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Perspectives et analyse des nouvelles sources d'énergie

Article publié le 31 août 2007

On nous parle beaucoup de développement durable, mais en regardant autour de moi, je me suis apercu que personne n’y comprenait rien. Faisons un point partiel sur les energies alternatives, du comment elles marchent à ce qu’elles peuvent offrir.

On va tous mourir nous disent Al Gore et Greenpeace. C’est du charlatanisme nous dit Channel 4 (The Great Global Warming Swindle, attention, prenez des pincettes). Que les gaz à effet de serre (GES) soient une menace pour l’environnement n’est pas une certitude absolue, même s’il y a de gros doutes. Mais a peu pres tout le monde s’accorde a dire qu’il faut sortir du pétrole. Voila comment (la liste est non-exhaustive).

Les cellules solaires : sachant que le soleil est la plus accessible et la plus grande des sources d’énergie terrestre, il paraît logique de s’en servir pour notre confort personnel.
Le principe est simple : cela fonctionne en gros à l’inverse de votre écran LCD. Les semi-conducteurs, au lieu d’emettre des photons sous l’action d’un courant vont absorber les photons et créer un courant.
Jusqu’à présent, les cellules solaires utilisaient principalement le silicium, avec des rendements variables, selon qu’il soit monocristallin (meilleur, mais plus cher) ou polycristallin. Les rendements commerciaux sont de l’ordre de 15% (30% en laboratoire).
Désormais, il y a d’autres technologies qui sont sur le point d’arriver sur le marché. Celle qui fait le plus mousser, c’est la cellule solaire CIGS (pour cuivre,indium, gallium, aresniure). C’est une cellule dite "en couche mince", ce qui lui donne des couts de productions relativement bas, un grande modularité et une efficacité de 15% (rapport energie electrique-energie solaire recue).
Ces cellules solaires devraient arriver sur le marché l’an prochain (de grosses usines ont été construites, voir Nanosolar, Miasolé, etc., et pas mal d’argent est en jeu).
Le problème du solaire, c’est qu’il est dépend du climat, et que cette énergie n’est pas stockable. Dans les conditions idéales, le solel fournit 1000W/m2, soit 150W/m2 d’énergie pour une cellule solaire, ou 50W/m2 sur toute une journée (1kWh/m2/jour environ... soit beaucoup moins dans un cas idéal ! néanmoins un foyer peut être autosuffisant si son toit est fait de cellules solaires).
Il est nécessaire de pouvoir stocker cette énergie.

Les piles à combustible : L’eau n’est pas une source d’énergie en soit. Néanmoins, en fournissant de l’énergie, on arrive a séparer ses deux éléments de base (hydrogène-oxygène). Lorsque l’on inverse le processus (formation d’eau), on peut recupérer cette énergie : c’est le principe de la pile à hydrogène.
Ce qu’il faut bien comprendre, c’est qu’ici, l’hydrogène n’est qu’un vecteur d’énergie : il faut en fournir pour pouvoir en récupérer plus tard. L’intérêt de la méthode, c’est que cette énergie est stockable et transportable.
L’hydrogène ne remplace pas le pétrole, dans le sens où ce dernier est lui-même source d’énergie.
On peut considérer la pile à hydrogène comme super batterie. Alliée au nucléaire, au solaire ou aux énergies géologiques, elle permet de faire tampon.
La recherche avance pas mal dans ce domaine. La difficulté majeure est de réussir à garder l’hydrogène sous forme liquide, ce qui implique des grosses pressions (et des gros boums si ca ne marche pas...)

Les bio-carburants : C’est vraisemblablement l’énergie dont on parle le plus.
L’idée : les plantes utilisent l’énergie du soleil pour capturer le dioxyde de carbone de l’air. On coupe ces plantes, on les fait macérer, créant ainsi du méthane ou de l’alcool (les bactéries s’en chargent), et on met le tout dans le moteur pour faire avancer nos bolides, rejetant le CO2 capturé par les plantes en début de cycle.
Comme on rejete autant que les plantes ont capturé, le bilan en CO2 est neutre. Théoriquement ! Car il faut fournir de l’énergie pour traiter les plantes.
Au Brésil, on arrive à diviser par 7 les émissions de GES en utilisant ce procédé. Les états-uniens... les divisent par 1,3 (la canne, ca marche mieux que le maïs !). Il y a encore des progrès à faire.
On peut considérer en quelque sorte les plantes comme des cellules solaires biologiques, un peu moins efficaces mais produisant elle même leur vecteur d’énergie (le biocarburant).
Personnellement, je trouve que l’on fait beaucoup de tapage sur cette méthode alors qu’au fond, on ne fait que repousser le problème (on limite les emissions de GES, on ne les supprime pas. Et il y a des problemes économiques inhérents). Et puis cela n’empêche pas la pollution des villes.

