en féliciter.

Restent deux doutes à dissiper : l’indépendance énergétique de la France et la gestion du risque nucléaire. Il faut tout d’abord rappeler que si les centrales nucléaires ont besoin d’uranium comme combustible, celui-ci ne représente qu’une petite part du coût de l’électricité nucléaire (environ 5%). En conséquence, les variations de prix de l’uranium n’ont qu’un impact limité sur le prix de l’électricité. De plus, les réserves en uranium sont assez bien réparties à travers le monde (Niger, Canada, Australie, Afrique du Sud, Kazakhstan,…) contrairement aux réserves pétrolières. Cela évite la formation de cartel et diminue le risque que peuvent faire peser les troubles politiques sur les cours mondiaux. Pour toutes ces raisons, même si la France ne produit quasiment pas d’uranium sur son sol, l’énergie nucléaire participe à la sécurité et à l’indépendance énergétique de la France.

En ce qui concerne le risque nucléaire, en particulier la gestion des déchets radioactifs, il faut ramener les choses à leur juste mesure. Les volumes de déchets hautement radioactifs, qui seront entreposés en stockage géologique profond (à 500 mètres sous terre) ne représentent que des volumes très faibles. L’image qui est souvent donnée pour quantifier la place occupée par ces déchets depuis le début du nucléaire en France est celle d’un terrain de foot sur 1 mètre de hauteur. Ce risque est donc parfaitement maîtrisable, et la France est le pays en pointe sur ce sujet grâce aux travaux de l’ANDRA. De plus, si l’on parle de développement du nucléaire, il faut résonner en termes de risque marginal supplémentaire. Chacun comprend bien que ce risque est à peu près le même que l’on ait 58 ou 65 tranches nucléaires, ainsi, il n’y a sur ce sujet que deux positions cohérentes : ou bien on estime que ce risque, aussi faible soit-il, ne doit pas être assumé et qu’il faut donc renoncer complètement au nucléaire en France, ou bien il faut développer le nucléaire autant qu’il est économiquement rentable. Toute position médiane, qui cherche à s’attirer les bonnes grâces de certains anti-nucléaires tout en maintenant les tranches en activité, est mauvaise par définition.

Le nucléaire doit donc être relancé en France et à l’international, la recherche sur les réacteurs de 4ème génération doit également être encouragée pour faire face à l’épuisement des ressources en uranium 235. Ce projet, résolument tourné vers l’avenir, est une opportunité pour notre industrie, pour les consommateurs d’électricité français et pour la lutte contre le réchauffement climatique.

lien image : http://images.google.fr/imgres... 

Bookmark and Share
137 votes

commentaires
votez :
par Atlantis (IP:xxx.xx4.175.14) le 14 mai 2008 à 10H15

"un choix stratégique qui s’est révélé payant"

Vous ne croyez pas si bien dire, mais au sens premier du terme. Payé avec nos impôts et en laissant la facture environnementale aux générations futures.

Pour le reste, l’article est une vaste blague, je vous laisse vous documenter sur la toile, il y a plein d’information pour démonter ce que vous y affirmez.

votez :
(IP:xxx.xx2.242.48) le 14 mai 2008 à 11H14

Infopublicité pour Areva & EDF ...

votez :
(IP:xxx.xx4.184.215) le 14 mai 2008 à 14H43

Exact : de l’infopub pur jus ! Et qui occulte, évidemment, le problème des déchets, qui, comme chacun sait, sont propres et s’auto dissolvent rien qu’en les regardant.

C’est quoi, ces articles de pub sur AV ? Natural Vox, hein ? On espère qu’Areva vous paye bien, au moins ...

votez :
par l’écolo (IP:xxx.xx8.53.218) le 17 mai 2008 à 17H11

En France, l’électricité, qu’elle vienne du nucléaire, du thermique ou des énergies dites "renouvelables", ne doit rien à nos impôts, mais tout à la facture que nous réglons à l’Edf.

Votre réaction "l’article est une vaste blague" montre la pauvreté de votre argumentation.

Pour le reste, le lobby anti-nucléaire est en effet très riche, très puissant, fort bien organisé et capable de s’offrir d’excellents propagandistes.

votez :
par l’écolo (IP:xxx.xx8.53.218) le 17 mai 2008 à 17H16

« Infopublicité pour Areva & EDF ... », « C’est quoi, ces articles de pub sur AV ? Natural Vox, hein ? On espère qu’Areva vous paye bien, au moins ... » :

vous ne faites que dénigrer, ce qui ne prouve rien, sauf que vous n’avez pas d’argument intéressant à opposer.

votez :
par karva (IP:xxx.xx0.33.59) le 14 mai 2008 à 11H19

Je suis profondement convaincu que la relance proposee par cette contribution est souhaitable.

Nous sommes confrontes en ce moment a de tres nombreux projets dans toute l’Europe de construction de centrales au charbon, par exemple, ENEL-les Italiens-veut transferer pres de la moitie de sa production electrique vers le charbon : les gaz et le fioul lourd qu’ils utilisent en ce moment deviennent trop cher et ils se voient interdire d’utiliser l’energie nucleaire. Or, c’est essentiellement quand meme sur des considerations de marche que les entreprises se decident.

Je puis donner une estimation du prix-en carburants, donc hors couts d’investissement et de fonctionnement autres- du MWh electrique des diverses sources d’electricite :

- Le fioul lourd est a 0.8 Doll/l et il en faut 200 litres pour faire un MWh, donc 160 doll/MWh. Autrement dit aussi, on a besoin d’a peu pres 1.3 Baril a 120 Doll/Baril, donc ca donne autour de 160 Doll/MWh

- Le gaz est monte en meme temps que le petrole, et il coute en ce moment pres de 12 Doll/MBTU a l’arrivee en centrale (un MBTU thermique est a peu pres un GigaJoule, il en faut au moins 6 pour produire un MWh). Ca fait 72 Doll/MWh.

- Le charbon importe "Rotterdam" est a 130 Doll/Tonne, et il en faut 330Kg pour produire un MWh : donc 43 Doll/MWh.

C’est le moins cher, bien que l’investissement dans une centrale au charbon moderne soit plus eleve qu’une centrale au gaz (au resultat, le charbon doit revenir a plus de 60 Doll, ou 40 Euros/MWh).

Le marche dans le domaine des "fossiles" favorise evidemment le charbon.

Seule alternative : le nucleaire, qui, a cause de l’elevation du prix du charbon, est aussi devenu le moins cher : entre 35 et 45 Euros/MWh, y compris les frais des tres lourds investissements, du retratement et du demantelement.

Je crois qu’il est urgent de faire le choix nucleaire : les investissements sur le charbon sont lourds, et ils sont faits pour longtemps. Si les electriciens europeens se relancent sur le charbon, comme cela semble se faire, les consequences sur le climat vont se faire sentir tres longtemps.

Le choix, c’est charbon contre nucleaire ! Le reste, c’est ...du vent !

Karva

votez :
par parkway (IP:xxx.xx1.238.209) le 14 mai 2008 à 16H57

KARVA, "Le gaz est monte en meme temps que le petrole, "

Posez vous donc la question du pourquoi de la chose ?

Pourquoi le prix du gaz augmente en même temps que le pétrole ???

ce ne serait pas par hasard dû pour des raisons financières plutôt que de la pénurie ???

le prix de l’énérgie dirige la production.

Ca n’intéresse pas les producteurs de vendre à perte, enfin des pertes suivant leurs façons de calculer, c’est à dire moins de bénéfices...

et bien évidemment avec une politique comme celle-là, on sera tjrs dans la pénurie...

tant mieux pour nos chers actionnaires.

mais en attendant, cela n’améliorera pas la richesse en gisement d’uranium, alors augmenter le nucléaire...

votez :
par karva (IP:xxx.xx0.33.59) le 14 mai 2008 à 19H35

Je vais essayer de reflechir a l’origine de l’augmentation du prix du petrole, et pourquoi le gaz semble suivre (avec retard..).

Ce n’est pas la penurie qui decide sur le long terme, je pense qu’il s’agit du prix de production le plus eleve qu’on est oblige de mettre en oeuvre. En la circonsatnce, beaucoup de mes amis ont estime que les petroles de l’Alberta.. ne pouvaient etre exploites si le prix etait inferieur a 70 Dollars le barril (ordre de grandeur). Si le prix ne s’etablit pas assez haut (sur le long terme), qui va investir dans du petrole si cher ? J’ai l’impression (je ne suis pas tout a fait sur de moi) qu’il y a encore pas mal de petrole, mais qu’il sera difficile a exploiter si le prix descend trop. Mais le prix peut quand meme descendre un peu...

Ensuite, le gaz est en concurrence avec le pertrole dans un certain nombre de domaines. Par exemple pour produire de l’electricite. L’Italie par exemple, utilise encore beaucoup de fuel lours pour faire d el’electricite (le chargement de l’ERIKA etait destine aux centrales italiennes). L’Italie essaie de promouvoir un nouveau gazoduc vers l’Est pour passer du fuel au gaz. Prodi vient de refuser la meme situation que Schroeder a prise : la direction de la societe imporatrice de gaz russe. Mia si le gaz concurrence (en partie) le petrole, il monte naturellement avec le petrole. Un peu moins vite. J’ai regarde les allemands, qui en renoncant au nucleaire ont certainement calcule que le gaz etait alors (il y a 10 ans) tres rentable : leurs economistes sont tres inquiets (et etonnes) de la montee du prix du gaz ! Si vous, comme mes amis, commencent a se chauffer au gaz plutot qu’au fuel, alors le gaz va monter. Normal. De plus, si la conso augmente, il semble qu’on n’ait pas tant de gaz que ca : il deveint plus difficile a produire...

Resultat, on se tourne vers le charbon. Ca c’est vraiment embetant, car il semble y en avoir pas mal.

Karva

votez :
par Bulgroz (IP:xxx.xx7.231.140) le 14 mai 2008 à 11H52

En regardant le site de l’ANDRA, on y apprend que les déchets très dangereux cumulés depuis le début du nucléaire en France, représente 50 000m3 soit un parallélépipède de 100 m de coté par 5 m de hauteur. Une grande partie se trouve en piscine ou stockée sur des sites parfaitement sécurisés.

Sans oublier que les réacteurs de génération 4 consommeront ces déchets.