La fission nucléaire : première source d’énergie domestique en France, le nucléaire... c’est cool. On prend des atomes d’uranium 235, on les bombarde avec des neutrons, ils se désintègrent et fournissent de l’énergie par la même occasion. C’est une des énergies les moins chères à produire, et il n’y a pas d’emission de GES, juste des déchets radioactifs (et pas tant que ça au final).
Si le nucléaire fait peur, c’est pour trois raisons. Tchernobyl et Three Mile Island, deux épouvantables explosions. Néanmoins, les rapports ont montré qu’elles étaient dues à de grossières négligences en matière de cindynique. Pour faire exploser une centrale normale... il faut y aller à la bombe H !
La dernière raison, c’est la radioactivité des déchets, dangereuse. M’est avis que d’ici quelques dizaines d’années, on arrivera à retraiter les déchets afin de les rendre inoffensifs (si on rajoute un proton à certains déchets, on peut passer d’une durée de vie de centaines de millions d’années... à quelques secondes.).
La génération en service est la génération II, la G. III arrive et la G. IV en développement. La différence tient dans les méthodes utilisées, plus sécuritaires ou avec de meilleurs rendements

La fusion nucléaire : La, c’est le pied. Pas de déchet, pas de risque d’explosion, chaque litre d’eau de mer peut fournir la même énergie qu’une baril de pétrole...
Contrairement à la fission, on ne casse pas les atomes, on les assemble entre eux. On prend de l’hydrogène (lourd : deuterium, tritium), on secoue et on chauffe très fort (millions de degrés), et paf on obtient beaucoup beaucoup d’énergie, et de l’Helium inoffensif.
Le problème, c’est que pour qu’une telle réaction ait lieu, il faut des températures colossales... qu’aucun matériau ne peut supporter. Il faut donc pratiquer un confinement (en gros, on fait voler la matière pour ne pas qu’elle touche les parois du réacteur). Deux méthodes :
- le confinement inertiel (laser mégajoule, Aquitaine) : on brûle une bille pleine d’hydrogène avec plein de laser super-concentrés, et vlam on obtient une réaction thermo-nucléaire ultra-localisée (en dessous du mm3)
- le confinement magnétique (ITER, Bouches-du-Rhone) : on prend de gros aimants, et on fait léviter la matière en la faisant tourne : elle prend la forme d’un donut, et ne touche pas les parois.
Notons que ca se passe en France !
Il y a un petit souci : on n’arrive pas encore à recupérer autant d’énergie que l’on en donne, et les technologies de confinement sont en développement : on ne sait pas encore si ca va marcher. Néanmoins il y a de l’espoir.

Voilà, j’ai fait un petit tour des technologies qui je pense ont de l’avenir (au niveau développement. Je ne parle pas de l’éolien ou d’autres).C’est mon premier article, j’espère avoir été suffisement compréhensible. Il y a forcément des raccourcis, mais je ne voulais pas trop alourdir. Essayons de rendre la science amusante !

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commentaires
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par Marschupp (IP:xxx.xx9.190.225) le 31 août 2007 à 11H55

Comme tu l’as dit, tu ne parle pas de l’eolien, du géothermique, des collecteurs de chaleur (qui ont un rendement plus important que les panneaux solaires). Et après, des infos sur les coûts de production d’un panneau solaire, d’une centrale, la durée de vie, etc, ca aurait été interressant. :-/

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par Antoine Wojdyla (IP:xxx.xx8.8.10) le 31 août 2007 à 12H18

je n’ai pas parlé de l’eolien, car il n’y a pas de grandes avancées en perspectives. En fait j’ai basé mon choix sur les articles de Nature (http://www.nature.com/nature/supple... , lien que je devrais ajouter a mon article)

J’ai volontairement raccourci la liste, pour que l’article ne soit pas trop long. Je ne souhaite pas rajouter d’autres sources, parce qu’elles me semblent moins intéressantes (moins innovantes), et parce que je les maitrise moins. Pour ce qui est des chiffres... Les technologies ne sont pas encore sur le marché, et je ne souhaite pas faire d’hypotheses sur les couts (qui baisseront fortement en fonction de la demande).