Mais les écolos auto proclamés spécialistes de l’énergie préfèrent les émissions dans l’air des gaz à effets de serre.

Grâce aux écolos, l’Allemagne qui déjà produit 2 fois plus de gaz carbonique que la France est en train de construire 40 centrales à charbon.

En 2007,aux USA, " les centrales thermiques ont rejeté plus de 2,3 gigatonnes de gaz carbonique dans l’atmosphère, soit près de 40% du total américain. Les centrales thermiques au charbon représentent à elles seules 1,9 gigatonne."

"L’inventaire recense 1184 centrales de production d’électricité réparties sur le territoire des Etats-Unis. Avec respectivement 262 et 139 millions de tonnes, le Texas et l’Ohio sont en tête des Etats émetteurs. Les émissions du secteur électrique de ces deux Etats cumulés sont supérieures aux émissions totales de gaz à effet de serre de la France.

La centrale au charbon " Robert W Scherer " située à Juliette en Géorgie est le point d’émission de CO2 le plus important des Etats-Unis. Ses quatre tranches de 880 MW chacune ont produit plus de 27 millions de tonnes de gaz carbonique en 2007, soit davantage que l’ensemble du secteur électrique d’un pays comme le Brésil."

Alors, les écolos préfèrent qu’on émette dans l’air pour tout le monde plutôt que d’avoir des déchets dans des endroits maîtrisés et parfaitement sécurisés.

http://www.enerzine.com/14/4480+les...

votez :
(IP:xxx.xx4.184.215) le 14 mai 2008 à 14H46

par Bulgroz (IP:xxx.x97.231.140) le 14 mai 2008 � 11H52 En regardant le site de l’ANDRA, on y apprend que les déchets très dangereux cumulés depuis le début du nucléaire en France, représente 50 000m3 soit un parallélépipède de 100 m de coté par 5 m de hauteur. Une grande partie se trouve en piscine ou stockée sur des sites parfaitement sécurisés.

Sans oublier que les réacteurs de génération 4 consommeront ces déchets.

Bien sûr ! Et, en attendant, tu proposes de les entreposer dans ton jardin, je suppose, toi qui n’est ni écolo, ni bobo, mais un bon patriote, n’est-ce pas, bulgroz ? ;-)

votez :
par kiki (IP:xxx.xx3.126.139) le 14 mai 2008 à 13H02

article de propagande,par un auteur vendu et de mauvaise foi,de la pure deaube !!! l’uranium n’a aucun avenir ni militaire ni civil,on ne maitrise rien du tout et surtout pas le retraitement des déchets ,une bombe à retardement pour gogo,comme l’auteur !!

votez :
par l’écolo (IP:xxx.xx8.53.218) le 17 mai 2008 à 17H22

kiki a écrit : « article de propagande,par un auteur vendu et de mauvaise foi,de la pure deaube !!! » :

1. peu importe qu’il s’agisse de propagande, ce qui serait intéressant, et intelligent, ce serait d’en montrer les éventuelles failles, ce dont vous êtes, évidemment, incapable,

2. les injures que vous adressez à l’auteur ne salissent que vous.

votez :
par tss (IP:xxx.xx0.146.50) le 14 mai 2008 à 13H27

l’auteur,

vous ne seriez pas le fils caché d’anne Lauvergeon ,par hasard ?

votez :
par jcm (IP:xxx.xx5.109.245) le 14 mai 2008 à 13H50

Marrant que l’on s’imagine encore à ce point dans l’immuable pour prôner des "solutions" qui exigent, pour être sûres à très long terme (et la durée de vie des radionucléides en jeu exige des solutions offrant une bonne sécurité sur quelques milliers d’années) une grande stabilité qui se manifeste dans au moins 4 domaines : le social, le politique, le climatique et le géologique.

Si sur le dernier nous pensons avoir correctement pris le risque en compte (à démontrer cependant : toutes nos centrales tiennent-elles correctement compte des risques sismiques liés à leur lieu d’implantation ?) la question climatique est plus brûlante.

Qui a pu démontrer que nous aurions toujours assez d’eau pour refroidir nos centrales des bords de fleuves, et pas trop d’eau pour celles du littoral (élévation des niveaux marins, et l’on se souvient que la centrale du Blayais avait été menacée par les eaux lors de la tempête de 2009) ?

Souvenons-nous que les centrales sont construites pour une soixantaine d’années : il faut, pour notre sécurité, que TOUS les risques sur 60 ans à venir soient correctement envisagés : la mer montera-t-elle de 20, 60 cm ou 3 mètres d’ici la fin de ce siècle ?

Nous ne sommes PAS dans l’immuable, moins que jamais peut-être, et combien de civilisations longtemps prospères se sont-elles finalement effondrées, heureusement sans nous laisser de déchets radioactifs !

On verra que les risques politiques et sociaux augmenteront en proportion des manifestations du réchauffement du climat.

Parvenus à un certain seuil nous atteindrons un point pour lequel nos sociétés deviendront très instables : il ne faut pas exclure que cela survienne, et le simple fait que le baril de pétrole devienne hors de prix pour la plupart peut amorcer de fortes déstabilisations.

Cela pour dire que l’humanité est aujourd’hui dans un état de danger qu’elle n’a probablement jamais connu.

Dans ces conditions il me semble de la plus grande incurie de proposer des "solutions" qui seront les plus dangereuses que l’on pourra imaginer dès qu’un des rouages de la mécanique sur laquelle elles reposent (et qu’elles alimentent) fera mine de se bloquer.

Et on lit en commentaire sous la plume de Karva : "Le choix, c’est charbon contre nucléaire ! Le reste, c’est ...du vent !", ce qui démontre un mépris du soleil que je ne partage pas.

Car vu comme certaines choses avancent le choix pourrait bien intégrer demain le soleil à très grande échelle : TREC-FRANCE ? Coopération Trans-méditerranéenne pour les Energies Renouvelables ;

votez :
par l’écolo (IP:xxx.xx8.53.218) le 17 mai 2008 à 17H27

à jcm qui a écrit « toutes nos centrales tiennent-elles correctement compte des risques sismiques liés à leur lieu d’implantation ? »

les séismes qui se sont produits en France, en Inde, au Japon, en Chine et ailleurs n’ont provoqué aucune catastrophe (seulement quelques dégâts matériels dans certaines centrales).

On peut en déduire que le risque sismique est bien pris en compte.

votez :
par l’écolo (IP:xxx.xx8.53.218) le 17 mai 2008 à 17H37

À jcm qui a écrit : « Qui a pu démontrer que nous aurions toujours assez d’eau pour refroidir nos centrales des bords de fleuves, et pas trop d’eau pour celles du littoral (élévation des niveaux marins, et l’on se souvient que la centrale du Blayais avait été menacée par les eaux lors de la tempête de 2009) ? »

Le jour où nous n’aurons plus d’eau dans nos fleuves, nous aurons un souci plus gros encore que le manque d’énergie. Mais, vous-même n’êtes pas capable de prévoir une pareille situation, vous ne pouvez que l’imaginer. Sortez donc de votre littérature catastrophiste et revenez sur terre pour tâcher de résoudre les problèmes existants et prévisibles.

La centrale du Blayais n’a jamais été menacée et sa sécurité n’a jamais été mise en cause. Vous exagérez à plaisir ce qui n’a été qu’un incident.

Pour ce qui est de la montée, hypothétique, des eaux, je puis vous rassurer : si elle a lieu, ce sera de façon suffisamment progressive pour que des mesures puissent être prises à temps. Je croyais que vous saviez cela.

votez :
par l’écolo (IP:xxx.xx8.53.218) le 17 mai 2008 à 17H48

à jcm qui a écrit : « Nous ne sommes PAS dans l’immuable, moins que jamais peut-être, et combien de civilisations longtemps prospères se sont-elles finalement effondrées » :

quel lyrisme, c’est presque du délire ! Une civilisation ne s’effondre pas comme un bâtiment, délivrez-vous donc de cette crainte superstitieusse.

Nous avons assisté à l’effondrement de la civilisation soviétique, et ses centrales nucléaires n’en ont pas souffert, bien au contraire.

Vous n’avez toujours pas émis un seul argument valable contre l’énergie nucléaire. Vous ne faites que persifler et imaginer des scénarios de films hollywoodiens.

votez :
par jcm (IP:xxx.xx5.105.58) le 19 mai 2008 à 16H44

@ l’écolo :

Auriez-vous oublié que lors de la canicule 2003 on aspergeait Fessenheim avec des pulvérisateurs car la centrale avait atteint son point de sécurité thermique ?

Avez-vous oublié que pour plusieurs autres centrales EDF a demandé une dérogation pour élever ses températures de rejet d’eau de refroidissement ?

Nous étions bien là aux limites de ce que pouvaient tolérer les installations.

Que se serait-il produit avec des niveaux d’eau plus faibles conjugués avec quelques degrés de canicule de plus ???

votez :
par l’écolo (IP:xxx.xx8.53.218) le 20 mai 2008 à 10H54

à jcm qui a dit : « Auriez-vous oublié que lors de la canicule 2003 on aspergeait Fessenheim avec des pulvérisateurs car la centrale avait atteint son point de sécurité thermique ? »

C’est cette aspersion préventive qui a permis de continuer la production de la centrale sans prise de risque supplémentaire.

Il faut voir là un des effets de notre culture de sûreté qui consiste à agir de façon raisonnée au lieu d’attendre ou de ne rien faire.

Auriez-vous oublié que le procédé a été utilisé également sur des centrales thermiques, car elles ont aussi besoin d’être refroidies ?

Auriez-vous oublié que le procédé a fonctionné à la satisfaction générale ?

votez :
par l’écolo (IP:xxx.xx8.53.218) le 20 mai 2008 à 11H09

à jcm qui a dit : « Avez-vous oublié que pour plusieurs autres centrales EDF a demandé une dérogation pour élever ses températures de rejet d’eau de refroidissement ? »

Les températures autorisées pour les rejets d’eau de refroidissement font aussi partie de notre culture de sûreté.

La limite n’est pas posée au niveau où si elle est dépassée d’un rien, tout explose.

Elle est calculée de façon à pouvoir être dépassée dans certaines circonstances en imposant un contrôle plus rigoureux.

Les limites de sûreté sont toujours bien en deçà de ce qui peut être supporté, que ce soit dans le nucléaire ou dans l’aéronautique.

C’est ce qu’impose une culture de sûreté bien intégrée.

Évidemment, les anti-nucléaires tentent d’effrayer les gens avec les précautions qui sont prises pour les protéger, ce n’est pas très honnête, mais quand on manque d’arguments sérieux…

votez :
par l’écolo (IP:xxx.xx8.53.218) le 20 mai 2008 à 11H25

à jcm qui a dit : « Que se serait-il produit avec des niveaux d’eau plus faibles conjugués avec quelques degrés de canicule de plus ? ? ? »

La multiplication amplifie l’intensité dramatique que vous voulez donner à votre question, mais ne la rend pas plus raisonnable.

En 2003, certaines centrales ont baissé ou stoppé provisoirement leur production.

C’est tout simple : lorsque les conditions ne s’y prêtent plus, l’exploitation est arrêtée ou ralentie, et cela se produit bien avant qu’un danger réel se profile à un horizon même lointain.

Ce qu’il ne faut surtout pas oublier, c’est que même si l’accident le plus grave se produit – le cœur du réacteur qui chauffe au point de commencer à fondre – il est possible de tout arrêter avant que les conséquences n’en soient graves pour les travailleurs, les populations ou l’environnement. Nous en avons la preuve depuis l’accident de Three Mile Island (Pennsylvanie, États-Unis), en 1979.

Actuellement, si les conditions d’exploitation s’écartent de la normale et si l’action humaine n’est pas suffisamment rapide, l’arrêt devient automatique.

votez :
par l’écolo (IP:xxx.xx8.53.218) le 20 mai 2008 à 17H11

à jcm qui, en référence à la canicule de 2003 a dit : « Avez-vous oublié… ? »

ayant répondu à chacune de vos questions et remarques, je n’ai donc rien oublié parce que j’ai vraiment cherché à savoir ce qui c’était passé le plus exactement possible et même ce qui se serait passé si…

Il se trouve que j’effectuais un bref passage dans les Pyrénées Orientales au moment de la canicule de 2003, et je me souviens avoir constaté qu’aucune éolienne ne tournait si peu que ce soit dans ce coin réputé pour être le plus venteux de France.

Je me souviens avoir demandé à des amis qui résidaient dans la région d’observer ce phénomène, et ils ont été formels : de fin juin à mi-août aucune éolienne n’a tourné.

C’était normal, il s’agissait d’une situation anticyclonique.

Comme cet anticyclone a paralysé toutes les éoliennes de France, que se serait-il passé si nous avions trop misé sur l’éolien ?

1.- tout simplement une forte surcharge du réseau et, de délestage en délestage, toute la France aurait été privée d’électricité,

2.- il aurait fallu faire donner à fond toutes les centrales thermiques à flammes dont nous aurions pu disposer, au prix d’une énorme augmentation de la pollution et d’un formidable dégagement de CO2,

3.- comme cela aurait à peine suffit à faire fonctionner les réseaux spéciaux (hôpitaux, police, pompiers, militaires et autres points sensibles), il aurait fallu acheter, à prix d’or, de l’électricité étrangère,

4.- et, même cela, on peut le dire sans risque de se tromper, n’aurait pas suffit car une bonne partie de l’Europe se trouvait dans la même situation,

5.- donc, pour tenter de sauver nos industries, l’électricité des particuliers, artisans et Pme aurait été distribuée au compte-goutte, avec toutes les conséquences qu’on peut en attendre pour les gens habitant au-dessus du quatrième étage, tout le monde se retrouvant sans réfrigérateur, sans télévision, sans ordinateur, sans distributeur de billets de banque, la vente de carburants réduite à une ou deux heures par jour, la plupart des commerces fermés, métro, trams et trains immobilisés…

6.- j’en reste là pour ne pas fatiguer le lecteur.

N’oublions pas, oh surtout pas, que cette situation anticyclonique se produit plusieurs fois dans l’année, bien que sur des périodes plus courtes, et même l’hiver – mais l’hiver le bon peuple s’en rend moins compte parce que l’effet canicule ne joue pas, il fait simplement, et normalement froid, alors on se chauffe à l’électricité nucléairo-hydro-thermique à flamme et on met un pull supplémentaire, et on grogne.

Le problème de l’énergie ne peut pas se résoudre avec de bonnes intentions, des idées utopiques et une idéologie tyrannique.

Il faut des techniques éprouvées capables de fournir une électricité bon marché, de qualité industrielle, et en quantité suffisante.

J’insiste sur le prix de l’électricité qui possède un fort impact social. Si le prix de l’électricité augmente, alors tous les produits sont amenés à voir leurs prix grimper, comme nous le voyons actuellement avec le gaz et le pétrole.

Vous voulez imposer des énergies qui sont à la fois insuffisantes (même en les mettant toutes ensemble), aléatoires (parce que leur production dépend des fantaisies de la météo) et très diffuses ce qui rend leur exploitation très onéreuse (entre quatre et dix fois ce que coûte le charbon ou le nucléaire).

L’impact social du prix de l’électricité, ça non plus il ne faut pas l’oublier.

votez :
par sobriquet (IP:xxx.xx0.253.218) le 28 mai 2008 à 17H39

J’en ai marre d’entendre des pro-nucléaires dire "l’éolien c’est pas mieux" alors que personne n’a abordé le sujet de l’éolien. Ce n’est pas parce que l’on est anti-nucléaire que l’on est pro-éolien.

votez :
par Dimetrodon (IP:xxx.xx4.111.124) le 14 mai 2008 à 14H05

Après lecture de ce publireportage scandaleux, propre à inciter les gogos à continuer de massacrer la nature (qui nous le rend bien, soit dit en passant), je me demande si NaturaVox ne devrait pas se rebaptiser NUCLEOVOX ou ATOMICVOX ???

 :-(( C’est tout simplement inadmissible qu’on laisse un pro-nucléaire s’exprimer sur un site censé nous proposer des solutions réelles pour sortir de l’enfer promis aux générations futures avec les tonnes de déchets nucléaires dont on ne sait pas quoi faire.

Quant aux centrales de "4e génération" supposée consomer les déchets nuéclaires, c’est un énorme canular, un pur foutage de gueule : on ne peut pas faire mentir la loi universelle de conservation d’énergie. En clair, une fois que l’on a épuisé l’energie d’un carburant, comment ce carburant pourrait-il encore fournir de l’énergie ?

Faut arrêter de prendre les gens pour des kon, nous aussi nous savons lire, étudier et comprendre.

Dimétrodon, un écolo ayant une vraie formation scientifique et les yeux ouverts.

Un tel article n’aurait jamais dû être publié sur NaturaVox, c’est vraiment le meilleur moyen de décrédibiliser ce site.

A quand un article sur les projets délirants de voitures individuelles propulsées à l’uranium pauvre ? :-o

votez :
par jcm (IP:xxx.xx5.109.245) le 14 mai 2008 à 14H22

Certes l’article n’a pas de grandes qualités, cependant je ne suis pas d’accord, Dimetrodon, sur ceci : "C’est tout simplement inadmissible qu’on laisse un pro-nucléaire s’exprimer...".

Au contraire il faut (encore...) que le débat ait lieu, ce qui implique que tous puissent s’exprimer.

C’est dans la confrontation des arguments que peut émerger le meilleur des compromis et il s’agit bien, en matière d’énergie, que nous sachions parvenir à des compromis satisfaisants entre nos besoins (réels et supposés) et les moyens que nous déployons pour les satisfaire.

On peut même souhaiter que les partisans du nucléaires ne soient pas médiocres, et qu’ils prennent en compte par exemple des hypothèses que j’évoque sur les instabilités potentielles de nos sociétés : cela peut (très improbable !!!) les conduire à inventer des solutions qui mettrait le nucléaire hors de la prise des phénomènes climatiques, politiques et sociaux qui en décupleraient les dangers, ou bien les conduire à beaucoup plus de prudence dans la promotion du nucléaire (mais faudrait-il qu’ils sachent réfléchir en s’éloignant des poncifs mille fois répétés), jusqu’à un éventuel revirement.

A ce sujet la Chine, suite au tremblement de terre, a ordonné la révision approfondie de ses centrales nucléaires.

Cela manifeste la conscience aigue qu’ont les autorités du danger sismique pour ce type d’installations.

Heureusement il semble qu’aucune d’entre elles n’ait été affectée par ce séisme.

Qu’en aurait-il été de l’opinion mondiale si une centrale avait été éventrée par les secousses, avec nuage radioactif à la clef ???

Et il n’est pas impossible que cela se produise un jour...

votez :
par karva (IP:xxx.xx0.33.59) le 14 mai 2008 à 17H25

Le nucleaire doit etre gere sur des generations, et il supporte mal une periode de desordre ou d’instabilite.

Votre point me parait important. La catastrophe de Tchernobyl est un bel exemple de ce qui peut arriver a l’effondrement d’un monde, car elle est en bonne partie liee a l’extraordinaire irresponsabilite des conducteurs de la centrale. Mais aussi a une conception (instabilite) et une construction (pas d’enceinte de confinement..) qui permettaient un accident grave dans ce reacteur. Ces choses-la n’existent pas sur nos reacteurs, et l’accident de Three Miles Island n’a pas eu de consequences. Bien entendu, il est impossible d’affirmer qu’on n’aura jamais encore des accidents.

Mais quand on batit une maison, qu’on fait des enfants, qu’on ecrit des livres, qu’on fait de la recherche...on fait aussi un pari sur l’avenir ! Et il arrive un jour une tremblement de terre qui -je pense au Setchouan- fera bien plus de morts que Tchernobyl....Mais on a moins peur d’un tremblement de terre que d’un accident nucleaire !

Sur le nucleaire, je trouve assez ridicule une personne comme Gorbatchev qui, chef de l’etat alors, peut etre considere comme le responsable en chef de Tchernobyl et qui va maintenant expliquant que le nucleaire c’est tres dangereux pour ne pas prendre la moindre responsabilite dans cet accident !

L’homme en inventant se condamne a vivre dangereusement...mais je desapprouve les precheurs d’apocalypse qui sement partout la peur du progres des sciences, des techniques, de la medecine...