Cette article est une introduction, car je pense que le niveau d’expertise du lecteur n’est pas suffisant (quand j’entends certaines bétises dans les medias !).

Est-ce que ca passe, a la vue de ces eclaircissement ?

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par jcm (IP:xxx.xx7.215.194) le 31 août 2007 à 13H00

Désolé, quand on titre "Perspectives et analyse DES nouvelles sources d’énergie" le "des" présent dans la phrase indique que TOUTES les nouvelles sources d’énergie seront passées en revue.

Pour ne traiter que d’une part de ces sources et ne pas décevoir le lecteur il eût fallu titrer "... de quelques..." !

Et le lecteur est très déçu, c’est mon cas et je rejoins Marschupp, que n’aient été abordées ni les centrales à concentration ni les perspectives ouvertes par certaines micro-algue, par des végétaux comme le Miscanthus, par des méthodes comme le Taillis à très Courte Rotation (TtCR) etc...

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par Antoine Wojdyla (IP:xxx.xx0.147.101) le 31 août 2007 à 16H17

Oui, en effet,j’aurais du alleger le titre... Mais le but de l’article est de faire de la vulgarisation sur les procédés dont on parle le plus.

Cela peu paraitre faible pour un connaisseur, mais j’espere que cela eclairera les idées d’au moins un lecteur !

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(IP:xxx.xx3.163.160) le 31 août 2007 à 15H32

Bonjour,

Merci pour cet article, quelques notions de plus dans un système... qui en a bien besoin !

Vivement que Monsieur tout-le-monde puisse disposer rapidement de ces panneaux photo-voltaiques peu onéreux afin d’aider à plus grande échelle une économie-politique au bord de la crise !

Bien cordialement.

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(IP:xxx.xx1.42.18) le 31 août 2007 à 22H41

Pour ceux qui s’intéressent aux enjeux énergétiques, à l’écologie et au progrès, je ne saurais que trop vous conseiller ce site :

http://www.enerzine.com/

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(IP:xxx.xx0.126.51) le 1er septembre 2007 à 13H01

___un foyer peut être autosuffisant si son toit est fait de cellules solaires___

Y faut pas le dire, sinon c’est la fin du monopole d’E.D.F.

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par jcm (IP:xxx.xx7.215.194) le 1er septembre 2007 à 13H27

Relevons maintenant quelques erreurs dans le chapitre "fusion" !

L’objectif du Mégajoule n’est PAS de produire de l’énergie et il est précisément décrit sur la page du site que vous donnez en lien : " Le Laser Mégajoule, ou LMJ, est un élément essentiel du programme Simulation, destiné à assurer la pérennité de la dissuasion après l’arrêt définitif des essais nucléaires.".

Cela me semble très clair et là vous commettez un abus, même si des recherches parallèles sur les lasers de puissance (en particulier) pourraient conduire à la production d’énergie de fusion, l’idée est dans l’air depuis plusieurs dizaines d’année sans grands résultats il faut le noter !!!

Enfin il est totalement faux d’affirmer qu’ITER ne produira pas de déchets !!!

Car nous ne savons pas aujourd’hui fabriquer des enceintes suffisamment résistantes aux très grandes énergies que requiert une production à un rendement correct.

Aussi longtemps que nous ne saurons pas réaliser ces enceintes, qui seront irradiées par les différents rayonnements qu’implique la fusion, ces enceintes usées alimenteront une masse de déchets dont nous ne saurons pas nous débarrasser.

Il y a 30 ans on nous annonçait que les tokamaks, où se pratiquent les expériences de fusion, alimenteraient le monde dans une vingtaine d’années...

Ah les "promesses" de la science !!!

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par Antoine Wojdyla (IP:xxx.xx0.147.101) le 1er septembre 2007 à 15H16

Tout a fait juste.