Karva

votez :
par jcm (IP:xxx.xx5.109.245) le 14 mai 2008 à 18H10

@Karva :

En écrivant "Le nucleaire doit etre gere sur des generations, et il supporte mal une periode de desordre ou d’instabilite." vous admettez donc la possibilité que des dysfonctionnements de notre société suffisamment profonds nous laisseraient à la fois sans électricité et avec, dans notre entourage, des installations devenues immensément plus dangereuses qu’elle ne peuvent l’être actuellement.

Il faut comprendre "notre entourage" l’ensemble du territoire français, au gré des vents, car si accident il y avait sur une ou plusieurs de notre soixantaine de centrales qui guiderait les retombées dans la "bonne" direction ?

Alors mettons en face la solution vers laquelle pointait le lien que je fournissais, le solaire thermique par concentration (CSTP, Concentrated Solar Thermal Power), en utilisant les lieux les plus favorables à l’implantation de très grosses installations que sont les déserts.

Il suffirait d’une petite fraction de la surface des déserts à fort ensoleillement pour alimenter en électricité l’ensemble de la planète.

Les centrales de production pourraient en outre fournir de l’eau dessalée ainsi que des surfaces appropriées à des cultures en serres (sous les miroirs concentrateurs).

En fait les centrales solaires feraient partie d’un réseau inter connecté utilisant différentes sources renouvelables parmi lesquelles l’éolien, l’hydraulique, l’énergie des marées...

Le transport à longue distance de l’électricité se ferait en courant continu à haute tension : rien de bien révolutionnaire dans l’ensemble d’un tel projet, des technologies maintenant assez bien rodées mais en évolution constante (pas tellement en France, of course, j’en conviens...).

Un tel réseau nécessiterait aussi une bonne stabilité de nos sociétés mais, en cas de coup de trafalgar, ne menacerait pas notre sécurité du fait de la dispersion de substances radioactives dont ont connaît l’extrême dangerosité à court, moyen et long terme.

Par ailleurs personne ne prétend que le nucléaire pourrait fournir l’ensemble de l’électricité dont les humains ont besoin, c’est un des points de supériorité du solaire par concentration sur le nucléaire.

Ainsi, avec le nucléaire, le charbon pourrait, à condition que nous le voulions vraiment, être détrôné par le CSTP.

Je suis de ceux qui souhaitent qu’il en soit ainsi car l’un des points forts de ce CSTP est son absence totale de dangers.

Le site que je donnais en lien vous permettra de faire plus amplement le tour de cette question.

votez :
par karva (IP:xxx.xx0.33.59) le 14 mai 2008 à 18H46

Bon, j’ai oublie le solaire a concentration. Il me semble que son cout est estime dans les rapports officiels autour de 140 Euros/MWh.

Il a fait l’objet de lobbying dans des articles de Monde, car il existe un projet allemand de produire l’electricite a partir du sahara. J’ai essaye de regarder : les allemands ont une exposition solaire annuelle equivalente en moyenne de 1200 heures par an, le Sud de la France vers 1600 et le Sud de l’Espagne et le desert saharien de 2000. Donc on peut esperer faire du solaire a concentration moins cher dans un desert et importer de l’electricite de la bas.

Dans le meme temps, on a appris a transmettre l’electricite sur de tres grandes distances (3000 Km vers l’Allemagne), au prix de pertes de l’ordre de 10-15%, et avec un investissement assez lourd (Haute tension continue)...

D’abord je doute qu’on arrive a en descendre suffisamment le prix pour le rendre tres interessant (ca veut dire descendre en dessous de 50 euros/MWh).

Ensuite, il y la caractere tres intermittent de la ressource : 2000 heures sur pres de 9000 dans une annee. Plus difficile d’ameliorer l’amortissement des lignes....

Sauf que je me suis rendu compte que le projet etait en fait "combine" : quand il n’y a plus de soleil on ferait de l’electricite avec du Gaz (algerien). Et la le calcul me parait bien fute : on sait depuis longtemps qu’il est sans doute moins cher de faire de l’electricite sur le gisement de gaz et de transporter l’electricite que de transporter le gaz et de faire de l’electricite sur le lieu de consommation ! C’est peut-etre ca le but cache : on donne une sucette aux ecolos en produisnat 15% du temps du solaire...si ca devient vraiment rentable, pour bruler sur place le reste du temps du gaz algerien...Pas tres durable. meme si le gaz fait 40% en moins de CO2 que le charbon dans une centrale recente....

Parions donc que les centrales a concentration resteront marginales (il s’en fait en Espagne, mais en Espagne, il se fait beaucoup ...de centrales thermiques !).

Un commentaire : en ce moment, je vois bien des gens faire feu de tout bois. Ca me rappelle ma jeunesse, quand je lisais la collection des "Science et Vie" de la guerre : c’est extraordianire le nombre d’inventions type "concours Lepine" qui se faisaient en ces temps de penuries... Ca me parait trouver son origine dans la peur de redemarrer le nucleaire, mais je vois de moins en moins ce qui pourrait le remplacer..

Mais surtout pas des centrales au charbon, SVP !

Karva

votez :
par karva (IP:xxx.xx0.33.59) le 14 mai 2008 à 19H17

Votre argumentation basee sur la finitude des ressources nucleaires ne tient pas.

Bien sur, tout est fini. Mais si on arrive a bien bruler l’uranium dans des generation IV, ca veut dire qu’on en consomme a peu pres 50 fois moins. C’est enorme, car il semble y avoir pas mal d’uranium exploitable a des prix raisonnables (on parle de 20 millions de tonnes, ce qui fait des siecles dans les reacteurs actuels et au rythme actuel).Si on multiplie ca par 50, ca serait raser gratis.

Bien sur, ca sera pas gratis, mais des isotopes capables de fournir de l’energie nucleaire, il y en a d’abondance sur terre !

Savez-vous qu’ils viennent des etoiles du passe, en particulier des etoiles qui ont explose ?

Au fond, c’est du solaire...

Karva

votez :
par jcm (IP:xxx.xx5.109.245) le 15 mai 2008 à 11H26

Une fois de plus "l’argument" de la peur, cela devient plus que lassant !

De quelle nature est notre discussion ?

L’exploration des possibles afin de satisfaire certains de nos besoins énergétiques, et tous les "possibles" ne se valent pas, nous en serons probablement d’accord.

Imaginons que nous nous livrions au même type d’exploration afin de projeter la construction d’un immeuble.

Nous aborderions tôt ou tard la question des accès aux étages : corde lisse et nœud de Prusik pour la montée, toboggan pour la descente, corde à nœud à chaque balcon, tronc d’arbre à encoches, échelle mobile, escalier, ascenseur, pile de draps à nouer dans chaque chambre.... voilà quelques-uns des possibles, pas tous très classiques certes.

Je parierais que nous choisirions escalier + ascenseur, non parce-que nous aurions PEUR de la corde à nœud et autres solutions acrobatiques mais parce-que ce sont les solutions qui présentent le plus d’avantages et le moins d’inconvénients, notamment d’utilisation, à court, moyen et long terme.

C’est donc un choix répondant à une logique, et je m’appuie sur la même démarche dans le domaine des choix énergétiques, ou pour tout ce qui concerne les évaluations que je fais de certaines choses.

Vous écrivez "...je desapprouve les precheurs d’apocalypse qui sement partout la peur du progres des sciences, des techniques, de la medecine..."/

Je ne sème pas la peur, je formule des critiques, et envisager la possibilité qu’une centrale, nucléaire, à charbon, à gaz ou solaire soit détruite par un séisme (ou un autre phénomène violent) est un minimum préalable à tout projet, cela fait partie d’une indispensable évaluation des risques de laquelle découlera des mesures de sécurité chargées de les annuler.

Les premiers à effectuer ce type de raisonnement sont les industriels, vous le savez probablement.

Ce n’est pas qu’ils ont peur mais qu’ils souhaitent que leurs constructions fonctionnent sans subir de trop gros dommages.

Vous utilisez le terme de "progrès" : nous n’avons probablement pas la même définition à y accoler.

Pour moi un très grand progrès serait que nous sachions nous approvisionner en énergie sans générer des dangers dont nous savons parfaitement qu’au delà d’un seuil, somme toute assez facile à atteindre, nous en perdrions toute maîtrise.

C’est tout à fait le danger propre au nucléaire : toute autre solution serait un GRAND PROGRES.

Car rien ne peut justifier le choix de la solution la plus dangereuse quand on dispose d’autres possibilités.

votez :
par jcm (IP:xxx.xx5.109.245) le 15 mai 2008 à 23H48

@ Karva :

Vous écrivez : "C’est peut-etre ca le but cache : on donne une sucette aux ecolos..." et je m’interroge vraiment sur votre bonne foi !!!

Vous vous référez à un article du Monde que j’ai lu en son temps mais dont je n’ai pas un souvenir suffisamment exact pour le commenter maintenant, dans lequel il n’était pas question de "donner un joujou aux écolos" en tous cas.

Quoi qu’il en soit je vous ai fourni un lien vers le site TREC-France que vous n’avez visiblement pas visité, ou de façon vraiment superficielle.

Sinon vous y auriez trouvé ce qui motive exactement les signataires du projet, le Centre Helmholtz de recherche aérospatiale (DLR) et l’Agence algérienne pour les énergies renouvelables (New Energy Algeria ou NEAL) en lisant : Un méga-câble va alimenter l’Allemagne en électricité solaire algérienne tandis que sur la page A propos de TREC vous auriez trouvé des précisions que visiblement vous ignorez en ce qui concerne TREC et DESERTEC.

Une lecture attentive de ces documents vous convaincra peut-être que l’alternative "nucléaire/charbon" qui semble vous hanter n’est pas la seule perspective envisageable.

votez :
par l’écolo (IP:xxx.xx8.53.218) le 17 mai 2008 à 17H58

à Dimetrodon qui a écrit : « C’est tout simplement inadmissible qu’on laisse un pro-nucléaire s’exprimer… » :

il est vrai que c’est très gênant de laisser s’exprimer ne serait-ce qu’un seul « pro-nucléaire » parce que les « pro-nucléaires » sont les seules personnes capables d’exposer de véritables arguments, parce que ce sont des gens qui acceptent la discussion, parce que, dans une discussion, ils tiennent compte des arguments de leurs interlocuteurs, parce que, enfin, les « pro-nucléaires » sont suffisamment prudents pour ne pas s’opposer à d’autres sources d’énergies selon leurs qualités.