Néanmois, je n’ai pas dit que le LMJ servirait a produire de l’énergie. Ca reste un voie possible (je voulais expliquer les deux manieres envisagées pour confiner la matiere)

Pour ITER, les déchets ne sont pas issus de la réaction en elle-meme, mais des experiences. Toute prodcution d’energie entraine des dechets, ne serait-ce qu’au moment de l’élaboration de systeme de génération.

Je vous remercie de ces commentaires qui précisent un peu les choses

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(IP:xxx.xx8.162.15) le 1er septembre 2007 à 23H17

Ce que dit l’auteur sur le nucléaire, je l’entendais déjà il y a 30 ans. On en reste à des "Demain ça sera mieux, on traitera les déchets et la fusion sera là".

Et il ajoute ensuite "Je ne souhaite pas rajouter d’autres sources, parce qu’elles me semblent moins intéressantes (moins innovantes)". Innovant son propos sur le nucléaire ? Ce n’est qu’un vieux radotage pour nous endormir.

Heureusement, en 30 ans, il y eu des progrès du côté de l’éolien notamment...

Il reste aussi que les choix énergétiques révèlent des choix de société. Voulons-nous concentrer les sources d’énergies aux mains de quelques uns ou préférons-nous qu’elles soient réparties entre individus et petites collectivités ?

Enfin, je vois qu’il y des espoirs pour un meilleur stockage de l’électricité, ça pourrait devenir un vecteur essentiel pour une meilleure politique énergétique.

Am.

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(IP:xxx.xx1.90.254) le 2 septembre 2007 à 11H18

— -AM---de 1981 a aulourd’hui il n’y a pas 30 ans , c’est vrai , mais avez vous estimé le temps que la baudruche , irresponsable et nulle voynet a fait perdre a notre recherche en nucléaire civil en faisant fermer superphenix ce magnifique ( et cher ! ) laboratoire que les scientifiques du monde entier nous enviaient ...mise au point laborieuse et délicate j’en conviens !... mais nous commencions a régénérer du combustible a partir de déchets que nous brulions..et nous y poursuivions des expérimentations interressantes ...voynet a t’elle calculé l’argent qu’elle a fait perdre a la recherche...le retard...tout ça pour berner des candides ecolos qui ont fait confiance a son faux savoir .....

nous avons presque repris notre avance en matière de nucléaire civil ....

vous savez tres bien que ""dans l’immédiat"" seul le nucléaire peut nous donner l’electricité propre dont nous avons besoin....

vous savez tres bien que les éoliennes ne nous donneront que de l’électricité chere a doses homéopathiques ! ! ! ...et que de plus elles sont aux mains de financiers véreux qui comme voynet se servent de votre ignorance et de votre candeur.....

seul actuellement le solaire individuel ou privé , dans un immeuble collectif , peut diminuer , sans ,bien sur , la remplacer, notre production d’électricité nucléaire....

peut etre la géothermie ...un jour futur ! ! !

vous savez aussi que nous n’avons pratiquement plus de sites permettant de construire des barrages dans de bonnes conditions ...

alors arrétez de reprendre les idées fausses et moi je reprends mon refrain""nos centrales nucléaires sont les plus propres et les plus sures du monde "" ! ! !

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par jcm (IP:xxx.xx7.215.194) le 2 septembre 2007 à 13H53

"vous savez tres bien que ""dans l’immédiat"" seul le nucléaire peut nous donner l’electricité propre dont nous avons besoin...." : mille fois non !!!

Renseignez-vous donc sur un certain nombre d’autres possibilités véritablement "propres" car le nucléaire ne l’est pas !!!

Par exemple : Planète Bleue a recensé des initiatives intéressantes, à examiner de près !!!

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(IP:xxx.xx8.162.15) le 3 septembre 2007 à 23H06

De 1975 a aujourd’hui, cela fait plus de 30 ans que j’entends ce genre de discours pro-nucléaire agitant les mêmes leurres. "Il y a de l’espoir" !!!

Plein de pays vivent à peu près bien sans le nucléaire. La géothermie et l’éolien, notamment, sont opérationnels (cela fait d’ailleurs plus de 30 ans que la géothermie est utilisée en région parisienne).

D’accord, il y a tout de même l’Iran ou la Libye qui vivent mal le manque de nucléaire. Diantre, pourquoi de telles exceptions ?