Essayer de comprendre les arguments des autres : quel mauvais exemple, vous avez bien raison !

votez :
par l’écolo (IP:xxx.xx8.53.218) le 17 mai 2008 à 18H13

à Dimetrodon qui a écrit : « Quant aux centrales de "4e génération" supposée consomer les déchets nuéclaires, c’est un énorme canular, un pur foutage de gueule : on ne peut pas faire mentir la loi universelle de conservation d’énergie. En clair, une fois que l’on a épuisé l’energie d’un carburant, comment ce carburant pourrait-il encore fournir de l’énergie ? » :

Qu’est-ce que c’est que cette « loi universelle de conservation d’énergie » ?

Lorsque vous prenez un morceau de bois et que vous n’en brûlez qu’une partie, vous pouvez toujours brûler le reste plus tard : il en va de même avec les réacteurs nucléaires à neutrons lents.

Une centrale nucléaire à neutrons lents ne consomme qu’environ 2 % de l’uranium enrichi. Les réacteurs à neutrons rapides peuvent utiliser la quasi-totalité de ce que les centrales à neutrons lents n’ont pas utilisé.

C’est ainsi que fonctionnait Superphénix, et c’est pour cette raison (la disparition quasi intégrale des déchets nucléaires) qu’il était essentiel pour les anti-nucléaires d’obtenir sa destruction. Ce qui fut fait à coups de chantage électoral.

Phénix fonctionne sur le même principe, mais ce n’est qu’un réacteur d’étude. Cependant, les anti-nucléaires le considèrent comme tellement dangereux pour leur idéologie qu’ils veulent sa destruction à lui aussi. Ainsi, pour les anti-nucléaires, il devient interdit d’étudier ce qui pourrait sauver l’humanité.

votez :
par l’écolo (IP:xxx.xx8.53.218) le 17 mai 2008 à 18H16

à Dimetrodon qui a écrit : « A quand un article sur les projets délirants de voitures individuelles propulsées à l’uranium pauvre ? » :

pas avant qu’un prototype soit à l’étude

http://agoravox.fr/smileys/tire_la_... http://agoravox.fr/smileys/tire_la_...

votez :
par l’écolo (IP:xxx.xx8.53.218) le 17 mai 2008 à 19H12

à jcm qui a écrit : « En écrivant "Le nucleaire doit etre gere sur des generations, et il supporte mal une periode de desordre ou d’instabilite." vous admettez donc la possibilité que des dysfonctionnements de notre société suffisamment profonds nous laisseraient à la fois sans électricité et avec, dans notre entourage, des installations devenues immensément plus dangereuses qu’elle ne peuvent l’être actuellement. » :

La conclusion, c’est vous jcm (et non Karva) qui la tirez, mais elle est, volontairement ou non, hâtive et non construite.

Nous avons connu deux cas où une centrale nucléaire est arrivée au point où elle peut produire une catastrophe : en 1979 à Three Mile Island (Pennsylvanie, Usa) et en 1986 à Tchernobyl.

Dans le premier cas, à TMI, la catastrophe ne s’est pas produite, seul le réacteur a été endommagé, il n’y a eu aucun dommage corporel ni environnemental, même léger.

Dans le second cas, Tchernobyl, la catastrophe s’est produite parce que les mesures de sûreté prises une dizaine d’années auparavant à TMI (comme dans l’ensemble des centrales hors de l’Union Soviétique) n’ont pas été mises en vigueur en Urss.

Depuis Tchernobyl, les systèmes de sûreté ont été encore renforcés et perfectionnés.

Nous savons donc arrêter le fonctionnement d’une centrale nucléaire avant qu’une catastrophe se produise.

Cela ne signifie pas qu’un accident ne se produira plus jamais, cela veut seulement dire que, l’accident se produisant, ses conséquences seront limitées à un niveau acceptable et sans conséquences à long terme.

Remarquons, en passant, que l’effondrement du système politique de l’Union Soviétique a engendré cette « période de désordre et d’instabilité », mais que la sécurité et la sûreté des centrales nucléaires du monde soviétique n’en ont pas souffert. Il est même évident que la disparition du système soviétique a permis de monter le niveau de sûreté des centrales nucléaires de façon très importante.

Il faut bien dire que si aucune catastrophe ne s’est produite hors du système soviétique, c’est parce qu’il y régnait une certaine transparence. Alors que le système soviétique imposait l’opacité absolue qui a provoqué ce qui c’est passé à Tchernobyl.

Le problème de transparence demeure avec certains pays, et c’est sur ce problème qu’il serait bon de trouver des solutions pratiques. .

votez :
par l’écolo (IP:xxx.xx8.53.218) le 17 mai 2008 à 19H31

à jcm qui a écrit : « Pour moi un très grand progrès serait que nous sachions nous approvisionner en énergie sans générer des dangers dont nous savons parfaitement qu’au delà d’un seuil, somme toute assez facile à atteindre, nous en perdrions toute maîtrise. » :

La maîtrise d’une centrale nucléaire, nous la possédons complètement, ce qui s’est passé à Three Mile Island en 1979 le démontre.

Des incidents se produisent dans les centrales, au fil des semaines, et cela nous apprend que, d’une part, la transparence existe et, d’autre part, tous les problèmes sont rapidement maîtrisés.

Vous faisiez remarquer que des pays comme la Chine, pourtant traditionnellement peu portés à se préoccuper de la santé de leurs populations, font montre d’une bonne culture de sûreté en ce qui concerne le nucléaire.

Voilà qui est encourageant.

Avec le prix du baril de pétrole qui atteint des sommets prodigieux et entraîne irrésistiblement le gaz dans son sillage, on peut, sans verser dans un sentimentalisme excessif, penser qu’aucun pays n’envisage sans frémir l’arrêt inopiné d’une centrale nucléaire qui fournit de l’électricité d’aussi bonne qualité à un prix aussi bas.

C’est surtout cette approche économique du problème qui va faire pencher les pays utilisant des centrales nucléaires en faveur d’une culture de sûreté de plus en plus exigeante.

Et l’Apocalypse ne viendra pas par le nucléaire.

votez :
(IP:xxx.xx0.39.41) le 14 mai 2008 à 16H37

Article sans aucun intérêt et complètement rétrograde dont les arguments ont été démontés des millions de fois par d’éminents scientifiques. On dirait un de ces fameux "publi-rédactionnels" pour AREVA. Passons à autre chose s’il vous plaît.

votez :
par karva (IP:xxx.xx0.33.59) le 14 mai 2008 à 17H05

Je ne comprends pas que cet article n’attire comme reponse que des insultes et des appels a censure !

Aujourd’hui, je le repete, on se trouve deavnt un choix dans le developpement de l’electricite europeenne :

OU CHARBON OU NUCLEAIRE !.

Je n’ai pas trouve de reponse qui mette en doute cette alternative dans les commentaires indignes que je lis. Traiter Naturavox de "nucleavox" et autres "arguments" me parait desastreux !

Comprenez que le nucleaire est un moyen ecologique de repondre aux problemes de notre temps : besoin d’energie (relativement) abondante, pas (trop) chere et non emettrice de CO2 (mais qui fait des dechets...).

Rien n’est parfait, pour paraphraser un cineaste, mais a l’heure des choix, faisons le bon !

Karva

votez :
par jcm (IP:xxx.xx5.109.245) le 14 mai 2008 à 17H18

Il ne me semble pas que mes commentaires contiennent des insultes ou appels à censure, vous ne les avez donc probablement pas lus.

Dès lors n’écrivez pas "Je ne comprends pas que cet article n’attire comme reponse que des insultes et des appels a censure !" car le "que" place mes commentaires dans la section insultes / censure, ce qui est déplacé.

Vous n’avez pas trouvé de réponse qui mette en doute votre affirmation "OU CHARBON OU NUCLEAIRE !" ?

J’ai pourtant fourni cela à la fin de mon premier commentaire, avec le lien idoine, avez-vous perdu vos lunettes ?

Sur le nucléaire, vous allez rire : Les Etats-Unis sous-estiment le coût du nucléaire.

C’est tiré d’une feuille de chou qui s’appelle "Wall Steet Journal", probablement pas très sérieuse...

Il se pourrait aussi que pour nous ce coût devienne plus élevé qu’on le pense...

Faut-il que je mette ce commentaire en gras afin de vous en faciliter la lecture ?

votez :
par karva (IP:xxx.xx0.33.59) le 14 mai 2008 à 17H48

Le cout d’une centrale nucleaire :

Je suis tout a fait d’accord : dans une centrale nucleaire, il y a bp de beton, de fer et de cuivre, et leurs prix ont beaucoup augmente. Ca va certainement augmenter les prix de construction ! Je donne mes estimations (en ce moment) :

il faut de l’ordre de 3.3 Geuros pour construire l’EPR de Flamanville, qui fait 1650MW. Donc autour de 2 euros-et 3 dollars-par watt installe. Un reacteur prevu aux US, de meme puissance, ca fait 5 Gdollars. Est-ce bien en desaccord avec d’autres estimations ? Il y a juste un point : on dit que le nouveau reacteur Westinghouse couterait 0.5 Gdollars de moins que le EPR parce que l’EPR est tres lourdement blinde (deux enceintes de beton) pour resister a un avion militaire ou de ligne. Les US n’exigent pas cela..Donc la securite coute !

Maintnant, notons que toutes les installations ont des problemes avec les couts de materiaux : j’ai etudie les eoliennes, et je me suis apercu que leur prix de construction ces dix dernieres annees n’avait pas decru, et meme qu’il etait maintenant en train d’augmenter, autour de 1,4 Euros/watt construit. Comme une eolienne ne fonctionne guere que 20 % du temps, contre 80% pour une reacteur, qu’un reacteur est prevu pour 50 ans et une eolienne seulement pour 20 ans...je pense que les reacteurs sont bien moins chers. Seul le charbon pourrait le concurrencer...Mais je me repete...

amicalement

Karva

votez :
(IP:xxx.xx4.184.215) le 14 mai 2008 à 17H56

par karva (IP:xxx.x20.33.59) le 14 mai 2008 à 17H05 Je ne comprends pas que cet article n’attire comme reponse que des insultes et des appels a censure !