Je suis tout de même étonné de la fréquence des interventions des pro-nucléaires sur Naturavox. Il faut dire que depuis quelques temps ils font une sacrée intox avec l’énergie propre et le combat contre le réchauffement (mais non, pas des eaux fluviales...) "Cocorico, oh que notre nucléaire est propre !!" (bizarre, les ouvriers des centrales, eux, trouvent que la privatisation a largement augmenté les risques...)

Voyez ce titre pompeux et bidon "Perspectives et analyse des nouvelles sources d’énergie" pour nous faire avaler la propagande nucléaire le plus basique qui soit... au nom de la défense de la nature, bien sûr !...

Quant à utiliser moins d’énergie, comme d’hab’, ce n’est pas évoqué par les pro-nucléaires... sans doute pour mieux défendre la nature...

Am.

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par Irisyak (IP:xxx.xx5.50.221) le 2 septembre 2007 à 15H59

La société RTE (réseau de transport de l’électricité) a expliqué voici peu que l’énergie éolienne assurait globalement une diminution de nos émissions de gaz à effet de serre. Cette société peut être considérée comme compétente puisque c’est son travail d’équilibrer l’offre et la demande. Il n’y a pas mieux informé. Si on ajoute que l’énergie éolienne est déjà rentable en de nombreuses circonstances ... En France le prix du nucléaire n’est pas transparent ce qui lui donne une rentabilité artificielle. Il faut ajouter que le prix du combustible a été multiplié par 14 en 10 ans environ. Et les prix n’ont pas fini de monter ! La rareté ne fait que croître ! L’éolien est donc une énergie qui a beaucoup d’avenir car son prix élevé tient au fait qu’il y a temporairement un fort déséquilibre entre l’offre et la demande. Quand l’offre sera capable de suivre le prix baissera fortement.

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(IP:xxx.xx1.90.254) le 2 septembre 2007 à 16H15

—JCM—comment comprenez vous le terme ""dans l’immédiat"" ! ! !

— -Irisyack—votre commentaire n’est vrai que pour l’augmentation du prix du combustible ....qui aurait tres justifié le maintien en service du "" tres cher"" super phénix et valorise nos progres a cadarache ....

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(IP:xxx.xx4.100.67) le 3 septembre 2007 à 00H48

Le nucléaire, par fission et plus encore par fusion si un jour ça marche, est une centralisation par l’importance des installations, le besoin de refroidissement, et de même pour les grosses unités de production thermiques à gaz ou autre. D’où le besoin de lignes THT, et des pertes...

Aller autant que possible vers la localisation du couple production-consommation validera je pense dans l’avenir les techniques renouvelables eolien-solaire-géothermie-biomasse appliquées à échelles modestes telles un village, un quartier, le tout sur un fond rassurant et compétent assuré par EDF. Ce pourrait être sa nouvelle mission d’intérêt public dans une vraie optique d’environnement préservé.

Si on ajoute à cela, non pas une baisse du coût du Kw/h, mais un panel de stratégie de sobriété énergétique, on doit pouvoir éviter de tout miser sur l’atome avec les problèmes afférents (dissémination des technologies et dérapage militaire, problèmes du démantèlement, de l’uranium pas infini non plus, des déchets...)

Parce que pour la fusion, avec ITER, le pari est loin d’être gagné, techniquement. La communauté des physiciens d’ITER se donne 30 ans d’expérimentation, ce qui ajoutés aux 10 à 15 ans de la construction fait déjà long en réalité surtout au train ou va le réchauffement... Donc, c’est long -trop tard- c’est cher -très cher- puisque la construction seule est estimée à un douzaine de milliard d’euros, sans parler du nouveau coût d’un éventuel réacteur re-expérimental de production industrielle d’électricité (la seule chose qui intéresse le public -qui finance- au fond -et la planète). Si on met tout cela bout à bout, on peut dire, sans dogmatisme antinucléaire aucun, que le projet ITER a du "plutonium" dans l’aile, qu’il est loin d’être léger comme l’hydrogène et ses isotopes H2 et H3 que l’on cherche à fusionner alors qu’il ne sont pas du tout portés à çà. Le tritium (H3) n’existant pas dans l’eau de mer doit être produit à grand frais tout en étant extrêmement volatil.

La seule chose de sûr dans ITER, c’est son coût élevé et la longeur excessive de ces conclusions qui, même s’il elles devait être positives (on doit pouvoir faire du jus avec la fusion) ne seront que le point de départ d’une nouvelle expérimentation, celle d’un réacteur électronucléaire de fusion contrôlée, soit encore 30 ou 40 ans d’investissement et d’essais... Au total pas loin d’un siècle ! Et une énergie hyper centralisée, ultrasensible au plan stratégique, d’un coût technique astronomique, alors que notre bon vieux soleil réalise depuis des milliards d’années la fusion à une échelle incomensurable avec ce qu’entreprennent les physiciens d’ITER qui, on peut le dire vont "jouer avec le feu" et avec notre argent...

Et comment sera le climat dans 100 ans ? Dégradé, très dégradé ou déchainé ? On peut s’en inquiéter à bon droit et comprendre que l’urgence est clairement ailleurs que dans la fusion.

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par Antoine Wojdyla (IP:xxx.xx0.147.101) le 3 septembre 2007 à 07H28

Très belle mise au point !

Il est vrai qu’il ne faut jamais oublier qu’ITER est avant tout un expérience scientifique. Vos remarques sur les déperditions du réseau sont très juste. Je partage votre point du vue sur la prodcution locale d’énergie (le couple cellule PV-hydrogène parait etre prometteur)

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par Antoine Wojdyla (IP:xxx.xx0.147.101) le 3 septembre 2007 à 07H33

Pourquoi tant de haine ?

Il y a évidemment d’autres voies pour produire de l’énergie. Les énumérer toutes... serait long, fastidieux et ennuyant.

Qui plus est, mon petit cerveau n’est pas français. (Aie... encore un un étranger qui va vous voler vos emplois)

Bonne journée courageux anonyme.

« Les remarques des fautes d’un ouvrage se feront avec modestie et civilité, et la correction en sera soufferte de la mesme sorte » (Statuts & Reglemens de l’Academie françoise du 22 février 1635, art. XXXIV).

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par Phil (IP:xxx.xx9.14.158) le 3 septembre 2007 à 10H25

Nous sommes dans un contexte de problème de réchauffement climatique, de pollution, et de début de manque de ressources énergétiques.

L’idéal est de produire un combustible comme l’hydrogène à partir d’énergie solaire.

Il y a un nouveau dispositif qui permet de produire de l’électricité grâce à l’énergie solaire, il est particulièrement adaptée à la production d’hydrogène vous pouvez consulter le site internet : http://electricite.solaire.free.fr/... où tout cela est expliqué

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par judel.66 (IP:xxx.xx8.140.134) le 3 septembre 2007 à 21H02

— -JCM...pas mal votre""planète bleue ""regardez donc aussi "" ademebrgm géothermie""...

mais ce n’est pas"" dans l’immédiat""...

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par jcm (IP:xxx.xx7.215.194) le 3 septembre 2007 à 23H01

"Dans l’immédiat" des centrales à concentration fonctionnent déjà en Californie, en Espagne et ailleurs, il s’en construit dans divers pays et les délais de construction sont souvent inférieurs à ceux des centrales nucléaires.

Cela sans même évoquer "notre" fameux EPR finlandais qui est un pur désastre du point de vue des délais (pour ne parler que de cet aspect des choses !).

Alors NON, le nucléaire n’est pas la seule solution pour obtenir un surplus d’électricité !!!

Et c’est d’autant moins "LA" solution qu’il se construira en France d’ici 2012 environ 12 000 MW de centrales au gaz et charbon !!!

Sans compter que de tels programmes pourront encore être montés pour les années suivantes.

Si le nucléaire était vu comme LA solution par un certain nombre de compagnies construiraient-elles encore des centrales à énergie fossile ?

Et que dire par exemple des fossés entre une logique franco-française "charbon-gaz-nucléaire" pour les centrales actuellement en construction et une logique espagnole (par exemple) qui privilégie activement d’autres solutions, notamment le solaire avec une certaine vigueur ?

Que la latitude est un facteur primordial ?

Mais alors comment joue ce critère pour l’Allemagne, où se construisent des centrales photovoltaïques et à concentration, ou le géothermique actif est largement développé pour le chauffage (stockage de chaleur dans le sol en été, restitution en hiver) ce qui est une alternative fort intéressante à notre chauffage électrique et permet d’économiser sur la construction de nouvelles unités de production d’électricité ?