Aujourd’hui, je le repete, on se trouve deavnt un choix dans le developpement de l’electricite europeenne :

OU CHARBON OU NUCLEAIRE !.

Ben tiens ! Si le monsieur le dit ! Et les énergies renouvelables, non polluantes ; à aucun moment vous ne les envisagez dans votre alternative ? La biomasse, l’éolien, le solaire, l’hydraulique, ça n’existe pas ? Curieux de ne même pas les évoquer quand on se targue de faire un article sur les énergies... non ?

votez :
par karva (IP:xxx.xx0.33.59) le 14 mai 2008 à 18H12

Il y a en France bien des energies renouvelables : par exemple, on produit 10% de notre electricite avec l’hydraulique, on a du bois qu’on brule (ca fait 50% de la pollution Grenobloise en hiver...)..

Mais les "nouveaux renouvelables" (eolien, photovoltaique, marees, vagues, que sais-je) ne peuvent sigificativement contribuer a notre mix energetique avant des decennies. Hors donc une polemique sterile, je suggere que les choix se font maintenant : les electriciens sont partout en train de faire des centrales au charbon. En Italie, en Allemagne et meme en France (deux projets au Havre, ca ne semble pas indigner les antinucleaires !). Nous avons besoin d’electricite : sur plusieurs annees, notre conso croit a peu pres de 1.5% par an. Idem pour l’Allemagne, l’Italie, et c’est plus en Espagne ! Croyez moi, les eoliennes (qui semblent le plus accessible) ne peuvent repondre a cette augmentation !

Quant a inventer, etant chercheur scientifique, je puis vous dire que la plus belle fille du monde ne peut donner que ce qu’elle a : les decouvertes ne se programment pas !

Karva

votez :
(IP:xxx.xx1.167.222) le 14 mai 2008 à 17H42

Et la marmotte elle met les déchets nucléaires dans le papier d’alu.

Comment ce torchon a-t-il pu être publié ???

votez :
par pissefroid (IP:xxx.xx1.185.90) le 14 mai 2008 à 18H05

Je ne savais pas qu’il y avait de la publicité rédactionnelle sur agora.

votez :
par Dimetrodon (IP:xxx.xx4.111.124) le 14 mai 2008 à 18H45

Comment se fait-il que personne n’ose aborder le problème sous l’autre angle, celui de la décroissance.

Poser comme un fait que le choix énergétique qui va se poser à l’humanité soit "charbon ou nucléaire" est une escroquerie intellectuelle.

1° le monde occidental consomme trop d’énergie, dont une bonne part est gaspillée en pure futilité-inutilité (par exemple éclairer des autoroutes complètement désertes à 3 h du matin).

2° Ne pas oublier que la terre baigne dans un flot d’énergie gratuite et abondante, inépuisable, c’est l’énergie solaire !

Alors, mauvaise question et mauvaise réponse car :

1° le carburant nucléaire s’épuise et donc disparaîtra.

2° le charbon aussi.

ceci dit, je persiste à considérer comme honteux qu’on puisse encore défendre le nucléaire alors qu’il faudrait plutôt réapprendre à vivre en consommant moins, mieux, plus intelligent.

Et ne pas oublier que rien, absolument rien ne peut nous garantir qu’un Chernobyl "à la française" ne nous pète pas un jour à la gueule. Je remercie le destin d’habiter le sud-est où, fort heureusement, la première centrale nucléaire est à plus de 300 km.

Car une chose est sûre, plus on produira de l’énergie, plus l’homme trouvera moyen de la consommer (en faisant n’importe quoi).

PETIT RAPPEL : Internet aussi pollue et consomme.

« L’électricité consommée, en un an, par l’ensemble des modems et décodeurs des offres triple play des fournisseurs d’accès à Internet est équivalent à la production d’un réacteur nucléaire pendant deux mois et demi. Soit 1,51 de kWh. Le chiffre est avancé par l’Institut National de la consommation dans son magazine "60 millions de consommateurs".

Pour son enquête, l’association a ainsi passé au crible les box des principaux FAI, en se connectant 3 heures par jour à Internet et en allumant le décodeur TV pendant 4 heures. Selon leurs simulations, la consommation varie entre 143 et 263 kilowattheures (kWh) par an en fonction du modèle.

Les plus gloutons sont celles de Neuf (182 kWh), Free (198 kWh) et Darty (263 kWh). Pour 60 Millions de consommateurs, l’importante quantité d’électricité nécessaire à la Freebox et à la Dartybox pourrait s’expliquer par la présence d’un disque dur. »

Serait temps de couper internet la nuit, d’éteindre les rue de 1h à 5h du matin, d’interdire la fabrication d’apperil électriques avec mise en veille. De deux choses l’une, ou bien c’est allumé, ou bien c’est éteint.

votez :
par karva (IP:xxx.xx0.33.59) le 14 mai 2008 à 18H58

Je vous trouve charmant. Ca me rappelle les mythes de "l’an01" apres 68 (une tres belle epoque, d’ailleurs).

Eh bien non, on ne decroitera pas. Mais on peut faire autrement. Pour cela il nous faudra plus de connaissances, plus de science, plus de technique. Par exemple, des autos electriques : sujet tres interessant ! Ou des "pompes a chaleur" pour se chauffer..ou des PGM (plantes genetiquement modifiees) pour ameliorer les rendements, mieux resister aux secheresses....

Enfin, il nous reste plein de choses a inventer ! Comme disait un pape : "n’ayez pas peur" (je ne suis pas sur que j’aie bien compris de quoi il parlait...).

L’homme transforme son milieu d’existence..On ne va pas retourner a l’age des cavernes, non ?

Karva

votez :
par l’écolo (IP:xxx.xx8.53.218) le 20 mai 2008 à 09H26

à Dimetrodon qui a dit : « Et ne pas oublier que rien, absolument rien ne peut nous garantir qu’un Chernobyl "à la française" ne nous pète pas un jour à la gueule. Je remercie le destin d’habiter le sud-est où, fort heureusement, la première centrale nucléaire est à plus de 300 km. »

Ce qui nous garantit absolument d’un « Tchernobyl à la française » c’est, déjà, qu’il n’existe, en France, aucun réacteur de type RBMK et que l’environnement technique, en France, est totalement différent de ce qu’il était en Ukraine.

Ensuite, c’est que la culture de sûreté et la transparence qui faisaient cruellement défaut dans l’Union Soviétique et ses pays satellites sont une priorité absolue en France et dans la plupart des pays qui exploitent l’énergie nucléaire.

Et puis, des leçons ont été tirées de Tchernobyl qui ont permis d’accroître encore la sécurité existante.

Enfin, c’est le fait que, maintenant, la quasi-totalité des exploitants de toutes les centrales nucléaires dans le monde communiquent pleinement sur les problèmes de sûreté qu’ils rencontrent, ce qui permet une élévation continuelle du niveau de sûreté de chacune.

Cela dit, il faut bien admettre qu’un accident grave se produira, peut-être même en France, un jour ou l’autre. Mais, ses conséquences sur les populations et l’environnement seront extrêmement faibles (du niveau de ce qui s’est passé à Three Mile Island).

votez :
par l’écolo (IP:xxx.xx8.53.218) le 20 mai 2008 à 09H35

à Dimetrodon qui a dit : « le carburant nucléaire s’épuise et donc disparaîtra.. »

Évidemment, mais pas avant plusieurs milliers d’années, s’il est correctement utilisé, ce qui laisse aux chercheurs le temps de trouver d’autres sources d’énergies à la fois propres, de qualité industrielle et peu coûteuses.

Il sera donc temps, à partir des années 5000 ou 6000 de se demander s’il faut revenir à la joyeuse époque (pour ceux qui ne l’ont pas vécue) de l’an 1000.

Pour l’instant, il serait prématuré, voire dangereux, de revenir à la marine à voile et à la traction animale.

votez :
par l’écolo (IP:xxx.xx8.53.218) le 20 mai 2008 à 09H47

à Dimetrodon qui a dit : « le charbon aussi [s’épuise]. »

Oui, et c’est tant mieux.

Le premier drame, c’est qu’à la cadence de consommation actuelle, il en reste encore pour plusieurs centaines d’années et que son prix reste suffisamment bas pour que de nombreux pays (dont la Chine, l’Inde, le Danemark, l’Allemagne et les États-Unis, liste non limitative) continuent à l’exploiter.

Le second drame, c’est que, dans leur aveuglement idéologique, les anti-nucléaires ne font rien pour arrêter la combustion des fossiles, ni pour empêcher la construction de nouvelles centrales au charbon sans captation et séquestration du carbone et des particules pathogènes.

Évidemment, si l’on pratique le charbon propre, ce qui est techniquement presque possible, il va coûter cinq à dix fois plus cher et ne se posera plus en rival économique de l’énergie nucléaire.

Merci aux faux écologistes, mais puissants communicateurs, de ne pas communiquer, si peu que ce soit, sur les dangers des centrales au charbon et notamment sur le fait qu’elles diffusent plus de radiations qu’une centrale nucléaire.

votez :
par l’écolo (IP:xxx.xx8.53.218) le 20 mai 2008 à 09H58

à Dimetrodon qui a dit : « je persiste à considérer comme honteux qu’on puisse encore défendre le nucléaire »

Le choix de l’adjectif « honteux » pour qualifier ceux qui « défendent le nucléaire » est très significatif.

Mais, bien avant que vous l’utilisiez, j’avais bien compris, et ce doit être une évidence pour tous ceux qui vous lisent, que la question de l’énergie nucléaire est, pour vous, un tabou et que ceux qui le transgressent ont, à vos yeux, une attitude démoniaque.

La diabolisation des idées qui ne vous conviennent pas peut constituer une arme efficace, mais elle indique surtout une incapacité à réfléchir, à raisonner et à produire des arguments valables.

votez :
par l’écolo (IP:xxx.xx8.53.218) le 20 mai 2008 à 10H13

à Dimetrodon qui a dit : « la terre baigne dans un flot d’énergie gratuite et abondante, inépuisable, c’est l’énergie solaire »

Effectivement l’énergie solaire est gratuite et inépuisable (en tout cas, pas avant quelques milliards d’années), mais elle n’est pas suffisamment abondante pour subvenir aux besoins de notre civilisation industrielle.

Elle possède aussi une autre qualité, que vous préférez passer sous silence, c’est que sa production est à la fois intermittente et imprévisible, ce qui ne convient pas non plus à une civilisation industrielle.

Enfin, et pour revenir à la notion de gratuité qui vous est si chère, l’énergie solaire n’est ni plus ni moins gratuite que le charbon, le pétrole, le gaz, le nucléaire, enfin toutes les sources d’énergie exploitées actuellement sont gratuites. Ce qui coûte plus ou moins cher, c’est leur exploitation.

L’exploitation de l’énergie solaire pour la convertir en électricité est l’une des plus coûteuses qui soient.

Cela dit, j’admets que faire chauffer une casserole d’eau en l’exposant simplement au soleil ne coûte rien puisque, pour reprendre une expression de François Villon « vous n’y perdrez seulement que l’attente ». Cette attente peut ne durer que quelque heures pour obtenir une eau à 20°C au plus fort de l’été (20°C, cela peut être suffisant pour faire la vaisselle, mais pour les autres applications…), mais en l’hiver votre système gratuit n’offre aucune énergie.

votez :
par Foulque (IP:xxx.xx5.4.227) le 14 mai 2008 à 18H46

Que de mauvaise fois dans les commentaires de certains écolo bien pensant et dogmatique. (faudrait peut-être se remettre en cause avant de taper sur les autres). Tout d’abord il est évident que le nucléaire aide énormement la France à avoir un niveau d’émission extrèmement faible par habitant , environ 6 tonnes par ans d’équivalent carbonne par personne ( 40 % inférieur au niveau allemand ). De plus on sait que d’ici 2030 au niveau mondial on sera ammené à construire le double des capacités de production électrique juqu’à là installé non seulement pour renouveller un parc de production vieillissant et pour installer de nouvelles centrales destiner à répondre au surcroit de demande d’énergie. Si l’on s’en tient au projections réalisés les energies renouvelables même avec un fort volontarisme auront déjà du mal à répondre à 20% de la demande éléctrique. Le reste il est sera produit par quoi ... par du charbon (45%) , du gaz , du fioul , de la lignite : en gros du thermique tout ce qu’il y a de plus climatiquement correct. Après ça on nous dit toujours que le nucléaire est inutile ... Donc on fait comment pour réduire les émissions liés à la production d’électricité qui atteindrons selon l’AIE 26 gigatonnes par ans ? Tout d’abord il faut savoir qu’il n’y pas une solution miracle mais un faisceau de solution.
- Efficacité énergétique , c’est un facteur incontournable et plein de bon sens , un Watt écologique est un Watt non-consommé. (- 8.2 Gt)
- Capture et stockage du Co2 nottament dans les centrales , la technologie est pour l’instant à finaliser mais elle est déjà expérimenté un peu partout depuis quelques années - 4,4 Gt
- Le nucléaire qui n’émet des gazs à effet de serre que lors de la construction des centrales et qui est donc climatiquement correct de plus il permet grâce à sa régularité de fonctionnement d’assuer la production de base à des coûts très bas comparés au thermique conventionnel
- Les énergies renouvelables qui restent incourtanables mais ne seront qu’un appoint à la production tant que l’on aura pas fait un saut technologique pour le stockage de l’électricité pour pallier à ses intermittences. -3.8 gigatonnes
- les centrales à cyccles combinés pour assurer la production de semi-base de façon peu couteuse , flexible et en emettant deux fois mois qu’une centrale au charbon même celles de la toute dernière génération dites "ultra super critique"
- et enfin dernier facteur l’optimisation des centrales en utilisant les technologies les plus éfficiantes Ps : Je pense que le nucléairenest à voir avec ses défauts (risque , contrôles nécéssaires ) mais aussi avec ses avantages : faibles occupation des sols , production de masse , réserves importante d’uranium , consomation du combustible en nette baisse dans la troisième génération et enfin cout très très faible comparé aux autres sources de production. ;-)

votez :
par Marc Bruxman (IP:xxx.xx9.179.123) le 14 mai 2008 à 18H55

Merci pour votre article. Le nucléaire est effectivement une très bonne solution à de nombreux problèmes.

Certes il faut reconnaitre qu’aujourd’hui, le parc tourne à capacité et que si construction de centrale il y a cela doit être pour remplacer les centrales vieillissantes et assurer la sécurité. En effet, les temps d’arréts et de démarrage des centrales nucléaires font que 100% de l’électricité ne peut pas être nucléaire. (Sans compter qu’il faudrait être idiot pour ne pas utiliser l’hydrolique ou l’éolien partout ou cela a du sens).

Mais si l’on veut effectivement que la voiture électrique devienne une réalité il va aussi falloir penser le réseau pour distribuer l’énergie et charger les voitures. Ce qui veut dire créer des centrales électriques afin de maintenir le nucléaire à 70% de l’énergie tout en remplaçant au maximum le pétrole la ou c’est possible.

Certes il y a le problèmes de la gestion des déchets. Mais il est possible de les enterrer en profondeur et surtout de les faire consommer par certains réacteurs (ils reproduisent alors de l’énergie). Sans compter l’usine de retraitement de déchets nucléaires.

Le problème de la gestion des déchets est certes réel mais il est malheureusement bien inférieur à celui de balancer des tonnes et des tonnes de CO2 dans l’atmosphére parce qu’on produit en thermique. Et malheureusement le solaire, l’éolien ou le géothermique ne sont pour l’heure pas en mesure de remplacer le nucléaire même si ces formes d’énergies doivent trouver progressivement leur place partout ou cela fait du sens.

Il faut sur ce point veiller à baser les réflexions écologiques sur des bases scientifiques. L’écologie taliban érigée en dogme ne mène à rien. Regardez le désastre avec les biocarburants ! (Qui a une époque avaient la faveur des écolos alors même que tout le monde savait qu’il fallait plus d’énergie pour produire le biocarburant que ce qu’on en retire en le brulant). Et il faut de même appliquer des solutions scientifiques à la maitrise du risque technologique (pour éviter un Tchernobyl 2) et également la maitrise et la valorisation des déchets nucléaires.

Enfin la France a une largement meilleure maitrise de son approvisionnement en Uranium que de son approvisionnement en pétrole. Ce point ne doit pas être négligé. Si nos relations avec le moyen orient devenaient troubles on serait bien content d’avoir de l’uranium comme source d’énergie alternative.

votez :
par Internaute (IP:xxx.xx1.210.226) le 14 mai 2008 à 20H49

Le projet de surgénérateur Phoenix a été abandonné un peu vite. Il faudrait peut-être relancer les études et en faire un nouveau. La filière a l’air particulièrement intéressante pour notre indépendance énergétique.

votez :
par kiki (IP:xxx.xx3.126.139) le 14 mai 2008 à 23H15

tous les pro nucléaire,vous êtes vraiment sans cervelle et totalement idiots voire débiles...votre intêret en jeu aujourd’hui sera un cauchemar pour tous demain,cette technique extrémement dangereuse pour la faune et la flore n’a aucun avenir sinon celui que vous lui donnez ! après d’autres catastrophes style Tchernobyl,l’humanité abandonnera définitivement cette ineptie,les risques sont bien trop élévées et personne n’a le droit au nom de la planète de les prendre ,la géothermie profonde est largement préférable à tous points de vue,sans risque,inépuisable, et gratuite tout comme le solaire...

votez :
par karva (IP:xxx.xx0.33.59) le 15 mai 2008 à 11H03

Kiki, je suis un peu amuse par la litanie de vos expressions : debiles et autres. Je me suis fendu dans ce debat de pas mal d’explications, et je considere qu’un bon debat necessite de bons arguments. J’imagine que vous etes jeune et que vous avez encore pas mal de choses a lire et a experimenter...

J’ai un excellent souvenir de la periode de Mai 68 : il y avait sans arret de grands debats, et on disait aussi pas mal de betises...Mais je pense que les bonnes decisions, en particulier la decision, qui doit amon avis devenir au moins europeenne pour etre efficace, ca sera de redemarrer de maniere massive l’investissement nucleaire. Cela, d’abord pour le climat.

Je suis un materialiste qui essaie de chercher la verite dans les faits. Le developpement du nuclaire (sauf en Asie, et c’est deja important) a ete bloque depuis une petite vingtaine d’annees, et le mouvement ecolo a cru a une grande victoire. Je pense que c’est une victoire a la Pyrrhus : la cause de l’arret du nucleaire me semble plutot a chercher dans la baisse du prix des fossiles dans les annees 80. Je pense que les mouvements antinucleaires ont simplement sans le savoir...accompagne le marche !

La cause du reflux du nucleaire est donc plus materielle : le bas prix des fossiles que dans les mouvements ideologiques regressifs et anti-science qui gangrenent nos societes.

Mais un bon debat necessite d’abandonner les mots comme "debile" et de donner des chiffres et des arguments...

Karva

votez :
(IP:xxx.xx8.46.92) le 15 mai 2008 à 01H38

Et l energie libre ? Tesla ? le moteur a eau de Stan Meyer ? et celui de Minato au Japon ............................. ???????????? personne ne connait ???????? Un peu d imagination vous etes vraiment des moutons qui croient ce que la tele et les médias disent. Avez vous déja essayé de penser par vous meme ? SVP Arretez de soutenir inconditionelement les lobby nucléaires et pensez a de vrais solutions

votez :
(IP:xxx.xx4.194.135) le 15 mai 2008 à 10H49

Avez-vous déjà suivi un cours de thermodynamique ?

Vous avez oublié le mouvement perpétuel dans vos formidables inventions.

votez :
(IP:xxx.xx4.184.215) le 15 mai 2008 à 15H42

Cet article est vraiment sponsorisé : tous les commentaires remettant en cause le nucléaire sont largement moinssés (bizarre, d’ailleurs : d’où viennent tous ces moinsseurs ??). Par ailleurs, il intervient, comme par hasard, au moment où les projets en cours (Privatisation d’Areva, fusion avec Alstom), s’organisent pour livrer le nucléaire français à Martin Bouygues (voir l’article dans le Canard Enchainé d’hier).

Je serais curieux d’en savoir un peu plus sur ce monsieur Karva !!!

votez :
par karva (IP:xxx.xx0.33.59) le 16 mai 2008 à 08H41

Vous raisonnez de maniere particulieremnt tordue : si je prends la defense du nucleaire, comme de beaucoup d’autres choses qui me paraissent raisonnables et utiles a l’avenir de l’humanite, ca n’est pas parce que je suis stipendie par Bouygues, ou qui sais-je d’autre !