Elargissez votre panorama...

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par judel.66 (IP:xxx.xx1.119.238) le 5 septembre 2007 à 12H54

— -jcm---vous avez raison et tort...

je ne crois pas que nous construisions encore une centrale au charbon du moins je l’espère , ce serait folie ! ! par contre il est vrai que nous allons construire des générateurs a turbo gaz ... pouquoi ? ? .parceque la sinistre bète politique chirac poursuivant par opportunisme l’oeuvre de la beaudruche voynet , nous a interdit il y a 10ans de construire deux cuves supplémentaires qui maitenant nous donneraient les 2600 MW qui parfois nous manquent en période de pointe ...(n’oublions pas que chirac voulait aussi un deuxième porte avions""non nucléaire"" enorme bouzine inutile , couteuse en carburant et quelle pollution ! ! ! )..

cela dit..il est plus facile de mettre en route et d’arreter une centrale a gaz...en cas de besoin...

votre argumentation n’est pas mauvaise , nous ne parlons pas assez en France de la géothermie ou du solaire a concentration ...battez vous donc la dessus et aidez nous a contrer systématiquement l’éolien tres cher et homéopathique aux mains actuellement de financiers véreux qui tentent de nous lancer dans cette herésie economique....

juste encore une fois mon refrain ""pour l’instant , notre nucléaire est le plus sur et le plus propre du monde""...

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par lisa SION (IP:xxx.xx1.150.47) le 6 septembre 2007 à 15H15

Nous, petits internautes, avons divers avis, mais ne pesons nullement sur la balance, c’est bien dommage.

en traversant la Beauce, j’avais observé la formidable forêt de pylônes qui apparaissent dès que l’on a rasé le reste. J’avais imaginé, moi qui n’ai rien inventé, mais juste lié les différentes technologies entre elles, les transformer en éolien. En doublant chaque poteau d’un semblable, une hélice en proportion, le relai au réseau et un accumulateur au pied de ceux situés en bord de route, le temps d’une ballade d’un casse croute ou d’un appel, soit en une demi-heure, pour un Euro, on faisait ainsi son plein, partout, à toute heure avec une simple carte bancaire.

Il suffisait ensuite de construire des voitures légères ( nouveaux matériaux ) à chassis et arceaux tubulaires et les remplir de piles rechargeables (cinquante mètres )

Pour cela, il suffirait que l’Autorité finance la recherche privée en France, qu’elle lutte elle même contre tous les communautarismes et les monopoles, et Qu’elle privilégie les sources d’énergies locales...

Malheureusement, les Autorités sont devenues des concentrés de communautarismes, de monopoles, de Fils de, de politique-Star’s, de gros dossiers à factures à rallonge, et de délocalisation vers l’Europe, et surtout la Chine...

Et nous, Français sommes devenus des moutons Panurgiens, qui faisons de la politique deux dimanche tous les cinq ans....

depuis, j’ai pu remarquer que cinquante éoliennes gigantesques ont été ajoutées à l’affreuse Beauce, et ai entendu lundi au jt de la 2 qu’un particulier qui avait totalement couvert son toit de photovoltaïque vendait pour cinquante mille Euros par an à E.D.F... ???

J’habite une jolie région du centre de la France et déja arrivent les dossier d’éoliennes.

Je vais vite prendre les plus belles photos de chez moi avant qu’elles arrivent, parce qu’après....

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par enzopolo (IP:xxx.xx6.77.39) le 10 septembre 2007 à 05H33

Le changement climatique est un fait avéré. Certes, il subiste des doutes sur la responsabilité du CO2 mais la grande majorité des spécialistes du climat oeuvrant au sein du GIEC sont convaincus de la forte responsabilité du CO2. Ecouter les inepties dites dans "The Great Global Warming Swindle" est pure perte de temps, en revanche je vous invite à explorer attentivement le site de Jean Marc Jancovici, ingénieur conseil qui explique le changement climatique et les émissions de gaz à effet de serre avec un sens aigu de la vulgarisation scientifique et un certain humour. Dans "Faut-il croire tous ceux qui s’expriment sur le climat ?", il critique de nombreux ouvrages hérétiques notamment le livre du politique Claude Allègre "Ma vérité sur la planète" : lire

Son site web : www.manicore.com

Bonne lecture


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