Vous n’avez me semble-t-il pas l’air d’imaginer qu’on peut avoir envie de mettre sa modeste expertise au service de ses compatriotes et de faire des efforts pour que l’information participative ne soit pas seulement entre les mains d’energumenes passeistes, sans pouur cela en tirer quelque profit personnel.

Mon boulot est de faire de la recheche en Physique, je suis paye par l’etat, et je ne travaille ni dans l’energie ni dans le nucleaire. Mais j’ai passe ma vie a essayer de comprendre et a fonder mes articles scientifiques.

J’espere juste que mes informations seront utiles a mes concitoyens, et vos insinuations ne vous honorent pas beaucoup.

Karva

votez :
(IP:xxx.xx4.184.215) le 16 mai 2008 à 11H00

Ben voyons ! Ceux qui mettent en garde contre le danger de la prolifération des déchets nucléaires (et ils continuent de s’accumuler, sans qu’on sache les traiter, et que leur dangerosité va durer des milliers d’années), contre les catastrophes possibles comme Bhopal, Tchernobyl, et autres, sont forcément jugés "passéistes".

Et vous vous prétendez scientifique ?? Surtout, faisons comme si le danger n’existait pas : c’est une position scientifique, ça ?

Vous n’avez d’ailleurs pas répondu au problème que j’ai soulevé (qu’a soulevé, plutôt, le Canard Enchainé de mercredi), sur la livraison du nucléaire clés en mains à Bouygues : un scientifique, lui aussi ?? :-))

votez :
par l’écolo (IP:xxx.xx8.53.218) le 20 mai 2008 à 10H29

à (IP:xxx.x34.184.215) qui a écrit, le 16 mai 2008 à 11H00 « le danger de la prolifération des déchets nucléaires (et ils continuent de s’accumuler, sans qu’on sache les traiter, et que leur dangerosité va durer des milliers d’années) »

Il faudrait préciser votre crainte.

Pour autant que j’en sache, et il m’arrive d’en discuter avec des spécialistes de radioprotection, telle qu’elle est conçue en France, la protection des « déchets » issus de l’exploitation de l’énergie nucléaire comporte des risques infiniment plus faibles, même à très long terme, que celle des déchets issus d’autres industries (tout ce qui tourne autour du charbon, notamment, mais il y a aussi bien pire).

Or cette situation est connue, puisque les médias en parlent de loin en loin, mais avec une brièveté et une discrétion qui leur ferait honneur dans d’autres circonstances.

Et cela ne vous inquiète pas ?

Et cela ne vous intrigue même pas ?

votez :
par antireac (IP:xxx.xx3.6.48) le 17 mai 2008 à 03H15

Très fort Karva.Cependant je suis plus fort que toi.En effet tu n’as pas pensé un seul instant à une source d’énergie inépuisable à savoir l’exploitation de la connerie humaine L’avenir est là comme le disait jadis notre fureur spirituel le camarade staline le socialisme c’est le prolétariat plus l’électricité nucléaire(staline réactualisé il va de soi) Amen

votez :
par karva (IP:xxx.xx9.32.234) le 17 mai 2008 à 14H17

Vous citez sans rien connaitre :

c’etait Lenine qui avait dit : "le socialisme, c’est les soviets plus l’electricite", a l’epoque de la Revolution de 1917.

Pour la question posee a propos de Bouygues : je me suis persuade qu’il y a deux aspects dans le developpement des societes : le developpement technique et scientifique et le fonctionnement concret (economique) des societes. Que le developpement se fasse dans un monde capitaliste organise comme aujourd’hui me deplait souvent, et amene beaucoup de nuisances, mais je recuse ceux qui se servent de ces nuisances pour jeter le bebe avec l’eau du bain.

Trouvez-moi un autre systeme qui fonctionne. Je pense que c’est possible. Mais rejetter le developpement scientifique, technique et economique sous pretexte que cela profite a Bouyges ou Monsanto me parait une dangereuse regression. Je pense au contraire que ce progres est indispensable a toutes les autres avancees de l’humanite : sortie de la misere des populations du Tiers-monde, amelioration de l’education et de la culture des generations futures...mais sans doute cela n’est pas suffisant. Les manoeuvres des grands investisseurs dans le domaine de l’energie-et dans d’autres domaines d’ailleurs- en sont l’illustration. Je pense quant a moi, que l’Etat devrait garder la haute main sur ce secteur. C’est cela qui a permis le remarquable effort de la France dans l’energie nucleaire. C’est pour cela que beaucoup d’antinucleaires ont critique les serviteurs de l’etat qui defendaient cette politique et ont privilegie le demantelement du monopole public.

Je n’ai pas envie que mes descendants, enfants, petits enfants.. retournent a l’age des cavernes...et je pense qu’il en est de meme de tous ceux qui se servent d’un ordinateur...comme vous ? Cela n’empeche pas de se battre contre les grosses entreprises qui utilisent le progres technique : savez-vous que je refuse d’utiliser microsoft pour cette raison ?

Vive Linux !

Karva

votez :
par antireac (IP:xxx.xx3.6.48) le 17 mai 2008 à 19H35

Karva je voulais juste dire que ton raisonnement est bon et intelligent ce qui est plutôt rare sur Av peuplé par des obscurantistes et des moralisateurs pour lesquels une seule chose compte : être ou ne pas être dans la ligne du parti.

Amicalement Antireac

votez :
par Villamos (IP:xxx.xx2.136.32) le 19 mai 2008 à 11H11

A Bâle toutes les lignes de trolleybus ont été supprimées pour des motifs écologiques. Un certain nombre d’"écologistes" ont réussi à persuader la population que les trolleybus électriques fonctionnaient au nucléaire et qu’il serait bien mieux de les remplacer par des bus propres au gaz !Indépendamment de l’ineptie du bus propre au gaz il y a aussi le problème que le gaz vient de Russie où il est un petit peu volé aux tchétchènes par une clique mafieuse...

votez :
par l’écolo (IP:xxx.xx8.53.218) le 20 mai 2008 à 10H44

à Villamos qui a dit : « il y a aussi le problème que le gaz vient de Russie où il est un petit peu volé aux tchétchènes par une clique mafieuse »

La force de persuasion des anti-nucléaires est époustouflante. Il est vrai que la panique provoque des actions insensées et que les anti-nucléaires sont passés maîtres dans l’art de terroriser les populations. Ici jcm en est une glorieuse illustration.

Un autre gros reproche que l’on peu faire au gaz, que les anti-nucléaires qualifient de « naturel » pour le mieux faire accepter, c’est que son transport, particulièrement en provenance de Russie, s’accompagne de fuites importantes qui sont sources d’émission de méthane, gaz à effet de serre plus efficace que le CO2.

votez :
par jcm (IP:xxx.xx5.105.58) le 19 mai 2008 à 18H07

A mettre sur votre table de chevet, messieurs Karva, Marc Bruxman, L’écolo, Vive la République...  : Le retour de l’illusion nucléaire.

votez :
par l’écolo (IP:xxx.xx8.53.218) le 21 mai 2008 à 13H08

J’ai déjà lu cet article sur cette prétendue illusion, ce titre étant tout porté sur le dénigrement et non sur l’argumentation scientifique, le reste est à l’avenant.

Quoi que prétendent Laponche et Dessus, si la France devait acheter autant de pétrole qu’il en faut pour remplacer le nucléaire dans la production d’électricité, cela lui coûterait beaucoup plus cher que l’uranium.

Il faut aussi considérer les bénéfices induits par le traitement des produits nucléaires pour des pays étrangers ainsi que l’exportation d’installations nucléaires.

Il est dramatique de voir des polytechniciens et docteurs en science utiliser des raisonnements tordus pour résoudre de travers un problème du niveau du CM2.

Sur la question de la « prolifération », ils se contorsionnent les neurones pour masquer le fait – qui pourrait croire qu’ils l’ignorent – que l’enrichissement de l’uranium civil est au maximum de 7 % alors que pour le militaire il est de plus de 90 %. Un contrôle est donc facile.

Pour ce qui est de l’efficacité énergétique, Laponche, Dessus et consorts n’ont rien inventé, et les écologistes favorables à l’énergie nucléaire préconisent également de diminuer la consommation d’énergie. D’ailleurs, les industriels n’ont pas attendu les Laponche ni les Dessus pour produire des moteurs qui consomment toujours moins année après année.

Quant à la rationalité économique, ces grands savants que prétendent être Laponche et Dessus ne tiennent aucun compte de ce que la disponibilité d’une éolienne n’est, au maximum, que de 20 % et sa durée de vie de 15 ans, ce qu’il faut comparer à la disponibilité d’une centrale nucléaire qui est de 90 % et à sa durée de vie qui est de 60 ans. De là il vient que l’investissement dans le nucléaire est plus rentable que dans l’éolien pour une électricité moins chère.

L’article de Laponche et Dessus ne dit rien non plus des émissions de CO2 qui sont quatre fois plus élevées dans l’éolien que dans le nucléaire pour un nombre de MW/h produits.

Et surtout, surtout, ces grands savants ont l’esprit tellement borné par leur idéologie qu’ils oublient de proposer leurs solutions géniales pour remédier au aléas de la production éolienne aussi bien que solaire, qui, ne leur en déplaise, sont toujours soumises aux caprices de la météorologie : auriez-vous, auraient-ils oublié la canicule de 2003 ?

votez :
par prevost (IP:xxx.xx8.65.201) le 17 juin 2008 à 12H34

Cet article expose bien la problématique de la production d’énergie électrique. L’auteur s’appuie sur des données sérieuses. La plupart des très nombreux "écologistes anti-nucléaires" qui s’expriment me semblent ne répondre que par des invectives. C’est bien dommage, le sujet mérite mieux.


Un message, un commentaire ?
  • (Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)

Qui êtes-vous ? (optionnel)
  • [Se connecter]

Les Auteurs deÉnergies
Sylvie Simon - 40 articles
Mijo - 29 articles
Elie KHOURY - 2 articles
rcoutouly - 47 articles
çaDérange - 283 articles
Edouard33 - 1 articles
Biosphère Blog - 44 articles
J. Yster - 5 articles